VI. MOYSE-BEN MATMON Voy. MaïMON
MOZARABES ou MOZARABES, MOSTARA-
BES, c'est-à-dire métis aux Arabes. On nomme ainsi les chrétiens d'Espagne qui , après la conquête de ce royaume par les Maures au commencement du viti* siècle, conservèrent leur religion sous la domination des vainqueurs. Or ils ta conservèrent, tant dans les montagnes de Oshne et de Léon , où plusieurs se réfugièrent, que dans quelques villes où ils obtinrent ce priulégt par capitulation. De là on a appelé •si'jirnbiqve le rit qu'ils continuèrent à suivre, et Mette mozambique la liturgie qu'ils célébraient; Ton et l'astre ont duré en Espagne jusque sur la fin du il» siècle, époque à laquelle le pape Grégoire VII engagea les Espagnes à prendre la liturgie romaine. Pour remettre en usage cet ancien rit, le cardinal Ximenès fonda dans la cathédrale de Tolède une chapelle pour qu'on y célébrât l'office et la messe mozarabiqw* • il tit imprimer le Missel et le Bréviaire en 1500- 15fr2, lrsquels furent réimprimés à Rome, l'an 1755, par les soins du P. Leslée, jésuite, avec des notes et mie ample préface, où le savant Père s'attache à prouver que la liturgie mozarebtçne remonte jusqu'aux temps apostoliques. Le P. Lebrun , de son côté, observe que dans le Missel dix cardinal Ximenès il se trouve plusjears ntbriqueM et plusieurs prières tirées dn Missel de Tolède, qui n'était pas le pur romain,
j mais qui était conforme en bien des choses an ! Missel gallican. Quelques protestants ont avancé ! que la croyance des chrétiens mozarabes était d'abord la même que la leur, mais qu'elle s'altéra sensiblement par le commerce qu'ils eurent avec Rome. La liturgie mozarabiqne dépose du contraire ; il n'est pas un seul des dogmes catholiques contestés par les protestants qui n'y soit clairement professé. La doctrine en est exactement conforme aux ouvrages de saint Isidore de Castille et aux canons des conciles d'Eanapne tenus sous la domination des Maures. Voy. le P. Le Brun , Hist . du rite mozarabique , t. III, des Erplicat. des cérémonies de la messe. Dernier, Diction, de theol. Richard et Giraud, t. XV, p. 833. Gaet. Moroni, vol. XXXIX, p. 64 et seq. Le Diction, de la théol. cathol., au mot Litur-
MOZARABIQUE (LITURGIE). Voy. l'article précèdent.
MOZETTE. Voy. Mosettb.
1. MOZZI (Luigl ou Louis), en latin Mutin* , jésuite , né a Bergame en 1740 , mort près de Milan l'an 1813, professa au collège des Nobles, dans cette dernière ville. Après la dissolution do sa société, en 1773, il rentra a Bergamo, où il devint chanoine et archiprélre. Il prit une grande part aux controverses suscitées en Italie par les jansénistes; et, ayant été appelé à Rome, il fut nommé missionnaire apostolique, puis membre de l'académie des Arcades. Parmi ses nombreux ouvrages nous citerons : 1° L>' Jansénisme dans son f^au jour, ou Idée du jansénisme; Venise , 1781, 2 vol. in-8°, — 2° Histoire abrégée du schisme de la nouvelle Eglise d'Vtrecht; Ferrare , 1785, in-8» ; Gand , 1829, i.n-8»; — 3° Les Cinquante Maisons pour préférer t Église catholique; Bassano, 1789, in-8°; trad. de l'anglais du duc de Brunswick; — 4" Les Projets des incrédules pour la ruine de la religion dévoilés dans les QEuvres de Frédéric, roi de Prusse , Assise. 1791. in-8° , 3e édit.; — 5° Abrégé historique et chronologique des plus imjxivtants jugements du Saint-Siér/e sur le bahim sme , le jansénisme et le quesneltisme; Foligno , 1792, 2 vol. in -8». Voy. relier, où sont indiqués les autres ouvrages de Mor.zi avec des détails intéressants; ce qu on retrouve dans Michaud, au Supplément '.
IL MOZZI (Marc- Antoine), en latin Mutius , savant littérateur , né à Florence en 1678, mort à Venise l'an 1730, étudia avec succès non-seulement la littérature , mais encore la théologie et le droit. Il devint chanoine archi-consul de l'académie de la Crusca et prédicateur distingué. Outre des poésies et quelques autres écrits purement littéraires, on lui doit : !• Istoviu di S. Cresci et de' santi martiri suoi compagni , comme pure délia Chiesa de/ medesimo tanto posta in Volcava di Mugello; Florence, 1710, in-fol. avec lig.; — 2» Discorsi sacri: ibid., 1717. Vou. Michaud . Bingr. univers. La Nouv. Biogr. gêner.
M0ZZ0LIN0 (Silvestre), dit de Prierio. Voy.
StLVESTRE DE PRIERIO.
MSCISLAW {Mscillavia ott Misteslavùi), ville épisc. du palatinat de Lithuanie, et dans la seigneurie de Moscow, sous la métropole de Kiovie. Ce siège a été uni à ceux d'Orsa et de Mohilow. Un de ses évêques , Silvestre Cossophe , assista en 1012 au concile tenu dans la Moldavie sous Parthenius I**, patriarche de Gonstantinople. Depuis elle a été unie à Polock et i Mohilauw. Voq. Lequicn, Oriens Christ., t. I, p. 128*. De Commanville, P* Table alphaM., p. 100. Gaet. Moroni, vol. XLVII, p. 36-31. Cornpar. Motm.M'W.