‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 41 sur 1294 · LAUR · texte numérisé non relu

LAUR

r, etc.; Saumor, 1059, in-12; — 8» Remarques sur le texte de ta Ht Ne, ou Explication des mots, des phrases et des figures difficile? de la sainte Écriture; Genève , 4667, in-4». Voy. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. gêner. LAUNOGISILUS. Voy. Lonois.

I. LAUNOt (Jean de), canoniste et historien, né au Val-de-Sis, prés de Valogne, en 1003, mort à Paris l'an 1078 , était docteur de Sorbonne de la maison de Navarre, fit en 1634 un voyage à Rome , où il connut Holstenius et Léo Allalius. De retour à Paris, il se livra eiclusivoment à l'étude, refusant tous les bénéfices et toutes les dignités qu'on lui ofïrait. Il tenait chez lui tous les lundis des conférences oui t uront une espèce d'école académique, où fon trouvait à s'instiuire, et quelquefois aussi à s'égarer: et, comme elles prenaient Pair de eonventicules où se rendaient des gens d'une humeur dogmatisante, le roi les interdit en 1630. On s'y occupait beaucoup de Richer, de ses opinions, et on cheichait a établir un système démocratique et anarebique qui, ne convenant à aucune société , renverserait par ses hases l'autorité de l'Église catholique. Pour détourner l'attention du public, on faisait la guerre aux légendes en attaquant les fables qu'elles peuvent renfermer, mais en même temps plusieurs faits vrais ou probables que la critique de Launoy ne distinguait pas des faits supposés. Notre canoniste aima mieux se faire exclure de la Sor bonne que de souscrire à la censure du docteur Arnauld, condamné par Home et par l'Église de France. 11 lit plus, il écrivit contre \otormulaire de l'assemblée du clergé de 1650. On l'a accusé (en en fournissant plus d'une preuve) d'altérer les textes qu'il citait avec une impudeur incroyable. La plupart de ses raisonnements ne sont pas plus justes que ses citations; il semble quelquefois avoir eu d'autres vues que celles qu'il annonce. Ses écrits sont très - nombreux ; mais ils ont été presque tous condamnés par la S. Congrégation de V Index, dont le dernier décret est date du 2*2 septembre 170»), sans parler du décret de Clément XI, fulminé le SB janvier 1704,contre la Véritable Trudttwn de l'Eglise sur la prédestination et la yriïcc: ouvrage que Dupin et quelques autres regardent comme indigne de Launoy, mais que la plupart des critiques lui attribuent, parce qu'ils y ont reconnu, au contraire, ses sentiments et sa manière d'écrire. Les Œuvres de Launoy ont été publiées par l'abbé Granet; Genève, 1731- 1733, 5 tour, ou lu vol. in-fol., avec la Vie de l'auteur et plusieurs de ses écrits qui n'avaieut pas encore vu le jour. Voy. le Jour», des S«vants, ami. 1604, 1005, 1607, 1008, 1075, 1088, 1608, 1701, 1701, 1705, 1740 et 1731. Moréri , DictioM. kistor. Nicéron, Mémoires , tom. XXX 11. Richard et Giraud. Kellcr, qui donne des détails In v intéressante soit sur Launoy, soit sur ouvrages. Michaud, Broyr. univers. La Nouv.

Bkxji . yéuér. Le Diction, de lit tftéot. cnlhol.

11. LAUNOY (Matthieu de), prêtre de la Ferté- Alais, au diocèse de Sens , se fit protestant en 1500, et fut pasteur a Sedan, ou il se maria. Mais, étant rentré dans le sein de 1 Église , il devint chanoine de Soissons et curé de Saint- Méry à Paris. Ayant embrassé le parti de la Ligue, il se mit à la téte de la (action des Seize, et fut le promoteur de la mort du président Brisson,ce qui l'obligea à se retirer en Flandre, OÙ il mourut. On a de lui : 1» Motifs de son clwngcment; — 2° Réponse aux calomnies des ministres protestants ; — 3» quelques Écrits de Voy. La Croix du Maine et Du Ver-

dier de Vauprira9, Bihlioth. françaite.

in Annal ib. relier, Biogr. univers.

