XIII. MESSE PARTICULIERE ou PRIVEE
c'est celle où le prêtre seul communie, ou bien celle qui est célébrée sans qu'il y ait un grand nombre de fidèles, comme par exemple celle qui se dit dans une chapelle particulière, ou toute autre, qu'on ne peut appeler messe jtubliauc, parce que la messe publique a une heure déterminée, et que le plus grand nombre des fidèles y assistent. Mais, à proprement parler, il n'y a pas de messe privée; toutes sont publiques et communes, comme dit le concile de Trente . Siquidetn il/ce quoque miss* vere communes censcridehent. Il n'y en a, en effet, aucune qui ne soit célébrée par un ministre public de l'Lglise, qui offre à Dieu le sacrifice et pour lui et pour les fidèles. Ainsi les messes dites dans les cha-
f telles d'un séminaire, d'une communauté reigieuse, etc., sont des messes particulières ou privées. L'usage des messes pmwï dans ce sens est très-ancien dans l'Eglise: on en voit la preuve dans les Pères. Voy. Tertull. De Fuqn tmperf., 1. IV. Euseb., De Vita Constant., 1. IV, c. xli. August., De Civitate Dei, I. XXII, c. vin. Grégor., ihmil. XXX vu. in Evang. Chrysost., Homil. vn in Epis t. ad Éphes. Le Diction ecclés. et canon, portatif, et l'abbé André, qui rapportent les règlements faits dans l'Église au sujet des messes privées.
XIV. MESSE VOTIVE. On appelle votive la messe autre que celle de l'office du jour, et qui se dit pour quelque dévotion particulière.
MESSEL. V<ni. Missel.
MESSEMAKÈRS (Engelbert), en latin, Cultri ficis, dominicain, ne à Nimègue, mort en 1402, fut reçu docteur en théologie, et érigea, à Zwolle, un couvent dont il devint prieur. Ses principaux ouvrages sont : 1« Epistola declaratoria privileoiorum FF. Mendicantium contra curatos parocniales, et Epistola de ti monta vitanda in receptione noviciorum ; Nimègue, 1479, in-4": Cologne, 1497, in-8°; Paris, 1507, in-8»; Delft, 1508, in-16; — 2° Manuale amfessorum metricum , Cologne, 1407, in-4°. Voy. Échard,Scrtpfor. Ord. Prantic, tom. I, p. 875. Harttheim, Prodromus Histor. univers. Coloniemris. La Nouv. Biogr. génér.
ESSENCE. Voy. Maxknce, n* III.
MESSÉNE {Messenia), aujourd'hui Mésaniga ou Moséniga, siège épisc. de la province d'Hellade, sous la métropole de Corinlhe; quelques notices en font une métropole. On en connait quatre évéques, dont le premier, Alexandre, souscrivit à la lettre du concile de Sardique. Messéne est aujourd'hui un évèché in partibus, toujours sous la métropole de Corinlhe, siège également in partibus. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. I, p. 195. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLIV, p. 20G-207.
MESSENT. Voy. Maixant. n° I.
MESSIE, mot dérivé de 1 hébreu, et qui signifie oint ou sacré. Lorsque dans l'Écriture ce mot se trouve précédé de l'article déterminatif, sans que la présence de cet article soit exigée d'ailleurs, il signifie le Rédempteur des hommes promis dès le commencement du monde, et que Dieu devait envoyer sur la terre après l'avoir fait annoncer par ses prophètes. Ce Messie, qui est Jésus-Christ, a été promis aussitôt après le péché d'Adam, lorsque Dieu dit ao serpent qu'il mettrait des inimitiés entre lui et la femme, entre sa postérité et la postérité de la femme , et que la femme (ou , selon le texte hébreu , le fils de la femme) lui écraserait la téte (Genèse, ni). Cette même promesse fut
lée à Abraham avec plus de clarté et en tett plus exprès, avec assurance que toutes les
tertre
exprès, avec assurance que toutes les n» tions seraient bénies en sa postérité (Genèse, xvm, xxii). Elle fut réitérée à Jacob, toujours avec l'assurance que toutes les nations de la terre seraient bénies en sa postérité, le Messie libérateur devant naître d'elle, et, particulièrement, dans la tribu de Juda (xvi, xxvui,xlix). Enfin le Messie a été annoncé pendant quatre mille ans par une longue suite de prophètes, qui apprirent aux hommes quelle était la fin et le but de la mission de ce divin envoyé du Ciel. Le Messie a toujours été l'objet des désirs les plus ardents des saints patriarches. La plupart même étaient destinés de Dieu pour représenter quelque trait particulier de sa vie et de son ministère. Melchisédech figura son sacerdoce , Abraham sa qualité de chef et de père des croyants, Isaac son sacrifice, Job ses persécutions, Josué son entrée triomphante dans la terre des vivants, etc. Toute la nation juive espérait qu'il naîtrait un jour un grand roi de la tribu de Juda. Quoiqu'il soit venu depuis plus de dix-huit cents ans en la personne de Jésus-Christ, les Juifs, dispersés dans le monde entier pour l'avoir méconnu et mis i mort, l'attendent encore et le désirent ardemment. Voy. le P. Ch. Joseph Imbonati, deux Dissert, sur le Messie, insérées dans la Biblioth. rabbiniaue, tom. V. D. Calmet, Dissert, sur les caractères du Meisie, en tête de son Comment sur Jérémie. Le P. Buflier, Traité de la véritable religion. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théfjl. Gaet. Moroni, vol. XLIV, p. 288-289. Le Diction, de la théol. cathol. Compar. Jésus, n» VI. Prophétie.