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et légat du Saint-Siège, y assembla un concile au sujet de Pierre , roi a Aragon , fauteur des
comté de Cominges, à deux lieues de Toulouse L'an 1313, Arnauld. archevêque de Narbonne
Albigeois. Vm. Labbe, t. XI. Hardouin , t. VI.
III. MURET (Pierre), oratorien , né à Cannes en Provence vers 1630, mort vers l'an 1690, fut aumônier du maréchal de Vivonne. Il a laissé, outre une Oraison funèbre du maréchal de Vironne : !• Explication momie de l'Epltre de saint Pmd aux Romains; Paris , 1677, in-8» ; — 2» Cérémonies funèbres de toutes Us nations; ib«d.. 1675 , in- 12 ; — » Traité des fsstins : ibid., in-12- Voy. Achard , Diction, de la Provtnee. Michaud, Biogr. univers.
MDRITA. Vmf. MORET.
MU RIT TE (Saint), martyr sous les Vandales, fat on des compagnons de saint Eugène, évéque de Carthage. Voy. Eugêkb, n° VII.
MURITUM. Voy. Morbt.
MURMURE. Ce mot, dans la Bible, ne signifie pas seulement une plainte , mais un esprit de desobéissance et de révolte, accompagné de paroles injurieuses à la Providence; c'est dans ce sens que saint Paul condamne les murmures dont les Israélites se rendirent souvent coupables. Us murmurèrent, en effet, contre Moïse et Aaron dan» la terre de Gessen, sur les bords de la mer Rouge, à M ara, à Sin, à Raphidim , à Pharan, après le retour des envoyés dans la Terre promise, etc. Or ces murmures séditieux de U part d'un peuple qui avait fait tant d'éprewes de» attentions et des bienfaits surnaturels de la Providence, étaient très- dignes de châtiment , aassi Dieu ne les laisea-t-il pas impunis. (Quelques incrédules ont voulu en tirer avantage contre la révélation , en disant que si Moïse irait donné autant de preuves nu on le suppose d'une mission divine , les Israélites ne ee seraient certainement pas révoltés si souvent contre lui. Mais la même histoire qui raconte révoltes, nous apprend aussi qu'ils furent punis, et souvent d'une manière surj, par une contagion, par le feu du ciel, par des serpents , par des gouffres subitement «verts sous leurs pieds; qu'ils furent toujours forcés de revenir à l'obéissance et de demander pardon de leur faute; et c'était toujours Moïse qui intercédait pour eux auprès de Dieu. Ces sortes de murmures sont donc des preuves de sa nus, on divine, quelques objections qu'on puisse y opposer. Voy. Nombr., xt, xil, XIV, xvi, xxi. Psaume lxxxvii, 30. Sagesse, l, 11. I Corintiu, x, 10. D. Cal m et, Diction, delà Bible. Herbier, Diction, de théol.
MU RUER (Thomas), franciscain, né i Strasbourg tu H7">. mort vers l'an 1536, se fit recevoir doctw en théologie, professa dans un couvent de son Ordre, et se retira à Lucerne, où il obtint une cure et une chaire. Zélé défenseur de la foi, il attaqua violemment Luther et stigmatua tes prédications d une manière si mordante, que la haine des sectaires le poursuivît partout. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : 1» De la Papauté ou de l'autorité suprême en matière de foi chrétienne, contre le rfoe- Uvr Luther; Strasbourg, 1520, in 4°; — 2» Des Ikr.trines et des prédications au docteur Luther; 1520, ù»-4»; — 3» Adresse à la noblesse allemande pour qu'elle défende ta foi chrétienne contre Martin Luther; Strasbourg, 1520, in-4°; — 4» Dispute sur F unité ea la foi chrétienne , tenue en 1526 à Ha de, par les doute cantons de la confédération ; Loceme, 15S7, ro-4*; — 6* Attentat antichrétien des autorités 4e Berne contre les saintes Écritures; ibid., 15», in-4**, — 6* La Sainte Messe
divine; ibid., 1528 ; tous ces ouvrages sont écrits en allemand. Voy. Michaud, Biogr. univers. La Nour. Bioyr. génér.
MUR0 (\furum ou Mur us), petite ville épisc. d'Italie sous la métropole de Conza. Son premier évéque, Eustache, siégeait en 1059, sous le pape Nicolas II. Voy. Ughelli, Itat. Sacr., tom. VI, p. 844. De Commanville, I» Table alphabét., p. 161. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVII, p. 67-60.
MURRAI. Voy. Moural.
MURRIT, lieu du diocèse de Sens où l'on assembla un concile en 850. Voy. Labbe, t. VIII. Hardouin , tom. V.
