‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 237 sur 1294 · VI. MARTIAL DE S AI NT- JEAN-BAPTISTE · texte numérisé non relu

VI. MARTIAL DE S AI NT- JEAN-BAPTISTE

carme déebaussé de la province d'Aquitaine; il professa la théologie, et devint déliniteur provincial ; il a donné : Bibliotheca scriptorum utrtusque congregationis et sexus Carmelitarum collecta et diyesta: Bordeaux , 1730. Voy. le Joum. des Savants,{TJ0, p. 504.

MARTIANA. Voy. Marciana.

MARTIANJE. Voy. M m, chiennes.

MARTIANAI ou MARTIANAY (Jean), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Saint-Sever-Cap, au diocèse d'Aire, l'an 1647, mort u Paris en 1617 , étudia spécialement les langues grecque et bébraîque. 11 professa l'exégèse biblique à Avignon , a Bordeaux et à Carcassonne. 11 a laissé : 1° Défense du texte hébreu et de la chronoloai* de la Vulgate, contre le livre

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intitulé: l'Antiquité des temps rétablie, du P. Perron, de l'Ordre de Cileaux; Paris, 1689, in-12;

— 2° Continuation de la Défense du texte hébreu et de la Vulgate, etc.; ibid., 1093, in-12; — 3° Relation ne la disftute de t auteur du livre de t Antiquité des temps rétablie contre le défenseur de la Vulgate; ibid., 1707, in-12 ; — 4» Dm Hieronymi Prodromwi, sive epistola D. Joannis Martianay ad omnes viros doctos ac studiosos, cum Epistola S. Hieronymi ad Sunniam et Fretelam , etc.; 1690, in -4°; — 5° S. Eusebi Hieronymi, stridonensis presbyleri , divina Bibiiotheca, antehac médita etc.; Paris, 1693-1706 , 5 vol.; le P. Antoine Pouget a travaillé aux trois premiers volumes; — 6» Vulgata antiquo latina et itala versio Evangelii secundum Malthœum , e vetuttissimit eruta monumentis; ibid.. 1695, in-12; — 7» Remarques sur la version italique de l'Evangile de saint Matthieu qu'on a découverte dans de fort anciens manuscrits; ibid., 1695, in-12;

— «• Traité de la connaissance et de la vérité de t Ecriture sainte; ibid., 1694 et années suiv., 4 vol. in-12; — 9° Continuation du premier Traité de f Écriture, où ton répond aux difficultés que l'on a faites contre ce même traité; ibid., 1699, in-12; — 10° Suite des entretiens, ou Trqités sur la vérité et la connaissance de la sainte Ecriture; ibid., 1703, in-42; — ii* Traité méthodique, ou Manière d'expliquer l'Écriture par te secours des trois syntaxes : la propre, la figurée et t harmonique; ibid., 1704, in-12; — 12» Défense de la Bible de saint Jérôme contre la critique de M. Simon ; ibid ., 1 609, in-12 ; —13° Eruditionis Hieronymianœ Defensio, adversus Joannem Ciericum ; ibid., 1700 , in -8° ; — 14° Vie de saint Jérôme, tirée particulièrement de ses écrits: ibid., 1706 , in-4» ; — 15° Harmonie analytique de plusieurs sens cachés et rapports inconnus de I Ancien et du Nouveau Testament; ibid., 1708, in-12;

— 16° Essais de traductions , ou Remartfues sur les traductions françaises du Nouveau Testament ; ibid., 1709 , in-12 ; — 17» Vie de la sœur Magdetaine du Saint- Sacrement , religieuse carmélite du monastère de Beaune; ibid., 1711, in-12; — 48° Le Nouveau Testament de N.-S. Jésus-Christ, trad. en français sur la Vulgnte , avec des explications littérales; ibid., 1712, 3 vol. in-12;

