LAPE
Mal.ila , In Justinian,, p. 183. Epiph., Hirres., /..V A///. Lequien, Orient Christ., tom. Il, p. 1017; tom. III, p. 166. Euseb., Hist. eccles., 1. VI, c xlvi; 1. VII, c. v, xi, xxxii. De Commanville, ln Table alpfialjét., p. 133. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVII, p. 121, 122.
IV. LAODICÉE (Lnodicea Cabiosa ou ad Liborna»), ville épisc. de la deuxième Phéiucie, située au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Damas. On en connaît trois évéques, qui, selon Lequien, sont : Platon, qui se joignit dans le concile d'Éphèse à Jean a Antioche et aux autres orientaux. Va 1ère, qui assista au concile de Chalcédoine , et Jean, à qui saint Jean Damascéne dédia un ouvrage. Mais, suivant Terzi, le premier évéque fut Socrate, le deuxième Pégase, qui se trouva au premier concile de Constautinople, et le troisième. Pelage, qui vécut sous Julien l'Apostat et assista au vi* concile d'Antioche l'an 363. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. II, p. 812. Terzi, S>jria sacra, p. 130. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVII, p. 122.
V. LAODICÉE (Laodicea Combustaou Exusta), ville épisc. de la Pisidie située au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Antioche. Elle a eu quatre évéques, dont le premier, Ammonius, confirma avec Acace de Bérée et Antiochus de Ptolémaîde le jugement de Théophile d'Alexandrie contre saint Chrysostome. On a tenu, au iv« siècle, un concile à Laodicée; maison n'est pas d'accord sur l'année de sa célébration. Comme ce concile, en faisant le dénombrement des livres canoniques de l'Ancien et du Nouveau Testament, ne met pas dans ce rang les deutérocanoniques, les protestants ont pris de là occasion pour accuser le concile de Trente d'avoir inséré ces derniers dans le catalogue des divines Ecritures; mais nous croyons avoir prouvé dans notre Introduction hisior. et crit. aux Livres de l'Ancien et du Nouveau Testament . que cette objection des protestants n'est nullement fondée. Voy. la Regia, tom. II. Labbe, tom. I. Hardouin, tom. 1. Richard et Giraud. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. 1, n. 83.
VI. LAODICEE DE SYRIE, ville épisc; Godefroi de Bouillon y établit un évéché latin. 11 y a eu neuf évéques latins, dont le premier, Girard, siégeait en 1136. Ce fut la seule ville dépendante d'Antioche qui , au temps des croisades, demeura au pouvoir de l'empereur grec. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 1166.
LAODICÉENS. Ce mot, qu'on lit dansl'Épitre de saint Paul aux Colossiens (iv, 16), désigne les natifs, les naturels, les habitants originaires de Laodicée, ville de la Phrygie Pacatienne et voisine de Colosses. Dans ce même passage de l'Ëpitre aux Colossiens, saint Paul dit : « Et quand cette lettre aura été lue parmi vous, faites qu'elle soit lue aussi dans l'Eglise de Laodicée; et celle des Laodicéeus, lisez-la vous-mêmes. » Telle est la traduction rigoureusement littérale de la Vulgate. Le sens des derniers mots celte des Laodkéens, est naturellement : celle que les Laodicéens ont écrite: d'autant mieux que le texte grec porte à la lettre : Tén ek Laodiketas, c'est-à-dire celle qui est (partie, venue) de Laodicée. Cependant plusieurs interprètes traduisent ces mots par : celle que je vous ai écrite de Laodicée; mais cette interprétation est d'autant moins vraisemblable, que si l'Apôtre voulait parler d'une lettre par lui adressée aux Laodicéens, il les aurait salués lui-même directement dans sa lettre , et il n'aurait pas dit aux Colossiens de les saluer de sa part , comme on le voit au vers. 15 qui précède. Aussi regardonsnous comme plus conforme à la saine critique
de répéter, après D. Calmet : « Nous aimons mieux dire que l'Apôtre parle ici de la lettre que ceux de Laodicée lui avaient écrite, et qu'il la propose à ceux de Colosses comme un sujet propre à les édifier. Ce sentiment est le plus suivi parmi les anciens et les modernes, et le
Elus conforme au texte grec. Cette lettre des aodicéens à saint Paul est perdue; et on ne doit pas être étonné comme on le serait si les lidèles d'une Eglise chrétienne avaient laissé perdre une Epitre qui leur aurait été écrite par l'apôtre saint Paul. » Voy. D. Calmet, qui, dans son Commentaire littér. sur ce passage de saint Paul, cite les Pères et les interprètes qui sont de ce sentiment, et rapporte le texte même de la Lettre en question , avec la traduction française, en faisant justement remarquer que « la seule différence du style, la stérilité qu'on y voit, le peu d'ordre qui y règne, persuadent assez que l'Apôtre n'en fut jamais l'auteur. » Ajoutons que le savant interprète donne plusieurs autres raisons qui montrent que saint Paul n'est réellement pas l'auteur de cette Lettre.
