IV. LEGRAND (Louis). Voy. Grand, n°V
I. LEGRAS (Antoine), humaniste, né à Paris vers l'an 1080, mort l'an 1751, entra chez les Oratoriens, qu'il quitta pour vivre dans le monde. Il a laissé quelques écrits, parmi lesquels nous citerons : 1° Ouvrages des saints Pères gui ont vécu du temps des apôtres, contenant la Lettre ffe saint Barnabé, le Pasteur de saint Hérauts, les Lettres de suint Clément, de saint Ignace et de saint Polycarpe, avec des notes; Pans, 1717, in-12; — 2° Livres apocryphes de i Ancien et du Nouveau Testument, en latm et en français, avec des notes, pour servir de suite a la Bible de M. de Sacy;. Paris, 1717, in-fol.; 1742 , 2 vol. in-12; — 3° Kpltreà Dioguèfe, dans laquelle l'auteur, sur les ruines de l'idolâtrie et du judaïsme, établit les plus solides fondements de la religion chrétienne, ouvrage du I" siècle, trad. du grec; îbid., 1725, in-12. Voy. Chaudon et Delandine, Diction, univers., etc. Quérard, La France littér.
II. LEGRAS (Louise de MARILLAG, dame), fondatrice de l'institution des Sœurs de Charité, née à Paris en 1591 , morte l'an 1062, se consacra, après la mort de son mari, à des œuvres de piété. Liée avec saint Vincent de Paul, elle participa à la création des nombreux établissements de charité qu'il fonda ; mais elle eut plus de part encore à l'institution des Sœurs de Charité. Elle dirigea elle-même, avec la plus grande abnégation, une maison de cet Ordre établie à Paris. Voy. Gobillon , Vie et Pensées de Mmt Le~ gras, revue et augmentée par Collet; Paris, 1709, in-12.
III. LEGRAS DU V ILLARD (Pierre), chanoine de l église Saint-André de Grenoble, né vers l'an 1700, mort en 1785, fut supérieur de la maison de Parménic.On a de lui quelques écrits, parmi lesquels : 1° Sanctoral, ou Légendes des saints du diocèse de Grenoble; 1730, in-8°; 1740, in-12 ; — 2° Éloges de quinze illustres chanoines de Saint- André de Grenoble: 1733 ; — 3° Discours sur la vie et la mort de M. le cardinal Lecamus, évéaue et prince de Grenoble; Grenoble, 1748, in- 12; — 4° Lettre sur la procession des fous et autres extravagances en Uiverses églises; 1757. Voy. Quérard, La France littér. La Souv. Biogr.
mur les saints dont on fait une mémoire parlicuière dans l'église de Samt-Jean-des- Vignes. Voy.
génér., qui donne la liste complète des ouvrages de Legras.
I. LEGRIS (Pierre), grand prieur de l'abbaye de Saint-Jean-des-Vignesde Soissons,né à Paris en 1557, mort en 1630, devint prieur et curé de Saint-Nicolas de la Ferté -sous-Jouarre, puis
Î rieur-curé de la Ferté -Gaucher. Il a laissé : 1 Citron icon brève abbatial canonica; S. Joannis upud Vineas Suession.; 1617, in -8°; chronique suivie d'un long recueil de pièces, sous ce titre : Api>endix ad brève Chronicon canonica abbatial S. Joannis apud Vineas Suession., in qun progressus ritusque regulares iilius continentur; — 2" De Clericis regularibus utriusque sexus Historia, eontm primordia et successtva continua tionis tempora, atque plurimas monasteriorum fundationes complectens, exantiquiset modertiis scriptoribus, muftisque manuscriptis nondum in lucem editù collecta; Paris, 1625, in-4°; — 9* Commentaire ur la Règle de Saint-Augustin; — 4° un Propre pour le lièt
Richard et Gîraud.
