‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 612 sur 1294 · BOEN · texte numérisé non relu

BOEN

LXVI1. PIERRE DE DIVISION, ou, selon la lettre du texte, Pierre qui dwise, nom donné au rocher sur lequel Saùl, poursuivant David, se vit obligé de le laisser pour aller se défendre

PIËH

IMKT

contre le* Philistins. Voy. I Mois, xxill, 28.

L\V 111. PIERRE DE REMMON,lieuoùserélugièrent les restes des Benjamites qui échappèrent à leur il»; t'a i te , près de Gabaa. Voy. Juges,

llli. PIERRE DE SCANDALE. Saint Pierre et saint Paul ont dit , conformément à la prophétie (Tlsaie , que Jésus -Christ a été la p

seulement, eu épargnant les Israélites, et qui tombo sans discontinuer depuis Béthorun jusiusqu'u Azéca, c'est-à-dire pendant six ou sept heures de chemin, n'est pas moins contraire au cours ordinaire de la nature qu'une pluie de pierres qui aurait le même effet. En vain les mythologues prétendent -ils que l'imagination poétique de l'écrivain qui nous a transmis cette histoire a converti en miracle un fait purement

nerre

'de scandale pour les Juifs qui n'ont pas cru en i msioire a converu en miracie un lau purement lui. Voy. Isaîe, vin, 14. Romains, ix, 33. j naturel, on ne découvre ni la couleur du mythe

1 Pierre, II . 8

LU. PIERRE D'EZEL, près de laquelle Darid et Jonathas renouvelèrent leur amitié, et se séparèrent. Voy. I Rois, XX. 19.

LUI. PIERRE DE ZOHÉLETH, nom de lieu près de la fontaine de Rogel. Voy. III Rois, l, 9. Cotnjnr. Rogel , n° I.

LXX1I. PIERRE D'ODOLLAM; roche où il y avait une caverne dans laquelle David se relira. Voy. I Paralip., XI . i5. Compor, ÛDOLLAM.

LXX1II. PIERRE D'OREB, lieu où fut tué Oreb. prince de Madian. Voy. Juges, vu, 25.

LXXIV. PIERRE DU DÉSERT, dont il est parlé dans Isaïe (xvi, 1). Quelques interprètes pensent que par Pierre du désert il faut entendre les rochers en général qui se trouvaient dans le pays des Moabites; mais, selon beaucoup d'autres, c'est la ville de Pétra, dans l'Arabie, que cette expression désigne. Voy. PÉTRA , n° IV.

LXXV. PIERRE DU SECOURS, lieu ainsi nommé à cause du secours que Dieu y donna aux Israélites contre les Philistins, sous la conduite de Samuel. Voy. I Rois, vil, 12.

LXXVt. PIERRE QUI DIVISE. Voy. Piehre, n» LX Vil.

LXXVII. PIERRE SPIRITUELLE (Spiritalis Petra); cette pierre désigne Jésus-Christ (Petra autem erat Christ us), représenté par le rocher d'où Moïse tira des sources d'eau pour les Hébreux. Voy. Exod., xvn, 6. Nombr.. xx, 11.

I. PIERRES (NOTRE -DAME -DÈS- ), Beata Maria rfr Pe'ris, abbaye de l'Ordre de Citeaux, •àtoée au diocèse de Bourges, près de Cillent; *a fondation eut lieu en 1149; elle était réformée et régulière.

II. PIERRES (PLUIE DE). Josué parle d'une ploie de pierres de grêle qui tomba sur les Chananéens, et qui en tua un plus grand nombre que l'épée des Israélites. Ce récit n'est, aux yeux des mythologues, qu'une pure fiction imitée de la fable d'Hercule, qui , dans sa guerre coutre Albion et Bergion , obtint de Jupiter une Pluie de pierres qui écrasa ces fils de Neptune. Les rationalistes y reconnaissent un fait réel et vraiment historique ; mais ils prétendent qu'il n'y a dans ce fait rien de miraculeux. Quant à bi version des mythologues, elle se trouve suffisamment démentie par les preuves les plus solides, qui établissent l'authenticité du livre de Josué; car, si ce livre est authentique, il remonte à une époque où la fable d'Hercule n'avait pas encore été inventée. D'ailleurs la lecture la plus superficielle de ces deux récits démontre jusqu'à l'évidence qu'il n'y a pas entre eux le moindre rapport fonde. Il est vrai que les interprètes sont partagés sur le sens du texte; les uns, prenant à la lettre l'expression fie grosses pierres, l'entendent d'une véritable pluie de pierres ordinaires; les autres, et c'est le plus grand nombre , prétendent qu'il ne s'agit que d'une simple grêle , mais dont les gréions étaient dune grosseur extraordinaire. Mais, quelque opinion qu'on adopte, il faut nécessairement admettre un miracle; car une pluie

dans le récit, ni dans l'historien, sous la plume duquel se serait opérée cette singulière métamorphose, l'imagination vive et ardente dont parle le mythologue llgen (ingenio vivido et ardore). Voy. Josué, x, 11, et les commentateurs sur ce passage biblique. D. Calmet , Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de théol. J.-B. Glaire, Les Livres saints vengés, torn. II, p. 13 et suiv.

III. PIERRES PRECIEUSES. Il y avait sur le ralional du grand prêtre des Hébreux douze pierres précieuses sur chacune desquelles était inscrit le nom d'une des douze tribus : sur la sardoine, était gravé le nom de Ruben; sur la topaze, le nom de Siméon; sur Vémeraude, Lévi; sur le sapfiir. Dan; sur le jaspe, Nephthali ; sur le ligur, Gad ; sur Vagute, Aser; sur Vaméthyste, Issachar; sur la vhrysolithe , Zabulon, sur l'onyx, Joseph ; et sur le bêryUe, Benjamin. La nouvelle Jérusalem a aussi pour fondements des pierres précieuses , comme on le voit dans l'Apocalypse : le premier est de jaspe, le second, de saphir, le troisième, de cdcéaotne, le quatrième , d'émeraude, le cinquième , de sardonyx, le sixième, de sardoine, le septième, de chrysolythe , le huitième, de bérylie, le neuvième, de topaze, le dixième, de c/wysoprase, le onzième, d'hyacinthe ,1e douzième, d'améthyste. Les douze fondements de pierres précieuses s'expliquent des douze apôtres, qui ont fondé et soutenu l'Église par leur prédication. Voy. Exod., xxviii, 9 et suiv. Apocalyp., xxi, 19, 20. Le Diction, portât, histor., etc., de la Bible. Le Diction, de la théol. cathol.

PIES, nom donné à des chevaliers institués par le pape Pie IV en 1560. Ils avaient la charge de porter le Pape lorsqu'il sortait en public, et ils étaient appelés les chevaliers dorés, parce qu'ils portaient l'épée et les éperons dorés. Voy. ravin, Théâtre d'honneur et de chevalerie. Gaet. Moioni , vol. LUI, p. 52-53.

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