I. PFAFF (Christophe-Matthieu), lutherai
né à Stuttgart en 1686, mort à Giessen lu 1760, devint successivement professeur de Iteo-
de théologie et surintendant général des église.
Il reçut le titre de comte palatin, et fit partie de l'Académie de Berlin. C est sous sadirretwe qu'a été publiée en 1729, in-fol., la DM* traduction allemande de la Bible, connue eba les protestants sous lo nom de Bible de Tut**gue. PfafTa laissé, de plus, un grand nomtn d'ouvrages dont on peut voir la liste complu dans les biographes allemands. Richard et Giraud, ainsi que la Nouv. Biogr. génér., en moquent quelques-uns; la Biogr. univers, de Michaud en cite trente-deux. Pour nous, nous ferons remarquer que tous les ouvrages do s* vant luthérien qui traitent de la religion, on; été condamnés par la S. Congrégation de l'Indu le 10 mai 1755, et que, déjà auparavant, arques-uns l'avaient été par des décrets particuliers, comme : 1° S. Irenai Episcopi Luadiatwu Fragmenta anecdota, cum notis et duabut du** tationibus de oblatione et consecratione £i*.*™tnstiœ; — 2° Primitice Tubingenses. Pars pnor * posterwr (decr. 21 janv. 1721); - 3° nés llistonoî ecclesiasticœ. (Decr. 11 marui l>#j IL PFAFF (Jean -Christophe), luthérien,»
à Pfullingen,dans le duché de Wurtemberg. «> 1651, mort à Tubingue l'an 1720, était pe« " précédent. Il fut docteur et professeur de t*Jlogie à l'université de Tubingue, puis ; pa^J et doyen de l'église de la même ville. U auwj en latin un assez grand nombre d'ouyrag» de dissertations, entre autres : Ie StjUoge^-
PFEI — 1763 — PHAC
stionum theologicarum, etc.; in-4»; — *2?Dogmata protestantium ex jure canmico et concilié; Tu- Dingue, 17*22, in-i»; — 3» Dissertatio de allegatis Veteris Testamenti m Novo; ibid.; — 4° Annotationes in Sinopsm Theodori Thummii; Théodore Thummius, professeur de théol. à Tubingue et collègue de Pfaff, est connu par une multitude d'écrits polémiques, dont quelques-uns lui occasionnèrent des désagréments. Voy. le P. Le Long, BibHoth. sacr., édit. in- fol. Richard et Giraud. Michaud, Biogr. univers.
PFANNER (Tobie), historien, né à Augsbourg en 1611 , mort en 1716, fut successivement secrétaire de la chancellerie à Gotha, bailli à Saalfeld , et conservateur des archives à Gotha. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1* Systema théologie? gentuis aurions; Bâle, 1679, in-4°: — 2° De Charismatibus antiquœ Ecclesiœ; Gotha, 1680, in-12; — 3° De Cateehumcnis antiques Ecclesice; ibid., 1688, in-12 ; — 4» 06servationes ecclesiasticœ ; lena, 1694-1695, in-4»; — 5» De Bitibus Ecclesiœ antiquœ; Leipzig, 1698 ; Nordhausen, 1723, in-8»; — 6* Pnnctpium fidei Aù/orira-; 1698, in-8». Voy. Feller, flioor. univ. La Nouv. Bionr. gêner.
PFEFFERCORN ou PFEFFERKORN (Jean), juif célèbre, natif de Cologne, embrassa le christianisme au temps de la prétendue réforme. Avant sa conversion.il se donna pendant longtemps pour le Messie parmi ceux de sa nation. Dès qu'il eut été baptisé, il publia plusieurs écrits contre ses anciens coreligionnaires, et s'efforça de persuader à l'empereur Maximilien de faire brûler tous les livres hébreux, 4 l'exception de la Bible, a parce que, disait-il, ils contiennent des blasphèmes, de la magie et autres choses aussi dangereuses. » L'empereur publia en effet, l nu 1510, un édit conforme à la demande de Pfeffercorn. Mais Reuchlin, chargé par l'empereur de lui donner son avis sur la question, se montra tout à fait opposé à Pfeffercorn , qui, pour soutenir son sentiment, publia en 1511 un livre intitulé Handspiegel ou Miroir manuel, dans lequel il accusait Reuchlin d'avoir reçu de l'argent des Juifs et de n'avoir aucune notion de l'hébreu. Reuchlin répondit par son fameux Augenspiegel ou Miroir oculaire, dans lequel il raconta les faits et donna les raisons de sa façon de penser sur les livres des Juifs, et releva jusqu'à trente-quatre mensonges dans le livre de Pfeffercorn. Cette dispute dura fort longtemps; mais l'éditde l'empereur ne fut pas exécuté. Outre le Miroir manuel, on a encore de Pfeffercorn : 1° Narratio deratione celeltrandi Pascha upud Judœos; — 2° De Abolendis Scriptis Judœorum, etc. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. généraux mot REUCHLIN. Compar. notre art. Reichlin.
