‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 62 sur 1294 · II. LEO URBEVETANUS. Voy. Léon, n · texte numérisé non relu

II. LEO URBEVETANUS. Voy. Léon, n

LEOBARD ou LIBERD , LIÊBARD (Saint), reclus en Touraine, né en Auvergne, vivait au vi* siècle. L'an 571 , il quitta son pays et alla se renfermer près de l'abbaye de Marmoutiers, où il s'appliqua à la méditation des saintes Écritures et à la pratique de toutes les vertus. Il y demeura pendant vingt-deux ans, et reçut le saint viatique des mains de saint Grégoire de Tours. L'Église honore sa mémoire le 18 janvier. Voy. saint Grégoire de Tours. Richard et

LEOBGTTBE (Lcitbyytha). l oy.LlOBE.

LÊOCADIE ou LOCAYE (Sainte), vierge et martyre, fut arrêtée comme chrétienne pendant la persécution de Diuclétien, l'an 304. Ayant appris dans sa prison les combats et le triomphe de sainte Eulalie et de ses compagnons, elle demanda à Dieu la grâce de participer à leur gloire, et elle expira au milieu de ces pieux désirs. Les martyrologes placent sa féte au 9 décembre.

LÉOCRICIE ou LUCRECE (Sainte), vierge et martyre, fut la compagne de saint Euloge, prêtre de Cordoue. Voy. Euloge, n» III.

LEODEGARIUS. V»u. Léger.

LEODICENSIS. qui est de Liège, Liégeois.

LEOFFROI ou LEOFFROY, LEUFROI. LEU- FROY (Saint), en latin Leutfredus, Leot/rulus, ibbé de Madric ou de la Croix, en Normandie, né sur le territoire d'Évreux, mort le 21 juin, vers l'an 73S, s'appliqua d'abord à instruire les enfants dans la vertu et dans les lettres, et à nourrir les pauvres. Plus tard il se rendit dans le pays de Caux, où il se mit sous la discipline de saint Stêns, religieux de Jumiéges, fondateur du monastère qu'A dirigeait. Saint Ansbert, évéque de Rouen, l'ayant envoyé dans le diocèse d'Évreux pour y établir une communauté, saint Leoffroy s'établit dans le pays de Madrie, près de la rivière d'Eure. Il gouverna pendant quarante-huit ans ce monastère, qui prit dans

et Giraud

* LÉON étant un nom commun de personne et de lieu, nous avons placé d'abord les papes,

| saints et autres, puis les saints non papes, ensuite les lieux appelés Sttint-Léon, et enfin tous les autres homonymes, eu suivant l'ordre alphabétique des prénoms, et, à son défaut, l'ordre chronologique.

I. LEON rr, le Grand (Saint), pape, né à Rome vers l'an 390, mort le 11 avril 4bl , succéda à Sixte 111 en 440. Il n'était encore qu'acolyte lorsqu'il fut choisi pour porter aux évéqùes d'Afrique les lettres par lesquelles le pape Zozime condamnait Pelage et Cœlestius; plus tard il défendit Sixte 1(1 devant l'empereur Valentinien III, découvrit les artifices de Julien, évéque d'Éclane, qui soutenait les Pélagiens, et réussit dans les négociations qui lui furent confiées. Dès qu'il eut succédé à Sixte III, il renouvela les anciens canons, dont il fut un scrupuleux observateur, combattit avec zèle les hérétiques, cassa tout ce qui s'était fait au brigandage d'Éphèse en 449, présida par ses légats au concile général de Chalcédoine. tenu en 451, se

