XXXI. MARTIN DE BOHÊME (Bohemus
Vo,t. Martin. n« XXX1I1.
MARTIN DE COCHEM , capucin , professeur de théologie, né à Cochern-sur-Moselle, au diocèse de Trêves, mort dans une extrême vieillesse, en 1712, dans le couvent de YVaghœusel , près de Bruchsal , après avoir été un modèle de toutes les vertus chrétiennes. Ses ouvrages, aussi attrayants qu'instructifs, sont : 1° Doctrine chrétienne ; Cologne , 1666 ; — 2» Histoires simples et exemples pieux; Dillingen, 1693, 4 vol.; — 3» Hist. de l'Église; ibid., 1693; — 4° Jardin de myrrhe ; Cologne, 1693 ; — 5» Petit Traité des indulgences ; ibid.; — Gf Livre des Exoixistes et des malades, en allemand et en latin; Francfort, 1695; — 7* Clef d'or du Paradis; ibid., 1695; — 8° Dévotion pendant la sainte messe; Augsbourg, 1697; — 9» Livres d'Heures pour les soldats; ibid., 1698; — 10° Explication de la sainte messe ; ibid., 1698: — 11* Prières pendant la messe; — 12* Jardin des lys; Cologne, 1699; — 13° Esprit de la messe; ibid.; — 14° Livre de Prières pour la semaine sainte; Augsbourg , 1704 ; — 15" La Sainte Messe pour les gens au monde; Cologne, 1704; — 16° Légende des Saints; Augsbourg , 1704 ; — 17» Retraite de dix jours pour les gens du monde; ibid., 1705; — 18° Des Perfections divines; Mayence, 1707 ; — 19° Vie du Christ; Francfort et Augsbourg, 1708; — 20° Versets ipirituels; Mayence et Heidelberg , 1709; — 21» Nouvelles Mines d'or mystiques; Cologne , 1709 ; — 22° Livre d' Exemples; 1712. Tous ces ouvrages ont été souvent réimprimés, et ils sont très-répandus en Allemagne. Voy. le Diction, de la théol. cathol.
XXXIII. MARTIN DE POLOGNE ou DE BO- HÊME (Polonus , Bohemus), dominicain, né à Troppau en Silésie, mort a Bologne l'an 1278, fut chapelain et pénitencier de Clément IV, de Grégoire X, d'Innocent V, d'Adrien V, de Jean XXI et de Nicolas III. Il fut élevé en 1278 a l'archevêché de Gnesne , mais il mourut avant d'en avoir pris possession. Il a laissé : 1* Chronicon de summis Pontificibus; Bàle, 1559, in-fol.; la première partie a paru plus tard à Anvers, 1574, in-8», et à Cologne, 1616, in-fol.; cette chronique a été refondue par Bernard Guidonis ; Turin, 1477, in-4°, et une traduction française de cet ouvrage a été publiée à Paris, 1504, 2 vol. in-fol.; — 2° Sermones de tempore et sanctis: Strasbourg, 1484; — 3* Margarila Decreti ; ibid., 1486, 1489 et 1493, in -fol.; plusieurs fois réimprimé. Voy. Sponde, ad ann. 1278, n» 18. Le P. Touron, Hommes illustr. de l'Ord. de Saint-Dominique, tom. I, p. 394. Richard et Giraud , et Feller , qui font remarquer qu'on a ajouté à la Chronique de Martin diverses choses, entre autres la fable de la papesse Jeanne, qui ne se trouvent pas dans les plus anciens manuscrits, et qu'on n'a insérée dans quelques nouveaux qu'en renversant l'ordre et la disposition de l'ouvrage.
MARTINAT0 (Pietro), né à Bassano en 1765, moii en 1819 à Lonigo, enseigna la philoso-
phie, puis la théologie au séminaire de Vicence, et devint curé de Lonigo. On lui doit, outre quelques ouvrages de littérature et de poésie : 1° De Anima bestiarum; Vicence } 1797, in -4°;
— 2° De Scient ia et sapientia Dei; ibid., 1802. in-4°. Il a laissé de plus une trentaine d'ouvrages manuscrits, dont la plupart sont relatifs à la théologie. Voy. Tipaldo, Biogr. deyli Italiam i/lustri, tom. VI. La Kouv. Biogr. génér.