— 19» Prodromus biblicus; ibid., 1711, in-4° , — 20° Traité des vanitéx du siècle, trad. de saint Jérôme; ibid., 1715, in-12; — 21° Explication historique du psaume Exsurgat Deus; ibid., 1715, in-12 ; — 22? Méthode sacrée pour apprendre a expliquer t Ecriture sainte par l'Écriture même; ibid., 1716, in-8»; —23" Les trois Psautiers de saint Jérôme, trad. en français ; 1701 ; — 24e Psautier à trois colonnes , selon la Vulgate; Bruxelles, 1710, in-12; — 25° Apologie de la bulle l'nigenitus; dernier ouvrage, dit Feller, que Martianay ait fait imprimer. Voy. D. Tassin, Histoire des savants de la congrégation de Saint- Maur. D. Le Cerf, Biblioth. des Auteurs de la congrég. de Saint-Maur. Le Journ. des Savants, 1689. 1690, 1693, 1704, 1706, 1710, 1714, 1715 et 1717, Nicéron, Mémoires, tom. I". Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol.

MARTIAN0P0LIS. Voy. MAnciANOPOLls.

MARTIGNAG (Etienne ALGAY DE), littérateur, né à Brivesen 1620, mort en 1698, vécut à la cour, et devint un des confidents de Gaston, duc d'Orléans. Outre plusieurs écrits purement littéraires , il a laissé : 1° une traduction de i'Imitation de Jésus -Christ; Paris, 1685; souvent réimprimée ; — 2° Journal chrétien sur divers sujets de piété tirés des saints Pères; ibid., 1685, in-4» ; — 3» Éloges historiques des évéques et ar- I

chevéques de Pains qui ont gouverné cette Église depuis environ un siècle: ibid., 1698, in-4°. Voy. le Journ. des Savants, 1678 et 1698. Le Long, Biblioth. Histor. Goujet, Biblioth. Franc., t. V et VI. Barbier, Diction, des anonymes. Desessarts. les Trois siècles littéraires.

I. MARTIN I* (Saint), pape, né à Todi, dans l'Ombrie, mort dans la Chersonèse Taurique le 16 septembre 618, succéda en 640 à Théodore P*. L'empereur Constant II voulut lui faire approuver le Type ou édit qui interdisait toute discussion aux catholiques et aux monothélites, mais le Pape convoqua à Rome, l'an 649, un concile dans lequel il fit condamner toutes les hérésies, et surtout celles des monothélites, ainsi que VEcthèse d'Hcraclius en faveur de ces sectaires , et l'édit de Constant IL Ce prince fit alors enlever le souverain Pontife , qu'il relégua dans l ile de Naxos , d'où il fut conduit à Constantinople , et jeté dans la prison de Diomède. Il y rut en butte aux outrages de toutes sortes, et refusa toujours de transiger avec les hérétiques. Saint Eugène I,r lui succéda. Les Grecs honorent sa mémoire le 16 septembre, et les Latins, le 12 novembre. 11 nous reste de Martin I" dix -huit Lettres encycliques, qui ont été insérées dans la Bibiiotheca Patrum et dans Labbe, Conciha, tom. VI, p. 65. Voy. Baronius. Le Cointe, ad ann. 649 D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XVII, p. 674 et suiv. F. Pagi, Breviarium historico-chronologicum, etc. Platina , Vitte Pontif. Roman. Artaud de Montor, Hist. des souverains Pontifes rom.. tom. I. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLIII, p. 170-172.La Mwv. Biogr. génér.

IL MARTIN ou MARIN p

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né à

Monte-Fiascone, dans les États de l'Éplise, mort en 884, succéda à Jean VIII en 882. Il avait été envoyé trois fois en légation à Constantinople , afin de s'opposer à l'intrusion de Photius sur le siège patriarcal de cette ville. Dès qu'il fut Pape H excommunia Photius, et réintégra Formose sur le siège de Porto. Adrien III lui succéda. Voy. Duchesne, Histoire des Papes. Fr. Pagi, Breviarium historico-chronologicum, etc. Muratori, Annali d'Italia. Artaud de Montor, Hist. des souverains Pontifes rom., tom. IL Gaet. Moroni , vol. XLIII , p. 172, 173.

