‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 447 sur 1294 · NOVE · texte numérisé non relu

NOVE

ment cultivée et semée. Tous les canonistes conviennent que, selon le droit commun, les dîmes des novales appartenaient aux curés et aux vicaires perpétuels, par préférence aux gros décimateurs, sans diminution de la portion congrue. Il y avait cependant de gros décimateurs, tels que les religieux de Cluny et les bénédictins de Saint-Denis en France, qui avaient des privilèges qui les autorisaient a percevoir la dirne des novales de préférence aux curés et aux vicaires perpétuels. Voy. Collet, Moral., tom. VI. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et connu, purtatif.

NOVAMALA. Voy. Trovamala.

NOVARE {Sovaria , Novarra), ville épisc. ditalie sous la métropole de Milan, et capitale du Novarais ou Novarèsc, à qui elle donne son nom. Le premier évéque de cette ville, saint Gaudence, fut sacré en 307. l'oy. Ughelli , Italia sacra, tom. IV, col. 689. Richard et Giraud. Gaet.Moroni.vol. XLV1I1, p. 131-136.

NOVARIN (Louis) ou NOVARINI (Luigi), théatin, né à Vérone en 1594, mort l'an 1650, remplit divers emplois dans son Ordre, et se livra à l'étude des langues grecque, hébraïque et syriaque. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1° E/eeta sacra, in quitus, qua ej lutino grœrn, hebraico, chaldaico fonte,qua exuntiqttis llebr<ro~ rum, Persarum, Romanorum,aliarum<jue gentium rit t bus , qua-dam divina Scnpturce (oca noviter explicantur et illustrantur; Venise, Lyon et Vérone, 1627-I6i5, 5 vol. in-fol.; — 2° Schediasmata sucro-jprofuna ; Lyon, 1635, in-fol.; — 3° Adagio ex SS. Patrum ecclesin^tirorumoue scriptorum monumentis deprompta ;ib\d.,\(j3ï , 2 vol. in-fol.; — 4° Matthrrus, Marcus, Lucas et Joannes expensi; ibid., 1642-1643, 3 vol. in-fol.; — 5° Paulus expensus ; Vérone, 1644, in-fol.; — 6° Omnium scientiarum Anima, /toc est axiomata phy-ico-theologica; Lyon, 1644, 3 vol. in-fol.: — 7° Moses expert tus; Vérone, 1040-1648, 2 vol. in-fol. Voy. le P. Nicéron, Mémoires, tom. XL. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nom. Itiogr. géne'r.

NOVARRA. Voy. Novare.

1. NOVAT (Saint), en latin Novatus, est fort honoré à Rome, où son culte est devenu trèspopulaire. 11 était fils de saint Prudent, sénateur romain, et frère de saint Timothée, prêtre, ainsi que de sainte Pudentienne et de sainte Praxèae, vierges. On célèbre sa fète le 20 juin.

IL NOVAT {Novatus), hérésiarque du ni" siècle, était piètre de l'église de Carthage. Il dépouilla les veuves et les orphelins, détourna les deniers de l'Église, embrassa le parti de Félicissime, diacre de l'église de Carthage, et s'éleva contre sain^ Cyprien, sous prétexte qu'il n'était pas assez indulgent envers ceux qui étaient tombésdans l'idolâtrie pendant les persécutions. Il se rendit à Rome en 251, s'y lia avec Novatien, qu'il fit ordonner antipape; puis, retournant en Afrique, il Ut revivre l'erreur de Montan, et enseigna que le sacrement de pénitence était inutile pour la rémission des péchés, et que les secondes noces étaient criminelles. Saint Cyprien le combattit avec zèle, et les églises d'Orient et d'Occident le condamnèrent à 1 unanimité. Voy. Cyprian., Epi.*/. AX17 et L//.Epiph.. Ha-res., lix. Eusèbe, Hist. écriés., L VI. Richard et Giraud.

III. NOVAT (Jean-Raptiste), clerc régulier des infirmes, né à Milan, mort en 1648, a laisse, outre plusieurs ouvrages restés manuscrits : 1* l)e Emincntia Deiparœ Virginis Maria3; Pologne, 1639-1650; — l> Euchanstici A mores; Mi- i Un, 1645; Vittôrfa, 1726,2 vol. in-fol.; - 3» Ad-

notationes et decirionex morales pro opporiuno infinnis et moribundis nusiUo proestando , Pologne, 1638, in-8°- trad. en italien; Milan, 16*6, in-12. Von. la liiolioth. $eri/>(or. Medtolan.

NOVATEUR. On appelle ainsi celui qui enseigne une nouvelle doctrine en matière de foi. Ainsi tous les hérétiques sont des novateur* , puisque tous ont enseigné quelque doctrine qui n'existait pas avant eux, et opposée à celle de .lésus-Christ. A la vérité, les novateurs des derniers siècles ont accusé l'Église romaine ellemême d'avoir innové en altérant la doctrine enseignée parles apôtres; mais ils n'ont jamais pu et ils ne pourront jamais prouver la légitimité de ce reproche. Au contraire, tous ceux

SI h i parmi eux ont examiné la question de bonne oi, ont reconnu que l'Eglise romaine n'a d'autres crovances aujourd'hui que celles qu'elle a reçues de Jésus- Christ et des apôtres, l'oy. Bergter, Diction, de tkéol., et les autres apologistes de la religion, où la thèse que nous soutenons est prouvée jusqu'à l'évidence.

