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logue-QR livre est intitulé : De Patena argentea, foro Corneltensiy ut fertur, S. Pétri Chrysologi Dissertatio, ru jus occasione nonnuJla disseruntur de SS. Eucharisties , de vasis ad ipsam spectantibus, praripue de calicibus, de imagine boni postons tn eu insculpi sotita. Hem de monogrammate Chruti christianorwn sepulchris apposito, contra Jacobutn et Samueiem Basnagios ; Staples , 4746, in-K Voy. le Journ. des Savants, 1747, p. 318.
I. PI HLI AN (Aimé -Henri), jésuite, né à Nimes l'an 17SSL mort l'an 180i à Manduel , village voisin de Nimes, était petit -fils de Pierre Patiiian, ministre protestant converti ( Voy. l'art, suiv.). H professa longtemps la physique avec succès à l'université d'Avignon. Après la suppression de la compagnie il exerça les fonctions sacerdotales, qu'il n'interrompit même pas pendant la révolution. Outre plusieurs ouvrages élémentaires sur les sciences naturelles, on lui doit : lo Système général de philosophie; Avijnon,1769, 4 vol. in-12; — 2° Le Véritable Système de la nature; ibid., 1788 , 2 vol. in-12; — 3* Diction, philosopho-théologùjue; Nimes, 1770, 1774, in-8». Paulian a pris part avec un frère qu'il avait à la réimpression des Mémoires chronntogvpies et dogmatiques du P. d'Avrigny. Voy. Chaudon et Deiandine, Diction, histor. univers. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
II. PAULIAN ( Pierre), protestant converti , mort en 1669 , était aïeul du précédent. Avant son retour à l'Église catholique il avait exercé les (onctions de pasteur. Nous avons de lui : Critique des lettres pastorales de M. Jurieu; Lyon, 1689, in-12. Voy. le Journ. des Savants, 1689, p. 465, 1" édit., et p. 393 , 2« édit. Richard et Giraad. qui donnent des détails intéressants sur le contenu de ce livre.
PAULJANISTES ( Paulianistœ ) , hérétiques appelés aussi Samosatien* , parce qu'ils avaient adopté les erreurs de Paul de Samosate. Ils distinguaient deux personnes en Jésus-Christ : le Verbe et le Christ. Celui-ci, disaient-ils, n'était appelé Dieu qu'improprement, à raison de sa sainteté , de ses vertus et de ses prodiges. Ces hérétiques subsistèrent jusque vers le milieu da v» siècle. Voy. Epiphan., Hœres. LXV. August.. Mares. XLIV. Le P. Labbe, Sur les conciles d'Anttoche de l'an 264 et 270. Le Journ. des Savant* , 1703, p. 381. Richard et Giraud. Bergier, art. Samosa tiens. Compar. Paul , n° XL.
PADL1CIENS (Pauliciani) , hérétiques qui avaient embrassé les erreurs d'un nommé Constantin, natif d'Arménie, et fauteur des doctrines de Mânes. < Cette secte, dit Bossuet, si cachée, si abominable , si pleine de séduction , de superstition et d'hypocrisie, malgré les lois des empereurs, qui en avaient condamné les sectateurs au dernier supplice , ne laissait pas de se conserver et de se répandre. » Comme le nom de manichéen était devenu odieux à toutes les nations, il donna à ses partisans le titre de pauiictens vers l'an 688, sous prétexte qu'ils ne suivaient que la doctrine de saint Paul. L'empereur Nicéphôre les protégea, et ils s'accrurent beaucoup sous la conduite de Paul et de Jean , et sous le nom de Pauii - Joanistes. Voy. August., Hteres.XLVI. Cedrenus, Chron., ton». I, p. 432; tom. Il, p. 434, 480, 541. Pierre de Sicile, Hitt. des mamch. Bossuet , Hist. des variations , 1. XIII, n. xiif et suiv. Bergier. au mot Manichéens. Le Diction, de ta théol. cathol. Compar. l'art. Pauli-
JOANrSTES.
PAULIENS. Voy. Paulistes.
