‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 269 sur 1294 · VIII. MATTHIEU DES n° VI · texte numérisé non relu

VIII. MATTHIEU DES n° VI

IX. MATTHIEU DB WESTMINSTER, Bénédictin de Westminster, vivait au commencement du xrv« siècle, sous le réfgne d'Édouard II, a composé une Chronique universelle, divisée en trois livres, et qui s'étend depuis la création du monde jusqu'à Edouard II, en 1307. Cette Chronique fut publiée pour la première fois par l'archevêque de Cantorbéry Partner, sons le titre de : Flores Historiarum per Matthmum Westmonas teriensem collée ti, prœcipue de rébus Britannkis , ab exordio munai usgue ad annum 1 307 ; Londres, 1567, in-fol., et 1570, etc. On lit dans YIndex librorum proltibitorum, au sujet de cet ouvrage : « Matlhœus Westmonasteriensis Flores Historiarum. Edit. Londini 1573. Donec emendentur. (App. Ind. Trid.) » On attribue encore a Matthieu les Chroniques des monastères de Westminster , de Saint -Edmond, etc. Voy. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. génér.

X. MATTHIEU PÀRIS {Matthœus Parisius), célèbre chroniqueur, né vers Tan 1195, mort en 1259, entra dans le monastère bénédictin de Saint -Al ban en Angleterre, où il prit l'habit

Matthias,

religieux l'an 1217. Son surnom lui est venu ,

selon les uns, de ce qu'il était né à Paris. et, selon les autres, de ce qu'il avait fait ses études dans cette ville. Ou a de lui : 1° Hhtoria major Anglia-, etc., qui commence à la conquête normande, et s'étend jusqu'à l'année de la mort de l'auteur, et qui a été continuée par Guillaume Rishanger jusqu'en 1272; Londres, 1571, in-fol., par les soins de Parker, archevêque de Cantorbéry ; Zurich, 1G06, 2 vol. in-fol.; Londres, 1f»M) ou 1641, 3 vol. in-fol., avec des additions de William Wats; reproduite à Paris, 16*1. 4 vol. in fol.; Londres, 1681, 5 vol. in-foL; — 2« Duorum Offarum, Mereiorum regum (Stincti Altoni fundatorum) , Vitœ ; — 3» Viyinti trium abbtitum S. Albini Vit*'; —4» Addimentn, servant d'éclaircissements et de pièces justificatives à la Grande Histoire. Ces trois derniers écrits ont été insérés dans YHistoria major, éditions de 16*4 et 168*. Quant à cet ouvrage, le plus important de Matthieu Paris, il est écrit avec une grande liberté à l'égard de l'Église romaine; aussi a-t-il été accueilli avec faveur par les protestants et maltraité par les catholiques. Le savant Bénédictin n'était pas tout à fait exempt de passion, et par là même de partialité. Lingard, écrivain catholique, ne craint pas de dire, en parlant de lui : a Accoutumé à déchirer les grands, soit ecclésiastiques, soit séculiers, il semble avoir rassemblé ou conservé toutes los anecdotes qui pouvaient satisfaire son roût pour la censure... Je suis en mesure d'affirmer que, dans les circonstances où j'ai pu comparer ses pages avec les pièces authentiques ou avec des écrivains contemporains, j'ai le plus souvent trouvé leur désaccord si grand, que sa narration prenait l'apparence d'un roman plutôt que celle de l'histoire. » M. le duc de Luynes conteste l'équité de ce jugement; mais la preuve qu'ildonne de son assertion ne nous a pas semblé bien concluante. Ko»/. Michaud. La Souv. Biogr. génér. Richard et Giraud. Feller, art. Parjs ( Matthieu).

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