III. MARTIN III ou MARIN II, pape, mort en 946, succéda à Etienne VIII ou IX l'an 943, s'appliqua à nourrir les pauvres, à entretenir ou à réparer les églises , et à réformer les mœurs du clergé. Il a écrit à l'évéque de Capoue une Lettre dans laquelle il blâme cet évéque d'avoir accordé un bénéfice à un de ses diacres; il déclara ce diacre intrus, et donna aux Bénédictins les terrains affectés aux revenus de ce bénéfice. Agapet II lui succéda. Voy. Platina, Vitte Pontifie. Rom. Artaud de Montor, Hist. des souverains Pontifes romains.

IV. MARTIN IV , pape, né à Andrecel, dans la Brie, vers l'an 1210, mort à Pérouse en 1285, se nommait Simon de Brie ou de Brion. Il fut trésorier de Saint-Martin de Tours; ce qui a fait croire à quelques-uns, dit Gaet. Moroni, qu'il était natif de cette ville. Il devint ensuite garde des sceaux de saint Louis et cardinal. Il succéda a Nicolas III l'an 1281 , et se fit couronner à Orvieto, la ville de Rome étant divisée en différents partis lorsqu'il fut élu. Depuis ce moment il mit tous ses soins à ramener le calme dans la ville de Home , et à procurer le bien de l'Eglise universelle. Il excommunia Pierre d'Aragon, auteur des Vêpres siciliennes^ et Michel Paléologue, empereur d'Orient, qui s'était ligué avec ce prince. Honoré IV lui suc-

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l,.i-;.Vw:i.» . Vitœ Pontif. Roman. Muraton. Anna h dhalia , tom. Vil. Sponde, Ânnnl., m - \«5. Runaldt , A nnat., 1280 - 1285. Dudvesne, Bùt. de* Ptrpes. Artaud de Montor, Hi4. det fntamuns Pontifes rom. Gael. Moroni, \ol. lUlI^p. 113-175. La Nouv. Biogr. génér.

V. IllTlN V, pape , né à Rome en 1365, mort l'a 1131, se nommait Othon ou Eudes Coto*>». U fut élu pape en 1417 , après l'abdication volontaire de Grégoire XII , et la dépoàtke de Jean XXI II et de l'antipape Benoit MI. Il présida la XLII* session du concile •it Constance , fulmina une bulle contre les Hus- ;d«,<raU tenta de ramener à l'Église, défendit par a ne constitution particulière d'appeler du hpe an concile , et, par sa bulle de l'an 1419, 4t troubler le repos des juifs, tant qu'eux-mêmes s* troubleraient pas les chrétiens, renouvela (excommunication lancée contre BenoitXIII, répara les maux que Rome avait soufferts , et fit raser le schisme qui depuis plus de cinquante <:» désolait l'élise. Eugène IV lui succéda. Vu§. Louis Jacob , Biblioth. pontif. Bzovius, ■Sfôode et Raynaldi , Annal., 1417-1431. Labbe, 1 oeittn, tom. XII. Richard et Giraod. Gio. RnadeUa , Ehgium Martini V et aliorum XIII hmuf.; ces treize papes sont ceux qui ont le

ombre V ajouté à leur nom. Felice Contelori, l'iYa Martini V. Gaet. Moroni, vol. XLUI, f. 175-179. La Souv. Biogr. génér.

