LAVE
LAVl
Mis fragoribui et prasagitionibus , qua obitum hnminum, clades, mutatimesque imperiorum prœcedunt; Zurich, 1570, in -42; ouvrage trèscurieux, qui a été réimprimé plusieurs fois et en divers endroits, a été traduit en français et publié en 1571 , in*8°. Il faut remarquer que les écrits de Louis Lavater sont à Vlnacx de Clément VIII. Voy. Michaud, Biogr. univers. La Afout>. Biogr. gêner., où l'on trouve non-seulement beaucoup d'ouvrages de Lavater indiqués, mais encore un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur lui.
LA VATOIRE , pierre sur laquelle on lavait autrefois les corps dos ecclésiastiques et des religieux après leur mort ; ces lavatoires ne sont plus en usage aujourd'hui, et quand un religieux est mort, on le lave sur une table dans le lieu même où il a expiré. Vou. Moléon , Voyage iilurg., p. 60 et 151. Richard et Giraud. Le Diction, ecciés. et canon, portatif. Compar. Lavement , n« III.
I. LAVAUR ( Varum ou Vaurium, Vaurum), ville du haut Languedoc , érigée en évéché le 7 avril 1317 par le pape Jean XXII, sous la métropole de Toulouse, a eu trente-six évêques, dont le premier, Royer d'Armaynat , siégeait en 1318, et le dernier, Jean Antoine de Castellanne, sacré le 7 juillet 1771 , donna sa démission en 1H)1, lors de la suppression de son siège
Car le concordat. Il y a eu quatre conciles à avaur : le premier se tint l'an 1103; le second, l'an 1212; le troisième, l'an 1213, et le quatrième, l'an 1308. Voy. la Gallia Christ., tom. I , p. 1200; tom. VI, p. 444. La Regia , t. XXIX. Labbe, tom. XI. Hardouin, tom. VI, VII. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVII, p. 205, 200.
IL LAVAUR (Guillaume de), avocat au parlement de Paris, né i Saint -Céré, dans le Quercy, en 1053, mort vers l'an 1730. Outre une Uist. secrète de Séron, il a laissé : Conférence de la Fable avec l'Histoire sainte, où Ion voit que les grandes fables , le culte et les mystères du paganisme ne sont que des corps altérés des histoires, des usages et des traditions des Hébreux; Paris, 1730, 2 vol. in-12. Il y a beaucoup d'érudition dans cet ouvrage ; mais il y a aussi beaucoup de conjectures hasardées qui ne sauraient trouver grâce aux yeux d'une saine critique. Uuet avait déjà traité le même sujet dans sa Démonstration évangélique ; Lavaur a profité de son travail; ce quont fait également plus tard Guérin du Rocber, l'abbé CI tapai le, l'abbé Bounaud, mais sans plus de succès. Voy. le Jonrn. des Savants, 1730, p. 429etsuiv. Richard et Giraud. Feller, Btogr. univers., et compar. Chapelle, n« VIL
LAVLLLO (LaveUum), ville épisc. de la Basilicate , située au royaume de Naples , et sous la métropole de Bari. On prétend que cet évéché est très-ancien; mais on n'en connaît pas d'évéques avant Vincent , qui siégeait sous Nicolas Il , vers l'an 1060. En 1818, le pape Pie VU supprima l'évéché de Lavello, et l'unit pour toujours à celui de Venosn. Voy. Ughelli, Itaiia Sacra, t. VU , p. 740. De CommanviHe , /" Table alphabet., y. 134. Ricltard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVII , p. 206, 207. Compar. Venosa.
