‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 450 sur 1294 · MIT · texte numérisé non relu

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l'an 814, et le sixième , en 134L Ce siège a été supprimé par le concordat «le 1801. V»)/. la Gal~ lia Christ., tom. IX, p. 978 et seqq. La Regia, tom. XX.Labbe, tom. VII, XL Hardouin,t. IV, VII , VIII. De Commanville, /" Table alphabet., p. 173. Richard et Giraud, tom. XXVIII , p. 467 et suiv. Gaet. Moroni, vol. XLVIU, p. 143-145.

NUBIE, vaste contrée d'Afrique, bornée au nord par l'Egypte, au couchant par Zaara , au levant et au midi par l'Ethiopie supérieure ou l'Abyssinie. Ce pays formait autrefois une province ecclésiastique au patriarcat d'Alexandrie; mais cette Éjilise est aujourd'hui ruinée, et les habitants, qui des le IV* siècle avaient embrassé le christianisme, sont a présent mahométans. Cependant leurs cérémonies sont mêlées de christianisme et de judaïsme. On ne connaît que trois métropolitains de Nubie, dont le premier, Cyiïaque, siégeait du temps de Chaïl lw, patriarche d'Alexandrie. Voy. Leqnien, Oricns Christ., tom. Il, p. 602.

1. NU, NUDITÉ, teintes qui, outre leur signification littérale, signitient quelquefois dans PEcriture : être dépourvu de secours ou désarmé. Ainsi, après l'adoration du veau d'or, les Israélites se trouvèrent nus au milieu de leurs ennemis. Nu se met aussi pour découvert, connu, éclairé. La nudité des pieds était une marque de respect. Moïse se déchaussa, par ordre de Djeu, pour s'approcher du buisson ardent. On a pensé, d'après les paroles de l'Ecclésiaste , que les Israélites étaient leurs souliers en entrant dans le temple; coutume qui est encore eu usage chez les Turcs, et parmi les chrétiens d'Éthiopie. Dans l'Écriture, la nudité des pieds se met aussi quelquefois pour la nudité de ce que la pudeur veut qu'on tienne caché. La nudité de l'ignominie, ou découvrir ta honte d'une personne, marque ordinairement une action honteuse. La nudité se met encore pour être peu ou mal vêtu, ou demi-nu, à la façon des esclaves. Voy. Exode, III 1 5; xxxn, 25. Jérémie, H. 25; xiil , 26. Thren., I, 9. Lévit., xx, 19. I Rois, xix, 21. Isaïe, xx, 2, 3. I Cor., iv, 2. II Cor., xi, 27. Rom., vin, 35. Job, xxvi,6. llébr. rv. 13.

IL NU-PIEDS. Voy. Nupédales.

NUAGE. Votf. Nue.

NUCERIA. Voy. Nocera, n« I et IL

NUCERI£. Voy. Noyers.

NUDITE. Voi,. Ni , n» I.

NUE, NUEE, NUAGE, trime qui se prend quelquefois pour le brouillard du matin. L'Écriture nous représente les nuées comme des réservoirs d'eau ou de pluie qui se répandent sur la terre d'après l'ordre de Dieu; et Job, parlant du chaos primitif, dit que Dieu avait enveloppé la mer comme d'une nuée. Isaïe prie le seigneur d'ordonner aux nuées de pleuvoir le Juste sur la terre ; et, lorsque l'Écriture parle du second avènement de Jésus-Christ, elle le représente descendant sur des nuées, environne de majesté. Lorsque les Israélites sortirent de l'Egypte , Dieu envoya une colonne de nuée poulies conduire dans leurs démarches. Ordinairement cette colonne était à la tète de l'armée d'Israël; mais, lorsqu'ils fuient arrivés à la mer Rouge, elle se plaça entre le camp des Israélites et celui des Egyptiens , de sorte que ces derniers ne purent approcher des Israélites pendant la nuit. Le matin, voyant que la nuée suivait les Israélites , qui avalent passé la mer à

