III. MONTE - PULCIANO {Mons Politianus
Fftite ville épisc. d'Italie, sous la métropole de lorence, située sur une montagne, près des frontières de l'État ecclésiastique. Ce siège fut érigé par Pie IV en 1561. Voy. Ughelli, Hat.
Sacr.. tom. I, p. 1002 et seq. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVI, p. 233-241.
IV. MONTE -VERDE ( Mons-Viridis) , ville épisc. de la Principauté-Ultérieure, sous la métropole de Bénévent; l'an 1534, ce siège fut uni à perpétuité à ceux de Canne et de Nazureth. Le premier évéque de Monte- Verde, Marins, siégeait en 1175. Voy. Ughelli, Ital. Sacr., t. VII. p. 802. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVI . p. 242.
MONTEBOURQ ( Montisburgus) , abbaye de Saint-Renoit . située dans la Normandie, au diocèse de Coutances, et à une lieue de Valogne. Elle fut fondée l'an 1080 par Guillaume I*T, roi d'Angleterre , qui céda la terre de Montebourg à Roger, moine de Sainte-Croix d'Évreux , qui y bâtit ce monastère, dont il fut le premier abbé. Voy. la Gallia Christ., tom. XL Richard et Giraud.
M0NTEC0RBIN0 (Mnns Corbinus), ancienne ville épisc. d'Italie, située dans la Capitanatc et sous la métropole de Bénévent. Ce siège fut uni en 1433 à celui de Volturara, dont il était peu éloigné. Le premier évéque de Montecorbino fut Beatus, qui siégeait au xi' siècle Voy. Ughelli , Ital. Sacr., t. VIII , col. 326. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVI, p. 185-186.
MONTEFELTRI {Mons Feretri), ville épisc.
d'Italie située dans le duché et sous la métropole dUrbino. La cathédrale fut d'abord établie dans l'église de Saint-Léon, qui donna son nom à une petite ville située sur une hauteur. Plus tard l'evèque résida a l'abbaye de Saint-Anastase de Vaîlo, de l'Ordre de Cfuny, située au milieu du diocèse et unie à l'évèchè. Pie V transféra cette résidence à Penna di Billi, bourg situé à quatre milles de Saint -Léon; enfin l'évéque s'établit à Saint-Marin, petite ville située à trois ou quatre lieues de Pesaro. Le premier évéque de Montefeltri, Agathon, assista au concile tenu en 826 sous Eugène II. Voy. Ughelli, Italia Sacra, tom. IV, col. 842. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVl, p. 186-202.
M0NTEF1ASC0NE, ville épisc. d'Italie située sur une montagne, près du lac de Bolsanna, à cinq lieues de Viterbe. Elle dépendit du diocèse de Bagnarea jusqu'en 1376, époque à laquelle elle fut érigée en évéché. Ce siège fut uni à celui de Cornelo, qui fut établi en 1436. Le premier évéque de Montefiascone est Pierre d Arsensis ou d'Anguiscen, Français de nation, de l'Ordre de Saint- Augustin ; il fut nommé en 1376 par le pape Grégoire XI, et il fut ambassadeur auprès de la république de Sienne , sous Urbain VI, Tan 1384. Voy. Ughelli , Italia Sacra, tom. I , p. 1175. Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vol. XLVI, p. 202-225.
I. MONTEILou MONTIL, MONTILLI , MON- TELIMAR (Mmtilium AdhemnrfS,\\\\e de France située sur le Rhône, en Dauphiné. L'an 1209, on y assembla un concile (ConctliumMonttliense), dans lequel Milon, légat du Saint-Siège, soumit à la pénitence Raymond Y I , comte de Toulouse, qui avait embrassé le parti des Albigeois. Voy. Hardouin, tom. VI. Labbe, tom. XI.
IL MONTEIL (AYMAR DE). Voy. Adkém \ i, .
M0NTE1R0 (Pierre), dominicain, né à Lisbonne, vivait au xviir» siècle. Il fut docteur et professeur en théologie, consulleur du Saint* Office et membre de l'Académie royale d'histoire. Il a laissé : Historia du santa Inquisitiime, etc.; Lisbonne, 1750, in-8«. Voy. le Journal det Saints, 1751, p. 564.
