‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 263 sur 1294 · MATR · texte numérisé non relu

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soit de l'ancienne, soit de la nouvelle loi, ont une matière , parce qu'ils sont essentiellement des signes sensibles, qui ne peuvent ni subsister, ni être conçus sans quelque chose d'extérieur et de sensible. Au reste le terme de matière, comme celui de forme, par rapport aux sacrements, ne remonte pas au delà du xnr siècle. Guillaume d'Auxerre s'en servit le premier dans sa Somme théologique , l'an 1215. Ce que nous appelons aujourd'hui la matière et la forme des sacrements, les anciens l'appelaient simplement les choses , ou les symboles , ou les éléments des paroles des sacrements, rex symbola, elementa et ver/ta. Il est vrai que saint Augustin et le concile de Mi lève emploient quelquefois le terme de forme en parlant des sacrements; mais ils entendent par là tout le rite sensible, toute la cérémonie extérieure des sacrements. Pour plus de précision , les théologiens distinguent encore la matière éloignée et la matière prochaine. Par la première, ils entendent la chose sensible qui est appliquée, par exemple, l'eau dans le baptême , et par la seconde , l'action de l'appliquer ou l'ablution. Au reste, à chaque article où nous traitons d'un sacrement, nous en indiquons la matière aussi bien que la forme. Voy. August., De Peccator. Merit., I. I, c. xxxiv. Richard et Giraud, au mot Sacrement, S V. Bergier, Diction, de thénl., art. Matière SACRAMENTELLE.

MATIÈRES. On entend par ce mot les choses qui sont relatives à l'exercice des deux puissances spirituelle et temporelle. On en distingue de trois sortes : les matières spirituel/ex, les matières temporelles et les matières mixtes. Les

Iiremicrcs sont les choses purement religieuses. ..es secondes sont celles qui sont uniquement civiles. Les troisièmes sont celles qui participent de la nature des deux autres. Or, les matières purement spirituelles sont de la compétence ue l'Église; les matières purement temporelles sont de la compétence du pouvoir civil, et les matières mixtes dépendent des deux puissances; en sorte que pour les régler, le concours de l'une et de I autre de ces puissances est absolument nécessaire. Si cependant il s'éle. vait un conflit entre elles, la puissance spirituelle devrait prévaloir. Voy. Concordat.

MATINES ( Sorturnalis syntaxis, noctuma precattones , matutinum, fiora* mntutintr), première partie de l'office divin de chaque jour, qui se dit de grand matin, quelquefois a minuit ou la veille. On a aussi donné le nom de messes aux matines, et généralement à tout l'office divin. Dans l'office des dimanches et des fêtes, les matines sont ordinairement divisées en trois nocturnes, composés de psaumes dont le nombre varie selon la nature et la solennité de l'office. Dans les fêtes, chaque nocturne contient trois psaumes, trois antiennes, trois leçons précédées d'une bénédiction et suivies d'un répons, excepté la troisième leçon du troisième nocturne, qui remplace le sien par le Te Deitm. Mais pendant les octaves de Pâques et de Pentecôte, et les jours de férié , on ne dit qu'un seul nocturne. Ouand on supprime le Te Deum, on ajoute un répons à la dernière leçon du troisième nocturne. Ordinairement les matines commencent par un invitatoire qu'on répète à chaque verset du psaume Venite exultemwt Domino, qui est suivi lui-même d'une hymne. Voy. D. Macri Hierotexiçon, ad voc. Matutinum. De Vert, Cére'm. de T Eglise, tom. 1, p. 29 et 24. Heures canoniales.

MATISCO, MATISCONA. Voy. Maçon.

MATRED, fille de Mésaab, épousa Adar, et

devint mère de Métabel. Voy. Genèse, xxxvi,39.

I Parai ip.. l . 50.

MATR1CULAIRE ou MATRICDLIER (Matri-

cularius in album, in calalogum relatus), celui dont le nom est écrit sur la matricule. On donnait autrefois ce nom à ceux qui étaient chargés de conserver les biens des églises, surtout les dîmes ; on a appelé aussi matricnlaires les clercs qui serraient dans une église et les pauvres que cette église nourrissait', et dont elle tenait registre. Voy. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Matricularius, et compar. Matricule.

MATRICULE (Matricula commentarius, r*censionis index , album, catalogus), registre, liste , catalogue. L'histoire ecclésiastique fait mention de deux sortes de matricules : l'une contenait la liste des pauvres nourris aux dépens d'une église ; l'autre, la liste des clercs de cette église ou même de tout le diocèse. Cette dernière contenait, par ordres et par classes, les noms des ministres de l'église; de sorte que lorsqu'une place venait à vaquer, elle était remplie par le ministre qui occupait celle nui la suivait immédiatement. De là est venue 1 expression promouvoir aux ordres, pour dire pousser quelqu'un dans un ordre plus élevé , le faire monter à la classe qui était immédiatement au-dessus; car il n'était pas permis d'en sauter aucune. On appelait aussi matricule une maison où l'on nourrissait les pauvres, et qui jouissait à cet effet de certains revenus; elle était ordinairement à la porte de l'église, d'où vient qu'on a quelquefois donné ce nom à l'église même. Voy. Richard et Giraud. Le Diction, ecc/és. et canon, portatif. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Matricula.Gaet. Moroni, vol. XLIII, p. 271-272.