VI. MARTIN (Saint), évèque de Tours, né à S tain, dans la basse Hongrie , l'an 316 , mort à

(brodes, en Touxaine, le 8 novembre 397, selon saint Grégoire de Tours, car il y a d'ailleurs beaucoup de diflicultés parmi les savants, tant ( année de la mort de saint Martin que sur -oo âge et sur la chronologie de sa vie , comme ao peut le voir dans Richard et Giraud. Le grand saint porta les armes pendant vingt -cinq ans eariron , et vécut dans cette profession comme <tn chrétien consommé en vertus. Plus tard il se mit sous la discipline de saint Hilaire, évéque de Poitiers, qui le fit exorciste; puis il alla en Paononie. où il convertit sa mère. Il combattit vigoureusement les ariens, qui le chassèrent de la ville, et il se rendit en Italie, où il embrassa h tic monastique près de la ville de Milan. Vai«. expulsé de cette retraite par Auxence, évoque arien , il se réfugia dans une petite ile «lîoée sur les côtes de u Ligurie, puis il alla trouver saint Hilaire, qui était revenu de son exil, tt il» fondèrent a deux lieues de Poitiers le monastère de Ligugey (Ligugiacum ou Locociacuni, Ufuaonm. Locogiacum) , aujourd'hui Ligugé. r>> Mant le bruit de sa sainteté et de ses rnira- <±e* le 6t placer, vers l'an 371 , sur le siège de Tourv U bâtit près de celte ville le monastère de Marmoutier, d'où sortirent des évèques éminents. Ters l'an 37*2 , saint Martin se trouvant obligé <T aller à la cour de l'empereur Valentiètait alors dans les Gaules, ce prince 'on le laissât arriver jusqu'à lui : mais du saint, et une vertu divine dont il lui-même tout pénétré, changèrent ses -it-.m- . il l'accueillit favorablement, et loi accorda tout ce qu'il demanda. De retour dans son monastère, saint Martin ne négligea aucun moyen de détruire le paganisme et de faire "rtr la foi. On a, sous le nom de saint Martin, Pn,(etston de foi touchant le mystère de fa te Jnmté; on la trouve dans les Bibtiolliètw' det ftrèf'le Recueil des Conciles et ailleurs. Cependant quelques critiques ont pensé que ntîe pièce n'était pas l'œuvre du saint évèque *e fours. La principale féte de saint Martin a l*u Je il Nombre- Voy. Solrice Sévère, Fie

de saint Martin ; Hist. ecclés.; Lettres et Dialogues. Grég. de Tours, Hist. des Francs, 1. 1 et X. Gervaise. Vie de saint Martin; 1699. D. Ceillier, tom. X, p. 655. D. Rivet, Y Hist. liltér. de la France, tom. I.La Gal/ia Christ., tom. XIV. Richardet Giraud. Feller. Michaud. Gaet. Moroni, vol. XLIII, p. 166-169. La Sow. Biogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol.

VIL MARTIN (Saint), abbé à Saintes, vivait au rv* siècle. Élevé à Marmoutiers, il fut un des plus célèbres disciples de saint Martin, évéque de Tours. Il se retira dans la Saintonge, bâtit un monastère à l'entrée de la ville de Saintes, et forma plusieurs disciples, dont le plus remarquable est saint Eutrope, qui lui succéda dans la charge d'abbé. Nous ne savons rien de particulier sur sa vie . et saint Grégoire de Tours se borne à dire que son corps reposait en paix dans son monastère, et à rapporter deux ou trois miracles opérés à son tombeau. Le Martyrologe romain et les autres modernes font mention de ce saint au 7 décembre.

VIII. MARTIN (Saint), abbé de Dumi (Dumium), et archevêque de Brague , en Portugal , ce qui l'a fait surnommer en latin Dumiensts et Bracarensis, ou Braccarensis , Bracharenris, naquit en Pannonie, et mourut à Brague le 20 mars 580. Il se rendit en Palestine , où , ayant embrassé la vie monastique, il se livra à l'étude des lettres sacrées et de la philosophie. Il se rendit en Galice l'an 551,atin d'y prêcher la foi, et il opéra la conversion d'un grand nombre de Suèves ariens. Il éleva à Dunce.prèsde Brague, un monastère qu'on érigea en évêché en sa faveur, fonda plusieurs autres communautés, et, l'an 563, fit assembler le deuxième concile de Brague, où l'on condamna les hérésies manichéennes et priscillianistes. Nommé, vers l'an 569, à l'archevêché de Brague, il réunit dans cette ville un concile où l'on réforma la disci-