1. LAVEMENT DES AUTELS. Le jeudi saint, après l'office du matin, tous les autels sont dépouillés, mis à nu, et uu prêtre, accompagné des chantres et de deux entants de chœur, 1 un
rortant les burettes remplies de vin et d'eau, autre portant un faisceau de petites branches de pin , de sapin ou de buis , commence par varier du vin et de l'eau sur la
l'autel , faisant autant de libations qu'il y a de croix gravées sur cette pierre. Il la lave ensuite avec le faisceau de branches, et l'essuie avec une serviette blanche. Pendant cette cérémonie on chante l'antienne du patron de l'église. La même cérémonie se répète à tous les autels, en chantant à chacun d'eux l'antienne du saint auquel il est consacré. On recouvre ensuite tous les autels d'une grande nappe blanche qui pend jusqu'à terre et les cache entièrement. Les ta- ; nernacles doivent rester ouverts jusqu'au lendemain. Le dépouillement des autels figure Jésus-Christ dépouillé de ses vêtements au temps de sa passion; l'eau et le vin peuvent signifier l'eau et le sang qui coulèrent du coté de ce divin Sauveur. Vou. De Vert, Cérémonies de l'Eglise, tom. I, p. 36. Gaet. Moroni, vol. XXXVII, p. 184, 185, ou on trouve cités plusieurs auteurs qui ont écrit sur le lavement aes autels.
II. LAVEMENT DES DOIGTS OU DES MAINS A LA MESSE. Voy. Lavabo, et le Diclioii. de la théol. cathol., art. Lavement des mains.
III. LAVEMENT DES MORTS , pratique trèsancienne, puisqu'il en est question dans les Actes des apôtres, où l'on voit qu'on lava Tabilhe lorsqu 'elle fut morte. Cet usage se répandit dans toute l'Église , et s'est conservé parmi les religieux de Cluny. de Citeaux, etc., ainsi que parmi les laïques' de divers pays, tels que les Basques , les habitants du Vivarès , etc. Voy. Actes, IX, 37. Moléon, Voyage liturg., p. 151. Richard et Giraud , et compar. Lavatoire.
IV. LAVEMENT DES PIEDS, coutume fort ancienne chez les Orientaux, puisque nous voyons qu'Abraham fit laver les pieds aux trois anges. Jésus-Christ lava les pieds à ses apôtres afin de leur donner l'exemple d'une parfaite humilité. Dans la primitive Église, on lavait les
Cieds aux nouveaux baptisés en sortant du bain, es Syriens et les Grecs célèbrent la fête du lavement des pieds le jeudi saint; et dans l'Église latine on fait la même cérémonie du lavement des pieds. A Rome , le Pape, à la tête du sacré collège, se rend dans une salle de son
Salais destinée à cette action, et lave les pieds à ouze pauvres prêtres étrangers. Les empereurs de Constantinople faisaient autrefois une semblable cérémonie dans leur palais avant la messe. Quelques auteurs ont attribué à ce lavement des pieds la vertu de remettre les péchés véniels, et d'autres lui ont même attribué le pouvoir de remettre les péchés mortels. Le concile d'Elvire , voyant l'abus qu'on en faisait , l'a supprimé en Espagne. Dans le seus inoral , le lavement des pieds signifie la purification des affections chamelles et terrestres. Voy. Ambros., Lib. de Myst., c. vi. August., Appemd., tom. V. ConciY. Kliber., tom. XLVIIL Les Sotes du P. Ménard sur le Sacramentaire de saint Grégoire , p. 07. Voy. aussi Berpier ( Diction, des théol.) et Gaet. Moroni (vol. XXXVII, p. 198, 190), qui décrivent les cérémonies qui ont lieu au lavement des pieds fait par le Pape. On trouve aussi dans Gaet. Moroni la liste d'un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur le lavement des pieds.
LAVICUM ou LABICUM, aujourd'hui Vaimontène , ancienne ville épiso. de la campagne de Rome, qui a eu dix évéques, dont le premier, Luminosus, assista en 649 au concile de Latran. Voy. Ughelli, Italia Sacra, tom. X, ! p. 11'1. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, \ulume XXXVli. p. 52, 53.
LA VILLE (Léonard de), littérateur, né à Charohes, vivait dans le xvt« siècle. Ses princisont : !• Traité de ta ;
LAZA
LAZA
w; Lyon; 3» Complainte et Qué-
de f Église à son époux Jésus - Christ ,
contre les hérétiques et Turcs; ibid., 1567, in-8»; — Lettres envoyées des Indes Orientales, contenant la conversion de cinquante mille protestants à la religion chrétienne, és isles, tic; ibid., 1571, in-*» ; trad. du latin de Fernand da Sainte- Marie, jacobin; — 4* Dacrigélnsie spirituelle du roi Cfutrles IX; elc Voy. Papillon , Bibiioth. des auteurs de Bourgogne, lom. II. La Nouv. Biogr. génér.