iirésenta à Attila, qui menaçait Rome, et le brça par son éloquence de reprendre la route de ses États. Enlin, l'an 455, il préserva la ville étemelle de la fureur des Vandales. Il nous reste de ce pape : 1° 1H Lettres; — 2° 96 Sermons. Les meilleures éditions de ses Œuvres sont celles de Paris, 1614 et 1018, de Paris et de Lyon, 1023, 1633, 1651, 1061, 1671 et 1672; de Paris, 1675, 2 vol. in-4°; de Lyon, 1700, in-fol.; de Rome, 1751, 1753 et 1755. En Occident on célèbre la féte de saint Léon le 11 avril. Voy. Baronius, Annal., ad ann. 440. Gennadius, ad Vir. illustr. Anasl., in VU. Pontifie. Tillemont, Mémoires, tom. XV. D. Ceillier, tom. XIV, p. 316 et suiv. Gabriele Bertazzolo, Vita di S. Leone I e di Attila ftagello di D/V>;Mantoue,16l4, reproduite par Tassoni en 1727. Richard et Giraud,

3ui donnent un aperçu des principales Lettres e saint Léon. Gaet. Moroni, qui cite plusieurs auteurs qui ont écrit sur ce savant pape. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., réfute les objections faites contre certains points de morale de saint Léon. La Souv. liiogr. génér. Maunbourg a donné aussi l'Histoire du pontificat de saint Grégoire le Grand; mais son livre a été condamné par un bref d'Innocent XI en date du 26 fevr. 1687.

II. LÉON II (Saint), pape, né à Cedelle, dans l'Abruzze ultérieure, mort le 23 mai 681, succéda à Agathon en 682, et fut non moins recommandable par sa piété que par sa science. Il conlirma le sixième concile général assemblé contre les monothélites, traduisit les actes de ce concile, fit plusieurs règlements pour la discipline, réforma le chant grégorien, composa quelques hymnes, soutint l'honneur de son siège contre les évéques de Ravenne, et travailla à rétablir dans toute l'Église la pureté de la foi et des mœurs. Il nous reste de Léon II : six lettres t qui ont été insérées dans Labbe, Colléetion des Conciles, tom. VI, p. 1215-1251. II eut Benoit II pour successeur. On célèbre sa féte le 28 juin. Voy. Anastase. Baronius, ad ann. 688,681. Labbe, tom. VI, p. 1116, 1252. Platina, Historin délie Vite dei Sumrni Pontefici. Ciaconius, Vita> et Rn gestœ Pnntificum Romanorum , tom. I, p. 478. Gaet. Moroni, vol. XXXVIII, sur ce pape et les suivants.

III LÉON III , pape, né à Rome, mort en 816, succéda a Adrien 1" en 7U5. Il était généralement aimé pour sa douceur et sa science. U faillit périr victime des complots ourdis par les neveux de son prédécesseur, irrités de n'avoir pu , ni l'un ni l'autre, succéder à leur oncle, et il se réfugia chez les ambassadeurs de France,

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d'où il se rendit auprès de Charlemagne. Ce prince le renvoya à Rome, fit instruire le procès des coupables; et, par reconnaissance, Léon couronna Charlemagne empereur d'Occident, le jour de Noël de Tan 800. L'an 804, Léon rendit visite a l'empereur, et consacra l'église d'Aixla-Chapelle. On dit gue ce pane eut, en 809, une dispute avec les évoques d'Espagne au sujet de l'addition de la particule Fiuoaue, et qu'il fit placer dans l'église Saint-Pierre deux tables d'argent sur lesquelles le Symbole de Nicée était écrit en grec et en latin sans cette addition. 11 nous reste de Léon III : treize Lettres, que l'on trouve dans Labbe, Concil., tom. VII, p. 1111-1127. Etienne IV ou V lui succéda. Voy. Anastase. Eginlmd, in Vit. Caroli Magni. Baronius, ad ann. 795.