MONTELEONE. Y<,y. VlBONA.
MONTËLIMAR. Voy. Monteil, n* I.
MONTELON. Voy. Montholon.
MONT
MO'NTEMEDIO (Joannes de). Voy. Jean,
MON I EREUL. Voy. Mohtreuil.
MONTERA (NOTRE-DAME DE), Ordre militaire ainsi nommé parce qu'il lut établi à Montesa , ville d Espagne située dans le rovaume de Valence, 1 an 1317, par Jacques II, roi d'Aragon. Lei statuts de cet Ordre, qui ressemblaient beaucoup à ceux de Calatrava , sous la règle des Cisterciens , furent approuvés par Grégoire IX
MONTESQUIEU (Charles SECONDAT, baron de LA BRÈDE et DE), philosophe et littérateur, né au château de la Brède, près de Bordeaux, «1689, mort à Paris Tan 1755, fut reçu conseiiler au parlement de Bordeaux en 171 i, puis président à mortier en 1716, et membre de l'Académie française eu 1728. Il est regardé comme un des plus beaux génies et des plus profonds jurisconsultes de son siècle. Parmi ses ouvrages, nous citerons seulement : 1° les Lettres}*) tant* , ou les choses les plus saintes ne sont pas plus épargnées que les vices, les travers, les ridicules, les préjugés et la bizarrerie des Français, et qui ont été mis à V Index (decr. 24 maii 1 j45); — 4» L'Esprit des lois; cet ouvrage a été justement censuré par la Sorbonne, a cause des principes et des maximes qu'il renferme, et qui ont paru aussi favorables au déisme et à rirréhgion que contraires à la morale, à la religion et a la doctrine de l'Église catholique. De son coté, la S. Congrégation de Y Index l'a condamné par un décret daté du 2 mars 1752, comme elle a condamné par le même décret la traduction italienne intitulée : La Spirito délie ieggi, trudattu dal francese in tosvano con alcune note dei tradutton. On peut voir une juste appréciai iun de Montesquieu et de ses écrits dans Richard et Giraod. dans l'abbé La Mennais, Essai sur t indifférence en matière de religion, tora. I, dans relier, dan* Michaud, et dansl Encyclop.cathol., au Supplém., où on montre le vide des théories de Montesquieu au point de vue du droit naturel et du droit civil. Ajoutons que beaucoup d'écrivains ont montré ce philosophe sous un aspect tout à fait faux et trompeur.
MONTFAUCON (D. Bernard de), bénédictin de la congrégation de Saint -Maur, né au château de Soulage, au diocèse de Narbonne, en 1655, mort à l'abbaye de Saint-Germain-des- Prés, à Paris, l'an 17 il . suivit d'abord la carrière des armes ; mais, après la mort de ses parents, il prit l'habit religieux à Toulouse , et se livra à l'étude des langues grecque , hébraïque, chakléenne et syriaque. Il apprit également le copte, et s'occupa de numismatique. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1* Analecta grœca,sive varia ointscula yraxa hac tenus non édita; Paris, 1688, in -4», en collaboration avec Antoine Pouget et Jacques Lopin: — t La Vérité de f histoire de Jwitth; ibid., 1600, in-12; — 3» Athanasii, arch. Alexandrin», Opéra ont ma ; ibid., 1(398, 3 vol. info).;— 4* Vtnaiciat editionis S. Auguslini a Bénédictins ad 'or nota, etc.; Rome, 1699 ; — 5» Collec/io nova Pat mm et scriptorum grateorum , EtiêeLu Ca-sariensis, Atftanasii et Cosnue AKgyptii; Paris, 1706, 2 vol. in-fol.j— 6" L Livre de Phiion, De la Vie contemplative, trad. du grec, avec des Otjservations, où ton fait voir que tes Thérapeutesdont il parleétaient chrétiens; ibid., 1700, in-12; — 7" HexauJorum Origenii qua- supersunt, etc.; ibid., 1713, 2 vol. in-fol.; — 8» S. P. Joannis Chrysostomx, archiepiscopi Constant., opéra omnsa; ibid., 1718 et ann. suiv., 13 vol. in-fol.; — y BiàJiotheea bitdiothecarum manuscriptorum nwa i73V, 9 vol. in-fol. Voy. D. Le Cerf, M-
MONT
blioth. des Aut. de la congrég. de Samt-Maur. Noël Boyer, Éloge du P. de Mont faucon; on y trouve la nomenclature des ouvrages du savant bénédictin. D. Tassin, qui, dans son Hid. littér. de la congrég. de Saint - Maur, p. 591-616, en donne la liste trés-détaillée. Richard et Giraud. Feller. Michand. La >.</••. Hiogr. génér., où B. Hauréau a inséré un savant article.
