‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 369 sur 1294 · I. MOTHE < GROSTÊTE DE LA), Voy. Gros · texte numérisé non relu

I. MOTHE < GROSTÊTE DE LA), Voy. Gros

TÊTE n' I.

IL MOTHE- LE-VAYER (François de la), de l'Académie française, né à Paris en 1588, mort l'an 1672, fut précepteur du duc d'Orléans, frère de Louis XIV. Il a laissé un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° De V Immortalité de tâme; Paris, 1637 , in -8°; — 2» De ta Vertu des paient ; ibid., 1642 , in-4» ; — 3* édit., 1617 ; le docteur Arnauld a entrepris de réfuter cet ouvrage dans son traité De la Nécessité de la foi en Jésus-Christ ; — 3° La Morale du prince; ibid., 1651 , in -8° ; — La Connaissance de soi-même; ibid.? ltî68, in -12. Ses Œuvres ont paru en 15 vol. in-12 et 1 vol. in-fol. Voy. Pélisson, Hist. de l'Académie française. L'abbé d'Olivet, Continuât, de cette hist. Feller. Michaud. Moréri , Diction, hittor. Richard et Giraud. La Nouv. Riogr. gêner. t art.

I II MOT H E- LE- VA Y ER DE BDRIONI (François de la), jurisc. de la même famille que le précédent, mort en 1764, était maître des requêtes. On a de lai , outre une Tragédie et un Roman : 1° une Dissertation sur t autorité des rois en matière de régate; imprimée sous le nom de Talon, avec ce titre : Traité de l'autorité des voit louchant l'administration de la justice, et réimprimée sous son nom; 1758, m -12; —

2" Traité de l'autorité des rois touchant tâge nêcestaire à la profession religieuse; 1669, m-lS; — 3" Essai sur la possibilité d'un droit unique : 1764, in-12. Voy. Chaudon et Delandtne. Dietion. univers., hutor., crit. et hihliogr. Quérard, La France littér.

MOTHIER (Simon), jésuite . vivait au xviir» siècle* 11 a publié : le Martyrologe romain p**sr chaque jour de tannée, selon la réftirmntkm dm calendrier par le pape Grégoire XI II..., avec fies remarques sur les mystères et sur plusieurs fêtes des saints, quelques décrets de la Congrégiition des Rites, etc.; Paris , 1705, in-4».

MOTTE (Dominique de la), supérieur des Barnabites de Saint -Êloi, né à Montargis en 1631, mort Tan 1704. On a de lui : 1» Conduite spirituelle contenant plusieurs maximes et pratiques de piété pour toute tannée: Paris, 1685, in-8° ; — 2° Sermons de t octave au Saint- Sacrement , des mystères de t Ascension t de la Pcn Irrite et de la Trinité; ibid., 1685, in-8«. Voy. le Journ. des Savants, 1686 et 1695.

MOTTIN (N. ), prêtre au xvni* siècle, a laissé : Panégyriques ar saint Joseph de I si mi» sa et de saint Fidèle de Sygmareni, capucins; Paris, 1748. Voy. le Diction, portât, des prédicat. Les Mémoires de Trévoux, février 1748, qui parlent très-avantageusement de cet écrit.

MOTU PROPRIO, termes d'une clause qu'on insère à Rome dans certains rescrits, et qui signifient que le Pape n'a été induit à faire grâce ou à accorder une faveur par aucun motif étranger, mais de son propre mouvement, proprio motu. Les canonistes traitent de cette clause et de deux ou trois autres également favorables a ceux qui les obtiennent , mais moins étendues dans leurs effets : telles sont les clauses ex certa scientia , de pleniturline jtotestatis , de vivo* vont oraculo. Quand le Pape condamne quelque erreur, il emploie aussi ces clauses. Noos dirons un mot de chacune en particulier. •— 1° Quand le Pape veut favoriser quelqu'un dans la dispensa t ion de ses grâces, il use de la clause motu proprio. Les canonistes l'appellent la mère du repos , en disant : Sicut pafitiver oignit tomnum et quietem, ita et ha*c clautuln hahenti eant. Régulièrement les rescrits pour les bénéfices s'interprètent rigoureusement(C. Ouanvn's, de Pï%a*à. in 6*). Mais quand la clause motu proprio s'y trouve, la règle change, et l'interprétation se fait largement. La clause dont il s'agit ne peut jamais être nulle de droit, parce qu'elle a été insérée dans le rescrit par une fausse cause ( C. Sutceptum, de Rescriptis, in 6°). La clause motu proprio. en matière, de dispenses, les fait interpréter le plus largement possible. La prorogation motu proprio du terme pour la confirmation et la consécration d'un prélat empêche la

Ci va hem des bénéfices après le terme expiré. motu proprio dispense de l'omission d'une réserve faite par le Pape. Il dispense des défauts personnels ( tollit defectum permmte). ainsi que de l'expression de la valeur du bénéfice. H a quelquefois les mêmes effets que la clause nonobstantihut. Le rescrit accordé motu proprio produit son effet quand même il serait contraire aux lois. Ce que le Pape fait motu proprio en faveur d'un autre est valide , quoiqu'il soit con traire à ses propres décrets. Cette clause fait présumer que le Pape veut user de la plénitude de sa puissance. Le privilège accordé motu proprio déroge aux autres privilèges accordés pour le bien public, etc. RebufFe, qui rapporte ces effets du motu proprio, en cite plusieurs autres reproduites dans Richard et Giraud, mais que nous ne mentionnerons point ici, parce

