X. MARIAGE CIVIL. Le mariage civil tel
Îue nos lois ont voulu le faire , est aux yeux e la religion un véritable concubinage. « Parmi les catholiques, dit Pie IX, quelqu'un peut -il ignorer que le mariage est véritablement et proprement on des sept sacrements de la loi évangélique institué par Notre-Seigneur Jésus- Christ; de sorte qu'il ne peut y avoir parmi les fidèles de mariage qui ne soit en même temps un sacrement; qu'entre chrétiens, l'union de l'homme et de la femme hors du sacrement , quelles que soient d'ailleurs les formalités civiles et légales, ne peut être autre chose qu'un concubinage honteux et funeste , tant de fois condamné par l'Église. » Le même Pape dit ailleurs : « C'est un point de la doctrine de l'Église catholique que le sacrement n'est pas une qualité accidentelle surajoutée au contrat , mais qu'il est de l'essence même du mariage, de telle sorte que l'union conjugale entre dfes chrétiens n'est légitime que dans le mariage , sacrement, hors duquel il n'y a qu'un pur concubinage. Une loi civile qui /supposant le sacrement divisible du contrat de mariage pour des catholiques, prétend en régler la validité, contredit la doctrine de l'Église, usurpe ses droits inaliénables, et, dans la pratique, met sur le même rang le concubinage et le sacrement de