M0NTF0RT ( BORDEY ou Gratien de), capucin, né vers 1570 à Montfort, en Franche-Comté, mort à Salins l'an 1650, fut un savant théologien et un habile prédicateur. Il exerça différents emplois dans son Ordre avec beaucoup de zèle; il fut élu provincial en 1618. On a de lui : 1° La Tnrenhde du Guenon detlenèr-e. ci-demnt nommé Lrandre, et à présent Constance Guénard, hérétique, etc., contenant une entière réponse aux causes impertinentes de sa conversitm au calvinisme; Saint-Mihiel , en Lorraine, 1620, in-8»; ouvrage dans lequel Montfort, sous le nom de Denis de Formant, anagramme du sien , dénonce au parlement de Dole le P. Léandre, capucin, qui s'était enfui à Genève, où il avait apostasie ; — 2° Axkrmata philosophiea qua* passim ex Aristotele eireumferri soient il/us /rata ; Anvers, 169», in-8«; — 3° Axiomata thrologira; in 8°, en manuscrit à la Biblioth.de Besançon. Voy. Michaud, ltiogr. univers,
I. MONTGAILLARD ( Jean-Jacques de PER- CIN DE), dominicain, né à Toulouse en 16*3, mort l'an 1711 , a laissé : Monumenta ctmvcntu; Tokttatù Ordints FF. Prcedicatorum ; Toulouse, 1693, in-fol. !'<»»/. la Nouv. Biogr. génér.
II. MONTGAILLARD (Pierre-Jean-François de PERCIN DE), évéque de Saint-Pons, né à Toulouse en 16o3, mort l'an 1713, était de la même famille que le précédent. Il se fit recevoir docteur de Sorbonne , et fut nommé évèque en 1661. Il était très-versé dans les antiquités ecclésiastiques. Parmi ses ouvrages, nous citerons : !• l ettres à f évéque de Toulon sur le rituel d'A/et ; 1678; — 2° Directoire des offices divins; 1681 ; — 3« Du Droit et du pouvoir des évéques de régler les offices divins dans leurs diocèses . suivant la tradition de tous les sièrlcs depuis Jésus-Christ jusqu'à présent; 1686, in-8°; ouvrai qui fut mis à Y Index, avec la clause Donec corrigatur; — 4° Instruction sur le sacrifice de la messe; 1687, in-12;— 5° des Lettres, au sujet des affaires du jansénisme, adressées à Fénelon, et qui furent condamnée* par un bref de Clément XI du 18 janvier 1710. Mont^aillard , qui dans l'affaire du formulaire se déclara pour les quatre évéques réfractaires, et qui écrivit en faveur du lutuel d'Aleth, parait être revenu, sur la lin de ses jours, à de meilleurs sentiments, comme le prouve une lettre de sa main trouvée dans les archives du Vatican. Voy. le Supplém. de Moréri. La Ga//i« Christ., tom. VI. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Souv. Biogr.
M0NTGER0N (Louis -Basile CARRÉ DE), magistrat, né à Paris en 1686, mort à Valence l'an 1751, acheta, en 1711, une charge de conseiller au parlement. Il se faisait remarquer, à cette époque, par un scepticisme absolu, un esprit frondeur et une vie déréglée. Il dépeint luimême « son àme basse et timide, son orgueil ridicule, son caractère ingrat. • Dans le but de convaincre les jansénistes d'imposture, il se rendit , le 7 septembre 1711 , sur le tombeau du diacre Paris, au cimetière Saint-Médard; m;iis il se déclara parfaitement convaincu; il entreprit même de réunir toutes les preuves des mi* racles de Saint-Médard. 11 fit imprimerie l"vol. d'un grand ouvrage intitulé : La Vérité des mi-
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rades opéré* par f intercession du diacre Péris; le 2* vol. parut en 1741, et le 3» l'an 1748. Mais, en 1749, un janséniste publia un écrit intitulé : Illusion faite au public par M. de Montgeron sur l'état des convu/sionnaires. De son côté, le bénédictin LaTaste a parfaitement réfuté l'œuvre de Montgeron, qui divinisait les convulsions et autorisait un fanatisme monstrueux , qui révolta plusieurs de ses admirateurs et de ses amis. Voy. Figuier, Histoire du merveilleux , tom. I. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. génér.
