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Arnstadt en 1711, fut pasteur i Halle, et surintendant à Arnstadt. Outre un grand nombre de Dissertations, il a laissé plusieurs ouvrages, dont le principal est : Abaeus patrologicus ; lena, 1673, in-8°; son fils, Jean-Gottlicb Olearius, en a donné une nouvelle édition de beaucoup augmentée, sous ce titre : RtUiotheca Scriptorum ecclesiasticorum tomis duobus édita , cum preefatione Jo. Fr. Buddei. curante Jo. Gottlieb Oleario ; ■bid., 1711, 2 vol. in-4°. Voy. le Journ. des Savants, 1711, p. 381, 1" édit., et p. 332, 2« édit. Richard et Giraud. La Souv. Btogr. génér. IX. OLEARIUS (Jean-Gottlieb ou Théophile),
Îrotestant, jurisc. et biographe, né à Halle en 684, mort en 1734, professa le droit a Kœnigsberg , et devint assesseur au tribunal criminel. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1* De Variis atheos convincendi Methodis; Iéna, 1711 ; ' — 2» De Luthero ex j'uris studioso theologo et Zieglero ex theologo jurisconsuHo facto; îbid., 1710. Foy. la Nouv. Riogr. génér,
O'LEARY ( Arthur), capucin irlandais, né à Cork en 1729, mort a Londres en 1802, lit ses études à Saint- Malo en Bretagne, embrassa l'Ordre de Saint - François , et, après avoir reçu les saints ordres, entra comme aumônier dans un régiment irlandais au service de Fiance; mais il revint plus tard dans sa patrie, et se lixa à Londres, où il prononça en 1800 l'Oraison funèbre de Pie VI. On a de lui : Ie Défense de la divinité de Jésus -Christ et de t immortalité de l'âme; Cork, 1770, en réponse à un ouvrage d'un médecin écossais, intitulé : Pensées sur la nature et ta religion, où toute espèce de religion était attaquée ; — 2° Défense de sa conduite (d'O'leary) et de ses écrits, 1782; ouvrage dirigé contre Yvoodward, évèque anglican de Cloyne; — 3° Remarques sur la Défense de Cassocuition protestante de Wesley; — 4° Défense de sa conduite dans f insurrection de Munster en 1787 ; — 5° un Es-ai sur la tolérance, — 0° Examen de la controverse entre le docteur Caroltet MM. Harthon et Hawkins; — 7° Réplique sur rubsolution qu'on accorde dans l'Église catholique aux criminels condamnés à mort; — 8° des Sermons et Mélanges. Voy. Y Éloge funèbre prononcé le 1 1 janvier 1802 par M. Morgan d'Arcy, et imprimé à Londres la même année ; on y trouve des détails intéressants sur O'leary et sur ses ouvrages. Feller. Michaud.
0LEASTER ou 0LEASTR0 (Jérôme), dominicain portugais , né à Azambuia , mort en 1563, était philosophe, théologien, bon dialecticien, et très-versé dans les langues latine, grecque et hébraïque. 11 fut un des théologiens que Jean III, roi de Portugal, choisit pour assister au concile de Trente; il devint inquisiteur de la foi, et occupa différentes charges de son Ordre. Il refusa l'évèché de Saint -Thomé, en Afrique. On a de lui : 1° Commentaria m Pentateuchum Moysis ; Lisbonne , 1550 , in-fol.; Anvers, 1568; Lyon, 1586: 1589, in-fol.: — 2° In Esaiam Commentaria ; Paris , 1623, 1658, in-fol. Voy. le P. Échard , Scriptor. Ord. Prtrdic., t. Il , p. 182 et suiv. Antoine de Sienne, Riblioth. Domitiic. NicoL- Antonio, Biblioth. Hin>. nova.