LAOMIM I 7 Loomim.
LAON (Landunum ou Lugdunum Clavatum, Lugdunum C/oatum), ancienne ville épisc. dont l'évéché fut érigé par saint Remi à la lin du v* siècle ou au commencement du vi*. Il était suffragant de Reims; Genebaud, son premier évêque, siégeait au milieu du vi* siècle. Il y a eu trois conciles à Laon ; le premier s'est tenu l'an 918, le deuxième l'an 1116, et le troisième l'an 1231 ou 1232. Cet évéché a été supprimé par le concordat de 1801. Voy. la Gallia Cnrist., tom. IX, p. 508 et suiv. La Regia , tom. XX VIL Labbe, tom. IX, XI. Hardouin, tom. VI, VIL Flodoard, in Chron. Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 322 328. Gaet. Moroni, vol. XXXVII, p. 125-127, et Compar. Génébaud (saint).
LAOS YN ACTE, qui vient de deux mots grecs, dont l'un signifie peuple , et l'autre assembler, désigne un oflicier de l'Eglise grecque dont la charge était de convoquer le peuple pour les assemblées, comme faisaient aussi les diacres dans les occasions nécessaires. Voy. Bergier, Diction, de theol., et Compar. DlACRE.
LAPACCI (Bartolommeo), dominicain, né à Florence vers l'an 1396, mort en 1466, fut reçu docteur, assista au concile de Florence, et fut un des dix théologiens qui dressèrent les Actes de l'union des Eglises grecque et latine. Nommé en 1439 maître du sacré Palais, il alla eu Grèce en 1443, et y devint évêque d'Argoli, puis de Coron. Il a laissé : De Sensibilibus Deliciis Paradisi; Venise, 14lJ8. Voy. Êchard, Scriptor. Ord. Prœdic. tom. I. Moréri, Diction, histor. La Sow. Biogr. g&nèr.
LAPATHUS. Voy. Lapithus.
LA PEYRERE (tsaac de), né à Bordeaux, de parents protestants, en 1594, mort l'an 1676. s'attacha à la fortune du prince de Condé, qu'il accompagna dans les Pavs-Bas. Ce fut là qu'il
Ïtublia sous le voile de l'anonyme son -fameux ivre des Préadamites , qui fut coudamné aux flammes à Paris , tandis qu'on le mit lui-même en prison à Bruxelles. Après une courte détention, il se rendit à Rome, où il rétracta ses erreurs et abjura le protestantisme. Revenu en France, il fut nommé bibliothécaire du prince de Condé; et, vers la fin de sa vie. il se retira au séminaire de Notre-Dame-des-Vertus, à Aubervilliers, près de Paris, où il finit ses jours. On a de lui : 1" Prœadamitœ , sive exercitatio super versibus 12, 13 et 14, capitis v Epistola* Pauli ad Romonos , qui bus indicantur prtmi homines ante Adamumconditi ; 1655,in-4», et 1656,
LAPL
LAPL
in-12; livre dans lequel La Peyrère cherche à ! établir qu'il y a en deux créations, que le déluge ne submergea que la Iodé>,etC.:— 2° Trotte du rappel des Juifs; Paris, 1013, in-*; — 3» Systemu tlietdogicum ex Preradamitartati hypathesi pars prima; 1655, in-48; — 4" Epistola ad Philotinum, qun exponit rationes propter quas ejuravit sectam Calvini. quam prafitebatur , et libnim de Pra*adamitis, qvem edidernt; Home. 1657,in-4°; Francfort, 1668 ; trad. en français; Paris. 1668, in-8», et réimprimé sous ce titre : Apologie de Im Peyrèrc faite pur lity-mesme ; ibid.,1603,1n-12; — 5° Recueil de lettres écrites au comte de la Suze,p<iur l'obliger par raison à xe faire catholique; ibid., 1604-1602 . 2 vol. in-12. Voy. Nicéron, mémoires, tom. XII, XX. Le Long, Hiblioth. Sacra, totn. I, p. 333. I.a .Vomi;, Hiogr. génér.