IV. LÉON IV (Saint), pape, né à Rome, mort le 17 juillet ^>5ô, succéda à Sergius II en 817. Il assura la libellé des suffrages dans l'élection des papes, orna et répara la ville de Rome, fit bâtir et fortifier une nouvelle ville, qu'il appela Leopolis afin de mettre le pays à l'abri des attaques des Sarrasins, ne négligea au<nin moyen de faire fleurir partout la bonne discipline , la foi et la pureté des mœurs. Il assembla à Rome, l'an 853, un coiu ile dans lequel il déposa Anastase, cardinal de Saint-Marcel. 12 nous reste de Léon IV . deux Lettres, qui ont été insérées dans Labbe, Conciles, tom. V1JL p. 30. Benoit III lui succéda. Le martyrologe romain a placé sa féte au 17 juillet. Voy. Anastase et Platina, m Lenn I V, Baronius. Ciaconius.

V. LEON V, pape , né à Priapi , près d'Ardea, mort à Rome en 904, succéda à Benoit IV l'année même de sa mort; il avait fait profession chez les Bénédictins de Brandallo. Peu de jours après son élection, Christophe, prétre-cardinal de Saint-Laurent-in-Damaso, suscita contre lui une émeute, le jeta en prison, et se fit nommer à sa place. Voy. Du Chêne , Génébrard , etc.

VI. LÉON VI, pape, né à Rome, mort en 929, succéda à Jean X en 928, et eut Etienne VII ou VIII pour successeur. Voy. Baronius. Flodoard, in Chron. rom. Platina. Artaud de Mentor, Hist. des souverains Pontifes romains, tom. II. Du Cbéne, Hist. des Papes. Génébrard, in Chi-on.

VII. LÉON VII, pape, né à Rome, mort en 939, succéda en 930 à Jean XI. Il réforma la discipline des Bénédictins , et réussit, par l'entremise de saint Odon, abbé de Clunv, à rétablir la paix entre Hugues, roi de Lombardie, et Albéric , duc de Spolète. On a de Léon VII : trois Lettres; la première se trouve dans D. Luc d'Achéry, Spicilegium ; Paris, 1655-1677, 13 vol. in-^. Il eut Etienne VIII pour successeur. Voy. Baronius. Mabillon, Annales Ordinis sancti Benedidi, tom. Il et IV. Artaud de Montor, tom. II. Platina, Vitoe Pontificum Homanorum.

VIII. LÉON VIII, pape, né à Rome, mort en 965, succéda à Jean XII en 963, par l'autorité de l'empereur Othon. Chassé par le clergé et le peuple, qui nommèrent à sa place Benoit V, il fut rétabli par Othon en 965. Jean XIII lui succéda. Voy. Baronius. Platina. Ciaconius.

IX. LÉON IX (Saint), pape, appelé auparavant Brunon , né au château d'Egesheim , situé à une lieue de Calmar, l'an 1002, mort le 19 avril 1054, succéda à Damase II en 1049. L'an 1026, il succéda à Hériman, évéque de Toul. 11 y avait vingt-deux ans qu'il gouvernait cette église avec un zèle infatigable, lorsqu'il fut élu pape dans une assemblée de prélats et de grands réunie à Worms. 11 mit tout eu œuvre pour éluder sa promotion; mais ses efforts furent inutiles. U entra à Rome les pieds nus ; il v fut

accueilli par d'unanimes acclamations. Il assembla plusieurs conciles en Italie, en France et en Allemagne, mit (in aux désordres qui désolaient la Pouille, condamna Déranger et Jean Scot, fit cesser les scandales que les femmes de mauvaise vie causaient dans la ville de Rome, y assembla un concile contre les Grecs schismatiques , et envoya des légats a l'empereur Constantin Monomaque , qui chassa de Constantinople le patriarche Michel Cérulaire, qui s'obstinait dans le schisme. Il marcha contre les Normands, qui ravageaient la Pouille, et tomba entre leurs mains. On célèbre sa féte le 19 avril. Victor II lui succéda. Il nous reste de lui : 1« des Homélies; — 2° de petits Traités ou Discours; — 3° des Antiennes; — 4» des Re'pons; — 5° des Hymnes et des Offices de plusieurs saints- — 6° des Reniements de discipline; — 7» des Bulles; — 8° des Cet très, qui ont été insérées dans Labbe, Coltei tion des Conciles, tom. IX, p. 949-100i. Voy. Bollandus. Baronius. D. Rivet, Hist. littér. delà France, tom. VII, p. 459 et suiv. D. Calmet, Bil'liolh. Loi mine.