0LÈNE (Oletia ou Olenum), aujourd'hui Caminttza , ancienne ville épisc. d'Achats , située dans le Péloponèse, sous la métropole de Patras, et située sur le fleuve Pirus, entre Patras et le cap Araxus. On en connaît neuf évèques, dont le premier, Guillaume, de l'Ordre de Cluny, fut élu en 1250. On trouve en outre un évèque grec d'Olène , nommé Sisoôs , qui souscrivit en 1564 la déposition du patriarche Joasaph. Aujourd'hui Olène ou Caminitta est un
simple évèché m partibus sous Patras, archevêché également in partibus. Voy. Lequieu, Oriens Christ., tom. II , p. 228 ; tom. III, p. 1012. La C.allia Christ., tom. II, col. 918, édit. de 1720. DeCommanville, ln Table alphabet., p. 175. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVI1I, p. 287.
OLERIUS. Voy. OlXER.
OLERON. ancienne ville épisc., suffragantde la métropole d'Auch. Les anciens la nommaient en latin Elora, Elorona, Elorensium civitas, llluro , lllurona. Elle a eu cinquante-sept évéques, dont le premier, Gratus, assista au concile d'Agde en 506 , et le dernier fut Jean- Baptiste-Auguste de Villoutrieux de Faye, sacré le 17 août 1783. L'évèché d'Oléron a "été supprimé par le concordat de 1801. Voy. la Galha Christ., tom. I , p. 1264 et seq. et in addit. Richard et Giraud , tom. XXIX , p. 1 et suiv.
OLGA (Sainte), née à Izborsk, près de Pskof, morte à Kief en 069, épousa en 903 le fils de Rurik , Igor, qu'elle perdit en 945, et à qui elle succéda. Après avoir soumis" les tribus voisine* elle visita ses États, régla les impôts, éleva de nombreuses constructions, et remit les rênes du gouvernement, vers l'an 965, à son fils Sviatoslaf. Quant à elle, elle se rendit à Constanttnople , où elle se lit instruire dans la religion chrétienne, et l'empereur Constantin Porphyrogénète la tint sur les fonts baptismaux , où elle prit le nom à'Hélène. L'Eglise grecque célèbre sa fête le 11 juillet. Voy. Nestor, Chronique. Joseph-Simon Assemani, Kalendaria Ecctesia umversœ. Zonaras, Annal., tom. II. p. 194. Cedrenus, Chron. univers., tom. II, p. 0o8. Le Diction, des saints de l'Église russe, art. Olga. La Nom?. Riogr. qénér.
OLIBA CAËRETA. évèque de Vie, mort en 1047, était fils d'Oliba, comte de Cerdagne et de Besalu. Il embrassa l'état monastique, et devint abbé de Ripool et de Saint-Michel de Cusan , au diocèse d'Elne , puis évèque de Vie ou d'Ausone, dans la Marche d'Espagne, qui était alors sous la métropole de Narbonne. Il avait acquis la réputation d'un prélat instruit, discret, habile, et vigilant administrateur. Il nous reste de lui des Lettres, qui ont été insérées par Baluzc dans son Appendice au Marco Hispunica. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. socr. et ecclés., tom. XX, p. 204 et 205. La Galfa Christ., tom. VI, col. 1098. L'Hit/, tittér. de lm France, tom. VII. p. 566. Richard et Giraud.