LAPI (Lorenao-Maria ), théologien et poète, né dans le bouri; de San-Lorenzo, en Toscane, l'an 17011, mort en 175V, professa la théologie morale au séminaire de Florence. Il a laissé : 1» Onnpeitdm délia dotttina itistinnu; 1749, in-12; — 2° Istrutione. i/i eut bivivittentc si spte- I gano le covr più necessarie e più utili per Vwere cristianamente; Florence, 1748, in-12; — 3° Theologia sr ho/as tien , cleyians ver si bus expressit: ibid., 1728; — 4" Trn'duzione in vrrsi tuscani di ulcuni tant sacri; 1753, in-12. Yvy. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
LAPIDAN (Guillaume), et en tlamnnd Vanden-Stecn, bénédictin, né en Flandre, vivait au XVI* siècle et appartenait au monastère de Berg- Saint-Vinox. D'après le catalogue manuscrit do* abbés de ce monastère, il finit par «postasier. On a de lui : 1° De non timendn Morte; l.uuvain, 1533; — 2™ Conciliatio dubiorvm in ntcrificio mista' ; — 3° Enarrationes in septetn Psttlmos jurnitentiales; Louvain, 1630; — 4° De Mtseria conditionis humanœ; ibid.; — 5° Methodus dialectices aristo(elica> ; Lyon, 1542. Vou, Valère-André. Biblioth. Itelg. Moréri. édit. de 1759.
LAPIDATION (Istpidutui), supplice ordinaire chez les Hébreux. Le blasphème, lu magie, l'idolatrie, la violation du sabbat, etc., étaient soumis à cette peine. La lapidation, selon les rabbins, se faisait de deux manières : on accablait de pierres le coupable sitôt que les témoins lui avaient jeté la première pierre, ou bien on le conduisait sur une hauteur escarpée, élevée au moins de la hauteur de deux hommes, d'où l'un des deux témoins le précipitait, et l'autre lui roulait une grosse pierre sur le corps. Uans les jugements réglés, on lapidait ordinairement les criminels hors de la ville; mais, quand il n'y avait pas de jugement, les Juifs les lapidaient à l'endroit même où ils se trouvaient. Remarquons que la loi n'était pas aussi explicite t ni aussi détaillée. IV»?/. I Rois, xx\,6. Il Paralip., XXIV, 21. II Machab., i, 10. Matth.. XXI, 35. Actes, vil, 57, etc. D. Calmet, Dtsset tation sur les supplices dont il est parlé dans l'Ecriture, tom. I, p. 211 et suiv. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théot. J.-H. Glaire, Introd., etc., tom. Il, d. 324. Le Diction, de la tltéd. catkol.
LAPIDOTH, mari de la prophétesse Débort. Voy. Juge*, iv, 4.
LAP1THUS ou LAPATHUS, ville épisc. de l'ile de Chypre située au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Famagouste. On n'en connaît qu'un évoque. Diilyme. qui fut représenté au concile de Chalcédome par Epaphrodite de Tamasse. Yoy. Lequit'ii, Onrn* Christ., tom. Il, p. 1007. Richard et Giraud. Terri , Syria Sacra , p. 16U. Gaet. Moroni,vol. XXXVII, p. 127.
I. LA PLACE (Glaude de;, prêtre, professeur de rhétorique au collège de Beau vais, et recteur
de l'université en 1652. On a de lui : 1#un Traité contre la pluralité des bénéfices; Paris, 1650; — 2° un Traité delà résidence et du devoir des mstettrs: ibid.. 1655, in-8»; — 3° De ( leticorum Sanctimonia: 1670 , 2» édit. Voy. Moréri , édit. de 1750, et Richard et Giraud, art. Place (Claude de la).