PAULI-JOAMSTES, hérétiques du vnr» siècle qui avaient pour cheb Paul et
et qui , vers l'an 790, publièrent les erreurs de Valentin et de Manès. Ils enseignaient en outre : 1° que ces paroles du Fils de Dieu : Ego sum aqua viva, faisaient seules toute la vertu du baptême; 2» que ces paroles de Jésus-Christ : Prenez , mangez et buvez , étaient les seules nécessaires pour la consécration; 3° que c'était une idolâtrie que d'adorer la croix; aussi la détruisaient-ils partout où ils la trouvaient. Ils refusaient aussi l'aumône aux pauvres, afin de ne pas entretenir des créatures qui étaient l'ouvrage du mauvais Dieu. Voy. Sander. , H&rer., cxxxii. Baronius,ann. 535, n° 14 et 745, n*37. Bossuet ,11»/, des variations, 1. II.
I. PAULIN, successeur de Lupus dans le gouvernement de la ville d'Alexandrie et de l'Egypte de la part des Romains, obligea les sacrificateurs du temple qu'Onias IV avait fait bâtir à Héliopolis, à lui remettre les ornements et les vases précieux qui y étaient, en fit fermer les portes, et défendit aux Juifs d'y pratiquer leur religion, Voy. Joseph, De Bello Jud., 1. VII, c. xxxvu. D. Calmet, Diction, de la Bible. Compar. Onion.
II. PAULIN (Saint), évéque de Trêves, né i Poitiers uu aux environs, mort en Phrvgie le 31 août 359, fut nommé évéque en 349. Saint Athanase l'appelle un homme véritablement apostolique, et saint Jérôme, un homme heureux par ses souffrances : Virum beatrr passionis, et l'Église de Trêves le révère comme martyr. L'an 353 il assista au concile d'Arles, où 1 empereur Constance essaya de l'intimider en se prononçant contre saint Athanase ; mais saint Paulin déclara qu'il consentait volontiers à la condamnation de Photin et de Marcel, et qu'il refusait d'approuver celle de saint Athanase. Déposé par les ariens, il termina ses jours au milieu de peuplades barbares. 11 avait composé en faveur de la vérité catholique des ouvrages qui sont aujourd'hui perdus. On célèbre le 31 août la fête de saint Paulin. Voy. Athanase, Orat. prima contra Arianos. Bollandus, au 31 août. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. II. Feller, Biogr. univers. Christophe Brower, Antiquitatum annal. Trevisensium Libri XXIII. La Nouv. Biogr. génér.
III. PAULIN (Saint), en latin Meropius Potitius Anicius Pauiinus, évéque de Noie, né à Bordeaux en 353, mort à Noie l'an 431 , comptait une longue suite d'aïeux parmi les consuls et les sénateurs romains. Il eut pour maître le célèbre Ausone, fut consul l'an 378, et épousa une femme, nommée Thérasie, qui lui apporta de grands biens. Cependant il se dégoûta bientôt du monde, fut baptisé par saint Delphin, évéque de Bordeaux , vers l'an 380, se retira en Espagne, vendit ses biens, en distribua le prix aux églises et aux pauvres, et acquit une si grande réputation de vertu, que le peuple de Barcelone le fit ordonner prêtre le jour de Noël de l'an 393. Saint Paulin se retira peu de temps après à Noie, dans le but de finir ses jours près du tombeau de saint Félix de Noie, afin d'être le purtier de son église, d'en balayer le pavé tous les matins, et de veiller la nuit pour la garder. Il pratiqua dès lors toutes les austérités de la vie monastiquo , jeûnant, veillant , priant et lisant avec soin l'Écriture sainte. Élu évéque de Noie vers l'an 409, il gouverna son diocèse avec rèle, vigilance, douceur, piété et charité; en un mot, sa vie était un modèle dont la vue animait tout le monde à la vertu. L'Église honore sa mémoire le 22 juin. 11 nous reste de saint Paulin : 1° des Lettres; — 2° un Discours sur FaumAne; — 3» Histoire du martyre de saint Genès d'Arles; - 4<» trente-deux Poèmes; Paris,