Ïiied sec, ils voulurent les poursuivre, mais ils urent tous engloutis sous les eaux. Cette nuée, qui suivit toujours les Israélites, était lumineuse pendant la nuit, afin de les éclairer; et

durant le jour elle était sombre et épaisse , afin de les préserver de la chaleur excessive des déserts de l'Arabie. Par ses mouvements, cette nuée donnait aussi au peuple le signal pour asseoir ou lever le camp. Enlin, lorsque le Seigneur apparut sur le mont Sinaî, ce fut au milieu de la nuée; et, après que Moïse eut dressé et consacré le tabernacle, la nuée remplit son parvis, de sorte que Moïse ni les prêtres ne pouvaient y entrer; la même chose arriva à la dédicace du temple de Salomon. Lorsque la nuée paraissait sur la tente devant laquelle se faisaient les assemblées du peuple, on jugeait

3uc le Seigneur était présent. Lorsqu'on parle, ans l'Écriture, des apparitions de Dieu, on le représente toujours environné de nuages. Voy. Exode, xiii, 21. 22; xiv, 19, 20; xxxiv, 35. Nombr., ix, 15-17. Isaïe. xix, 1. Matlh., XVII, 5 Ps., xvn, U, 13; xevi, 2. III Rois, Vin, 10 12. Osée, vi, 4; xm, 3. Job, xxvi, 8; xxxviu . 9. Isaïe, XXV, 8. Matth., xxiv, 30. Luc, xxi, 27. Apocal., xiv, 14, 15, 16. Voy. Dergier, qui , dans son Diction, de théol., réfute les absurdités avancées par le fameux déiste anglais Toland au sujet de la colonne de nuée. Buffet, qui l'a fait avec plus de développements dans ses Réponses critinues , où nous avons puisé nous -même le fond de ce que nous avons dit dans Les Livres saints vengés, tom. 1", p. 35J-374, en Taisant remarquer au lecteur que le grand ouvrage sur l'Egypte publié par 1 ordre de Napoléon l*r contient dans le premier volume { Antiquités , Mémoires, p. 291 et suiy.), une Notice sur le séjour des Hébreux en Egypte, et sur leur fuite dans ledésert, par Dubois-Aymé, laquelle semble n'être qu'une copie de la dissertation du philosophe anglais; car M. Dubois emploie les mêmes raisonnements, invoque les mêmes exemples. NUGARIOLUM. Voy, Nogaro.

NUGNUS (Didace Cabezude), écrivain espagnol du xvue siècle, a donné : 1° un Commentaire sur la III'' part, de la Somme de saint Thomas, des sacrements; Venise, 1(302, 2 vol.; — 2° un Traité de l'autorité du Pape , des conciles et des indulgences.

NUHADRA ou BENI-HUDRA, peut-être la même que Neerda, ville épisc. sous le maphrien des jacobites, située sur les confins de la Mésopotamie et de la Rabylonie. On trouve aussi l'église de Ntdiadra parmi les évêchés du diocèse des Chaldéens, d'abord sous la métropole d'Adiabène, puis sous celle de Mossul. On connaît quatre évèques de Nuhadra , dont le premier, Daniel, assista en 630 à l'élection du maphrien Marulha. Voy. Lcquien , Oricns Cluùt., tom. II, p. 1233 et 1592. Richard et Giraud. Comvnr. HOMTA et MAALTA.

NUIT. Les anciens Hébreux commençaient le jour artificiel au soir, et le finissaient de même; de sorte que la nuit précédait le jour, et qu'on disait : Factum est vespere et mane dtes unus. Ils donnaient douze heures à la nuit . et autant au jour; mais ces heures n'étaient égales

3u'au temps de l'équinoxe, et elles différaient e beaucoup dans les autres temps , celles du jour étant fort longues dans l'été, et très-courtes dans l'hiver, tandis que celles de la nuit, au contraire, étaient courtes dans l'été, et longues dans l'hiver. — La nuit est mise, dans l'Écriture,

[tour le temps de l'adversité ou de la mort; et es fiis de la nuit y sont pris, dans le sens moral , pour les méchants. Voy. Genèse , i , 5. Lcvit., xxiii, 32. Ps. xvi, 3, 4. I Thessalon.,v,2,5. D. Calmet, Diction, de In Bible. Bergier. qui répond à l'objection faite par les incrédules contre le passage de saint Matthieu (xn, 40),

NUMI

NUSC

où il est dit que Je Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.