M0NTH0L0N ou MONTELON (Jean de),chanoine de Saint-Victor, né à Autun, mort à Paris enIBSS, se fit recevoir docteur en droit. Nommé cardinal par Clément VII, il mourut avant d'avoir reçu les insignes de cette dignité. On lui doit : Prompluarium, seu breviarium juris divini et utriusqne humain'; Paris, 1520, 2 vol. in-fol.; c'est une sorte de dictionnaire alphabétique des matières de droit; 2° une édition du traité d'Étienne d'Autun : De Sacramentn al tans; ibid., 1517, in-N ', il a été réimprimé dans la Biblioth. des- Pères, loin. VI.
I. MONTI (Filippo-Maria), prélat italien, né à Bologne en 1675, mort à Rome l'an 1754, occupa plusieurs emplois honorables sous Clément XI et Clément XII; et, en 1743, Benoit XIV lui conféra la pourpre. Outre un discours sur les beaux-arts , il a laissé : Elogiu cardinalium pirfate, doctrina, legationilHis ac rébus pro Ecclesitt nés lis illustrium a pontificatu Alexandri III ad Benedictum XIII; Rome, 1751,in-4°. Vog. la Souv. lliogr. génér.
II. MONTI (Jean-Philippe), chanoine régulier de la congrégation des clercs de Saint-Paul, vivait au xvm- siècle. 11 avait professé la théologie à l'université de Milan. On a de lui : DUsertationes theologiro-historiae ; Paris, 175H, in- 4°; ces dissertations sont au nombre de trois. Vog. Richard et Giraud.
MONTIA (Pierre LOPEZ DE), écrivain espagnol, est auteur de deux livres De la Concorde des éditions sacrées; Madrid, 1590; l'un de ces livres contient les questions qui servent pour l'introduction à l'étude de l'Écriture sainte, et l'autre la concorde du texte hébreu et de la version grecque des Septante.
MONTIGNOT (Henri), chanoine de Toul, né a Nancy vers l'an 1715, était docteur en théolo-
{[ie et membre de l'Académie de Nancy, il a aissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons: 1° Hemarqucs théologiques et critiques sur l'Histoire du peuple de Dieu du P. Berruyer; 1755, in-12; — 2° Bé flexions sur les immunités ecclésiastiques , en collaboration avec Chas; Paris, 1788, in-8\ Voy. Quérard, La France littér. 1 ..i Souv. Biogr. ggénér.
MONTIL. MONÎILLI (Monthilium Adhemari).
Voy. Monteil, n° I.
MONTISBURGUS. Voy. Montebourg.
M0NTJ0S1EU (Louis de), en latin Demontiovuw,érudit, né dans le Rouerguc, vivait au xvi* siècle : il professa les mathématiques , et se livra à la recherche des antiquités. Outre des ouvrages sur la cosmographie et les beaux -arts, on a de lui : Les Semaines de Daniel et les Jours tfÉzéchiet; Paris, 1582. Voy. La Croix du Maine et Du Verdier, Biblioth. La Soin . Biogr. génér.