X. LÉON X (Jean de MédicisV pape, né à Florence en 1475, mort à Rome l'an I52i, succéda à Jules II en 1513. Il était fils de Laurent de Médicis et de Clarice des Ursins. Promu au cardinalat par Innocent VIII, il devint légat de Jules 11. Il exerçait cette dignité lorsqu il fut pris à la bataille de Ravenne ; mais il se sauva de sa prison, et fut élu pape. Il entretint de bonnes relations, attira François I" à Bologne, où la pragmatique fut abolie, et le concordat signé en 1515. Il conclut le concile de Latran, lit prêcher la croisade contre les Turcs qui menaçaient l'Europe entière , et publia des indulgences en faveur de ceux qui contribueraient à la dépense nécessaire pour achever la basilique de Saint-Pierre. Luther ayant, à cette occasion, commencé à répandre ses erreurs, Léon X employa la douceur pour ramener cet hérésiarque; mais, n'ayant pu y réussir, il le frappa d'anathème. Léon X favorisa toujours les arts et les lettres, et c'est à lui qu'on doit la renaissance des belles-lettres en Italie. Adrien VI lui succéda. 11 nous reste de Léon X : 1" des Lettres et des Constitutions . qui ont été insérées dans les Conciles, tom. XIV, dans les Annalistes et dans le Bullaire ; — 2° La Huile ou Décret contre les erreurs de Luther; Rome, 1520; on la trouve aussi dans les Conciles; — 3* Le Concordat avec François I«r. Voy. Paul Jove, Vie de Léon X. S ponde, Annales eccles. Muratori, Rerum Italicarum Scriptores. Louis- Jacob, Biblioth. pontifie.

XI. LÉON XI (Alexandre-Octavien de Médicis), pape, né à Florence en 1535, mort à Rome en 1606, était neveu de Léon X ; il succéda en 1605 à Clément VU1. n avait été auparavant évéque de Pistoie, puis archevêque de Florence. Promu au cardinalat en 1583, il vint en France l'an 1596, en qualité de légat a la 1ère. Il ne régna que vingt-six jours, et eut Paul V pour successeur. Voy. Sponde, Annales.

XII. LÉON XII (Annibai délia Genga), pape, né au château de la Genga, sur le territoire de Spolète, en 1760, mort en 1829. U succéda à Pie VU en 1823. 11 remplit d'abord les fonctions de nonce du saint- siège auprès de plusieurs cours d'Allemagne, fut chargé d'une mission particulière en France, et, à son retour à Rome, il fut nommé évéque de Sinigaglia, cardinal,

[mis vicaire général. Il eut constamment à « œur es droits et les prérogatives du saint-siége, réprima le brigandage et la mendicité, releva quelques monuments de la ville de Rome, et

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protégea les arts et les lettres, rie VIII lui succéda. Voy. la Nf-uv. Biogr. génér.

XIII. LÉON (Saint), martyre, né àPatare, en Lycie, vivait, comme on croit , sous les empereurs Valérien et Gallien. M fut awété lorsqu'il se rendait au tombeau de saint l'are. aire, qui venait de souffrir le martyre : comme il refusa de sacrifier aux idoles, on lui lia les piods, et on le traina à travers les pierres et les roche* jusqu'à ce qu'il eût rendu le dernier soupir. On céli'lre sa fêle et celle de saint Paregoire le 18 février, l oi/. Henschenius. D. Thierry. Ruinart.