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1516; Cologne, 1560; Bàle, 1569; Cologne, 1618; Anvers, 1622; Paris, 1685. Voy. Ausone, Epist. XIX, XXlll, XXIV. August., De Civitate Des. Uranius, De Pauiini Obitu. S. Jérôme, Epist. XIII. Saint Ambroise, Epist. XXXVI. Idace et Prosper, In C/ironic.Trithème e t Bellarmin, DeScript. ecclew lin roi mis. Possevin. Tillemont , Mémoires, tom. IV. D^Rivet, Hist. litlér. de la France, t. II. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. X, p. 543 et suiv. D. Gervaise , Vie de saint Paulin; Paris, 1743. Feller. Michaud. La Nom. Bwgr. génér., qui cite un certain nombre d'auteurs à consulter. Souiry , Etudes histor. sttr la vie et les écrits de saint Paulin; Bordeaux, 1853. Richard et Giraud, qui, après avoir indiqué les ouvrages de l'évèque de Noie, tant ceux qui nous sont restés que ceux qui ont été perdus, et ceux qui loi ont été .faussement attribués, cite les endroits les plus remarquables de la doctrine du saint touchant le dogme, la morale et la discipline, comme la Trinité, l'Incarnation, le péché originel et le libre arbitre, la grâce, le baptême, le culte des reliques, la consécration des églises, l'invocation et l'intercession des saints, l'Eucharistie, le mariage, les peintures dans les églises et autres ornements, les prières pour les morts, enlin le jeûne du carême. Ricliard et Giraud rapportent encore les sentences spirituelles de saint Paulin , et les jugements qu'on a portés sur ses écrits.
IV. PAULIN (Saint), évéque de Rochester, en Angleterre, mort le 10 octobre 644, Tut envoyé dans ce pays, l'an 601, par saint Grégoire le Grand pour y prêcher la foi avec saint Augustin, qui avait déjà converti un grand nombre d'infidèles. 11 accompagna la princesse Edelburge, qui avait été accordée a Êduin, roi de Northumbrie, qui était encore païen. Saint Paulin eut le bonheur de convertir ce prince avec ses deux (ils, et les seigneurs de sa cour. Le
torbéry, où le roi lui fit accepter 1 évéché de Ro cbester. L'Eglise honore le 10 octobre la mémoire de saint Paulin. Voy. Surius , Vita Sunctorum.
V. PAULIN (Saint), patriarche d'Aquilée,né en Austrasio ou dans le Frioul vers l'an 726, mort à Aquilée le 11 janvier 804, professait les lettres avec tant de distinction en Italie, que Charlemagne, se trouvant à Loredo, lui donna une terre en Lombardie. Peu de temps après, Paulin fut promu au siège d'Aquilée, et il devint bientôt la lumière de l'Italie. 11 annonça l'Evangile dans la Carinlhie et dans la Styrie, où il contribua beaucoup à la conversion des Avares; assista en 793 au concile de Ratisbonne, et en 794 à celui de Francfort, ou il condamna hautement l'hérésie d'Ëhpand de Tolède et de Félix d'Urgel; en assembla un dans le Frioul vers l'an 791 , a(in de condamner des erreurs qui tendaient à renouveler celles de Nestorius, et l'an 802 il présida, en qualité de légat du Saint-Siège, le concile convoqué par Charlemagne à Aix-la-Chapelle. L'année suivante il en tint un autre à Altino contre Jean, duc de Venise , qui avait précipité du haut d'une tout- Jean , patriarche de Grado. On célèbre le 38 janvier la féte de saint Paulin. II nous reste de ce ! saint patriarche : 1* un traité de la Trinité, intitulé : Sacro-Syliabus; 1541», in-16; — 2» trois livres contre Félix d'Urgel ; — 3* un poëme intitulé : liègle de foi; — 4" une Exhortation à
Ut Livre <f instructions attribué à
Henri, duc de Frioul, ou
Augustin ; Sigismond Ropartr l'a traduit en français; Paris, 1841, in -18. Les Œuvres compléter de saint Paulin ont été publiées par le P. Madrisio, de l'Oratoire; Venise, 1737, in -fol. Voy. Alcuin , Epist. LXXXI. Bellarmin , De Seripior. eccles. Pagi, d it. de Baron., ann. 802. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XVIII, p. 262 et suiv.