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qu'ils n« peuvent avoir aucune application en France. Au reste , on distingue deux sortes de rnoiu proprio : le naturel et le feint. Le premier n'est précédé d'aucune demande, le second est insère dans le rescrit pour certaines considérations en dateur du suppliant. Ce dernier ne doit produire absolument que les effets qui sont marqués dans le droit. — 2° Les Papes usent souvent dans leurs rescnts de la clause ex certa aca—fis, et son principal effet est de dispenser

I impétrant de tous les défauts dont il pourrait être atteint , et que l'on suppose par le moyen de La clause avoir été connus du Pape , comme l'observe Staphilée. — 3° Il en est de même, dit cet auteur, quand le Pape emploie la clause ex fJewtudine pôtestatis. Or, cette clause et la clause nonoLstantibus produisent les mêmes e flots. ( Voy. Nonobsta>ces. > — 4e La clause de vivee voeu oracuJo a pour effet de donner une entière croyance à la simple parole, selon la Clémentine Utterit. C'est le chap. t du tit. VU du liv. II du Recueil des Clémentines ; il est tiré du conc. génér. de Vienne , où présidait le pape Clément V. Voy. Peries, In Ç. Si pluribus de Prteb. * t>. Rebuffe , Traité sur le concordat de forma mandat i apostoliei , ad verb. Motu PROPRIO. Stapbileus , Tract, du litter. grat. Ut. de vi et tffertu clautularum, n*2. Panorm., In C. IV, De rt jud. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours al^ml^t. de droit ttinon.

MOTU LA ou M UTYLA , ville épisc, située au pied du mont Apennin, vers les frontières de

la terre de Bari , sous la métropole de Tarante.

Son premier évêque, N . . . , mourut en 1040. Voy.

UglielliT/to/. Sflcr., tom. IX , col. 159, et tom. X,

col. £6. De Comroanville, lui -h- alphabét.,

p. 164. Richard et Giraud , qui citent quarante-

deux évéque^ de Motula. MOUCHE, insecte mis au rang des animaux

impur» dans la loi de Moïse. Les Philistins adolaient le dieu MoucJte sous le nom de Béelsé' t*b. Le Sei iieur envoya, comme il l'avait promis, une armée de mouches et de guêpes contre les Chananéens pour les chasser de leur pays et faire place aux Israélites. Voy. Lévit.. xi, 42. Josué , xxiy, 12. Sagesse , xi! , 8.

1. MODCHY (Antoine de), en latin Demochare», théologien , né à Ressons-sur-Matx, au diocèse de Beauvais , en 1494 , mort a Paris l'an 1574, se fit recevoir docteur, et devint succès» sivemeul professeur à la Surbonne, chanoine et peuitencier de la cathédrale de Noyon , doyen de la faculté de théologie et senteur de Sorbonne.

II assista en 1562 au concile de Trente, et l'an 1564, à celai de Reims. Outre le Discours qu'il prononça au concile de Trente, on a de lut un traité intitulé : De Sacrificio mus* ; Paris , 1502, in-8».

IL MODCHY (De), chanoine régulier et prieur de Schiron-les-Chartres, vivait au xvui« siècle. Il a publié : Instructions chrétiennes sur l'Eucharistie ; Paris, 1702 . 2 vol. in -12.

i. MOULIN (Moietrina,pistrinum), Le droit de bâtir an moulin était un droit féodal. Il y avait des moulins banaux qui donnaient droit aux seigneurs qui en étaient les maitres d'obliger tous les habitants de la seigneurie d'y venir moudre le blé. Cette banalité produisait au seigneur un profit qu'on appelait droit de moute.^L, comme c'était une servitude pour les sujets , elle ne s'établissait pas sans titre. Les nobles et les gens d Église , même les curés qui demeuraient dans l'étendue de la seigneurie étaient sujets à la banalité des moulins dans la coutume de Paris, parce qu'elle n'en faisait point d'exception; mais en Normandie les curés

n'y étaient pas sujets. Voy. Pontas, au mot Moulin , cas i. De Sainte-Beuve , t. III, cas eexi. Les Conférences de Paris sur l 'usure, tom. IV, p. 419. Richard et Giraud.

II. MOULIN (Alain du), linguiste, né en 1741 à Lanveoc, dans le Finistère , mort à Qu imper l'an 1811, fut d'abord régent au collège de Plouquenevel , puis vicaire général du diocèse de Quimper. La révolution de 80 l'ayant forcé de s'expatrier , il ne rentra en France qu'en 1802. On lui doit, outre une Grammaire latinoceltique; Prague, 1800 : Le Chemin du Paradis, avec un Abrégé de la Vie des saints de Bretagne en breton; Quimper, 1805, in-18. Voy. la Nouv. Bioar. génér.. tom. XV, col. 218.

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