XIV. LÉON (Saint), archevêque de Sens, mort vers Fan 547, se lit représenter au second concile d'Orléans, et assista au troisième concile tenu dans cette ville l'an 538. 11 eut quelques contestations avec Ghildebeit, qui voulait établir un évéeho à Melun, et il lui écrivit à ce sujet une lettre qui a été publiée par le P. Sirmond, D. Ruinart, Labbe, Sainte-Marthe, et les auteurs de la nouvelle édition de la Gullia Christian»!. Dans le diocèse do Sens,, op célébrait la fêle de saint Léon le 22 avril. Voy. D. Rivet, tfiyf, kttèr., tom. III.

XV. LÉON (Saint), évéque de Rayonne, apôtre des Rasqucs et martyr, né à Gaientan, au diocèse de Coutauces, vers l'an c50,,fut nommé évéque, et, vers l'as 8*8, le pape Etienne V le eiiareea d'une mission apostolique dans le pays des Basques. 11 s'y rendit aussitôt avec ses frères Philippe et Gervais, prêcha avec fruit dans les Landes, au delà de Bordeaux, dans le pavs de Labour et à Bayonne, qu'il purgea de l'idolâtrie; puis il passa dans la Biscaye et la Navarre; mais, à son retour, il fut massacré par des pirates de Rayonne, le 1" mars; on célèbre sa fête ce jom -h. Voy. Rollaudus.

XVI. LÉON (Saint), second abbé de Gave, en Italie, né a Lucqucs, mort vers l'an 1075, fut placé sous la disciplina do saint Alphere ou Àilieri, fondateur et premier al>bé du monastère de Gave. Sa ferveur et son exactitude dans l'ac-. com.pl issement de tous ses devoirs le désignèrent au chou de sa communauté à la mort do saint Alphère; saint Léon fil paraître encore plus de vertu, et il n'usa de son crédit auprès de Gisulphe, prince de Salerne, que dans l'intérêt des pauvres et des opprimés, On célèbre sa fête le 12 juillet. Voy. Surius.

XVII. LÉON (Saint), qui vivait au xin* siècle, fut un des sept frères mineurs martyrs et corn* pariions de saint Daniel. Voy. Damei, n° VI.

XVUl. LÉON ( SAINT-), ville épisc. d'Italie détruite par les Sarrasins, était située dans la Ca labre ultérieure, entre Crotone et Santa-Severiua. Le siège de Saint-Léon fut uni à celui de Santa-Severina, et le titre supprimé en 1571. Le premier évéque de Saint- Léon est Luc, mort l'an UW. Voy. jjgbelli, fat. Sacr., tom- IX, cul. 512. Richard et Giraud.

XIX. LEON DE TOUL (SAINT), abbaye de chanoines réguliers de l'Ordre de Saint-Augustin.de la congrégation de Saint-Sauveur, située a Toul, on Lorraine. Elle fut fondée au XIe siècle par Lutulphe, doyen de la cathédrale de Toul, en l'honneur de saint Léon IX, son ancien maître, 11 y lit venir quelques clercs disciples de Séhère, qui vivait alors à Romberg ou à Saint-Mont, et Séhère en fut le premier abbé; lui et ses religieux tirent profession de la règle de Saint-Augustin. Voy. 1 Utsl. de Lorraine. Richard et Gnaud.

XX. LÉON {Leyio)t ville épisc. d'Espagne et • apitale du royaume de Léon, située au pied des montagnes des Asturies. Gel évéché, qui existait a» tv* siècle, y lut rétabli l'an ulO, après

que le roi Alphonse eut reprit cette ville sur les Sarrasins. L'évéché de Léon est un de ceux du royaume d'Espagne qui sont exempts, par concession des papes. Le premier évéque de cette ville est Félix, mort Tan 312. Deux conciles ont été tenus à Léon : l'un en 1012, et l'autre en 1091. Voy. la Regia, tom. XXV. Labbe, tom. IX et X. Hardouin,tom. VI. De Commanville, /'< Table alp/uibét., p. 136. Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vol. XXXV11I, p. 5-7.