VI. PAULIN (Jean-Philippe Weredin, dit le PERE), carme déchaussé, né à Hof sur la Lcitha, en Autriche, l'an 1748, mort en 1806, étudia a Rome les langues orientales, fut envové au Malabar en 1774 en qualité de missionnaire, et il devint plus tard visiteur apostolique dans cette contrée. Il retourna à Rome en 1790, et fut nommé en 1800 consulteur de la Congrégation de V Index, puis inspecteur du collège de la Propagation de la foi. 11 étudia un des premiers la langue et la littérature indiennes. Il était correspondant de l'Institut de France et de plusieurs académies d'Italie. Parmi ses ouvrages nous citerons : !• Indin orientalis christiana, amtinens fundatùines ecclesiar uni , seriem episcopn- I non, persecut innés , viras illustres; Rome, 1793, in-4»; — 2° Systema Brahmanieum liturgie um , mythologicum cl civile; ibid., 1791, in -4»; — 3° Vtla cardinalis Stephant Bttrgta; ibid., 1805, in-4e. Vou. la Nom. Biogr. géne'r.
PAULIN 1ER (Jean), théologien, né à Pèsenas en 1646, mort à Pavie l'an 1727 , fit profession en 1664 dans le prieuré de Notre-Dame de Cassan, au diocèse de Béziers, où il enseigna la philosophie et la théologie. 11 devint successivement prieur de Saint-Quentin de Beauvais, de Sainte-Cntherine-du-Val-des-Ecoliers, à Palis, de Sainte-Geneviève , puis abbé et supérieur général de sa congrégation. 11 a laissé : 1* Paraphrase, ou Traduction suivie des Psaumes, avec arguments et réflexions; Paris, 1698, 3 vol. in- 12; — - 2° Explication littérale et morale des Évangiles : ibid., 1699-1702, 5 vol. in-8». Voy. la Gallia Christ., tom. VIII. La Nouv. Biogr. génér.
PAU LINS ( Pauiini), nom qui fut donné à certains hérétiques de la Bulgarie qui préféraient saint Paul à Jésus -Christ, ce qui leur fit donner le nom de Paulins. Ils baptisaient non pas avec de l'eau , mais avec du feu. Voy. Ricaut, Description de l'empire ottoman.
PAULISTES ou PAULITES, PAULIENS, sorte de sévériens qui s'élevèrent dans le vi* siècle , et qui eurent pour chef un nommé Paul , qui leur donna son nom. Koy. Baronius, ann. 535, n* 84.
PAULLINI (Chrétien -François), littérateur et naturaliste, né a Eisenach en 1643, mort l'an 1712, étudia la théologie et la médecine, visita les pays du Nord , exerça la médecine , et devint médecin et historiographe de l'évèque de Munster. 11 a laissé sur divers sujets on assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons ; 1° Discursus historiens de advocatis et œconomis monasticis , Iena , 1686, in-40; — 2° Dissertât tunes X VIII vartorum monastertorum Germamœ origines explicantes ; Giessen , 1694, in -4». Voy. Moller, Ambria lit te, ata , tom. If. La Nom. Hiogr. génér.
PAULMY. Voy. Voyer.
PAU LU CCI (Antoine), en latin PtnUutiwt , jurisc. vénitien du stvn siècle, professa i Padoue. On a de lui : Jurùprudentia sacra ; Rome, 1685, in -fol. Voy. le Joum. des Savants, 1683, p. 211, l" édit., et p. 127, 2» édit.
PAULULUS (Hubert), prêtre de l'église d'Amiens , vivait au xn* siècle. Il a laissé . 1* Le Canon de t offrande mystique; — 3» trois livres
1»AUV
PAIfV
ites ecclésiastiques : ces trois livres, qui parurent d'abord sans nom d'auteur, ont été publiés sous celui de Hugues de Saint- Victor dans la Bibliothèque des Pères; Paris, 1644, puis dans le tom. III de ses Œuvres de l'édition de Rouen , 1618; mais, dans un manuscrit de l'abbaye de Gorbie, Us portent le nom de Robert Paululus, prêtre d'Amiens. Voy. D. Ceillier , Hist. des A ut. mer. et ecclés., tom. XXII, p. 216 et suiv. Richard et Giraud, qui donnent un aperçu des sujets traités dans tes trois livres des Cérémonies, etc.