filine ecclésiastique. L'Église honore sa mémoire e 20 mars. Il a laissé, outre des poésies : 1° De Formula honesta vitœ; Trévise, 1178; Venise, 1192 et Poitiers, 1541, etc.; cet ouvrage a été inséré dans la Bibliotheca Patrnnt, tom. VI; - 2* De Motibus; Paris, 1556, in-4», - 3» Pm Repellenda Jactantia; — 4° l)e Superbia; — 5° fc'xhortatio hunu litatis ; — 6° De Ira ; — 7° De Pascha; ces cinq traités ont été insérés dans Tanin io , Martyrologium Hispanicum, et dans Florez, Hispania Sacra, tom. XV; — & Capitula jlxxxv collecta ex gravis synndis, dans Juste!, Bibliotheca juris canon ici , et dans Aguirre, Concilia Hispanica, tom. II; — 9° Sententiœ <Egyptiorum Patrum ex greeco translata», à la suite des Vitœ Pat mm de Rosweyde; — 10° De Correctione rusticorum, seu adversus supersiitiones,ôaiM> Flnrez , Historia Sacra , tom. XV. Voy. Isidore de Sé ville. Catalog. des Ècriv. ecclés. et Chronique det Suive* en Espagne. Grég. de Tours, Histoire, 1. V, c. XXXVUl. Tamaio, Martyroloaium Hispanicum. Les Acta Sanctorum, mart. 20. Nicol. -Antonio, Biblioth. Hispan. velus, tom. I. D. Ceillier, Hist. des Aut. savr.nt ecclés., t. XVI, p. 625 et suiv. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de fa théol. cathol.

IX. MARTIN (Saint), abbé de Vertou, en Bretagne, né a Nantes vers l'an 527, mort le 24 octobre, au commencement du vu* siècle , entra dans l'état ecclésiastique. Son évéque l'employa au ministère de la prédication, et l'envoya à Herbadille ou Uerbauge, ville située à deux lieues de la Loire, du côte du Poitou. Les habitants n'ayant point voulu abandonner l'idolâtrie, Martin parcouru! presque toute l'Europe, et laissa partout des marques de sa piété. De retour en

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Bretagne, l'an 565, il se retira dans un ermitage, fonda, vers l'an 574, à Vertou ou Vretou, près de Nantes, un monastère dans lequel il fit observer une règle fort austère, qu'il avait rapportée de delà les Alpes, et il établit ensuite deux ;tutres communautés où il reçut plus de trois cents religieux. On célèbre sa fêle le 24 octobre. Voy. D. Mabillon, i" Siècle bénèdict. La Gallia Christ., tom. XIV, p. 843, 844. Bulteau, Abrégé de niist. de l'Ordre de Saint-Benoit et des moines d'Occident. Richard et Giraud.

^ X. MARTIN-AUX-BOIS (SAINT-), ou RUNI- CODRT , en latin Sanctus Mmtinus in Bosco ou Huricurtensis , abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin en Picardie, au diocèse de Reauvais. On dit qu'elle était de fondation royale; mais un ignore l'époque à laquelle elle a pris naissance. Cette abbaye était possédée par des chanoines réguliers de la congrégation de France; mais, en 1678, la mensc abbatiale fut unie au collège que les Jésuites avaient à Paris. Voy. la Galhn Christ., tom. IX, col. 828. Richard et Giraud.