LAVINI ( Gtuseppe comte), né à Filotrano, dans la marche d'Ancône, en 1721 , mort à San- Severino, l'an 1793, docteur en l'un et l'autre droit, chanoine à Osimo, puis a Fano. Il remplit à Rome l'emploi de recteur tlu collège de Hongrie. Outre des poésies et quelques panégyriques, on a de lui : !• Leziuni sacre s morali suif Epistohi l di son Paolo ai Corintii ; Àncône et Rome, 1760-1778 , 5 vol. in-4?; — 2° Lezione sacre e morali sui -nnt<> Ubro degli Atti aposto~ lici; Camerino et Rome , 4 vol. in-4°; — 3*» Discorsi sagri: Rome , 1750, in-8° ; — k* Prediche; Verceil, 1786. Voy. TipaWo, Biogr. degti //«liani. tom. VI. La Nouv. Biogr. génér.
LAY. Voy. Lai.
LATBACH ou LAUBACH. LUBIANA (Lahacum , Lauhaeuvi ) , ville épisc du cercle d'Autriche, et capitale de la Carnioie. Ce siège fut établi Tan 1463 par Fie II , qui le plaça sous la métropole d'Aquilée; mais, cinq ans après, Paul 11 le soumit immédiatement au Saint- Siège, à la demande de l'empereur Frédéric III. Le premier évèque de Laybach fut Sigismond , comte de Lamoerg, nommé en 1163. Voy. VHist. ecciés. d'Allemagne, tom. Il, p. 128. Ughelli , Ital. Sa<r., tom. V, col. 1072. De Comman ville , /'* Tabte. ahthabit., p. 131. Richard et Giraud. LAYTHAN. Voy. Laiman.
LAY NES ( Lt. Francisco ), jésuite , né à Lisbonne en 16u6, mort l'an 171a, se consacra aux missions, et passa à la côte de Malabar en 1681. Il débarqua a Goa , se fixa à Catour , dans le Maduré , où il baptisa un grand nombre de personnes. Après vingt-deux ans d'apostolat il Tut appelé à Rome, et nommé évéque de Méliapour. Il a laissé : 1° Defensio Indu arum misswnum hladurensis et Carnotensis , édita occasione rfo» cretiab illustriss. D.patriarcha Àntiocheno, D. C. Maynard de Toumon, visitatore apostoheo in Indiis orientalibus; Rome. 1707, in-4» ; — 2* Carta escrita de Madure aos paires da companhia missionarios acerca do V. P. Jotio de Brito, trad. en français dans les Lettres édifiantes et curieuses, tom. II, p. 1-56. Voy. Barbosa Machado, Bibiioth. Lusitana. La Nouv. Biogr. génér.
1. LAZARE, frère de Marthe et de Marie, et ami de Notre-Seigneur, demeurait à Béthanie, près de Jérusalem. U mourut, et il était dans le tombean depuis quatre jours, lorsque Jésus- Christ vint a Béthanie et le ressuscita. Ce miracle ayant excité la jalousie des prêtres, Notre- Seigneur, qui connaissait leur mauvais vouloir, se rerira à Ephrem sur le Jourdain ; et six jours avant Pâques Jésus, étant revenu a Béthanie, mangea avec Lazare chez Simon le lépreux. Les princes des prêtres, de plus en plus irrités, formèrent le dessein de faire mourir Lazare , mais il ne parait pas qu'ils aient mis leur projet à exécution. Depuis cette époque l'Ecriture ne parle plus de Lazare. Saint Epiphane rapporte que d'après la tradition, Lazare avait trente ans lorsqu'il fut ressuscité, et que depuis il vécut encore autant. C'était une opinion généralement reçue au xvn« siècle que Lazare avait abordé en Provence avec ses sœurs, et qu'ils
y avaient prêché la foi chrétienne. Jean de Launoy attaqua cette croyance ; mais il a été pleinement réfuté par un savant sulpicien , M . Faillon. Les Grecs et les Latins célèbrent plusieurs fêtes de saint Lazare ; quelques Martyrologes ont placé sa féte au 17 décembre. Voy. Jean, xi, 1-56; xil, 1 -5, 9-13, 17, 10. Épiphan., Harres., LXVI, c xxxix, p. 652. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Bullet, Réponses critiques. Dans ces deux derniers ouvrages, les auteurs s'attachent surtout à réfuter les incrédules, qui prétendent que la résurrection de Lazare ne fut qu'un jeu concerté par Jésus avec lui et avec ses soeurs. L'article de Bullet a été reproduit, avec quelques légers changements, dans J.-B. Glaire, />< Livres saints vengés, t. 11, p. 473-485. L'abbé Faillon , Monuments inédits sur taposto/at de sainte Marie- Magdeleine en Provence , et sur les autres apôtres de cette province. L'Kncyclop. cathol., au Supplém., art. Magdeleine (Sainte Marie-), où on trouve un aperçu de l'ouvrage du savant sulpicien.