MARTINE (Sainte), vierge et martyre, est regardée par la ville de Rome comme sa patronne et sa protectrice. Sa mémoire a toujours été célèbre à Rome; mais son culte y est devenu extrêmement populaire depuis l'invention et la translation de ses reliques , qui eurent lieu en 1631. Le pape Urbain VIII promulgua un décret pour en ordonner la féte tous les ans , et on en lit l'oflice semi-double avec des hymnes et des leçons propres. Du reste , la vie de sainte Martine est complètement inconnue. Voy. Bollandus, au 1" janvier, et ses continuateurs au 18 avril et au 1" mai. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLIII, p. 163, 164.
MARTIN EAU (Isaac), jésuite, nè l'an 1640, mort à Paris en 1720, enseigna dans cette ville la philosophie et la théologie, devint recteur de la maison professe, provincial de sa province, et confesseur du duc de Bourgogne. Il a laissé , entre autres écrits : Ie Les Psaumes de la pénitence de David, avec des réflexions; ibid., 1710, in -12; — 2° Méditations sur les plus importantes vérités du christianisme pour une retraite; ibid., 1714, in-12. Richard et Giraud. Feller.
MARTINELLO ( Georges- Marie ), de l'Ordre des oblats de Saint- Ambroise de Milan, mort en odeur de sainteté l'an 1727 , a laissé : 1° Le Vie deUo Spirito Battute , con molli novi pensieri ; Venise, 1727, 2 vol. in-8° ; — 2» // Cammino délia salute, agevolato a' sacerdoti; Milan, in-8°; — 3° Stimoli ait orazhne mentale; Milan, in -8° ;
— 4° Motivi ordinuti a svegliare l'amor di Dio; ibid., 1723. Vou. la Biblioth. Scriptor. Mediotan.
MARTINENGI (Ascagne), natif de Berne, mort en 1600, fut chanoine régulier, abbé et
f;énéral de l'Ordre de Saint-Augustin. On a de ui un grand Commentaire sur la Genèse en latin, 2 vol. in-fol. C'est une compilation savante. On y trouve toutes les différentes éditions , les phrases et les expressions hébraïques , avec les explications littérales et mystiques de près du deux cents Pères. Voy. Feller, Biogr. univers.
MARTINENGO ( Titus -Prosper), Bénédictin du Mont-Cassin, né à Brcscia , où il mourut, dans le monastère de Sainte - Euphémie , Tan 1594. Il avait du talent pour la versification grecque et latine. Outre qu'il a composé dans ces deux langues de petits poèmes qui ont été publiés à Rome, 1582, in-4°; il a revu à Rome l'édition des Œuvres de saint Jérôme, qui fut publiée par Paul Manuce, ainsi que les Œuvres de saint Chrysostome , celles de ihéophyiacte et la Bible grecque , qui a été imprimée à Rome. Vou. Ghilini, Théâtre des hommes de lettres.
i. MARTINEZ (Grégoire), dominicain, né à Ségovie en 1575, mort en 1637, professa la théologie , et fut prieur dans divers couvents de son Ordre. On a de lui : Commentaires sur la /" part, de la 1P de saint Thomas; Valladolid, 1617-1637, 5 vol. in-fol. Voy. le P. Échard , Scn! ptor. Ord. Pnedic, tom. il, p. 494. Richard et
Giraud.
11. MARTINEZ (Jean), dominicain espagnol, mort à Madrid en 1676, gouverna plusieurs maisons de son Ordre , professa dans plusieurs universités, et fut le confesseur de Philippe IV
M ART
MA HT
el 4e Chartes 11. Il a laissé en espagnol plusieurs ouvrages , parmi lesquels on cite : Dis- •••»' c th^Jr^pque.-* et politiques : Alcala de Hena-
rès.\«i. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord.
Prffdi' . tom. U , p. 665.