II. LECOQ (Pierre). Voy. Coq, n» III
LECORVAISIER (René), né à AnKers en 1580, mort vers l'an 1630, devint aumônier du roi et professeur de théologie à Angers. On lui doit : 1* Benati Corvaserii Andini, doctoris, christiani*simi régis a consiliis et eleemosynis, ad sacrœ theologiay studiosrts Orationes duce parreneticte ; Angers, 1619 et 1626; — 2* Ejusdem Oratio ter lia parametica; ibid., 1621 ; — 3" des ouvrages de controverse contre Georges Thompson, ministre protestant. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
LEC0URRAYER. Voy. Couraver.
LE COURT. Vou. Court, n» I.
LE C00TURIEZ (Nicolas-Jérôme), chanoine de Saint-Quentin, né près de Rouen l'an 1712, mort à Paris l'an 1778, était aumônier de la Charité. Outre quelques Panégyrigues et des Discours prononcés en différentes solennités, il a laissé une Vie (fÉfizabeth de France, saur de saint Louis. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
LE C0Z (Claude), archevêque de Besançon, membre de l'Académie de cette ville et de l'Académie celtique, né à Plouvenei-Porzav, en Bretagne, en 1740, mort près de Lons-le-Saulnier en 1815, fut élu en 1791 évéque constitutionnel du département d'Ille-et- Vilaine, puis député à l'Assemblée législative. Il fut emprisonné pendant la Terreur, reprit ses fonctions épiscopales en 1795, adhéra aux encycliques publiées par le synode des évéques constitutionnels réunis à Paris, présida en 1797 l'assemblée de ces mêmes évéques, assembla en 1799 un synode à Bennes, et, à l'époque du concordat, il donna sa démission. Il fut alors nommé archevêque de Besançon. U a laissé de nombreux écrits , parmi lesquels nous citerons : 1« Accord des vrais principes de F Eglise, de la morale et de la raison sur la constitution civile du clergé: 1792 ; le Diction, des Anonymes, tom. H, p. 49*2. l'attribue à M. Lebreton: — 2» Statuts et règlements; 17119, in-8°; — 3° Observations sur les zodiaques (fÈgypte; 1802; — 4* Défense de la révélation chrétienne et preuves de la divinité de Jésus-Christ, contre le Mémoire en faveur de Dieu . de Delisle de Sales: 1802, in-8«; — 4» Lettre à M. de Beaufbrt sur le projet de réunion de toute» les communions chrétiennes; 1808, in-88. Voy. FeWer, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
LECT (Jacques), en latin Lectius, protestant, théologien, jurisc. érudit et homme d'État, né à Genève en 1560, mort l'an 1611, professa le droit à l'académie de sa ville natale, et fut chargé de plusieurs négociations diplomatiques. Outre des ouvrages d'érudition et de littérature, il a laissé: l" Adversus codicis Fubriani ta Prêta Kakodoxa prrescriptionum theologicarum Libri //; Genève, 1607, in-8«; — 2» Claudiomastix , seu adversu* scriptorem nuperum de vita et miraculis Claudianis' ibid., 16Î0, in-4°. C'est une violente critique de la Vie de saint Claude, par H. Boguet. Voy. Michaud, Biogr. univers. L» Nouv. Biogr. génér.
I. LECTEUR, clerc qui a reçu un des quatre ordres mineurs. Les lecteurs ont été institués dans l'Église pour lire les saintes Écritures ou les Actes des martvrs, les Homélies des Pères , les Lettres des évéques adressées aux églises; pour instruire les catéchumènes et les enfants des fidèles; pour lire pour le prédicateur: pour chanter les leçons; pour bénir les fruits. La matière de cet ordre est le livre sacré des Leçons de l'Ancien et du Nouveau Testament, que
LÉCU
LEDE
l'évéque leur fait toucher. La forme, ce sont ces paroles de l'évéque : Recevez ce livre, et ne manquez pas de lire aux fidèles la parole de Dieu ; car si voui vous acquittez fidèlement de ce ministère, vous aurez part avec ceux oui auront au commencement administré avec fruit cette divine parole. Les lecteurs sont très-anciens dans l'Église, puisque saint Justin, Tertullien, saint tlyprien, le pape Corneille, etc., en font mention. Voy. }uslm,Apologet. I, n. lxvu. Tertull., De Prœscript., c. xu. Cyprian., Epist. XXI V, al. XXIX. Cornel. apud Euseb., Hist. eccles., 1. VI. c. xliii. Le concile de Carthage, qui, dès l'an 398, adresse aux lecteurs le même langage que leur tient aujourd'hui l'Église. Bergier, Diction, de théot. Le Diction, de ta tliéol. cuthol., et compar. Ordre, n° I.
IL LECTEUR, se dit de celui qui donne des leçons de théologie; mais il n'est guère usité que pour les religieux qui professent la théologie dans leurs monastères. Le concile de Trente veut qu'il y ait dans les monastères des leçons d'Écriture sainte partout où il se pourra commodément; et si les abbés s'y rendent négligents, les évêques des lieux, comme délégués pour cela du Siège apostolique, les y contraindront par des remèdes opportuns. Voy. le Cime, de Trente, sess. V, cl, de Reformat. Les Mèm. du clergé, tom. III, p. 1086.
III. LECTEUR DE TABLE, nom donné, dans les communautés, à celui qui lit pendant le repas.
LECTICAIREl Ij .'m urius\ officier de l'Église grecque chargé d'emporter les corps des défunts pour les enterrer. Voy. les Âcla Sanctor.Januar., loin. I, p. 1026.
LECT10NNAIRE (Lcctionarium, lectionarius liber), livre qui renferme les leçons qui se lisent à l'oflice. On appelait autrefois lectionnaires les livres qui contenaient non-seulement les leçons, mais encore les Épitres et les Évangiles que l'on devait chanter dans le cours de Tannée. Voy. Bocquillot, Liturg., p. 211.