IL LA PLACE (François de), jnrisc. de Bologne, vivait au xv« siècle. Il a publié une Somme *ur les matière* canoniques; Padoue.1472.
III. LA PLACE (Josué de), en latin Plaça***, théologien protestant, né dans la Rretagne vers l'an 1605, mort à Saumur l'an 1665, exerça les fonctions de pasteur à Nantes et professa la théologie à Saumur. Il a publié : 1° Examen des raisons pour et contre le sacrifice de ta messe; Saumur, 1639, in-8°; — 2° Suite de TE-inmen des rouons futur et contre , etc.; ibid., 1613, in-8o ; — 3° De bycis '/.acharue XI, 13; XII , 10; Ma/achiee m, 1 ; ibid., 1650, in-8°; — 4° Exposition et paraphrate du l'antique des cantiques; ibid., 1656, in-8°; — 5° Explication typique de l'histoire de Joseph, composée en latin et trad. en français; ibid., 1658, in-8°; — 6° De Argumentis quibus efficitur Christunt prius fuisse quam in utero II. Yirginis secundnm carnem ctmciperetur;'ib\û.y 1640, in-4°; — 7° De Teslimoniiset argument i\ rx Veteii Testaments petitis , qui bu s protwtur D. .V. J. C. esse Deum. pnrditum essentiadivina ; ibid., 1651, in-4*; — 89 Disputathnitm pro divinn fk>mnii S. J. C. essentia, pars tertia ; ibid., 1657, in-i"; ces trois dernières publications forment un seul ouvrage, qui est dirigé contre les gnei* niens ; — 0° Catevhesis pro conrersione Judœtn tint; ibid., iu-4"; — 10° Thèses theologiccr de statu fintotuis lapsi tinte gratiatn; ibid., 1610, in-4". Ses fiùtvres complètes ont paru à Franeker, 1609 et 1703 , 2 vol. in-4°. Voy. la S'ouv. Hiogr. yvnér., qui donne la liste complète des écrits île Lit Place, et Cnmpur. Richard et Giraud, art. PLACB.
LA PLACETTE (Jean), protestant, né a l'ontac, dans le Hcarn, l'an 1639, mort à Ulrecht en 1718, exerça les fonctions de pasteur à Orthex et à Nay , et acquit une certaine réputation comme prédicateur. Plus tard il fut pasteur de l'Église française de KoHiigsborg, puis de celle de Copenhague. Outre plusieurs ouvrages de morale, il a laissé : \° De Insnnahili romance Ecclesio* Scejdicismo; Amsterdam, 1686 et 169G, in-4*, trad. en français sous ce titre : Traité du piprlionisme de l'Église romaine: ibid., 172i, in-12; en allemand ; Francfort et Leipzig, 1751, in-8°; en anglais, Londres, 1688, in-4»; — 2° Dt>oairs sur lu négligence du salut ; Genève, 1692, in-12; — 3» Traité de l'orgueil; Amsterdam, 1692, in-12, souvent réimprimé; — 4° Traité de la crjnscience; ibid., 1695 et 1698, in-12; trad. en anglais, Londres, 1750,2 vol. in-12: en allemand, Francfort, 1703, in -8°; en hollandais, 1714; — • 5* La Mort des justes, nu la manière de bien mourir; Amsterdam, 1095, in-12; — 6» La Communion dévide, ou la manière de ftarticiper saintement et utilement à T Eucharistie; ibid., 1695, in-12; 1699, 4» édit.; — 7» Dp la Foi divine; ibid., 1697, in-12; — Rotterdam, 17l6,in-l2; — 8° Divers traités sur des matières de consriei.ee ; Amsterdam, KJ97, in-12; — 9° De l' Autorité des sens ctmtie la TranssuLdantiation ; ibid., 1700, in-12; — 10° Itépnnse à deux objections qu'on oppose de la part de la raison à ce que ta Foi nous apprend sur T origine du mal et sur le mystère de la Trinité, etc.: ibid., 1707, in-12; — H« De la Justification; ibid., 1733, in-12. Voy. Richard et Giraud, et Mirhaud, Biogr. univers., art. Placktte (La). Quérard, La France littéraire. La Nouv. Biogr. génér.