NULLITE. 11 y a trois sortes de nullités en matière «le provision de bénéfice : la nullité absolue, la nullité radicale et la nullité relative. 1* La nullité absolue existe lorsqu'il y a un vire inhérent à la provision même , soit un défaut de qualité dans les témoins qui ont souscrit la collation, soit un défaut d'insinuation. 2° La nullité radicale est celle qui nait d'un vice essentiel et intrinsèque à la provision; tel, par exemple, que celui qui résulte du défaut de pouvoir dans le collateur, ou de capacité dans le collataire, etc. 3° La nullité relative est celle oui n annulle le titre que relativement au droit a un certain nombre de personnes, par exemple, des collateurs et des expectants. Cette nullité n'est point inhérente au litre . mais elle est, pour ainsi dire, conditionnelle, c'est-à-dire que son exécution dépend d'une condition , et cette condition est que ceux qui ont droit au bénéfice ne &e plaindront point ou n'exerceront pas leur droit. \'»if. Richard et Giraud.

I. NUMENIUS , fils d'Antiochus, fut envoyé Jonathas Mâcha bée pour renouveler l'alliance des Juifs avec les Romains et les Lacédëmoniens. Il fut encore député dans le même bot, quelques années après, par Simon Mâchais*. \<,y. I Machab., xii , 16; xiv,22; xv, 15.

IL NUMENIUS , philosophe grec du il* siècle, né a Apatnée , ville de Syrie , fut un des premiers philosophes qui tentèrent de concilier les grandes écoles grecques avec les doctrines orientales. » Je sais , dit Oriçène , que le pythagoricien Xuiuenius , qui a si bien expliqué Platon, et qui était si versé dans la philosophie de Pytha^ore , cite dans beaucoup d'endroits de ses ouvrages des passages de Moïse et des prophètes, et qu'il en découvre habilement le sens caché. C'est ce qu'il fait dans l'ouvrage qu'il a intitulé Epops, dans son livre des Nombres et dans son traité de Y Espace. Bien plus, dans son HP livre Du Souverain bien il cite un fragment de l'histoire de Jésus-Christ dont il cherche le sens caché. » 11 ne nous reste des écrits de Numenius que des fragments, mais assez nombreux, qu'on trouve dans Origen., Théodoret et Eosebe. Voy. Origen., Adversus Cctsum. Euseb, Vra-yuraUo evuttgelica. Feller, Bi'o^r. unitert. La Souv. Hiogr. yénér.

JTUMERICA ou NUMERICUM, siège épisc.

de la deuxième Bithvnie , sous la métropole de Nicée. On n'en tonnait qu'un évêque . Constantin, qui assista au huitième concile général. Voy. Lequien. Orient Christ., tom. 1, p. GUI. NUMIDÏCUS. Voy. N'UMIDIQLE.

I NOMIDIE, vaste contrée d'Afrique, bornée par la mer Atlantique, le désert de Sahara, l'Egypte, la Barbarie, et une partie de la Méditerranée. La religion chrétienne y a fait des progrès merveilleux. Au iv« siècle, Cirte était la métropole de la province ecclésiastique de Numidie, avec cent trente -quatre évêchés suffragants, dont De Comman ville cite un grand nombre, et qui ont été décrits par Morcelli. De l'an 318 a l'an 64G, cinq conciles ont été tenus dans ce pays. Voy. le P. Mansi , Suppléai, à la coltrtt. des omc.p tom. I, col. 217 et 309. La Rcgia, tom. XVI. Labbe, tom. V. Hardouin, tom. 111. De Commanville, Hist. des archevéctiés et évéché%, p. 153 et suiv. Richard et Giraud. Morcelli , Africa christiana. Gaet. Moroni , volume XLVIH.p. 149-150.