II. LEGRIS-DUVAL (René-Michel), pieux ecclésiastique, prédicateur ordinaire du roi, né l'an 1765 à Landernau , en Bretagne , mort à Paris en 1819, fit ses premières études au collège Louis-le-Grand, et sa théologie au séminaire de Saint- Sulpice. Pendant la Terreur, il ne quitta pas la France. Ayant appris que Louis XVI venait d'être condamné à mort, il se rendit de Versailles , le 20 janvier au soir, a la commune de Paris,<et, s'adressant aux membres qui la composaient : Je suis prêtre, dit-il, j'ai appris que Louis XVI venait d'être condamné à mort, je viens lui offrir les secours de mon ministère. Cet acte de zèle faillit lui coûter la vie. Après s'éti e assuré que le roi n'avait pas besoin de ses secours, il retourna à Versailles, où il continua pendant la révolution à exercer dans la ville et les environs son périlleux ministère; et, quand la paix fut rendue à l'Église, il se montra un véritable apôtre de la charité chrétienne. A sa mort, il fut pleuré des pauvres, dont il était le père, des grands, dont il était l'orateur, et du clergé, dont il était la gloire et l'ornement. Ses dépouilles mortelles furent portées à l'église des Carmes , au-dessous de cette même chaire où peu de temps auparavant il avait fait entendre sa voix pour célébrer la glorieuse mort des prêtres et des évêques massacrés en 1792. On lui doit : 1° des Sermons trèsestimés; 2 vol. in-12, publiés après sa mort; le l<r est précédé d'une notice intéressante sur sa vie, par le cardinal de Bausset; — 2° le Mentor chrétien , ou Catéchisme de Fénelon, qu'il composa pour l'éducation de son élève le jeune de Larochefoucauld; 3 vol., mais dont il n'a paru que le premier, contenant les principes de la religion naturelle ; — 3° un Traité sur ^immortalité de l'âme ; manuscrit, ainsi que plusieurs autres pièces également manuscrites. Voy. FeUer, Biogr. univers. L.' Encyclop. cuthol., qui a reproduit l'article de la Biographie.
LEGR0ING DE LA MAIS0NNEUVE (Francoise-Thérèse-Antoinette), comtesse, femme de lettres, née à Bruyères, en Lorraine, l'an 1764, morte en 1837. Elle refusa le titre de surintendante des maisons qu'elle se proposait de fonder pour les jeunes filles des décorés de la Légioa d'honneur; mais elle établit à Paris un pensionnat qui eut du succès. Outre des articles de philosophie, de littérature, des pièces de vers, etc., fournis à différents journaux, on a d'elle plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Essai sur le genre d'instruction le ///u*
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analogue à la destination dm femmes: Paris, 1808, in-18; Tours, 1843, in-18; - 2» Heh-aite pour la première communion; Paris, 1804, in-12. Yoy. la Nouv. Biogr. génér., qui indique les autres écrits de l'auteur.
I. LEGROS (Charles-François), théologien, né à Paris, mort en 4790, fut successi ventent chanoine de la Sainte -Chapelle, abbé de Saint- Arheul, grand vicaire de Reims et théologien de la commission formée pour les Ordres réguliers. Il fut élu, en 1789, député du clergé de Paris aux états généraux. On lui doit quelques on \ rages de critique, entre autres : Analyse et esu me n de FAuhqmU dévoilée, du Dupotitmt oriental et du Christianisme d,*voilé; Paris, 1788, in -8°. Voit, la Nouv. Biogr. génér.
II. LEGROS (Jean) en latin Grossius, général de l'Ordre des Carmes, qui vivait du xiv* au xv* siècle , assista au concile de Pise. On a do lui : 1° Le Verger de ( Ordre de* Carmes; Anvers, 1080; — 2» un Traité des Hommes iilustres du même Ordre: ibid.,1680.
III. LEGROS (Martial), chanoine de la cathédrale de Limoges, né dans cette ville en 1711. mort l'an 1811, se consacra à des recherches historiques sur le Limousin. Un seul de ses ouvrages a été publié; i) est intitulé : Recherche* historiques sur l'église paroissiale de Samt-Michel-des-Lions de la ville de Limoges ; Limoges, 1811. Voy. la Nouv. Biogr. génér., qui donne la listed'un grand nombre de manuscrits de Legros conservés dans la bibliothèque du séminaire de Limoges.