MUSACH DU SABBAT, c'est-à-dire qui servait le jour du sabbat. Le musuch, terme que la Vulgate a conservé, signifie, en hébreu , omi est couvert ; la version grecque l'a rendu par le fondement du siège, c'est-à-dire la base sur laquelle était porté le siège du roi Achas. Ce siège, qui probablement était couvert de tapis, orné de draperies, et qui était placé dans le parvis du
{icuple, fut transporté par l'ordre du roi dans e parvis des prêtres. Voy. IV Rois, xvt, 18. D. Calmet, qui, dans son Diction, delà Bible, parle d'un musach de Juda (Isale, xxti, 8), que la Vulgate a rendu par operimentum Juda. On peut voir les interprètes sur ce passage d'Isaïe.
MUSANZI0 (Giovanni- Domenieo), en latin Mutantius, jésuite, qui vivait dans la seconde moitié du xvn* siècle , a laissé : Fax chronoloyica, ad omnigenatn historiam sacram et profanai», ab orbe condito ad annum Mr. Chr. 4603 primitus accensa a B. P. Joan. Dom. Musantio, societ. Jesu, nunc vero auctior reddita, a mttltis nwndispurgata, etextensa ad annum ChristiMifl. Accessit canon chronologicus juxta 70 lntei*prctum, Ecclesiarum orienta hum et primitivorum Putrum suvimtationcm; 1708, 4 vol. in-12; Florence, 1732 ; Rome, 1750, 4 vol. Voy. le Journal de* Savants, 1732, p. 55.
MUSART (Charles), jésuite, né à Aire en 15*2, mort u Vienne, en Autriche, l'an 1653, professa la rhétorique . la philosophie et l'Écriture sainte a Douai. Il montra un véritable talent pour la prédication , et se rendit à Vienne en 1631, où il fit des cours de morale, de controverse et de théologie. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : 1° Annuhit œternitatis divini timoris; Douai, 1621, in-12; — 2* Litium marianum , seu de Sodalium Marianorum çastitate, in oratiam juventulis Parthenicœ; ibid., 1622, in-12, réimprimé en abrégé, sous ce titre : Liliohtm Marianum; Vienne, 1034, in -16: — & Anima evigilanse somno peccati; Douai, 1629; Vienne, 1631, in-12; — 4* Spéculum mortalitatis humanœ , ex subitis mortalium casibus; Lille, 1630, in-18; — f> Très Ciaves catli aureœ, sive meditatio quotidiana Passionis Dominical, Cultus singularis B. Virginis, Auctus amoris Dei et contritionis ; Vienne, 1632, in-12 ; — 6° Sunamitis christiana, sive affectus pii quibus anima disponitur ad rite et magno cum fructu recipiendum Christum in venerabili Bucharistia ; Vienne, I037,in-16; — l°Manuafe paxtorum, etc.; Douai, 1653; Mosheim, 1669; Vienne, in-12. Voit. Alegambe. Scriptores Societ. Jesu, p. 69. Sotwel, Biblioth. Scnptor. Societ. Jesu , p. 130. La Nouv. Bio</r génér.
MUSAPH, qui signifie proprement, en hébreu, ajouté, est une des prières contenues dans le rituel juif. Lorsque autrefois les Israélites avaient leur temple a Jérusalem, ils y offraient, le matin des jours de sabbat et des autres fêtes, deux sacrifices, dont le premier était prescrit par la loi, et le second était volontaire. Ces sa-
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crifices étaient accompagnés de certaines prières; et si une fête quelconque, comme, par exemple, celle de la néoménie ou du premier jour de Tannée, tombait le jour du sabbat, ils offraient en plus les sacrifices et récitaient les prières propres à chacune de ces solennités. Or ce sont ces prières qui dans le rituel portent le nom de Afousdph, et au pluriel Mousùphim. Depuis la destruction du temple et l'abolition des sacrifices, ils continuent a faire les mêmes prières.
MUSARAIGNE. Voy. Mygale.
M USB ADA , siège épisc. de la province d'isaurie, sous la métropole de Séleucie, au diocèse d'Antioche. On en connaît deux évéques , dont le premier, Sisinnius , assista et souscrivit au septième concile général, et, le second, au concile de Pholius, sous le pape Jean VIII. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. II, p. 1034.
I. MDSCULUS (André), luthérien, dont le nom de famille était Meusel ou Maesel, qu'il latinisa suivant l'usage des érudits de son temps, naquit à Schneebèrg, en Misnie, l'an 1514, et mourut en 1560 ou 1581. 11 professa la théologie à Francfort-sur-l'Oder, après y avoir été pasteur. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, qui ont été mis à Ylndex par Clément VIII. Musculus était un des plus zélés défenseurs de l'ubiquilé; il donnait dans des rêveries qui diminuaient beaucoup le prix que pouvaient avoir ses livres. 11 enseignait que Jésus-Christ n'avait été médiateur qu'en qualité de Dieu; que la nature divine était morte comme la nature humaine ; que le Sauveur n'était pas réellement monté au ciel, mais qu'il avait laissé son corps dans la nuée qui l'environnait. Il avait imaginé ces erreurs pour combattre Stauler. qui prétendait que Jésus -Christ n'avait été médiateur
3u'en qualité d'homme, et non pas en qualité 'homme-Dieu. Voy. Feller, Biogr. univers,