XX. PIERRE DE VIENNE ( SAINT-), eu
latin Sanctus Petrus Viennensis , ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit , située à Vienne en Dauphiné. Sécularisée en 1612, elle était devenue un chapitre composé d'un abbé et de vingtquatre chanoines, qui étaient obligés de faire preuve de noblesse de trois quartiers du côté paternel, et d'autant du côté maternel. L'abbé officiait avec la crosse et la mitre, et il avait la collation de toutes les dignités et de tous les offices du chapitre, avec lequel il conférait alternativement les canonicats. Il avait en outre la collation de six prieurés , et d'un prieuré de filles qui était a Sainte-Colombe-lei-Vienne. Voy. La Martinière, Diction, géogr., art. Vienne.
XXI. PIERRE DU PUY (SAINT-), en latin Sanctus Petrus apud Podium , ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans la ville du Puy-en-Velay, et fondée au a* siècle. Ce n'était plus qu'un prieure dépendant de l'abbaye de Saint-Chaffre.
XXII. PIERRE-EN-VALLÉE (SAINT-), en latin Sanctus Petrus in Valle . abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit, qui était d'abord située près de la ville de Chartres ; plus tard elle fut renfermée dans l'intérieur de cette ville. Sa fondation remonte au vi* ou au vn* siècle. Elle eut beaucoup à souffrir au ix* siècle , durant l'incursion des barbares, et, vers l'an 930, Agan, évéque de Chartres, la répara, et y mit des chanoines i la place des moines, Ragenfroi, successeur de ce prélat , y rétablit la discipline monastique ; mais cette abbaye étant tombée dans le relâchement, on la soumit à différentes réformes, dont la plus utile fut celle de la congrégation de Saint -Maur . qui eut lieu en 1631). Voy.UGaltia Christ., t. VIII. Richard et Giraud.
XXIII. PIERRE-LE- VIF (SAINT-), en latin Sanctus Petrus Vivus Senonensis , abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit , située dans la ville de Sens. Elle était dans le premier cimetière des chrétiens , où un grand nombre de martyrs ont été enterrés; on dit que Théodecilde, fille de Clovis, avait fait bâtir cette abbaye , et qu'elle y avait été enterrée. Ce monastère fut détruit neuf ou dix fois , et les bénédictins de la congrégation de Saint Ma ur s'y établirent dans la suite. Voy. La Martinière , Diction, géogr., art. Sens. Richard et Giraud.
XXIV. PIERRE-MONT (SAINT-), abbaye de chanoines réguliers de l'Ordre de Saint-Augustin , de la congrégation de Lorraine , située entre Bricy et Sancy, à peu près à distance égale de Metz et de Thionville. Ce monastère fut fondé, vers l'an 1090, par Lubricius, chinoine de la cathédrale de Metz. Voy. D. Calmet, Hist. de Lorraine. Richard et Giraud.
XXV. PI ERRE-SU R-D I VE i SAINT- >, en latin Sanctus Petrus supra Divam , abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans un bourg du même nom , sur la rivière de Dive , en basse Normandie, au diocèse de Séez , et à six lieues de Caen. Elle fut fondée au xi* siècle par la comtesse du lieu, oui y fut enterrée en 1057. On y mit d'abord des religieuses, puis des religieux, sous la conduite du bienheureux Aynard. que la comtesse établit premier abbé de ce monastère. L'abbaye de Saint-Pierre fut très-florissante sous le
(;ouvemement de l'abbé Aynard ; mais, en 1077. es troupes de Henri I", roi d'Angleterre , la détruisirent de fond en comble. Rétablie peu de temps après, elle reprit un nouveau lustre; mais à l'époque de rétablissement des commendes la discipline régulière y tomba entièrement. Lan 1668 on y introduisit les religieux
de la congrégation de Saint-Maur. Voy. Moréri, tom. VU) . a la fin. Richard et Giraud.
XXVI. PIERRE (Le bienheureux), dominicain , né à Palcrme en 1381 , mort le 3 mars 1152, fit ses premières études à Païenne, et étudia le droit en Lombardie. L'an 1400 il prit l'habit religieux , et son attention continuelle à atteindre la perfection de son état le mit bientôt en état de travailler avec fruit au salut des âmes. Il opéra de nombreuses conversions dans les principales villes d'Italie, et saint Vincent Ferrier fut souvent l'admirateur de son zèle. L'an 1437, le général de son Ordre le chargea de rétablir l'observance régulière dans les couvents de Sicile; et, à force de prudence et de zèle, il parvint en quelques années à faire refleurir la régularité et la ferveur dans plusieurs monastères. Appelé au concile de Florence par Eugène IV, il lit admirer son éloquence lors- <ni il réfuta les erreurs des Grecs. Obligé d'accepter la charge de visiteur apostolique en Sicile , il remplit ces fonctions avec fruit , et il exerça avec non moins de succès les charges de prieur et de maître des novices dans le couvent de Païenne. Il assista en 1444 au chapitre provincial de son Ordre , assemblé à Catane , et Dieu lui permit d'opérer plusieurs miracles. Peu de temps après sa mort on l'invoqua publiquement sous le titre de bienheureux, et son nom a été mis dans le Martyrologe de Sicile. Il a laissé : 1» plusieurs Recueils de Sermons pour toute r année et tes fêtes des saints ; — 2° Traité de la passion de Notre « Seigneur ; — 3° Traité de la fox ou des douze articles du symbole ; — 4* Explication de VOraison dominicale; — 5* vingt -cinq Sermons sur le même sujet; tous ces écrits ont été souvent imprimés à Bresse , a Haguenan et à Lyon. Voy. Leand. Albert., De Vu: tlkutr., I. IV, fol. 145. Thom. Fazel , De Reb. Sêodis, 1. JI , dec. I , col. 4. Act. Sanclor., 1. 1, 'ruirtùj,. 294, etc. Le P. Échard , t. I, p. 810. Le P. Touron, Htst. des homm. itlustr., t. 111, 1. MX, p. 304 et suiv. Richard et Giraud.