XI. MARTIN AUX JUMEAUX (SAINT-), en latin Sanctus Martinus in Gemeltit, ancienne abbaye de chanoines réguliers de l'Ordre de Saint- Augustin, de la congrégation de Sainte-Geneviève, située dans la ville d'Amiens. Ce fut d'abord, selon Grégoire de Tours, une petite chapelle bâtie à l'endroit où saint Martin avait donné la moitié de son manteau à un pauvre. Des religieuses s'y établirent; mais, l'an 1073, Guy, évéque d'Amiens, y érigea une communauté de clercs, qui, de séculiers qu'ils étaient, se firent, en 1109, réguliers de l'Ordre de Saint- Augustin. L'an 1145, Thierry, évéque d'Amiens, changea leur communauté en abbaye L'an 1505, elle fut unie i l'évéché, et, l'an 1635, la maison des religieux fut donnée aux Célestins. Voy. La Maitiniére, Diction, géoyr.

XII. MARTIN DE LAON (SAINT-), en latin Sanctus Martinus Laudunensis, abbaye de l'Ordre de Prémontre située à Laon. Ce fut d'abord une église collégiale dont les chanoines tombèrent dans un si grand relâchement, que l'évèque de Laon, Barthélémy de Vir, les en chassa , et mit à leur place, l'an 1124, des chanoines réguliers de Prémontré. Depuis, la mense abbatiale de Saint-Martin de Laon avait été unie à l'évéché. Voy. la Gallia Christ., tom. IX.

XIII. MARTIN DE LIMOGES (SAINTE, en latin Sanctus Martmus Lrmovit-cnsis , abbaye de Bénédictins située i Limoges. On dit qu'elle fut fondée par Alicius, frère de saint Éloi, et rétablie vers l'an 1012 par Aldouin ou Heldouin, évéque de Limoges. L'an 1619, l'abbaye de Saint- Martin fut donnée aux Feuillants. L'abbé était régulier et triennal. Voy. Va Gallia Christ. ,t.ll, col. 582. Richard et Giraud.

XIV. MARTIN DE NEVERS (SAINT-), en latin Sanctus Marttnus Sivernensis . abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin située à Ne vers , et tondée par Hervé, baron de Donzy, et sa femme Mathilde de Courtenay. Elle était occupée par les clianoines réguliers de la congrégation de France.

XV. MARTIN DE PONTOISE (SAINT-), en latin Sanctus Martinus Pontisarensts, abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit près de Pontoise, sur la petite rivière de Vione. Elle fut fondée par deux gentilshommes du pays : Warnerius et Amaury. L'an 1009, Philippe 1" confirma cette fondation, et le premier at>bé de ce monastère fut saint Gautier, dont on célèbre la féte le 8 avril. Cette abbaye porta d'abord le nom de Samt-Germain. Lanf655, on l'unit à la congrégation de Saint-Maur.

XVI. MARTIN DE SÉBZ (SAINT-), en latin Sanctus Martinus Sagiensis, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans la ville de Séei, et fondée vers l'an 1060 par Thierry, abbé de Saint -Evroul, à la persuasion d'Ypres, évéque de Séez. Elle fut détruite au xvi* siècle, et, après son rétablissement , elle devint une des plus considérables abbayes de la congrégation de Saint-Maur. Elle avait appartenu aussi à la congrégation de Chesal-Benoit avant le concordat de Léon X et de François 1*% en 1515; ce qui la fit mettre, ainsi que quatre autres monastères de cette congrégation , au nombre des abbayes de nomination royale. Voy. La Martinière, Diction, géoqr. La Gallia Christ., tom. XI, col. 712, nouv. édit.

XVII. MARTIN -DES -AIRES (SAINT-), en latin Sanctus Martinus de Areis ou de Adris, abbaye de l'Ordre de Saint -Augustin située à Troyat, en Champagne. On ne connaît ni le temps ni les auteurs de sa fondation. Elle fut ruinée par les Normands et desservie par les clercs de Saint -Loup, qui embrassèrent, l'an 1104,1a règle de Saint-Augustin. Plus tard cette abbave fut unie i la congrégation de France dite de Sainte-Geneviève. I oy. la Gallia Christ., vet. edit.

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