LAUN0MARUS. Voy. Laumer.

LAUN US. Voy. Là, n» I.

I. LAURE [Lauta). mot dérivé du grec, et oui signifie luuneau, village; lieu où les moines demeuraient autrefois. Los laures étaient des espèces de villages dont chaque maison, séparée, était habitée par un ou deux moines. Les moines des anciennes laures ne s'assemblaient qu'une fois la semaine, le samedi jusqu'au lundi, pour faire l'olïice en commun. Du roste, ce mot de laure ne s'emploie qu'en parlant des anciens monastères d'Orient et d'Egvpte. La première laure fut fondée par saint Chariton, qui, selon les uns, fut martyrisé sous l'empereur Aurélien, et qui, selon les autres, ne fonda sa laure, à six milles de Jérusalem, qu'après que saint Hilarion eut introduit la vie mona>tique dans la Palestine. Voy. Tillemont, Hist. des Emper., tom. 111, p. 718, et Mémoires pour servir ù l'Hist. ecctés., tom. IV, p. 684. Le P. Hélyot , Hist. des Ord. reliy., tom. I , ch. XVI. Du Cange , GJossarium, ad voc. Lauka. Riehard et Giraud. Sarnelli, Lettere ercles., tom. 111, let. XLiv. Hergier. Diction, de théol. GaeL Moroni , v. XXXV 1 1 , p. 176, 177. Le Diction, de la théol. cathol.

II. LAURE ( biwa paroc/ualis ecclesia ), terme qui s'employait aussi autrefois pour désigner ce que nous appelons aujourd'hui une église paroissiale. Ainsi, quand on dit d'Anus qu'il gouvernait une taure d'Alexandrie, cela sijtnilie qu'il gouvernait une paroisse d Alexandrie.

1 AUREDAN0 (Léonard ), chanoine régulier , né à Venise, vivait au XVII* siècle, est auteur de : F<»ét des choses morales et prcdicubles ; Venise , 10*20; Anvers. 1018.

LAUREL ou LAURELIUS (Ohms), protestant, évéque d'Aarhus, né dans le Westgothland, en Suède, l'an 1585, mort en 1670, professa la théologie et la philosophie à Upsal. Nommé évéque en 1617, il montra le plus grand zèle pour le maintien do la discipline, et rédigea un nouveau code ecclésiastique qui fut approuvé par les états du royaume. On lui doit ; 1» Vomntudtum thcoloyieum ; Stockholm, 1640, in-4°; 1000, in-8" ; — 2° Syntayma theologicutn m thesi et ontitbesi adornutum; l psal , K»41 , iii-4°; — 3» Articvlorum fidei Synopsis biblica, en latin et en suédois; Lindkœping , 1666, in-8»; — 4» des Dissertations, des Sermons et des Oraisons htnèbres. Voy. la Souv Biogr. genér.

L LAURENS (Honoré du), avocat général au parlement de Provence, mort à Paris en 1612, se distingua dans le parti de la Ligue. Devenu veuf, il embrassa l'état ecclésiastique , et Henri IV lui donna l'archevêché d'Embrun, que Laureus gouverna avec une très-grande sagesse. On a de lui : 1° un Traité sur l'édit d'Henri pour réunir les protestants à t Eglise catholique ; 1588, in-80; — La Conférence de Surène, entre les députés des états généraux et ceux du roi de Savarre: 15'J3, in-8» Voy. Feller, Biogr. univers.

IL LAURENS (Louis du). Voy. DuLAt'RENS.

1. LAURENT (Saint), diacre et martyr, né à Rome , mort le 10 août 258, jouissait? à cause de sa vertu, d'une si grande réputation, qu'il occupait le premier ranp parmi les diacres. A, cette époque, 1 empereur Valérien ayant ordonné qu'on fit périr les évéques, les prêtres et les diacres, le pape saint Sixte cueillit le premier la palme du martyre , et saint Laurent se disposa a la mort. Il distribua aux pauvres les biens de l'Église , et le préfet de Rome l'ayant lait arrêter, lui demanda les trésors de VF

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