MONTLUC (Jean de), évèque de Valence et de Die, né vers l'an 1508, mort a Toulouse en 157y, entra chez les Dominicains, et fut amené à la cour par Marguerite, reine de Navarre, qui connaissait son penchant pour le calvinisme. Sa
Erudence, son savoir et sou esprit souple et dé* é , lui gagnèrent la faveur de François l". et le firent charger de plusieurs négociations im-
portantes. Promu a l'épiscopat en 1553, il ti en favorisa pas moins les calvinistes; il épousa même secrètement une personne avec laquelle il avait eu un fils naturel. Mais il revint de ses erreurs dans la suite, professa de bonne foi la religion catholique, et mourut dans les bras d'un jésuite. Montluc a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Deux Instructions et deux Ê pitres au clergé et peuple de Valence; Avignon, 1557, in-8°; souvent réimprimées et trad. en italien ; elles furent condamnées par la Sorbonne ; — 2» Recueil des lieux de F Êcrilurr servant a aecouvrtr les fautes contre tes dix commandements de la loi; Paris, 1559, in-8*;
— 3° Sermons; ibid., 1559; Avignon, 1501, in-16.; ils furent condamnés et supprimés par la Sorbonne; — 4° Familière Explication des articles de la foi; Paris, 1501 , in -8°; — 5° Sermons suites articles de la foy et de l'Oraison dominicale ; ibid. ,1501, in-8». Voy. Feller. Michaud.La Souv. Biogr. génér.
MONTLUN (Guillaume), bénédictin, né vers l'an 1270, mort à Toulouse en 1340, a laissé : Glossœ in très Extravagantes Johannis XII, Rome, H75, in-fol. Voy. Fabricius, Biblioth. Latina, tom. III, p. 461. La Souv. Biogr. génér.
MONTMÈLIER ( Remi), barnabite, né en 1634, mort l'an 1712, a laissé : L'Esprit de saint Paul ; Bologne. 1729; Rome, 1759; Turin, 1761.1792; Milan, 1775; Bergame,1778, 1798.
MONTMIGNON ( Jean - Baptiste), théologien, né a Lucy, près de Château -Thierry, en 1737, mort à Paris l'an 182V, fut successivement secrétaire de l'évéché de Soissons, chanoine, vicegérant de l'officialité, grand vicaire et archidiacre. Il prit part aux écrits publiés par l'évoque de Soissons au commencement de la révolution, fut obligé, à cette époque, de quitter la Fiance, et, à l'époque du Concordat, il devint grand vicaire de Poitiers; en 1811, il vint à Paris, fut nommé chanoine de la métropole, puis grand vicaire du diocèse. Plus tard, l'archevêque le chargea d'examiner les livres pour lesquels on sollicitait l'approbation de l'autorité ecclésiastique. Outre des travaux sur les langues, l'abbé Montmignon a laissé : 1° Crime d'apostasie: lettre d'un religieux à un de ses amis; 1790, iii-o"; — 2° Vie édifiante de Benoit-Joseph Labre, mort à Home, en odeur de sainteté, le 10 avril 1783, etc., trad. de l'italien ; Paris, 1781, in-12 ;
— 3* Préservatif contre le fanatisme, ou les nouveaux millénaires rappelés aux principes fondamentaux de la foi catholique; ibid., 1800, in-8»; réponse à l'ouvrage du P. Lambert, intitulé : Exposition des prédictions et des promesses faites à i Eglise pour les derniers temps de la gentilité;
— 48 Choix de Lettres édifiantes, écrites des missions étrangères, etc.; 1808, 8 vol. in-8"; Paris, 1824 et 1N20, 8 vol. in-8-; — 5» De la Bigle de vérité et des causes du fanatisme; 1808, in-8». Voy. la Sotice des livres de fa Biblioth. de t abbé Montmignon ; Paris, 18*24. in-H". y\ah\i\, Annuaire nécrologique, p. 335. Feller. Michaud , Supplvm. La Souv. Biogr. génér.
MONTMORENCY ( Nicolas de), né vers l'an 1550, mort à Gand l'an 1017, fut chef des finances, entra au conseil d'fctat, et fut employé plusieurs fois en qualité de commissaire pour le renouvellement des lois de Flandre. Il fui inhumé a Lille, dans l'abbaye des Brigittines. qu'il avait fondée. On lui dôit quelques écrits, parmi lesquels nous citerons : 1* Manuale principes; Douai, 1597, in-P2; — 2° Exercices quotidiens et Méditations en t honneur de saint Joseph : 1600, in-12; — 3» L'Amour de Marie; Bruxelles, 1614. in-12:— 4" Mai.na abscondita seu tpiri-
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