VI. MATTHIAS WILS0N, jésuite. Voy
Knot.
I. MATTHIEU ou LÉ VI (Saint), en latin Mntthams , apotre et évangélisle, né dans la Galilée, mort en Perse ou dans la Caramanie vers le milieu du i" siècle, était fils d'Alphée. Il était publicain, c'est-à-dire receveur des deniers publics ou commis aux impôts qui se levaient dans une des villes de Galilée. Il demeurait ordinairement à Canharnaûm , et il avait son bureau hors de la ville, sur un passage près de la mer de Galilée. Jésus-Christ, passant en cet endroit, dit à Matthieu de le suivre, et Matthieu le suivit à l'instant ; cependant, avant de quitter sa maison, il y donna à Notre-Scigneur un grand festin, ou se trouvèrent plusieurs publicains; ce
Îui fit murmurer les scribes et les pharisiens. ésus-Christ mit saint Matthieu au nombre des douze apôtres; et, à partir de ce moment, l'Ecriture ne nous apprend plus rien à son sujet. Cependant on croit généralement qu'après avoir écrit ,on Évangile, il alla prêcher aux Parthes, parmi lesquels, selon l'opinion la plus commune, il finit ses jours par le martyre. Les Latins célèbrent sa féte le 21 septembre. Nous regardons comme plus probable le sentiment commun parmi les catholiques, que saint Matthieu a écrit son Évangile en hébreu. Cet évangéliste s'est attaché surtout i rapporter la race royale de Jésus-Christ et à représenter la vie humaine qu'il a menée parmi les hommes; c'est pour cela que, dans l'application des quatre animaux mystiques de l'Apocalypse aux quatre Évangélistes, saint Matthieu est figuré par celui dont la face est semblable à celle d'un homme. Vog. Tillemont, Mémoires, tom. 1. D. Calinet, Diction, de ta Bible. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacres et ecclés., tom. I, p. 3H et suiv., et p. Richard et Giraud. J.-B. Glaire, qui, dans son Introduction, etc., tom. IV, p. 212 et suiv., traite les différentes questions qui se rattachent, soit à la personne de saint Matthieu, soit à son Evangile. Compnr. l'art. Évangile.
II. MATTHIEU, cardinal et évéque d'Albano, né dans la province de Reims, mort à Pise ou à Pavie l'an 1135, fut chanoine de la cathédrale de Reims, puis il entra dans l'Ordre de Cluny, et devint successivement cardinal, évéque, léçat en France et en Allemagne. Raccompagna saint Bernard à Milan pour réconcilier les Milanais avec Innocent II. On loi attribue : 1° De Perfectione monachorum ; — 2° De Vanitate mundi ; — 3* D? Votis monasticis ; — 4° Sermones in Evongelia. Vog. Petr. Venerabilis, Epist., 1. II, epist. m, ix.Labbe, Conal., tom. X, col. 923, 936, 988. VHist. Httér. de la France, tom. XIII. Le P. Longueval, Hist. de t Eglise gallicane, tom. VIII. L'Historia regatis monasteni S. Martini de Campis, 1. III, p. 156. Richard etGirand. La Nom. Biogr. génér.
III. MATTHIEU (Pierre), avocat au présidial de Lyon, né à Pesme, en Franche-Comté, l'an 1563, mort à Toulouse en 1621 , était très-versé dans les langues anciennes. Outre des poésies et des ouvrages littéraires, il a laissé : \°Svmma cvnstiiutianum Summorum Pontifirum et rerum in Ecclesia Hornana gestarum a Gregorio IX usque ad Sixtum V; Lyon, 1588,1 in-4°: — Contxmurtio corporis jurit canonici: Francfort, 1590, in-8°; — S» Histoire de saint Louis; Paris, 1618, in-8». On lit dans Vlndex librortim prohibitornm. relativement aux ouvrages de droit de Matthieu . t Matthaîus Petrus.Septimus Decretalium : Constitutionum Apostolicarum post Scxtam, Clcmeutinas, et Extravagantes Continuatio.» (Decr. 3 Julii 1623). Foy.Moréri, Diction, histor. Nicé-
MATT