‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 58 sur 1294 · LE M A · texte numérisé non relu

LE M A

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avoir passé vingt et un ans dan» la retraite, était neveu d'Aroanld d'Andilly. Il débuta au barreau d'une manière brillante". Outre des plaidoyers, il a laissé : 1° la traduction du Traité du sacerdocede saint Jean Chrysostome ; 1091), in-12;

— 2° Vie de saint Bernard; Paris, 1648, in-4° et in-8°; — 3» la traduction de trois traités de ce Père : De la Conversion des mœurs; De la Vie loHtnire; Des Commandements et dispenses; ibid., 1650, in-12; — 4e Vie de D. Barthélémy des Martyrs, que beaucoup d'auteurs attribuent à son frère Lemaistre de Sacy; — 5,° L'Aumône chrétienne, ou la Tradition de l'Eglise touchant la charité envers les pauvres, recueillie de l'Écriture sainte et des saints Pères; ibid., 1658, in-12; — 6° traduction du Traité de la mortalité de saint Cyprien; — 1* l/i Psautier, avec des notes tirées de saint Augustin; ibid., 1674, in-12; — 8° Retalions de Port-Royal , par la mère Marie-Angélique Arnauld; in-12. Voy. Richard et Oiraud, tom. XV, p. 475. Feller, art. Maistre. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.

II. LEMAISTRE (Isaac- Louis), dit de Sacy, ou mieux Saci, qui est l'anagramme <Vlsauc\ théologien, frère du précédent, né à Paris en 1613, mort l'an 1681, reçut les ordres sacrés en 1650. Outre des poésies et quelques traductions d'auteurs anciens, il a donné : 1* L'Office de l'Eglise, trad. en français; Paris, 1650, in-12;

— 2" L imitation de Jésus-Christ , trad. en français, 1662, in-81; — 3° Le Souvenu Testament , trad. en français; 1667, 2 vol. in-8»; cette traduction, connue sous le nom de Nowem Testament de Mous, parce que les premières éditions portent la rubrique de Mons, est l'ouvrage de cinq personnes : Saci, Arnauld, Antoine Lemaistre, Nicole et le duc de Luynes. On sait que Bossuet reproche à celte traduction d'affecter trop de politesse; il blâme les auteurs de vouloir y faire trouver un agrément que le Saint- Esprit a dédaigné dans l'original; il dit qu'elle aurait eu quelque chose de plus vénérable et de plus conforme à la gravité de l'original, si on I avait faite un peu plus simple, et si les traducteurs eussent moins rnélé leur industrie et l'élégance de leur esprit à la parole de Dieu;

— 4° Im sainte Bible, en latin et en français, avec des explications du sens littéral et du sens spirituel: Paris, 1672 et ann. suiv., 32 vol. in-8°; 1789-1801, 12 vol. in-8°. On peut dire de celte version de la Hible entière ce que Bossuet a dit du Nouveau Testament en particulier; c'est le même système, le même genre, le même mode de traduction. D'autres encore que Bossuet ont dit avant nous : « Cette traduction n'est pas strictement conforme a la lettre et au génie de l'original. Saci n'avait ni érudition, ni critique, et savait très-peu l'hébreu et le grec. 11 s est contenté, en général, de liaduire la Vulgate, en s'aidant des notes de Valable. Lui-même se rendait bien compte de cette espèce d'inbdélité, et il en sentait l'inconvénient, non au point de vue littéraire, dont il se préoccupait peu. mais au point de vue religieux. « Une des principales raisons, disait-il, qui portent le:> gens à rechercher ces livres, est qu'ils n'y voient plus les difficultés qu'ils trouvaient auparavant dans l'Ecriture. Us supportent bien de n'en pas comprendre les vérités et les mystères; mais ils ne peuvent souffrir le langage obscur et embarrassé dont le Saint-Esprit se sert pour les leur proposer... Que sais -je si je ne fais rien en cela contre les desseins de Dieu ? J'ai taché d oter de l'Écriture sainte l'obscurité et la rudesse; et Dieu jusqu'ici a voulu que sa parole fût enveloppée d'obscurités. N'ai-je pas sujet de craindre

