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1 de Rouergue , mort à Paris l'an 1837, i h philosophie à Carcassonne, àTarbes, x* militaire de La Flèche , enfin à Toute», tan il quitta la chaire en 1790, lorsque I Iftcinblée constituante supprima les con g répudia religieuses. Cependant il ouvrit dans la ttraw ville un cours libre de philosophie , qu'il sVmwnpit bientôt pour venir à Paris . où ses Uknts ne tardèrent pas à être remarqués et ipfréciés. A l'organisation de l'université , Lanvuwre fut nommé professeur de philosophie a la faculté des lettres , et conservateur de I ancienne bibliothèque du Prytanee, devenue bibliothèque de l'Université. En 1833 il fut tia membre titulaire de la nouvelle Académie «es sciences morales et politiques. A l'époque ou il commença ses leçons, les principaux disciples de Condillac s'occupaient de perfectionner la théorie de leur mai Ire. Les uns poussaient jusqu'à ses dernières conséquences la célèbre maxime : // n'y a rien dans rentendement fki «'y soif entré par les sent; les autres, à la tète desquels était Laromiguière, jugèrent que Condillac s'était trop exclusivement attache à I analyse des impressions produites sur les sens par les objets extérieurs, et n'avait pas assez lui» en lumière qu'il existe dans l'homme une puissance active par elle-même, indépendante des sensations sur lesquelles elle opère. La réhabilitation de l'intelligence dans l'activité, dans 1 indépendance , dans la dignité qui lui appartiennent, tel est le but que Laromiguière tétait proposé, et qu'il a su parfaitement atteindre. Ne pouvant entrer ici dans les détails qu'exigerait naturellement le sujet, nous nous bornerons a dire que Laromiguière a rendu un grand service a la philosophie en lui donnant des formes claires et lucides, qui contrastent de la manière la plus frappante avec le vague et I obscurité nuageuse qui caractérisent le sysphilosophique de ses rivaux. Si la mausanté du savant philosophe ne lui permit sa chaire plus de deux années, nt fut toujours sage et religieux, assurer qu'il a exercé une heutotluence sur beaucoup de jeunes profes- , à qui il a fourni des armes puissantes pour résister aux assauts d'une philosophie aussi fras«* et vaine qu'orgueilleuse , laquelle aspirait cependant à régner et à dominer dans tous les établissements qui possèdent un enseignement philosophique. Les dernières années de Laromiguière furent tourmentées par les dou- Im* dune cruelle maladie; mais, au milieu 4m souffrances les plus violentes, il conserva ï-riqa a la fin cette sérénité d'àme, cette égalité ** caractère et de langage, cette joie paisible du •■av. qu'on avait toujours admirées en lui pentut st vie. Nouv avons quelque droit de le dire, *oa% «a particulier oui lui avons été uni bien des iL-.-rs wir l'amitié la plusélruite, et qui avons rtr» «m dernier soupir , après lui avoir donné les stetrars que l'Église tient en réserve pour ses o&ats lorsqu'ils touchent à l'heure suprême. On a de Laromiguière : 1° Pmjets d'éiemumtsAt métaphysique; Toulouse , 1793, in-8»; ce sont ks. deux premiers livres d'un ouvrage qui dirait en avoir dix; dans ces deux livres se trouvent deux chapitres dans lesquels l'auteur démontre que les sentiments ne sont pas dans la* organes du corps, mais dans lame, et il i attache a réfuter le matérialisme; — S* Levons
•if y.u.m.phie , OU B* Mi WT fnrultés fie f §me ,-
•avrage qui a eu beaucoup d'éditions, et qui a été traduit en italien, en allemand et en anfia:» ; — 3» plusieurs autres excellents ouvrages,
mais qui n'ont pas trait à notre objet. Voy. FH - 1er , Biogr. univers., au Suppiém. Michaud , Biogr univers., au Supplém. La Souv. Biogr. gêner., qui donne une analyse des Leçons de philosophie, l'ouvrage principal de Laromiguière.
LAROQUE. Voy. Roque (La).
LARRON ( bon ) , nom donné à l'un des deux voleurs qui furent crucifiés avec Jésus-Christ , et à qui Notre-Seigneur adressages consolantes paroles : c En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. » Les Grecs célèbrent la féte du bon larron le 23 mars, et les Latins , le 25 du même mois. Voy. Luc , xxili, 43. Cmnfxir. l'art, suiv.
LARRONS. Saint Matthieu rapporte que les deux larrons entre lesquels Jésus-Christ fût crucifié insultaient le divin Sauveur, tandis que saint Luc dit qu'il n'y en eut qu'un seul qui le fit. On peut très-légitimement supposer que les deux voleurs s'étaient d'abord permis ce9 insultes, et qu'ensuite l'un d'eux, touché de la grâce , blâma l'insolence de son compagnon. On est encore fondé à dire que saint Matthieu parle ainsi de ces voleurs indistinctement, et
Su'il a mis le pluriel pour le singulier, genre e licence qui se rencontre quelquefois dans les écrivains sacrés. Voy. Matth., xxvii, 4V D. Calmet, Diction, de la Bible , et compar. l'article précédent.
LARROQUE (Daniel de), protestant converti, né à Vitré vers l'an 1060, mort à Paris l'an 1731, se retira à Londres après la révocation de l'édit de Nantes, et il y remplit les fonctions de pasteur. Il se rendit a Copenhague , puis en Hollande, et, de retour en France en 1690, il embrassa le catholicisme. Le talent qu'il montra pendant qu'il travaillait dans les bureaux du ministre des alla ires étrangères , lui valut la place de secrétaire du conseil de l'intérieur. Ses principaux ouvrages sont : 1» U Prosélyte ahwté, ou Fausses vues de M. Brueys dan* Texatnen de la sépartdion des protestants; Rotterdam , 1681, in -12: — 2* Les Véritables motifs de la conversion de VubU de la Trappe, avec quelques réflexions sur sa vie et ses écrits; Cologne, 1685, in-12; c'est un mauvais roman satyrique contre l'abbé de Rancé; — 3* De Legione h ulminatrice , inséré dans les Adversar. sacrorum Libri lll de son père. Voy. Moréri, édit. de 1754). Feller. Michaud, Biogr. univers.
IL LARROQUE (Matthieu de), protestant, père du précédent, né à Lairac, prés d'Agen, en 1619, mort à Rouen l'an 108'* . fut chargé en 1013 de la petite église de Poujoh. Plus tard il exerça les fonctions de pasteur à Vitré et i Rouen. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages de controverse, dont les principaux sont : 1° L'Histoire de l'Eucharistie; Amsterdam , 1009, in-4* ; et 1071 , 2* édit.; — 2» Dùsertatio duplex de Photino kerctico et de Liberio notttifice romano ; Genève , 1670, in-8»; — 3* ôbservatùmes in Ignatianas Pearsonii Vindicias et in Annotationes Beveregii in canones apostolorum; Rouen, 1674, in -8° ; — 4» Réponse au livre de M*T l'évéque de Meaux : De la Communion sous les deux espèces; Rotterdam , 1683. in-12 ; — 5° Ad ver sanorum aucrorum Libri lll; Leyde, 1688, in-8»; — 6° Considérations sur la nature de l'Eglise et sur quelques-unes de ses propriétés; Quévilly, 1673, in-12. Voy. Moréri , édit. de 1759. Nicéron, Mémoires, tom. XXI. Feller, Biogr. univers. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
LA RUE. Voy. Rue (La).
LARTMA. Voy. Loryma.
LA SALLE. Voy. Salle (La).
LA SAUSSATE, sieur de BRUSS0LES (Char-
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