PAPE
PAPB
padopoli advenus hœrttkam Epistolam Joattnis Hokstoni, responsio ad sacratissimum et sapientissimum antistitem Chrysantutn Notaram, metropolilen Casariensem Palœstinœ primatem ; adjecta est in cake ipsa Jo. Hokstoni epistoia i Venise, 1703, in-8°; — 3» Historia gymnasii Patavirn; ibid., 1726,2 vol. in-fol. Voy. le Journ. des Savants, 1706 et 1727.
PAPAI-PARIZ (François), protestant, né à Deez, en Transylvanie, l'an 1649, mort au lieu même de sa naissance Van 1716, étudia la médecine à Francfort et à Marbuurg, et fut fait docteur à Baie. De retour dans sa patrie, il enseigna cette science jusqu'à sa mort, c'est-à-dire pendant quarante ans. Outre des ouvrages de médecine, de lexicographie, etc., il a laissé : 1» une Traduction en latin de ta Paix de t'àme de Pierre du Moulin; — 2° un Abrégé de l'Histoire ecclésiastique de Hongrieetde Transylvanie: Zurich, 1723, in-8»; ouvrage au sujet duquel Feller fait cette remarque : « On ne doit s attendre à rien de fidèle sur cette matière de la part d'un protestant, surtout à l'égard d'une province que ceux de la secte ont à différentes reprises bouleversée de fond en comble. > Voy. Feller, Riogr. univers.
PAPAS, père. C'est le nom que les Grecs schismatiques donnent à leurs prêtres, même à leurs évéqueset à leur patriarche. Le père Goar met une distinction entre papas et pappas; il dit que le premier désigne un pontife principal; que le second se donne aux prêtres et même aux clercs inférieurs. Les Grecs nomment protopapas le premier d'entre les prêtres. Dans l'église de Messine, en Sicile, il y a encore une dignité de protopapas que les Grecs y introduisirent lorsque cette île était sous la domination des empereurs d'Orient. Le prélat de l'Eglise de Corfou prend aussi le même titre. Acosta rapporte que les Indiens du Pérou nommaient aussi leur grand prêtre pajws. Voy. Bergier, Diction, de thêol.
PAPAUTÉ. On entend par ce mot la dignité du pape, qui est l'épiscopat du Saint-Siège, c'est-a-dire le suprême apostolat. On entend aussi par ce même mot le temps pend.nt lequel un pape a occupé le Saint-Siège. Il faut remarquer que la papauté, le patriarcat et Yarchiépiscopat ne sont pas des ordres, mais seulement des degrés différents de dignité , de puissance et de juridiction dans la hiérarchie ecclésiastique. Voy. le Diction, eedés. et canon, portatif, à l'art. Pape.
I. PAPE, terme qui signifie père. Ce nom, ainsi que celui de sainteté, se donnait à tous les évéques dans les premiers siècles de l'Eglise; mais, dans le synode romain tenu en 1076, Grégoire VII les restreignit à l'évêque de Rome,
Srivativement à tous les autres, comme des très d'autorité, à cause de son éminence et de sa primauté. Le pape est le premier des évéques. le chef visible et ministériel de l'Église universelle, le vicaire de Jésus-Christ, qui en est le chef essentiel et invisible , et le successeur de saint Pierre. Ces prérogatives lui appartiennent de droit divin et de la manière que Jésus-Christ les accorda à saint Pierre, le chef des apôtres, auquel le pape succède dans le siège de Rome, qui est le centre et le lien visible de la communion ecclésiastique. Ces privilèges du pape ont été universellement reconnus par les conciles et par les Pères. Dans les sept premiers siècles de l'Eglise, l'élection du pape se faisait par le clergé et le peuple, et était confirmée p*.r les empereurs ; mais, l'an 1130, Innocent II fit une pour exclure le peuple, qui trou-