IL NDM1D1Z, siège épisc. de la Mauritanie Césarienne, dans l'Afrique occidentale , sous la ttétropo/e de Césarée. C'est aujourd'hui un

simple évêché t'n partibus. Voy. De Commanville, Table alphabét., p. 171. Gaet. Moi oui, vol.XLVIII. p. 150.

NUMIDIQUE (Saint), en latin Numidicus, prêtre de Carthage et confesseur, vivait au ni* siècle. Il se distingua particulièrement par son humilité, sa douceur et sa charité, et seconda de tout son pouvoir saint Cyprien pendant la persécution excitée contre lés chrétiens sous l'empereur Dèce. Ce saint évêque , voyant les services importants qu'il rendait à son Eglise , le nomma vicaire avec deux évéques et le prêtre Rogatien ; et, par l'ordre de saint Cyprien, ils excommunièrent Félicissime, qui avait causé un schisme dans l'Église. On célèbre la l'été de saint Numidique le 9 août, avec celle des autres martyrs d'Afrique. Voy. Tillemont , Mémoires , dans la Vie de saint Mappalique , t. III. Richard et Giraud.

NUMISMA CENSUS, pièce de monnaie de l'empereur romain, qui, lorsque les disciples des Hérodiens vinrent tenter Jesus-Christ, était Tibère. Il parait que cette espèce de tribut au sujet duquel ces hypocrites voulaient surprendre le Sauveur, était une capitation ou taxe par tète. Voy. Matth.. xxii, 16, 17, 18, etc. D. Calme t, Diction, de la Bible.

N0N, fils d'Élisama et père de Josué, appartenait à la tribu d'Ephraïm. Compar. Navé.

NUNCUPATIO. Vou. Nomination , n" I.

NUNILLON et ALODIE (Saintes), Nunilo, Alodia, vierges et martyres en Espagne, vivaient au ix* siècle. Elles étaient sœurs et issues d'un père mahométan et d'une mère chrétienne; mais elles furent élevées, avec la permission de leur père, dans le christianisme. Apres la mort de celui-ci, leur mère se remaria avec un autre mahométan, ce qui obligea les deux sœurs à se retirer chez leur tante, afin d'éviter les persécutions de leur beau-père. Leur vertu jeta un si grand éclat , qu'elles furent arrêtées et conduites devant le juge, qui, n'ayant pu obtenir qu'elles renonçassent à la foi , leur ht trancher la tête. On honore leur mémoire le 22 octobre. Voy. saint Euloge de Cordoue, Mémorial, I. II, c. vu, auteur contemporain. Ambroise Morales, dans ses Notes, p. 286-288. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVUI,p. 150-151.

NUNNING (Jodocus - Hermann), antiquaire allemand , né à Schuttorp , dans le comté de Bentheim, en 1G75, mort l'an 1753, entra dans l'étal ecclésiastique, et devint protonotaire apostolique, puis conseiller ecclésiastique de l'archevêque de Cologne. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1° Dipiomatis Çaroli Magni de scholis grafcis et la finis anno 801 Ecclesiœ Osnabrugensi concessi vindicata Veritas; 1720, in-4°; — 2* Monumentorum monasteriensium Decuria prima, /<*•« diœceseos, ab A et B inchoantia, inscript ionibus et exegesi topograpltica historica illustrons; Wesel, 1742, in-4». Foi/.Mcusel, Lexicon. La Nouv. Biogr. génév., où l'on trouve indiqués les autres écrits de Nunning.

NUNNIUS (Grégoire-Coronel). Voy. Coronel.