NOVATIEN (Smatianus), antipape, vivait au IIIe siècle. Après la mort du pape Fabien , Corneille ayant été élu pour lui succéder, Novatien déclara nulle cette nomination, et, secondé par l'hérésiarque Novat, se lit ordonner pape. Bientôt, joignant l'hérésie au schisme, il enseigna : 1° qu'il ne fallait pas admettre à l'absolution ceux qui avaient péché mortellement après le baptême; 2° qu'il fallait rebaptiser ceux qui avaient la même foi que le pape Corneille, et remettre la Pàque au 14 de la lune, avec les Juifs , etc. Condamné par les conciles de Carthage et de Rome, ainsi que dans plusieurs synodes, il fut combattu par saint Cyprien, saint Euloge, et presque tous les Pères qui ont vécu de son temps ou après lui, jusqu'au VIe siècle. Les ouvrages de Novatien ont paru sous ce titre : Novatiani, presbyteri Romani , Ojtera quœ supersunt omnia, etc.; Londres, 1728, in-8°. Voy. Cyprian., Epist. XLVl, XLVU, etc. S. Epiph., livres., lxii. Hieron., ht Catal., c. lxx. D.Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. 111, p. 290 et suiv. Richard et Giraud.

NOVATIENS (Sovatiant\ hérétiques qui prirent aussi le nom de Cathares ou Purs, et qui avaient adopté les opinions de l'antipape Novatien. Ils subsistèrent en Orient jusqu'au vin* siècle, et en Occident jusqu'au temps du pape saint Léon le Grand, qui fut élu en 440. Apres le concile de Nicée, qui fit des règlements pour la forme de leur réception a l'Eglise, ils se divisèrent entre eux. Ces hérétiques poussèrent l'erreur jusqu'à ôter à l'Église tout pouvoir de lier et de délier. Cependant ils exhortaient les pécheurs à la pénitence, quoiqu'ils leur ôtassent toute espérance d'être reçus dans le sein de l'Église. Tous les historiens ecclésiastiques ont parlé de cette secte. Saint Cyprien, saint Pacien, saint Ambroise, saint Rasile, ont écrit contre les Novatiens. Us ont été condamnés dans plusieurs conciles tenus en Italie et en Afrique, et enfin par le concile général de Nicée. Voy. Euseb., Hist. eccles., 1. VI, c. xxxv; 1. VII, c. vu. Socr.it., ///*/., 1. IV, c. xui. Epipl «an. ,Hœres., ux. Théodore t., Hœrtt. Fab.. 1. III, C< v. Cyprian., Epist. LX.XIII ad Jubuwnum. Ambros.. De Pvmtt., I. I, c. vi. Dyon. Alex., Epist. ad Dyon. Rom., apud Euseb., Hist., 1. VII, c. vu. Photius, Cod. 182. Richard et Giraud. Le Diction, eccles. et canon, portatif . liergier, fto tion. de théol. Pluquet, Diction, des hérésies.

NOVELLE, terme de jurisprudence qui se dit des constitutions de plusieurs empereurs, et surtout de celles de Justinien. Les

NOVO - 1619 - NOYO

citent beaucoup les Novelles, et ils les citent ordinairement par cette abréviation : Nov.

NOVESITJM. Voy. Nuys.

NOVICE {Sovitius), religieux ou religieuse qui n'a pas encore fait ses vœux, et qui est dans son année Réprobation, appelée noviciat, pendant laquelle on éprouve sa vocation. D'après le règlement du concile de Trente, on ne doit admettre les novices à la prise d'habit que lorsqu'ils ont atteint l'âge de puberté, qu'ils ont été suflisamment éprouvés, et qu'ils peuvent remplir dignement les devoirs de l'état auquel ils aspirent, comme la santé, la science, la vertu, etc. Enfin le même concile exige, comme une chose absolument nécessaire à Ta validité de la profession, une année entière de probation. Voy. Conc. Trid., sess. XXV, c. xv. De Regul.. et c xvn.Fagnan, in II part., III Décrétai. De Reçu "m b. C. D. apostoti. Collet, Moral., tom. V. La Combe, Juritprwi., au mot Novice, p. 422. Larnetet Fromageau, au mot Noviciat, cas 3 et 4. Richard et Giraud, qui traitent : 1° Des qualités des novices ; 2° Des devoirs des novices ; 3° De rexamen des novtces; 4» Du temps de probation des novices ; 5° Des dispositions dont les novices tout capables. Le Diction, ecciés. et canon, portatif, qui rapporte l'ancienne législation civile de France relativement aux Novices.

NOVICIAT , temps pendant lequel on éprouve si ceux qui se destinent à l'état religieux ont la vocation et les qualités propres pour vivre dans la regle dont ils doivent vouer l'observation. Le noviciat était autrefois de trois ans, suivant la rpgle des anciens moines d'Égypte , que Justinien suivit dans sa Novelle \, cap. n : In veste laica per triemimn tnaneant. Saint Benoit le réduisit a un an. Le concile de Trente veut qu'en quelque religion que ce soit, tant d'hommes que de femmes, on ne fasse point profession avant seize ans accomplis, et qu'on ne reçoive personne i ladite profession , a moins qu'elle n'ait passé un an entier dans le noviciat après avoir avoir pris l'habit. Voy. Conc. Trid., *ws. XXV, c. xv, de Regularibus. L'abbé André, Omrt alphabet, de droit canon, où on trouve des détails utiles a connaître sur le noviciat.

NOVIODUNUM. Voy. Noyon.

NOVIOM AGUM BELGARUM. Voy. Noyon.

L N0V10MAGUS (Jean). Voy. Bronchorst.

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