il. LAZARE, nom d'un pauvre dont parle l'Évangile, et qui après sa mort fut porte par les anges dans le sein d'Abraham, tandis que le mauvais riche eut l'enfer pour sépulture. Saint Irénée, saint Àmbroise et quelques autres prennent ce récit pour une histoire véritable, tandis que saint Chrysostome et d'autres le regardent comme une parabole. D'autres enfin pensent que le fonds de ce récit est historique, et
Îue les circonstances sont paraboliques. Voy. uc, xvi, 10. Saint Irénée, Contr. h&res., I. IV, c. iv. Saint Ambroise, In Luc., 1. VII [, n° xm. Saint Chrysostome , Homil. de divite et Lauir. Richard et Giraud.
III. LAZARE (saint), moine de Constanlinople, né au delà de la Géorgie, vers le mont Caucase , mort vers l'an 870, quitta son pays de bonne heure, et vint i Constantinople, où il prit l'habit religieux. Il était très-habiledans la
Peinture; et connue il refusa de se soumettre a édit de l'empereur Théophile, qui ordonnait à tous les peintres de déchirer ou do fouler aux pieds les tableaux qu'ils auraient faits de Jésus- Christ , de la sainte Vierge ou des saints , ce prince lui fit souffrir de cruels supplices. Il fut rétabli cependant par les soins de l'impératrice Théodore, et envoyé en ambassade a Rome, l'an 856, par l'empereur Michel. Les Grecs célèbrent sa féte le 17 novembre, et les Latins, le 23 février. Voy. Bollandu*. Richard et Giraud.
IV. LAZARE (SAINT-), en latin Ordo S. Lazari, Lazarioni équités; Ordre militaire nui, selon quelques-uns, tire son origine de l'hôpital que saint Basile le Grand fonda à Césaree. Il parait certain que cet Ordre a été établi à Jérusalem, vers l'an 1119, par des chrétiens d'Occident, qui exercèrent d'abord la charité à l'égard des pauvres lépreux qui se trouvaient dans les hôpitaux. Plus tard ils prirent les armes pour défendre les princes chrétiens et les pèlerins. L'an 1255 Alexandre IV confirma cet Ordre, qu'il plaça, l'an 1257, sous la protection du Saint-Siège. Après leur expulsion de la Terre- Sainte, les chevaliers de Saint- Lazare vinrent en France , où ils reçurent de Louis VII la terre de Boigni, près d'Orléans. L'an 1490, Innocent VIII unit en Italie cet Ordre à celui de Malte; mais au xvr* siècle Mon X le rétablit Enfin , l'an 1572, Grégoire XIII unit en Savoie l'Ordre de Saint-Lazare à celui de Malte. Autrefois il y avait des religieuses de Saint- Lazare ; il en reste encore un monastère en Suisse. Voy. le P. Hélyot, Hist. des Ord. monnsl., t. I,
LAZI — 1236 — LÉ AN
p. 257. Hermant, Hist. des Ordres de chevalerie, p. 4-15. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.
LAZARET ( Xenodochium , nosocomium suburbicanutn). bâtiment public en forme d'hôpital, destiné a recevoir les pauvres et les pestiférés. Dans quelques endroits, ceux qui viennent des lieux suspects de peste y font la quarantaine. Voy. Gaet. Moroni, vol. XXXVII. p. 248, 249.