MATRICULIER. Voy. Matriculaire.

MATRIGA, peut-être la même église que Métracha, mentionnée dans les Notices grecques , siège archiépisc. de la province de Zichie. On n'en connaît qu'un évêque latin, Jean.de l'Ordre des Frères Mineurs, qui siégea en 1319 sous Clément VI. Voy. Wading, Annal. Ordin. Motor., tom. III, p. 565. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p 1111. Compar. Métracha.

MATRITUM. Voy. Madrid.

I. MATRONE (Sainte), une des sept vierges compagnes de saint Théodote, martyr d'Ancyre.

Voy. TlIK.ODOTE, n° I.

IL MATRONE (Mvtrona), femme sage et vertueuse qui gouverne honnêtement sa famille , et à qui on peut confier des jeunes filles; on donne quelquefois ce nom à une sage-femme.

II y a à Milan des matrones qu'on appelle Vêtu- 1 Zones, et qui portent du pain et du vin pour le

sacrifice de la messe. Voy. Moléon, Voyage li~ turq.,p. 216.

M ATT A ( Félix de), né à Crémone , a publié un Traité de la canonisation des Saints: Rome.

I. MATTEI (Alessandro), cardinal, né à Rome en 1744, mort l'an 1820, devint archevêque de Ferrare en 1777. puis cardinal en 1779. Il montra la plus grande charité à l'égard des prêtres français qui se réfugièrent dans son diocè«o à l'époque de la révolution. 11 fut banni de son siège en 1798 pour avoir refusé de prêter serment de fidélité aux lois nouvelles. En 1800, il fut nommé vvéque de Palestrina, sans cesser toutefois d'administrer Ferrare , et devint successivement évêque de Porto, d Ostie et de Velletri, prodataire du Saint-Siège et doyen du sacré collège. Il a laissé : 1° un RecwU ae nouveaux Statuts de Palestrina; Rome, 1804, in-4«; — 2° un livre de piété trad. en français sous ce titre : Véritable consolation des affligé*; Réthel,

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1812, in -18; — 3° Méditations des vérités éternelles , pour faire les exercices spirituels suivant la méthode ae saint Ignace, distribuées en huit jours: Rome, 1814. Voy. Feller. Michnud. La Nouv. Biogr. génér.

IL MATTEÏ (Saverio), littérateur, né à Montepavone, dans la Calabre, en 1 7 42, mort à Naples l'an 1795, fit une étude approfondie des antiquités de l'histoire d'Orient, professa les langues orientales au lycée du Sauveur, à Naples, et occupa diverses charges dans l'État. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1° / Libri poetici délia Bibbiu, tradotti doli ebraico originale ed adattatial gusto délia poesia italiana,con note e dissertazioni; Padoue, 1780, 8 vol. in-8°; — %>Saggio di risoluzione di dintto publico ecclesiastico ; Naples, 1776, in-4° et in-8°; — 3* Uffizio de' morti tradotto ; Sienne, 1780-1781, in-8"; Verceil, 1785, — 4° Dissertazione sopra i Salmipenitenziali e le antic/te preminenze ; Milan, 1783, in- 12. Vog. Tipaldo, Butgrafia degli Italiuni illustri, tom. IV. La Souv. Biogr. génér.

I. MATTHjEI (Chrétien-Frédéric), philologue protestant, né a Grœst, en Thuringe, l'an 1741, mort à Moscou en 1811, lut successivement recteur de l'école de Meissen, professeur de la langue grecque à l'université de Wittemberg, puis professeur de littérature classique à Moscou. On a de lui, entre autres écrits : 1° Vtchoris, presbgteri Antiocheni, afiorumque sanctomm patrum Exégèses in S. Muret Evangelium ; Moscou, 1775; — 2° Apostolorum Septem EpistoUe cathoiicœ, ad codices Mosguenses recensitœ cum ineditis scholiis ; Riga, 1782, in-80;— 3» Evangelia ex codicibui numquam examinatis; Moscou et Riga, 1782-1788, 12 vol. in-8», et 1803-1800, édit. manuelle, 3 vol. in-8"; les manusc. inconnus que Matllixi découvrit dans la bibliothèque du Saint -Synode s'élèvent au nombre de 103; — 4° Vetustum Ecdesiœ grarca* Constantinopolitanœ Evangeliarium ; Leipzig, 1791, in -8°; — 5° Eutymii Zigabeni Commentarius m IV Evangelia; ibid., 1/92,3 vol. in-8"; — 6° Sovum Testamentum grœcum: Wittemberg, 1803-1801, 2 vol. in-8«. Voy. J.-R. Glaire, Introduction, etc., tom. I, p. 297. Michaud, Biogr. univers., où on trouve la liste des autres ouvrages de Matthxi, laquelle se trouve aussi dans la Août;. Biogr. génér.

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