OLIER (Jean-Jacq es), fondateur du séminaire de Saint-Sulpice à Paris, né dans cette ville en 1608, mort en 1657, prit le degré de bachelier en Sorbonne , accepta en 1612 la cure de Saint-Sulpice, fonda en 1615 le séminaire de Saint-Sulpice, eu établit d'autres à Nantes, à Viviers, au Puy-en-Velay, à Clermont en Auvergne et à Québec, fit une mission générale dans le Vivarais, rétablit à Privas l'exercice de la religion, réforma l'abbaye de Pibrac, dont il était abbé, et refusa par humilité les évéchés qu'on lui offrit. Quand on examine sans prévention la vie et les écrits d'Olier, on ne peut qu'être saisi d'une vive admiration en voyant d'un côté tous les dons extraordinaires dont Dieu le favorisa, et de l'autre, la fidélité constante avec laquelle ce saint prêtre répondit à ces dons divins. On peut dire hardimeut de lui que c'est une des plus belles et des plus vénérables figures de son siècle. Pour nous en
fiarliculier, nous ne saurions lire ses écrits sans o voir, comme le disciple bien -aimé, reposer sa tète sur la poitrine du Sauveur, et puiser dans son cœur des trésors de lumière. Aussi une
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multitude d'écrivains de tous les Ordres et de toutes les sociétés ont-ils célébré unanimement ses vertus et ses travaux. Bénédictins, chanoines réguliers, dominicains, franciscains, minimes, jésuites, oratoriens, prêtres de la Mission et autres, l'appellent à l'envi l'ornement du clergé, un homme au -dessus de tout éloge par son wle pour le rétablissement de la discipline, nn prêtre qui a possédé dans le plus haut degré l'esprit de Jésus-Christ, on nouvel Élie, un homme apostolique, éminent en science, en grâce et en sainteté ; un personnage très-connu, tres-respecté dans toute l'Église , dont le nom seul rappelle l'idée d'un des plus dignes prêtres qui aient jamais été. Ajoutons que l'assemblée {réntrâle des évèques, écrivant en 1730 au pape Clément XII, ne craint pas d'appeler l'abbé Olier, dans le bel éloge qu'elle en fait, V ornement et la gloire insigne au clergé de France. Et c'est ce même homme que Nicole est parvenu a tire envisager par les jansénistes comme un visionnaire, et a qui Feller aurait désiré une dévotion maint minutieuse et plus éclairée. On doit à labbé Olier : 1« Traité des saints Ordres; Paris, 1676 et 1834, in-12; — 2» Lettres spirilles: ibid., 1672, In-8»; 1831, 2 vol. in -12; — 3» introduction A la vie et aux vertus chrétiennes ; ibid., 1689 ; 1833, in-18; — 4° Catéchisme chrétien pour la vie intérieure; ibid., 1650, in-12; souvent réimprimé; — 5° Journée chrétienne ; ibid., 1672, in-12: — 6* Explication des cérémonie» de la grand messe de paroisse selon l'usage romain; ibid., 1655, in-12; — 7» L'Esprit directeur des âmes, ou Maximes et pratiques de M. Olier touchant la direction ; ibid., 1831, 1834, in-12. Voy. la Csallia Christ., tom. VII, p. 1016. Le P. dry, Vu- de M. Olier, 1687, in-12. Simon de Dancourt, Remarques historiques sur la parome de Saint-Sulpke; 1773. in-18. Nagot, Vie de M. Olier; 1818, in-8°. De Bretonvilliers, Mémoires rvr M. Olier; 1841 , 2 vol. Ces deux dernières Vies , qui ont pour auteurs deux sulpicens,sont des ouvrapes posthumes. Michaud, ft^r. univers. H. Fisquet, dans la Nouv. Biogr. 9éi'&. Mais surtout la Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-Sulpice, accompagnée de S'olices sur un grand nombre de personnages «m1emporains;P&ris, 1841, 2 v. in-8». C'est un oumge d'une érudition et d'une critique vraiment remarquables. Quant on le lit, on ne croit pas lire la vie d un seul individu , d'un simple prêtre , mus bien l'histoire générale de l Église de France dans une de s*»s périodes du xvu» siècle.
OUHDE DE FERNAMBODC ou DE FERNAH- BUCO "Uinda), ville épisc. de l'Amérique, sur la cote septentrionale du Brésil , sous la métropole de San-Salvador; située à un quart de lieue de la cote, sur la rivière de Bibidide. Ce siège a été érigé, sur les instances de Pierre II , roi de Portugal, par Innocent XI, dont la bulle d ér»*ction Ad sncram est datée du 22 novembre Hïï6. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, *ol. XLVIII,p. 289-290.
0L1SSIPO. Voy. Lisbonne.
L OLIVA (Alexandre), archevêque de Camerino «t cardinal , né Sassoferrato , mort i Tivoli en' 163, tut d'abord général de l'Ordre de Saint- An. rustm. Il était habile théologien, éloquent orateur, et écrivain estimé. 11 a bissé quelques ouvrages , parmi lesquels on cite surtout : i« De Chnjti orru Sermones centum; — 2° De Cœnu eum aposiolù) fàeta ; — 3» De Peccato in Spiritum nncium; — Orationes élégantes; lib. I. Voy. Joseph PamphyUis, Chron. Ord. S. Aug. Auberi, Bist. des cardtn. Feller, Biogr. univers.