NUPÉDALES ou NU-PIEDS {Nupides), hérétiques issus des Albigeois, qui disaient que, pour être sauvé, il fallait marcher sans chaussures. Leur erreur a été renouvelée par différents fanatiques, entre autres par un parti d'anabaptistes qui parut en Moravie à la lin du xvi* siècle ; ils vivaient à la campagne , faisant profession d'imiter la vie des apôtres. On les appela aussi Spirituels ou Séparés. Voy. Jean do Parme. Jovct.tom. I, p. 470. Praléole, Hist. nudip.

NURSIA. Voy. Norcia.

NUSC0 (Nuscum), ville épisc. d'Italie sous la

OBAD

métropole de Salerne. Son premier évéque, saint Amat, fut sacré après Tan 1068, quoique l'évéché eût été érigé en 1048. Voy. Ughelli, Italia Sacra, toin. VII , p. 532. De Commanville, In Table alp/iabét., p. 174. Richard et Giraud. Gaet. Mo roni, vol. XLVIII, p. 576-578.

NDSSIA. Voy. NOT8.

NUTU ou AD NUTU M; expression qui désigne la (acuité qu'a un supérieur de révoquer les commissions dont il a favorisé quelqu'un. Ainsi on dit qu'un bénéficier est révocable ad nutum, pour dire a la volonté de celui qui a donné le bénéfice ou au moindre signe qu'il fera dans cette intention; car nulus, en latin, veut dire signe.

NUYS (Novesium,Nussia), petite ville du diocèse de Cologne où, l'an 1170, on établit une congrégation de chanoines réguliers, qui fut unie, en 1430, à la congrégation de YVindesheim, avec douze couvents qui en dépendaient. Yoy. le P. Hélyot, Hist.desOrd. nwnast., tom. H, p. 352.

NUZZÎ {Innocent), camérier d'honneur de Benoit XIV et neveu du cardinal Nuzti, a donné une version italienne de VHisMrt de la constitution Vnigenitus, de Lalitau; Cologne (Rome), 1757, in -4». Voy. Moréri, Diction, histor. La Nouv. Biogr. génér.

NYCTACES ou NYCTAGES(Nie/«zonM.mot dérivé du grec nux, qui signifie nuit. On a donné ce nom à des hérétiques du v* siècle qui prétendaient que c'était une superstition de se lever la nuit pour prier, parce que la nuit, disaientils, a été faite pour le repos de l'homme, et qu'en user autrement c'est agir contre la volonté de Dieu. Voy. Isidor., Origines, 1. VIII, c. i. Lutzraberl,C«f<ï%./larertc.,tit.NYCTAGES.

NYDER. Voy. Nidek.

NYMPHA ou NYMPHAS, femme chrétienne

3ue saint Paul salue, ainsi que l'église qui est ans sa maison , lorsqu'il écrit aux Colossiens. Voy. Coloss., IV, 15.

NYMPHE (Sainte), martyre. Voy. Tryphon , 11* II.

NYMPHÊE EN BITHYNIE, lieu où, l'an 1234, on assembla un concile pour la réunion des Grecs et des Latins. Ce concile fut provoqué par le pape Grégoire IX, qui avait envoyé quatre apocrisiaires au patriarche de Constântinople pour tâcher de réunir les Grecs et les Latins ; mais ni cette légation ni ce concile n'eurent l'eflet désiré. Voy. le P. Mansi, Supp/e'm. « la Collect. des conciles, tom. Lp. 995 et suiv. l.abbc, tom.XI.Hardouin, tom. VIII. Richard etGiraud, qui font remarquer que les Actes dudit concile sont plus corrects dans le P. Mansi que dans le P. Labbe. Gaet. Moroni, vol. XLVIII, p. 40.