I. PFEIFFER (Auguste), protestant, né à Sarhsenlauembourg en 1640, mort à Lubeck en 16118, professa les langues orientales à Wittemberg, remplit les fonctions de pasteur en divers lieux, devint archidiacre à l'église Saint-Thomas de Leipzig, où il professa la théologie et les langues orientales, et fut nommé surintendant à Lubeck en 1689. 11 est auteur de soixantedix ouvrages et dissertations, parmi lesquels nous citerons : 1° Commentarius antirabbinicus in Obadiam : Wittemberg, 1666, in-4»; — 2» Critica sacra: Dresde, 1680, 1688. in-8»; Leipzig, t702, 1712, 1721 . in-8*; Altorf, 1751 , in-8»; — 3* Invitatio ad lectiones privatas atheisticas ; Leipzig, in-8»; — 4» Pansophia Mosaica; ibid., 16H5, in-12; — 5» Hermeneutica sacra, sive légitima Sacras Litteras interpretandi ratio; ibid., 1684, 1687, 1694, in-12; — 6» Antiquitates hebrakœ I
seleciœ; ibid., 1687, in-12; — 7» Theolcjia medica; Lubeck, 1693, 1607, in-8»; — 8» Theologta un fiai Veteris Testamenti; Stralsund. 1727, in-8»; — 9» Décodes dure de antiquis Judœorum ritibus, etc.; 1664; — 10° Dubia vexata Scripturm Sacrœ, sive leca diffictliora Vet. Test., cirea quœ auctores dissident, vel narrent , adduciis et modeste expensis aliorum sententiis, succincte decisa, tamque dilucide expedita, ut cuivis de vero sensu et dt ver sis interpretamentis, constare facile queat, nec non ebraica atque exotica Nom e suis fontibus dériva ta ; cui acceait decas selecta exercitationum bibticarum; Leipzig, 1713, in-4»", 5e édit.; ouvrage mis à l'Index ( decr. 31 martii 1681 ); — 11» Critica sacra, quœ agit de Sa cri Codicis partilione, editionibus variis, etc., rut subjunguntur trac ta tus quatuor: 1° De Antiquis Rittbus Ebraorum; 2» De Nature , usu et subsidiis linguarum orientatium omnium ; 3° De Compendiaria Bntione legendi scripta rabbinico-talmudica; 4" De Ao centuationc tam prosaica quam metrica facile di- «cew/a;Leipzig et Dresde, 1680,in-8»; -12»^rtt'o rei amoiœ conira rapam in puitcio suotracu cnlicis instituta ; una cum decisione triginta casuum conscientiœ ; ouvrage qui a été mis à V Index le 21 avril 1693. Les écrits philologiques de Pfeiffer ont été recueillis et publiés sous le titre d'Opéra phUologica; Utrecht, 1704,2 vol. in-4»; ils sont très-estimés; et, il faut bien en convenir, à quelques exceptions près, ils méritent de l'être; leur auteur était aussi remarquable par son habile critique que par sa profonde érudition. Voy. le P. Lelong, Biblioth. sacra, et Chauffepié, Nouv. Diction, histor., qui donnent la liste de» divers écrits d'Auguste Pfeiffer.
II. PFED7FER (Auguste-Frédéric), protestant, orientaliste et paléologue, né à Erlaugen en 1748, mort en 1817, professa la philosophie et les langues orientales à l'université de sa ville natale. Il a laissé quelques ouvrages, entre autres : 1* Sur la Musique des anciens Hébreux , en allemand ; Erlangen, 1778, in-4»; — 2° Manuti/e bi/j/iorum hebraicorum et chaldaicorum ; ibid., 1809, in-8». Voy. la Nouv. Biogr. gêner.
PFLDO (Jules), trente et unième évèque de Naumbourà, dans le Palatinat, mort en 1564, fit partie du conseil des empereurs Charles- Quint et Ferdinand I". 11 se trouva à presque toutes les assemblées qui se tinrent de son temps sur les affaires de la religion, et il présida les diètes de Ratisbonne au nom do Charles- Quint. Il fut un des plus grands adversaires des luthériens. Élu évèque de Naumbourg en 1540, il fut chassé de son siège par l'électeur de Saxe. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1» Explanutio singutorum missœ rituum; — 2» Institutio christiana Ecclesiœ Numburgensis ; — 3» De Vero Dei Cultu ; — 4» De Sacriftcio missœ ; — 6» De Deo et sancta Trinitute; — & De Justifia et salute chrisHani hominis; — 7° De Pamitentia, fide et charitate; — 8» De Lapsu hominis in peccatum originale,en allemand; — 9» Summarium prœcipnorum religionis christ ianœ articulorum , en allemand. Voy. les Miscellanea Lipsiensia, tom.XII; Leipzig, 1723, in-8». Moréri , édit. de 1759. Neutre Geschic/ite der Dcutschen, tom. II, p. 215, 275 , 372 , 385; tom. III, p. 186, 242; tom. VI, p. 95. Richard et Giraud, tom. XVII, p. 356; tom. XIX, p. 289. Feller, flioor. univers. Le Diction, de la théol. cathol.
PFOGHEN (Sébastien), protestant, est connu par une dissertation publiée en 1629 sur le style du Nouveau Testament; il y prétend que le texte grec est d'une élocution aussi pure que celle des meilleurs écrivains de la Grèce. Gata- I ker attaqua cette prétention , et lui opposa De