blait souvent les élections. Alexandre III, dans le concile de Latran assemblé en 1179, attribua l'élection aux cardinaux seuls ; Grégoire X,daus le concile général de Lyon, introduisit l'usage du conclave, et Clément V, dans le concile de Vienne tenu l'an 1311, établit les formalités qui s'observent encore aujourd'hui pendant la vacance du siège de Rome et dans le conclave. Voy. M ai th., x, 2; xvi, 18. Luc, xxu, 29. Jean, x, 16; xxi, 16, 17. Actes, i, 15; H, 14, 37; m, 12; iv,8; v,3; viii,19; ix,32:x,19; xv, 7. Le concile de Sardique, l'an 347, dans sa lettre au pape Jules 1"; celui d'Êphèse, de l'an 431, act.i ; celui de Chalcédoine, tenu en 451 ; celui de Constantinople, de l'an 688, qui est le sixième général; celui de Constance, tenu en 1414; celui de Florence, en 1439. Saint Irénée, Adversus harreses, 1. III, c. III. Saint Cyprien, Epist. XLV, ad Cornelium rom. pontif. Saint Ambroise, Epist. LXXVItl. Saint Jérôme, Epist. LVII, ad Damasum uapam. Saint Augustin, Epist. CLVII et CLXII, 1. 1, ad Honifac, c. i, etc. Richard et Giraud. Bergier, qui répond à toutes les objections des protestants. Gaet. Moroni, vol. LI, p. 146-152, où l'on trouve indique-; aussi bien que dans le Diction, de la tltécl. ctiihol., un certain nombre d'auteurs à consulter. L'abbé André, qui traite des différentes qualités du pape, de ses droits et de son autorité, de l'élection et du couronnement des papes; donne la liste des papes par ordre alphabétique , établit ensuite la suprématie du pape, son infaillibilité, sa souveraineté temporelle, cito l'Encyclique de Pie IX en faveur de cette souveraineté (18 juin 1*59). et son allocution dans le consistoire secret du 20 juin 1859, sur le même sujet; enfin il fait connaître les vêtements du pape.
IL PAPE (Gui). Voy. Gui, n« XIII.
PAPEBERGA. Voy. Banberg.
PAPEBR0CH ou PAPEBRUK, et mieux PA- PEBR0UK (Daniel), jésuite, né à Anvers en 1628, mort en 1714, professa en Belgique dans plusieurs collèges de son Ordre, et travailla avec Henschenius à la rédaction des Acta Sanctorvm, commencés par Bollandus. 11 rédigea tout seul le mois d'avril, ainsi que les trois premiers volumes de mai, et il collabora aux sept volumes du mois de juin. On a imprimé à part sa Vita S. Ferdinandi, régis Castellœ et Isgionù; Anvers, 1684, in-4». Il eut de grands démêlés avec les religieux de l'Ordre des Carmes, parce qu'il avait traité de fabuleuse l'opinion qui attribuait au prophète Élie la fondation de cet Ordre , et il se défendit dans un ouvrage intitulé : Re<p»nsio ad exhibittonem errorum; Anvers, 1696-1693, 3 vol. in4°. Le P. Papebroch avait laissé, en manuscrit, les Annales Antvterpiense* , dont le premier volume a paru à Anvers, 1845, in-8*. Voy. les Mém. de Trévoux, janv. 1718. Le Journ. des Savants, 1670, 1696, 1716, 1724 et 1733. Nicéron, Mémoires, tom. IL Feller. Michaud. Le Diction, de la théol. cathol.
PAPENDRECHT (VAN). Voy. Hoynek.
PAPERIANUM. Voy. PERPIGNAN.
PAPERTUM , ancien siège épisc. d'Arménie sous le catholique de Sis. On n'en connaît qu'un évêque, Isaac, qui assista au concile de Sis. Voy. Lequien, Onens Christ., tom. 1, p. 1441.
PAPHLAGONIE , province du diocèse du Pont. L'empereur Justinien l'unit à l'Honoriade, et n'en fit qu'une seule province ; mais la disposition des provinces ecclésiastiques ne fut point changée; la ville de Gangres fut toujours la métropole de la Paphlagonie , et Claudiopolis I celle de l'Honoriade.