IV. LEGROS (Nicolas), théologien, né a Reims en 1675, mort à Rhynwick l'an 1751 , ayant refusé de signer l'acte d'acceptation de la bulle L^niaenilus, fut poursuivi , et se réfugia en Hollande, où l'archevêque d'Utrecht lui confia la chaire de théologie d'Amerstort. On a de lui : 1» Méditations sur ÏÊpitreaux Rom/iins; 1735;
— 2* Dogma EccIcsht circa usuram ; 1730, in-i»;
— 3" /.'/ sainte Bihle, traduite sur les textes originaux avec les différences de la Yulgate ; 1199, in-8»; le titre n'est pas exact pour cette édition, nui n'offre en réalité qu'un mélange de deux traductions différentes, l'une faite sur les textes primitifs arec les différences de la Yulgate, et l'autre sur la Vulgate, avec la différence de ces mêmes textes; cette traduction n'est au fond que celle de Sacy; elle est généralement lidéle; cependant on y trouve les erreurs qui tiennent à la doctrine de Jansenius, et cela surtout dans le Nouveau Testament; c'est dans l'édition de 1753 que toutes les parties de ta Bible ont été réellement traduites sur les textes ori-
Sinaux avec les différences de la Vulgate; — » Lettres théolomques contre le Traité des prêts de commerce; 17H>; — 4° Manuel du chrétien ; 1740, in-18, souvent réimprimé; — 5» Méditations sur les six premières Èpttres canoniques de saint Jfirques, saint Pierre et saint Jean ; 1754, 6 vol. in-12 ; — 6» Lettre* sur les conmdsionnaires ; 1733, in- 12. Voy. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
LE GROUX (Jacques), curé dans le diocèse de Tourna y. puis près de Lille, né à Mons-en- Puelte l'an 1675, mort en 1754, a publié : Sunima statulorum synoiluliuin, cum prœvia mpiopst vitw episcoporum Tornacensium ; Lille , 1726, in -8*. Voy. Paquot, Mémoires pour servir à tHist. littér. des Pays-Bas, tom. XVII. La Nouv. Biogr. génér.
LEGS (Legatum)y don qu'un testateur fait par son testament à quelque particulier ou communauté. On appelle legs pieux celui qui est fait Tour une fin pieuse a une personne ou à un lieu
tère, un hôpital ; on ne peut retenir un legs pieux sans commettre nn sacrilège. Voy. les canonistes, en général, et, en particulier, Rarbosa, qui examine quels sont les véritables legs pieux, à qui l'exécution en appartient, en quel cas on en doit ou on en peut changer la destination, quels sont les privilèges attachés à ces sortes de legs. L. Ferraris, qui traite le sujet avec assez de détails, puisqu'il y a consacré 172 numéros. Richard et Giraud, qui donnent 18 règles de morale au sujet des legs. Gaet. Mo roni, vol. XXXVII, p. 262-205. L'abbé André, Cours ulphabét. de droit canon, où on trouve exposés les cas pratiques les plus ordinaires et l'indication des dispositions légales par rapport à notre Code civil français.
LE GUERCH01S (Madeleine D AGUESSE AU .
dame), moraliste, née à Paris l'an 1679, morte en 1740, était sœur du chancelier d'Aguesseau. Elle a laissé : !• Avis d'une mère à son fils, suivis d une Instruction pour les sacrements de Pénitence et d'Eucharistie , et d'une Pratique pour se disposer à èa mort; Paris, 1743, 2 vol. in-12; — 2° Réflexions chrétiennes sur les livres historiques de f Ancien Testament; Paris, 1767, in-12; on a donné une 2* édition du même ouvrage, augmentée de lté flexions sur le Nouveau Testamtnt; ibid.. 1773. in-12. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
L'ÉGUIER. Voy. Léger, a*l.
LÉHÉMAN, ville de la tribu de Juda. Voy. Josué, xv, 40.
LEHETH , fils aîné de Séméi. Voy. I Paralip.,