PAOLUS (Heinrich-Eberhard-Gottlob), protestint célèbre, né à Leonberg.prés de Stuttgart, en 1761, mort à Heidelberg en 1850, professa à le na les langues orientales et la théologie, puis l'eiéeèse et l'histoire ecclésiastique à l'université de Heidelberg. Il a laissé sur le droit public, la critique biblique et la théologie, un grand nombre d'ouvrages, dans lesquels il se montre rationaliste très-avancé. Nous avons eu, dans notre Introd. histor, et crit., etc., plus 4 une occasion de combattre ses opinions, aussi téméraires qu'erronées. Nous citerons seulement ; !♦ Clef des psaumes; lena , 4791 , 1815, in-8»; — 2» Clef&lsave; ibid., 4793, in-e>; — 3* Commentaires philologiques , critiques et histonquet smr te Nouveau Testament; Leipzig, 1800- Ittl 4 vol. in-8- ; — 3» Fie de Jésus pour sertir de fondement à une histoire vraie au chrïstiamme primitif; Heidelberg, 1828, 2 vol in -8°;
— 4* Notes explicatives sur l'histoire des dogmes, deteqli»et et de la religion; Brome, 4830, 1 vol.;
— a* Manuel exégéttgue sur les trois premiers Evmguet ; Heidelberg , 1830-1833, 3 vol.; tous ces ouvrages sont écrits en allemand. Voy. la Nom. Biogr.génér. Le Diction, de la théol. cathol., qui donne une juste appréciation de la personne et des écrits de Paulus, et cite comme ouvrage à consulter : Paulus et son temps , d'après ses autre* posthumes . ses lettres inédites et ses con» vertnttons, par Reichlin-Meldegg ; Stuttgart, 1852-1853 ,z vol. en allemand.
PAULUTIUS. Voy. PaULUCCI.
PAO ME. Voy. Palme.
PAUSE. Voy. Plantavit.
PAU SOL A ( Pnusolte ), ville épisc. d'Italie située dans le Picenum. D'après Cluverios , elle se trouvait dans l'endroit où l'on voit aujourd hni Citta-Nova, bourg bâti sur la côte , entre Fermo et Loretto. D'autres croient que le bourg de Monte dell' Olmo, qui est à cinq milles de MdteraU, a été bâti sur les ruines de Pausola. On n'en connaît qu'un évéqne, Claude , qui assiMa au concile tenu à Rome en 465, sous le pape Hilaire. Voy. Ughelli, /<u/ia Sacra, tu m. X, col. 15*.
I. PAUVRES , PAUVRETÉ. La pauvreté volontaire est louée, dans l'Évangile, comme la première des béatitudes; Jésus-Christ Ta sanctifiée dans sa personne , dans celle de ses parents, de ses apôtres et de ses plus parfaits disciples. Mais la pauvreté involontaire, surtout lorsqu'elle est extrême, est un si grand écueil pour la vertu, que Salomon, priant Dieu de te préserver de celui auquel exposent les grandes richesses, le suppliait aussi de ne point l'exposer à une misère extrême. L'aumône et la compassion pour les pauvres ont toujours été recommandées dans la loi, tant ancienne que nouvelle. Moite donna à cet égard plusieurs préceptes d'une grande sagesse, et Jésus-Christ prescrit d'excellentes régies pour pratiquer Taule fruit par vanité. Il condisciples de vendre tout ce mr en distribuer le prix aux M
veille mtma a ses •s'ils possèdent
dée tantôt comme un châtiment, tantôt comme une épreuve. Voy. Matth., v, 3. Proverb., xxx , 8. Deut., xvn, 14, 12, 15, etc. Lévitiq., xîx, 10, 22. Exode, xxm, 11. Matth., vi, lA; xix,21. Job, xxxvi, 8. Isaïe, xlvhi, 10. D. Calmet, Diction. de la Bible, fiergier, Diction, de théol. Le Diction, de la théol. cathol. ^