LAZARISTES ou PÈRES DE SAINT-LAZARE, congrégation instituée par saint Vincent de Paul, et dont le vrai nom est Prêtres de la Mission ; car ce lui de lazaristes et de Saint-Lazare vient de leur principale maison , située dans un faubourg de Paris, et qui était autrefois un prieuré de l'Ordre de Samt-Lazare. Cette congrégation a été continuée par les papes Alexandre VU et Clément X. La destination de ses membres est de travailler à l'instruction des peuples de la campagne, de former les jeunes ecclésiastiques aux fonctions de leur état, de faire des missions dans les pays infidèles, de s'employer au secours et au rachat des esclaves sur les côtes de Barbarie. L'utilité de leurs travaux a fait promptement multiplier cet institut dans les divers États de l'Europe ; il s'est même répandu dans les autres parties du monde. Voy. YEncyclop. cat/ioL, qui, après avoir exposé l'histoire des Lazaristes, indique les différents pays du globe où ils ont des établissements.
LAZEBDA (Joseph de), bénédictin, natif de Salamanque, a publié : 1» Commentaires sur Judith ; Lyon , 1653 ; — 2° Marie, représentation de ta Divinité; ibid., 1662.
LAZERI (Pierre), jésuite, né à Sienne en 1710, mort à Rome l'an 1789, professa dans cette dernière ville l'histoire ecclésiastique , et fut bibliothécaire du collège Romain. Ses principaux ouvrages sont : 1° Thèses selectce ex historia ecctesiastica : de persecutionibus tn Ecclesiam excitât is aevo apostolico ; Rome , 1749 , in-4° ; — 2° De Factis sœculi quinti ; ibid., 1751 ; — 3° De Conciliis romanis prioribus quatuor Ecclesiœ sceculis ; ibid., 1755; — 4° De Ver a et falsa Traditione historka ; ibid., 1755 ; — 5° De Haresi Marcionitarum ; 1775; — 6° De Faisa veterum christianorum rituum a ritibus ethnicorum Origine; ibid., 1777; — 7* DcArtecriticaet generalibusrius regults ad htstorium ecclesiasticam relotis ; ibid., 1754. Il a en outre édité les Miscellanea ex nus. tthris hihliolhecœ collegii Bornant Soc. Jetu; ibid., 1754-1757 , 2 vol. in-8°; et il a enrichi de notes et de préraces la belle édition des Œuvres du pape Benoit XIV, publiée par Emm. Azevedo; Rome, 1747-1751, 12 vol. grand in-4°. Voy. le P. Caballero , Supptementum Bibitothecar Societ. Jesu. Le P. Zaccaria , Istoria Ittteraria d Italia , tom. X, p. 512. Mi chaud, Hiogr. univers., au Supplém. La Souv. Hiogr. génér.
LAZIARD ou LE JARS (Jean), de l'Ordre des Célestins, né à Paris, vivait au xvi* siècle. On a de lui : un Abrégé de {"Histoire universelle . qui a été continué jusqu'à la cinquième année du règne de François 1" par Hubert Velleius , appelé par quelques-uns la Vallée. Voy. U. Becquet, Gallua: Cw/estinorum congt-egat. Eiog. hist. n LAZI QUE ou COLGHIDE, aujourd'hui MIN- GRÉL1E, province ecclésiastique d'Asie , au diocèse d'Ibérie, située du côté du Pbase, entre le mont Caucase et le Pont-Euxin, d'où vient que quelques-uns ont commencé la succession des catholiques de la Lazique par les évéques de Phase , ancienne métropole des Laziens. Suivant Procope, les peuples de cette contrée étaient tort attachés à la religion chrétienne. La Lazique a eu neuf patriarches ou catholiques, I
dont le premier, Georges, siégeait du temps de l'empereur Maurice, voy. Procope, De Bello Pers., 1. H , c. xxvm. Lequien , Oriens Christ., tom. I, p. 1336 et 1341. Léo Aliatius, Diatribat de Georgiis. Biaise Terzi , Syria Sacra , 1. I. Richard et Giraud.
LAZZARINI (Giovanni -Andréa), littérateur et peintre, né à Pesaro en 1710 , mort l'an 1804 , était renommé aussi par son érudition dans tout ce qui a rapport aux sciences sacrées et profanes. On a de lui, outre un ouvrage sur l'art de la peinture : 1» La Description des tableaux de la cathédrale d'Ozimo; — 2° Le Catalogue des peintures des églises de Pesaro. Les Œuvres de Lazzarini ont été publiées à Pesaro en 1806, 2 vol. Voy. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.
