‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 230 sur 1294 · I. MARIO, Vt Marius , n» III · texte numérisé non relu

I. MARIO, Vt Marius , n» III

IL M ARIO-BETTINO, jésuite, né à Bologne en 1578, mort dans la même ville l'an 1657, enseigna pendant dix ans la morale et les mathématiques à Parme. Outre plusieurs ouvrages de poésie, on a de lui : 1° Lycmim e moralibus p*diticis et poeticis; Venise, 1626, in- 4°, en prose; la deuxième partie, qui contient une variété singulière de poésies, est intitulée : Eutrapeliarum scu urbnnitalum poeticarum Libri IV; — VpApiarium philosophiœ mnthematicœ ; Bologne , lt»42 , 1615,2 vol. in-fol.; ouvrage curieux et plein de recherches ; l'auteur y montre que la physique et la géométrie renferment des paradoxes bien

Jilus étonnants que tout ce que nous présente a foi des mystères. On y trouve, entre autres, celui-ci . Le contenu est plus grand que le contenant. Mario Bettino n'est pas le seul qui ait émis de semblables idées; on en trouve dans le savant Malezicu et dans Voltaire lui-même. Voy. Feller, Biogr. univers., et compar. notre art. Mystère.

I. MARI0N (Élie), protestant, chef des Camisards, né ù Barre, dans la Lozère, en 1678, mort vers le milieu du xviii' siècle, fut obligé de quitter la France, et se retira en Suisse, puis en Angleterre, où le consistoire de l'Eglise fran-

Sise déclara que Marion et ses adhérents n'éient point, comme ils le prétendaient, inspirés par l'Esprit-Saint. Plus tard, Marion et ses partisans furent expulsés d'Angleterre, et ils durent se réfugier en Allemagne, où ils finirent par être oubliés. Il a laissé, entre autres ouvrages . 1° Avertissements prophétiques t etc.; Londres, 1707, in -8°; trad. en anglais; — 2° Plan de la justice de Dieu sur la terre dans ces derniers iours; ibid., 1714, in-8°. Voy. la Souv. Biogr. qénér., qui donne la liste des autres écrits de Marion.

II. MARION (Simon- Antoine), prieur de Rouvre et chanoine de Cambrai, né à Villeneuve, dans la Franche-Comté , en 1686, mort à Cambrai l'an 1758. On lui doit, outre une Lettre critique sur / //»>/. de France de Velly : 1° Becueil des Statuts sywulaux du diocèse de Cambrai; Paris, 1739; — 2» un Pouillé. et — 3° un Recueil des titres du mémo diocèse. Voy.USottv. Biogr. uéner.

MARI0DSE DE CLAVIGNY. Voy. Clavigny.

MARIS , martyr. Voy. Marks , n* I.

MARISA , MARISSA. Voy. Marésa, n» IL

M ARISTES , qu'il ne faut pas confondre avec les Petits Frères de Marie, qui ont eu pour fondateur le P. Champagnat, mariste. La société des Maristes a été fondée par le T.-R. P. Jean- Claude-MarieColin. Elle prit naissance, en 1815, à Notre-Dame de Fourvières, à Lyon. C'est dans ce sanctuaire vénéré que ses premiers membres se réunirent le lendemain de leur promotion au sacerdoce. Ne formant tous qu'un cœur et qu'une âme, ils se consacrèrent à la sainte Vierge, et prirent l'engagement de travailler à la réalisation de leur pieuse entreprise. A peine commençait- elle à grandir, qu'elle se vit en butte à de terribles épreuves; mais elle sut les surmonter, prit son essor, et se mit à l'œuvre dans les diocèses de Lyon et de Bellev. Honorée, en 1822, d'un breflaudatif de Pie Vil, la société des Maristes fut approuvée sous le titre de : Societas Mariai, « Société de Marie », par Grégoire XVI, le 29 avril 1836; mais ses constitutions, qu'il était sage de mettre à l'épreuve avant d'en fixer le texte , n'ont reçu leur sanction canonique que le 15 juin 1860. Quoique cette société embrasse dans l'exercice de son zèle tout genre de ministère compatible avec la discipline religieuse , les œuvres auxquelles elle s'adonne de préférence sont l'éducation chrétienne de la jeunesse dans les collèges, la direction des grands séminaires, les missions dans les pays catholiques et chez les infidèles. Elle a aussi un Tiers Ordre déjà florissant, et qui a été approuvé par Pie IX le 8 septembre 1850. Les PP. Maristes ont un certain nombre de maisons d'éducation en France, et dirigent plusieurs grands séminaires. Ils ont dans plus de vingt diocèses des résidences de prétres-profès qui se consacrent au saint ministère pour les stations, les missions et les retraites. Ils ont encore des scolasticats ,sur divers points de la France. Dès l'année même de son approbation canonique, la Société de Marie fut chargée des missions de TOcéanie occidentale. En 1856, elle fonda deux missions en Angleterre, l'une à Londres, et l'autre à Romford, dans le comté d'Essex; plus tard elle a établi à Dundalk, en Irlande, un noviciat, un scolasticat, un collège, et depuis elle a fait un envoi de missionnaires à la Louisiane. Depuis 1852 elle est divisée en deux provinces, qui ont leur siège à Paris et à Lyon. C'est dans cette dernière ville qu'est la maison-mère. Voy. la Vie du vénérable Pierre-Marie~Lnuis Chanel, de la Société de Marie, par le P. Bourdin, de la même société , d'où nous avons tiré cet article, et où on trouve la rectification de plusieurs erreurs commises par la plupart des auteurs qui ont écrit sur les Maristes. Voy. aussi le Manuel du Tiers Ordre de Marie.

MARITI (Giovanni), voyageur, né en 1736 à Florence, ou il est mort l'an 1806, possédait le turc et l'arabe. Il fut nommé membre de l'Académie florentine, et devint archiviste du grandduc de Florence. 11 a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1* Viaggi per titola di Cipro e per la Siria e Palestina, fatti delV anno 1760-1768; Lucques, 1769-1776,9 vol. in-8°; trad. en allemand, Altembourg, 1779; en suédois, 1790; en français, Paris, 1791, in-8»; — 2° Cronologia dei re latmi in Gerusalemme; 1770; — 3* Storia del tempio délia Besurresione ossiu Chiesa del Santo-Sepolcro: Livourne, 1784, in-8». Voy. Tipaldo, Biof/r. degli Italiani illustrï, tom. VI, p. 331-338. La Souv. Biogr. génér.

I. MARIUS ou MARIS (Saint), martyr, vînt à Rome du temps de l'empereur Claude II, en

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compagnie de Marthe sa femme, et de ses deux 01s Audifax et Abach um ou Abbacuc. Il assista les confesseurs, recueillit le sang des martyrs, les ensevelit, et profita de leurs grands exemples. Marius, sa femme et ses enfants furent à leur tour éprouvés par divers supplices, et eurent enlin la téte tranchée. On célèbre leur féte le 19 janvier. Voy. Tillemont, Vie du pape suint Denis, dans ses Mémoires, tom. IV. Richard et Giraud.

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