U. OLIVA (Jean-Paul), général des jésuites,
né à Gènes en 1600, mort à Rome l'an 1681, fut
firédicateur du palais apostolique sous les papes nnocent X , Alexandre VII , Clément IX et Clément X. Outre quelques ouvrages, qui ont été imprimés à Lyon, on lui doit : 1* un recueil de Lettres estimées; Venise, 1681 ; — 2» des Sermons, qui sont un monument de son éloquence; Lyon ; — 3° des Cmnmentaires moraux sur plusieurs livres de l'Écriture ; ibid. Voy. les Mém. du temps. Le Journ. des Savants. 1682, p. 43, 1« édit., et p. 29, 2* édit. Feller, Biogr. univers. 0LIVARIÈS. Voy. Olivier, n» IV.
OLIVE (Pierre-Jean), cordelier. né à Sérignan, au diocèse de Béziers, l'an 1247, mort i Narbonne en odeur de sainteté l'an 1298, se lit recevoir bachelier en théologie à Paris. 11 s'éleva avec force contre le relâchement de la discipline monastique, aussi ne tarda -t- il pas à se faire un grand nombre d'ennemis, qui Accusèrent d'avoir formulé plusieurs propositions hétérodoxes. Olive parvint à se justifier en exposant sa doctrine dans le chapitre général de son Ordre, tenu à Paris en 1292; et il mourut en protestant de sa soumission aux décisions de l Église catholique , apostolique et romaine. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages; deux seulement ont été imprimés : 1» Expositio in Régulant S. Francisci ; Venise, 1513, in-fol.; — 2» Quodlibeta ; ibid., 1509, in-fol. Quant au Traité sur la pauvreté et au Commentaire sur f Apocalypse, ils furent d'abord brûlés avec d'autres écrits, après avoir été examinés par le cardinal Nicolas, évèqu* d'Oslie, et ils furent ensuite déclarés orthodoxes après un second examen fait par l'ordre du pape Sixte IV. H faut remarquer que des théologiens de premier ordre ont justifie d'ailleurs les opinions du savant cordelier. Voy. Wading, Annal. Minor.. t. II. VHist. tittér. de la France, tom. XXI , p. 41-55. Richard et Giraud. H. Fisquet, dans la N»ntv. Biogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol., art. Ouva ou Ouvt.
0LIVET (Olivetum), abbaye de l'Ordre de Citeaux , au diocèse de Bourges, à deux lieues de Romorantin. Elle fut fondée en 1144, et elle était de la filiation de la Cour- Dieu sous Clteaux. Voy. la Galiia Christ., tom. II.
0LIVÊTAINS. Congrégation de religieux et de religieuses assez répandue en Italie. Ils suivent la règle de Saint- Benoit, et sont habillés de blanc. Leur instituteur fut saint Bernard- Ptolémée, né à Sienne en 1272. Leurs constitutions ont été approuvées par les papes Grégoire IX, Jean XII et Clément. VI. Voy. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. XLVill, p. 299-903.
0UVETAN (Pierre -Robert), parent de Calvin, né à Noyon, mort à Ferrare en 1538, contribua puissamment i répandre à Genève les opinions nouvelles, et entreprit pour les protestants des Vallées une traduction française de la Bible d'après les textes hébreu et grec ; mais, comme il était fort peu versé dans ces deux langues , il eut souvent recours à la version de Lefèvre d'Étaples, qui venait de paraître à Anvers. L'ouvrage d'Olivetan a été imprimé sous ce titre : La Bible , qui est toute la sainte Écriture; Neufchâtel, 1535, 2 vol. in-fol. goth.; Calvin retoucha cette traduction , et en donna une nouvelle édition à Genève l'an 1540, in-4°. Voy. Richard et Giraud. Ambroice Lallpuetle , Histoire des traductions françaises de CÉcriture sainte ; ch. n.
I. OLIVIER , évêque de Paderborn et cardinal, né en Westphalie, mort à Sabine, en Italie, l'an 1227, fut d'abord chanoine de l'église
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