LEADE (Jeanne), visionnaire anglaise, née en 1623, morte l'an 1704, se laissa aller aux rêveries dont les ouvrages de Bœhm avaient développé en elle le goût. Elle fonda en Angleterre la Société ptuladelp/iique , dont le but était de former une nouvelle Église toute sainte et toute pure , composée de toutes les religions. Elle a laissé plusieurs ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1° Les Nuages célestes , ou l'échede de la résurrection; 1682, in-4°; — 2° Im Révélation des révélations ; 1686, in-8° ; — 3* Le Céleste Messager de la paix universelle, signes du règne du Christ; 1695, in-8»; — 4° L'Arbre de la foi; 1096, in-12. Voi/. le Journ. des Savants, 1717, p. 412. Richard et Giraud. Michaud, Biogr. univers. La Nom*. Biogr. génér.
LEANDER (François), écrivain du xvn* siècle , est auteur de plusieurs ouvrages , parmi lesquels on cite : Questions morales sur le saint Sacrement ; 1654. Ses Œuvres complètes ont para en 8 tomes , à Lyon , l'an 1664. Voy. Kœnig , Biblioth. vêtus et nova.
I. LE AN DRE ( saint), évéque de Sévi Ile, mort le 13 mars 604 , était frère de Fulgence, évéque de Carlhagène, et de saint Isidore , qui lui succéda sur le siège de Séville. Non moins recommandable par sa science que par sa piété, il gouverna son diocèse avec une grande sagesse, convertit les fils du roi Leuvigilde , et contribua à la convocation du IIP concile de Tolède , où il abolit complètement l'arianismc. On célèbre sa féte le 13 mars. On lui doit : 1° De Institutions virginum et contetnplu mundi, lettre adressée à sa sœur sainte Florentine, et appelée communément la Règle de Saint-Léandre pour des religieuses ; elle a été insérée dans la troisième partie du Codex regularum de saint Benoit d'Aniane, publié par Holstenius. et réimprimée dans la Bibliotheca Patrum, tom. XII; — 2° Homilia in laudem Ecclesiœ, etc.; harangue prononcée au IIP concile de Tolède, sur la conversion des Goths ; on la trouve dans la collection du P. Labbe, tom. V. Voy. Saint Isidore , De Vir. U/ustr. Saint Grégoire , pape , In Epist. in dialog. S. Grég. de Tours, Hist.. 1. V. Baron i us , Martyrot. D. Mabillon, i" siècle bénédictin. D. Ceillier, Hist. des aut. sacr. et ecclés.. tom. XVII, p. 115 et suiv. D. Rivet, Hist. littér. de la France. Richard et Giraud. La N'ouv. Biogr. génér.
II. LÉ AN DRE , capucin, né à Dijon , mort en 1667, était un zélé prédicateur et un habile théologien ; il devint déûniteur de sa province. On a de lui , outre une Oraison funèbre de Jacques de Nuchèses, évéque de Chûlons : 1» Veritate* evangelica? , in quibus continentur et comprehenduntur mysteria vitœ Jesu Christi, verttates /><{'■ i catholicee, perfectiones Deipartt V. Maria et sanctorum, miracula sanctissimee Euchnrixtiœ ,
LEBO
te , et materiœ ad y vw» eâempiis . reflcxionibui , practicia et affectibus devotis ; Pari*. 169, 3 vol. m -fol.; — 2° Les Vérités de rfcnjuV, ou ridée parfaite de t amour divin afrtmte dans tintelligence du Cantique descanh^a. Paris, 1661, lom. 1, et 1662, tom. Il; — T C<M«Mtttfari7i m omn« Epistoias S. Pauli tpsioU ; ibid. 1663 , '2 vol. in-fol.; — 4» Discurad pr<td*cnhi lr.< ruper aureas sententias Doctoris rmtrum ; ibid., 1665, 2 vol. in-fol. Koy. le P. Le ung, BiWiotA. Sacrée. Le P. Jean de Saint- Actom*. BdJioth. unit: Francise. , t. II. p. "279.