que ce ne soit résister aux desseins du Saint- Esprit que de donner, comme j'ai tâché de faire, une version claire, et peut-être assez exacte par rapport à la pureté du langage? Je sais bien que je n'ai airecté ni les agréments ni les curiosités qu'on aime dans le monde, et qu'on pourrait rechercher dans l'Académie française. Dieu m'est témoin combien ces ajustements m'ont toujours été en horreur; mais je ne puis me dissimuler à moi-même que j'ai tâché de rendre le langage de l'Écriture pur et conforme aux règles de la grammaire ; et qui peut m'assurer que ce ne soit pas là une méthode différente de celle qu'il a plu au Saint-Esprit de choisir?... Je vois dans l'Écriture que le feu qui ne venait pas du sanctuaire était profane et étranger, quoiqu'il pût être plus clair et plus beau que celui du sanctuaire; » — 5° Lettres chrétiennes et spirituelles; ibid., 1600, 2 vol. in -8'; — 6» Les Psaumes de David, traduits en français, suivant l'hébreu et la Vulgate, avec une explication tirée des saints Pères; ibid., 16'J6, 3 vol. in-12. Voy. Bossuet, Lettre XXIX, au maréchal de Belle fonds, tom. XXXVII, p. 76, édit. de Lebel, 1818. Richard et Giraud, tom. XV, p. 475-476. Feller. au mot Maistre. L'Encyclop. cat/tol., article Maistre. La Souv. Biogr. génér.

111. LEMAISTRE (Nicolas), évéque de Lombez, mort en 1661 , était docteur de Sorbonne; il professa d'abord la théologie. Il a laissé : 1° Rétablissement de l'ancienne principauté de* èvéaues, contre V Éponge de Loemelius; Paris, 1633; — 2« Éclaircissement du patrimoine et des possessions des églises; ibid., 1636.

LEMAlTRE (B.), jésuite, qui vivait au xvur siècle, a publié : 1° Pratiquas de Jtiété, ou les véritables accotions; Paris, 1706, in-12, 7* édit.; — 2° Pratiques de piété, ou entretiens spirituels pour tous les jours de l'année; 4 vol. in-12. Koy. le Joum. des Savants, 1706 et 1725.

LE MAN (Maur), surnommé en religion Maur de /' Enfant-Jésus, carme de l'étroite observance, né au Mans, mort à Bordeaux en I690, fut successivement maitre des novices au couvent de Bordeaux , prieur de ce couvent et provincial de Gascogne. On a de lui : 1° La Crèche de t Enfant-Jésus; Bordeaux, in-12; — 2° Entrée ù la dii ine Sagesse, compi ise fit plusieurs traités spirituels, qui contiennent tes secrets de la théologie mystique: 1652, in-12; — 3" Le Royaume de Jésus-Christ dans les ilmes; Paris, 1661, in-12. Voy.

LEMAN DUS ou LEMMANDUS , siège épisc., attribué par les uns à la Lyhie Pentapole, et. par les autres, au diocèse d Egypte en général, mais sans en spécifier la province. On n en connaît qu'un évéque , Naséas, qui fut ordonné par Théophile d'Alexandrie à la place de Hiron. Voy. Théophile d'Alex., In Hom. Paschale. De Commanville, ln Table alphabet., p. 136. Richard et Giraud.

LE MANS (Cenomanum), ville épisc. autrefois capitale du bas Maine, et une des plus anciennes villes des Gaules, s'appelait auparavant Suindinum ou Vindinwn. L'évéché fut érigé au m* siècle sous la métropole de Tours, dont il e»t toujours sulfragant. Sa cathédrale, autrefois sous l'invocation de saint Pierre, est maintenant dédiée à saint Julien, que tout le monde s'accorde à dire avoir été le premier évéque de ce diocèse, quoiqu'il n'y ait pas le même accord sur le temps ou il le gouvernait. 11 y a eu plusieurs conciles au Mans : un tenu en l'an 813, un second l'an 1188. et un troisième l'an 1237. Koy. la Gallia Christ., tom. II, part. I, p. 512 et suiv.; tom. VI, p. 219. Mansi, Supptém. à la col-

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