H. PAUVRES, PAUVRETÉ, relativement â certaines faveurs que la pauvreté reçoit dans l'expédition des alTaires. A Home, on a toujours accordé des expéditions anx pauvres, ou gratuitement, ou à moins de frais qu'aux riches ; m;iis comme cette faveur donnait lieu à des abus qui blessaient la justice, Corrado nous apprend qu'on a exigé comme une condition de ceux qui y prétendent, qu'ils joignissent la qualité de misérable à celle de pauvre (Dummodo pauperes et mùtcrabiles existant); car le mot misérable signifie quelque chose de plus que celui de pauvre. Il signifie aussi autre chose que ce qu'on entend par misera/nies personv . quand on parle de veuves, d'orphelins, de vieillards, d'infirmes, d'incurables, etc. On expédie aussi à la chancellerie des dispenses gratuitement, c'est-â-dire in forma paufterum, sur une attestation de pauvreté de l'ordinaire ou de son officiai. L'nsnge
8 résent de la cour de Rome est d'accorder des ispenses in forma pauperum à des gens qui n'ont pas de biens en fonds, ou qui n'en ont que pour vivre selon leur naissance. Quoi qu'il en soit, l'évéque ou son vicaire atteste les facultés de l'impétrant, telles qu'on les lui rapporte. Voy. Pyrrhus Corradus, Praxis dispensationum apostolkarum, 1. VIII, c. vi, n° 68. Richard et Giraud.
. III. PAUVRES CATHOLIQUES, nom de religieux. Les Vaudois, ou pauvres de Lyon , ayant été excommuniés par le pape Luce III , il y en eut qui se convertirent et qui se rendirent, en 1208, auprès d'Innocent III. Ce pape les accueillit fort bien et approuva leur règle, dont les principaux articles consistaient à ne rien posséder, à recevoir la nourriture jour par jour, à observer la continence, à jeûner deux carêmes par an, et à discuter contre les hérétiques. Ces
Ê ouvres catholiques furent réunis, en 1256, aux imites de Saint-Augustin. Voy. Hélyot, Hist. des Ord. monatt., tom. III, c. IV.
IV. PAUVRES DE LA MERE DE DIEU DES ÉCOLES PIES, congrégation de clercs réguliers qui doit sa fondation a un gentilhomme espagnol, Joseph Calasanza, né dans le royaume d Aragon en 1556. Il se fit recevoir docteur à Al cala, puis il se rendit a Rome l'an 1593, où il entra chez les Frères de la Doctrine. Il assembla quelques enfants, leur enseigna â lire, A écrire et i compter, et leur fournit par charité les livres, l'encre et le papier dont Us avaient besoin. Quelques Pères se joignirent à lui , et Paul V érigea leur institut en congrégation en 1617; if lui donna le nom de congrégation Pauline, permit à ceux qui y entreraient de mire leurs vœux simples d'obéissance, de chasteté, de pauvreté, et en établit Joseph Calasanza supérieur sous le titre de préfet. L'an 16*21 , Grégoire XV mit cette congrégation au nombre des Ordres religieux , lui donna le nom de congrégation des Clercs réguliers de la Mère de Dieu des Écoles pies, nomma Calasanza général, et approuva les constitutions qu'il avait faites. Cette congrégation fut établie successivement dans les Etats de Gènes, de Toscane , de Naples, de Sicile, de Sardaigne, en Allemagne, en Pologne et en' Espagne. En 1689, Innocent XI l'exempta de la juridiction des ordinaires. Le but de cet institut
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les villes, ces clercs professent aussi les humanités, les langues grecque et latine, la philosophie, la théologie et les mathématiques ; chaque régent est obligé de donner à ses élèves quelues leçons spirituelles pendant le dernierquart 'heure de la classe; et, le samedi, on leur fait dans une chapelle un sermou d'une demi-heure. Ces clercs sont au nombre des mendiants, et quêtent dans les villes. Voy. Hélyot, lin t. des Ordr. mmast., tom. IV. Richard et Giraud.