XXI. LÉON, carainal- évéque d'Ostie, vivait du xie au xii* siècle; il fut d'abord secrétaire d Urbain II. On a de lui : 1° plusieurs Letlreti — 2» le Hfqistre des Lettres a' Urbain II.

XXII. LÉON, de l'Ordre des Carmes, qui vi*» vait au xvu' siècle, a publié ; Économie do la vraie religion chrétienne, catholique, limite, par un raisonnement naturel, moral et politique, en latin et en français; Paris, 1614.

XXIII. LEON (Aluisius ou Louis de), de l'Ordre des Augustins, né en Espagne l'an 1528, mort en 1591 , était docteur en théologie. 1) professa les Lettres saintes à Salamauque; quel-

Îues-uns l'ont confondu à tort avec Léon de Mène, rabbin de Venise On a de lui : 1° KspJicatiun du Cantique de* cantiques et du Psnutuc AW17; Salamanque, 1580; Venise, 1004; — 2° De utriusque ayui typici et veri Immola Hotte légitima teuipore; Salamanque, 1587; trad. en français avec des réflexions, par le P. Daniel: l'auteur examine dans cet ouvrage toutes les difficultés que l'on a élevées au sujet de la dernière Cène de Notre-Seigneur ; — 3* des Oee*tions ihéologiques; — 4° trois livres des Manu de Jésus-Christ, en espagnol; ibid , 1583-1585; 5" La Perfecia Cumula ; ibid-, 1583, in-4°; — 6* une Paraphrase du livre de Job; 1631, in -4*. Il 4 laisse, en outre, de nombreuses poésies. Ses (Ouvres complètes ont paru à Madrid i 180MMO, 6 vol. in-8». Voy. Nicolas-Antonio, Bibiioth. His-, pana,. Michaud, Biogr. univers. La Now, frogr, gêner.

XXIV. LÉON (François), provincial des carme* réformés de la province de Touraine, exerça le ministère de la prédication pendant trente-trou ans avec le plus grand succès; il prêcha l'A vent devant Louis XIV en 1652, et le Carême en 1053. Nous avons de lui : 1° La Couronne des utwti ; recueil de sermons-panégyriques; Paris, 1640, in-8° ; — 2» L'Avent catlwlujue, ou Armons prêches pendant CAvent; 1 vol. in-12; *- 3° L Annie . , avec un Traité de l 'éloquence de lu chaire ; Paris, 1655, in-80;-— 4° La Somme des Seivmms pannétiques et panégyriques; ibid.. 1671, in fol. Voy. le Diction, portât, des «i*fatu P- 145 et 116.

XXV. LÉON (Henri), chartreux, né à Lottvain, mort en 1181, contribua à la fondation du collège du Porc, dont il fut recteur. 11 a laissé, entre autres ouvrages, des Cowwemtmres *u» te Psautier. Voy. Sixte de Sienne, Bihliptsi. Saer. Pelreius, Rihlinth. Cwthus., p. 435.

XXVI. LÉON (Jean-Raptisle), conseiller et agent du duc d'Urbin a \enise, né dans cette ville , vivait au commencement du xvir> siècle. On a de lui un Discours sur la puissance ecclésiastique et fa monaixhte de la cour de Borne ; 16(16; il se trouve dans Poidica Imperialia ; L 111 de Melchtor Goldaste, ouvrage qui a été mis i V Index (decr.23 August. 4634), comme tous les autres du même Goldaste l'ont été plus tard. (Decr. 4 Martii 1709.)

XXVII. LÉON (Jean-François de), évéque de Tclèze, né à lpporegio, vivait an xvu* siècle, il a laissé : 1 Pmtique éptscopale, ou l>éser du for ecclésiastique, Bologne, 1604; Venise, 1605;

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LEON

Borne, 1616; — 2° Traité des sacrilèges; Lyon ,

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