XXVIL PIERRE DE SIENNE (Le bienheureux), né au commencement du xma siècle à Sienne , mort le 4 décembre 1280, était fabricant de peignes ; il épousa une femme qui partageait ses sentiments de piété et s'associait à toutes ses bonnes œuvres. Quoiqu'il eût toujours mené la rie la plus édifiante , cependant , étant devenu veuf, il forma la résolution de travailler à son salut avec plus de ferveur encore que par le passé; et, après avoir distribué aux pauvres tout ce il possédait , il entra chez les Frères Mineurs Sienne , mais sans s'engager par des vœux ; il continua même à exercer son état dans le couvent. Il fut favorisé du don des miracles. Toute la ville le regardait comme un saint : chacun s'empressait d'aller le consulter comme un oracle, et de suivre ses avis, qui étaient toujours dictés par une haute sagesse. Mais son humilité égalait ses autres vertus; et jamais il ne se prévalut de l'ascendant qu'il exerçait sur ses compatriotes, ni de la vénération que ceux-ci loi témoignaient. A sa mort, les magistrats de Sienne lui firent élever aux dépens de la ville un tombeau magnifique dans l'église de Saint- François, où il avait été enterré. Pie VII autorisa en 1802 le culte qu'on lui rendait dans sa ville natale. Sa féte se célèbre le 10 mars.
XXV1I1. PIERRE II , patriarche d'Alexandrie, aorl en 381 . succéda à saint Athanase , dont il avait partagé les travaux. Chassé de son siège pir les païens et par les ariens , il se retira à nome, où il demeura jusqu'en 377. Le pape bamase l avant rétabli sur son siège , il revint
i Alexandrie; mais il se déshonora en faisant ordonner Maxime le Cynique, évéque de Const.intinople, a la place de saint Grégoire de Nazianze , dont il avait d'abord approuvé l'élection. Théodoret nous a conserve un fragment de la Lettre qu'il avait écrite touchant les violences commises par Lucius. que les païens et les ariens avaient mis à sa place. 11 écrivit une autre Lettre aux évéques, aux prêtres et aux diacres qui étaient relégués à Diocésarée. sous Valens. Facundus en a inséré des fragments dans ses ouvrages , 1. II , c. u, p. 469. Voy. Gregor. Nanz., Oratio XXIV de Vita sua. Socrate , 1. IV. Sozomène, 1. VI. Théodoret, I. IV. Dom Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecctés., t. VIII , p. 464 et suiv. Richard et Giraud.
XXIX. PIERRE, archidiacre, a laissé : Quastiones in Danietem prophetarn a Petro archidiacono enodata, insérées dans les PP. Martenne et Durand, Amplissima Collectio, tom. IX, p. 275 et suiv.
XXX. PIERRE, diacre et garde-chartes de l'église de Constantinople , vivait au xi* siècle. Il a laissé de courtes Réponses à différents cas qui lui avaient été proposés ; ces réponses se trouvent dans le Recueil du droit grec et romain.
XXXI. PIERRE, moine des Vaux-de-Cemai , de l'Ordre de Citeaux, mort après Tan 1218, alla avec Gui , son oncle , et supérieur de son monastère , rejoindre à Venise l'armée des croisés, assista à la prise de Zara, et revint en France. L'an 1206, il fut choisi par son oncle pour raccompagner dans le Languedoc, et y prêcher contre I hérésie des Albigeois. Il a composé : une Histoire de la guerre des Albigeois ; Troyes , 1615, in-8° ; elle a été insérée dans les Bibliothèques des Pères; on en trouve une traduction française dans les Mémoires sur thist. de France de M. Guizot.
XXXII. PIERRE, moine de Saint-Pierre-surla-Dive , au diocèse de Séez , a écrit : la Vie des sept premiers abbés du Bec ; cet ouvrage se trouve dans les PP. Durand et Martenne, Amplissima Collectio, tom. VI. On lit dans le même tome un Dialogue de Pierre de Florence , religieux servite , qui contient l'histoire du commencement de son Ordre.
XXXIII. PIERRE r Barthélémy), né dans le Brabant, mort en 1630, professa à Louvain et à Douai. On a de lui : 1° une édition de l'ouvrage de Vincent de Lérins, avec des notes; Douai , 1611 ; — 2° Commentaire sur les Actes des apôtres ; ibid., 1622 ; — 3° Définition du Saint-Siège sur la grâce, avec des notes sur f É pitre de saint Célestin; ibid., 1616 et 1627 ; — 4» Continuation du Commentaire tfEstius sur saint Paul.