I.PHARÈS, fils de Juda et de Thamar, dont
le nom signifie division, rupture, fut ainsi à cause de la circonstance de sa naissance. Voy Genèse, xxx vm, 29.
II. PHARÈS, fils de Machir et de Maacha. Voy. 1 Paralip., vu, 16.
III. PHARÈS, un des trois mots que Balthazar vit écrits sur la muraille pendant le festin
il profana les vases sacrés. Ce mot,
PIIAR
PUAS
qui signifie i la lettre ce qui est divisé, séparé, fat ainsi expliqué par le prophète Daniel : « Votre royaume a été divise, et il a été donné aux Mèdes et aux Perses. » Dans le style prophétique, le passé s'emploie souvent pour exprimer l'avenir. Voy. Daniel, v, 28.
PH ARESITES , descendants de Pharès, fils de Juda. Voy. Nombr., xxvi, 20. Compar. Pharès, n» I.
PHARIA, ville épisc. Voy. Lésina, n* II.
PHARIDA, chef d'une dès familles attachées au service de Salomon. Voy. II Esdras, vil, 57.
PHARISIENS, secte dont l'origine n'est pas bien connue, mais qui était une des plus anciennes et des plus considérables parmi les Juifs. Leur nom veut dire séjmrés; et il leur convient d'autant mieux, qu'ils affectaient de se séparer du peuple par leur genre de vie, et qu'ils tenaient à honneur de différer de toutes les sectes qui divisaient le peuple juif. Les pharisiens donnaient beaucoup au destin et aux décrets éternels de Dieu , mais ils laissaient à l'homme la liberté de faire ou de ne pas faire le bien. La réputation qu'ils s'acquirent par leur savoir et leur régularité les rendit redoutables aux rois eux-mêmes, de sorte qu'Alexandre Jannée conseilla en mourant, à la reine son épouse, de les gagner, si elle voulait régner heureusement. Lorsque Jésus-Christ parut dans la Judée, les pharisiens jouissaient d'un grand crédit parmi le peuple, à cause de l'opinion qu'on avait de leurs lumières et de la réputation de régularité qu'ils s'étaient acquise par la quantité rie leurs jeûnes et de leurs mortifications; mais tout cela était corrompu par l'esprit d'orgueil dont ils étaient remplis. Ils avaient surchargé la loi d'une infinité de pratiques frivoles et gênantes, et ils l'avaient même altérée par leurs interprétations dangereuses dans des articles importants, comme Jésus le leur reproche dans l'Évangile. L'observance du sabbat est un des points sur lesquels ils ont le plus raffiné, et le Sauveur a eu souvent des contestations avec eux i ce sujet. Notre-Seigneur leur reproche aussi leurs longues oraisons en public, puis de se donner beaucoup de peines pour faire un prosélyte et le rendre ensuite plus grand pécheur qu'il n'était. Les pharisiens ne condamnaient que l'action consommée du péché, et croyaient que les mauvais désirs, les pensées, les desseins qui n'avaient pas été suivis de leur effet étaient permis. Ils croyaient à l'immortalité de l'àme, à l'existence des esprits et des anges, admettaient une espèce de métempsycose des àmes des gens de bien, qui pouvaient passer d'un corps dans un autre, tandis que celles des méchants étaient condamnées à demeurer éternellement dans des cachots ténébreux. C'est par une suite de ces principes qu'ils ont cru que Jésus-Christ était Jean-Baptiste ou quelqu'un des anciens prophètes. Us soutenaient aus>>i, contre les sadducéens, la résurrection des morts. I<a secte des pharisiens n'a pas été ' éteinte par la chute du temple; car maintenant la plupart des juifs appartiennent à cette secte, et leurs sentiments sont les mêmes que ceux des anciens. Les Pères qui ont écrit sur les hérésies en ont fait une de la secte des pharisiens. Voy. Act. des An., xxm, 8. Marc, vu, 10; xu, 12. Matth., xvi, 14; xxu, 23. D. Calmet; Diction, de la Bible. Comment sur le vm« chap. de saint Matthieu. Dissertât, sur les sectes des Juifs, à la tête du Comment, sur saint Marc. Bergier, Diction, de théol. V Rncyclop. cathol. J.-B. Glaire, httrod. histor. et crit., etc., tora. il, p. 366. Le Diction, de la théol. cathol.
PHARNACH, père d'Êlipbasan, de la tribu de Zabulon. Voy. Nombres, xxxiv, 25.
I. PHAROS. un des chefs des familles qui revinrent de Babylone avec Zorobabel, dont les descendants étaient au nombre de deux mille cent soixante-douze. Voy. I Esdr., u, 3.
IL PHAROS, ville épisc. Voy. Lésina, n* IL
PH ARPH AR , un des fleuves de Damas, dont la source est dans les montagnes du Liban , et qui , étant arrivé près de la ville, se partage en trois bras, dont l'un traverse Damas, et les deux autres arrosent les jardins qui environnent cette ville. Les trois bras se réunissent ensuite , et vont se perdre à quatre ou cinq lieues de la ville du côté du nord. Voy. IV Rois, v, 12. D. Calme t, Diction, de la Bible.
PHARSALE, ville épisc. de Thessalie, sous la métropole de La risse , au diocèse de l'Illyrie orientale; celte ville fut érigée dans la suite en archevêché, puis en exarchie. On en connaît trois évéques, dont le premier, Perrebius, assista au concile d'Lphtse. Voy. Lequien, Orient Christ., t. II, p. 115. De Commanville, Table alphabet., p. 187.
PHARSANDATHA, fils aîné d'Aman, fut attaché à la potence comme son père , l'ennemi des Juifs. Voy. Esther, IX, 7.
PHARUDA , nom d'un Israélite dont les enfants revinrent de la captivité de Babylone avec Zorobabel. Voy. 1 Esdras , il, 55.
PHARUË, père de Josaphat, de la tribu d'issachar. Salomon établit ce Josaphat gouverneur de la tribu d'issachar. Voy. 111 Rois, iv, 17.
PHARUM. Voy. Phare.
PHARURIM, nom de lieu. Nathanmélech , eunuque du rot Josias, demeurait i Pharurim, près du temple. Voy. IV Rois, XXlll, 11.
I. PHASAEL, frère d Hérode le Grand, et fais ainé d'Antipater l'iduméen , fut établi par son père général des troupes de la Judée , et gouverneur de Jérusalem et du paya d'alentour. Il donna dans plusieurs rencontres des marques de bravoure. Trahi et arrêté par Bareaphernes, général dès armées de Pachore , roi des Parthes, et arrêté par ce généra] , il se brisa la téte de désespoir contre une pierre. Voy. Josepb, Z>e Bel/o Jud.; 1. I , c. vin et x. D. Calmet, Diction, de la Bible.
IL PHASAEL , fils de Phasaél, qui épousa dans la suite Salampso, sa cousine germaine , fille d'Hérode le Grand. Voy. Joseph, De Brtlo Jud.,
I. 1, c. xi. D. Calmet, Diction, de la Bible. PHASAELIS, ville qu'Hcrode batil en l'honneur de son frère au nord de Jéricho, selon l'historien Joseph , qui ne dit pas cependant qu'elle fût située au delà du Jourdain , comme on le fait croire aux voyageurs. Voy. Joseph , Autiq., 1. 1, c. xvi, et 1. XVII, c IX. D. Diction, de la Bible.
PHASE, ancienne métropole de la de Lazique. Voy. Lazique.
I. PHASÈA, Israélite dont les fils revinrent de la captivité avec Zorobabel. Voy. I Esdras ,