NYS (Jean), dominicain du couvent d'Anvers, mort à Cologne en 1622, fut directeur des reliieuses du même Ordre à Auderghem, près de ruxelles, puis vicaire subdélégué du P. Corne Morelle, inquisiteur de la foi a Cologne. On a de lui : 1° Spéculum re/igiosorum ; Anvers, 1616; Cologne, 1619, in-8°; — 2° Vita S. P. Dominici; Anvers, 1611, in-4»; — 3° Miracuia SS. Hosarii : ibid., 1610, in-4°; — 4° Vita S. Thomae Aquinatis; in-fol.

NYSA , ville épisc. de la province et du diocèse d'Asie, sous la métropole d'Ephèse, située près de Traites et du mont Mésogide. On en connaît six évéques, dont le premier, Théodote, assista au premier concile d'Ephèse. Voy. Le-

guien, Oriens Christ., tom. I,p. 708. Richard et iraud.

NYSSE ou NISA et NISI, ville épisc. de la première Cappadoce, sous la métropole de Césarée, située entre Ancyre et Césarée. On en connaît dix évéques, uont le premier. Grégoire I", est mentionné par saint Basile dans sa cclxvi* lettre qui est adressée à saint Eusèbe de Samosate. Voy. Lcquien, ; riens CAro/., tom. I, p. 392.

0 (TÊTE DES). En 636, le dixième concile de Tolède ordonna que la féte de l'Annonciation se célébrerait huit jours avant Noël, parce que le 25 mars, jour auquel ce mystère a été accompli, arrive ordinaii ement en Carême, quelquefois dans la Semaine sainte ou pendant la solennité de Pâques, temps auquel rÊclise est occupée d'autres mystères et de cérémonies différentes. Saint lldefonse confirma ce décret et nomma cette féte l'Attente des couches de Notre- Dame. Elle fut encore appelée la Fe'te des 0 ou de l'O, parce que durant cette octave on chante chaque jour pour le Magnificat une antienne solennelle qui commence par 0, comme 0 Hex geutium , 0 Emmanuel, etc. C'est une exclamation de joie et de désir. Dans l'Église de Rome et dans celle de France, cette dernière féte ne se fait point, si ce n'est dans quelques monastères d'Annonciades ou d'autres religieuses: mais depuis le 15 décembre jusqu'au 23, l'on chante tous les jours à vêpres une de ces antiennes

?ue le peuple nomme les 0 de Noël ou les O de Avent, et que les rubricaires appellent les grandes Antiennes. Elles expriment les différents titres sous lesquels les prophètes ont annoncé le Messie. \'oy. le Manuel catholique pour rintelligcnce de t 'Office divin; Paris, 1802, in-12.

OASIS, OUASIS et OUAGH. Ptolémée fait mention de deux villes de ce nom dans la Thébaide; il nomme l une la Grande Oasis et l'autre la Petite Oasis ; la grande est comptée parmi les évéchés de la première Thébaîde, sous le pa- , triai che d'Alexandrie. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II , p. 603.

OBADIA, second fils d'Ozi.de la tribu d'Issachar. Voy. I Paralip., vil, 3.

0BAD1 AS-BEN-IAH ACOB SPHORNO, rabbin, né à Bologne, mort en 1550, exerça la médecine à Cisène et professa l'hébreu à Rome, où il eut pour disciple Reuchlin.Ona de lui: 1° Lumière de Jefiovti ou du Seigneur; ouvrage mentionné par Zémach David , qui ne dit rien du sujet ni de l'édition; Plantavit de La Pause (n.34) dit que c'est un commentaire sur la Loi, imprimé a Ferrare; ce qu'a répété Bartolocci en ajoutant l'édition de Venise de 1567, in -4e; mais WolfT donne des raisons assez fortes pour faire croire qu'on a confondu cet écrit avec celui du rabbin Chasdaï Kreskas, oui porte le même titre et qui a paru à Ferra re 1 an 1555, in-4°; — 2° Lumière des peuples; Bologne, 1550, selon Buxtorf et Bartolocci. 1512; majs, selon Schabtai, 1537; c'est une réfutation d'Épicure, des Gentils et des athées, et un traité philosophique de l'âme, de

OBÉD

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