PRIS
rinthe et le suivirent à Éphèse, où ils annoncèrent l'Évangile ; lear maison était si réglée, que l'Apôtre l'appelle une église. On croit qu'ils moururent en Asie, et les Martyrologes romains
E lacent leur féte au 8 juillet. Les Grecs célèrent, le 14 du même mois, la féte de saint Aquila. Voy. Actes, xvm, 2 , 3, 18. II Timoth., rv, 19. II Rom., xvi, 3. D. Calmet, Diction, de la Bible. Feller, Biogr. univers.
PRISCILLIANISTES (Prisciilianittœ), hérétiques du rv* siècle qui avaient adopté les erreurs de Priscillien. Votj. Prisciluen.
PRIS CILLI EN , hérésiarque, né près de Cordoue , mort à Trêves en 385, était noble, riche, docte, éloquent, austère dans ses mœurs et dans sa feçon de vivre. Il fut instruit par un certain Marc, né à Memphis, en Égypte, et qui était venu en Espagne, où il opéra plusieurs prestiges. Priscillien ne le céda à son maître ni en science magique ni en hypocrisie, et il soutint les principales erreurs des manichéens, de Noël, ainsi que les abominations des gnostiques; mais l'erreur qui lui parait propre est d'avoir enseigné qu'il est permis de faire de faux serments pour ses intérêts. Ayant attiré dans son parti un grand nombre de personnes et quelques évéques, il se fit ordonner évéque d'Avila. Condamné av. c les siens dans le concile de Sara-
Fosse de l'an 380, et dans celui de Bordeaux de an 385, il en appela à Maxime, qui avait usurpé l'empire et qui résidait à Trêves; mais il fut condamné à élre décapité avec ses partisans, ce qui fut exécuté. Voy. Sulpice Sévère, Hist. nacra, 1. II, c xi.vi. Ambros., Epist. LU. Hieronym., Epist. XLIll. ad Ctenph. August., Epist. CCXXXVII, n. 3. Simonis de Uries, Dissertaiio critica de Priscillianistis, eorumque factù, doctriniset moribus; Utrecht, 1745. in-4». François Girvesius, évéque d'Urgel, Historia Prisrillianistarvm ; Rome, 1749, in-8*. Sander., Harm., lxxxiv. Baronius, Annal., ad ann. 381. Tillemont, Mémoires. Godcau, Hist. ecclés. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Feller. Michaud. Pluquet, Diction, des hérésies. La Nouv. Btngr. génir.
I. PRISE A PARTIE, moyen extraordinaire accordé à une partie contre son juge , à l'effet de le rendre responsable de tous dépens, dommages et intérêts. L'édit du mois d'avril 1(395 porte : Les archevêques, évéques ou leurs grands vicaires ne pourront être pris à partie pour les ordonnances qu'ils auront rendues dans les matières qui dépendent de la juridiction volontaire: et à l'égard des ordonnances et jugements que lesdits prélats ou leurs ofilciaux auront rendus, et que les promoteurs auront requis dans la juridiction contentieuse, ils ne pourront
{■areillement être pris à partie, ni intimés en ears propres et privés noms, si ce n'est en cas de calomnie apparente et lorsqu'il n'y aura aucune partie capable de répondre des dépens, dommages et intérêts, qui ait requis ou qui soutienne wars ordonnances et jugements, et ne seront tenus de déférer à l'intimation qu'après que nos cours l'auront ainsi ordonné en connaissance de cause. Voy. la Combe, Recueil de jurisprud. canoniq., au mot PRWS A PARTIE. Richard et Giraud.
II. PRISE DE POSSESSION se dit, en matière bénéficiale , de l'acte par lequel on se met en possession du bénéfice dont on est pourvu. Certains conciles ont désiré que le pourvu d'un bénéfice en prit possession dans l'espace de six mois au plus tard, à peine de privation du droit acquis; cependant les canonistes disent qu'il n'y a à cet égard aucun temps fixé par le droit :
Son invenitur a jure ternpus prafixum ad capiendam possessionem benepeii. Régulièrement on ne peut prendre possession d'un bénéfice sans avoir une institution canonique, c'est-à-dire des provisions d'un supérieur ecclésiastique. (Cap. î, de Reg.jur.. in G9.) Ceux qui violent cette régir; sont de vrais intrus. Communément la manière de prendre possession consiste dans l'entrée de l'église, l'aspersion d'eau bénite, le baiser du maitre-autel. l'attouchement du missel, de l'antiphonaire ou de quelques autres livres des sacrements. Quant aux canonicats, c'est dans l'assignation d'une place dans le chapitre et d'une stalle au chœur, etc. Voy. l'abbé André, Cours alphobét. de droit canon.
IIL PRISE D'HABIT. La prise d'habit a lieu lorsqu'une personne qui postule pour entrer dans un Ordre religieux est admise à prendre l'habit qui est propre à cet Ordre. Cette cérémonie s appelle aussi véture. Voy. Vêtore.
PRISNA. Voy. Prisca, n" II.
PRISON. La première fois qu'il est question de prison dans l'Écriture, c'est à l'occasion de Joseph, qui était faussement accusé d'un crime qu'il avait rejeté avec horreur. L'Église, de même que l'État, a eu ses prisons, moins pour punir les clercs coupables que pour leur donner les moyens de faire pénitence. Tel était le but de ces prisons si connues dans les anciennes constitutions ecclésiastiques sous le titre de decanica, et que plusieurs auteurs ont confondu mal à propos avec le diaconium, qui n'était autre que ce que nous appelons maintenant la sacristie. Le concile de Vemeuil de l'an 814 ordonna qoe les moines apostats que l'on reprendrait de force seraient enfermés dans les prisons. Dans la suite, on inventa une espèce de prison affreuse où l'on ne voyait pas le jour; et, comme ceux qu'on y renfermait devaient ordinairement y terminer leur vie, on l'appela, à cause de cela Allez en paix(Vade in noce). L'Église a toujours regardé la visite des prisons comme une œuvre de miséricorde. Le concile de Toulouse, tenu en 1590, ordonne aux évéques de visiter très -souvent les prisons par euxmêmes ou par d'autres, et de ne préposer à la garde des prisons épiscopales que des gens pieux, charitables, vigilants. Le cinquième concile d'Orléans, canon 20, s'exprime ainsi : « Ceux qui seront en prison pour crime seront visités tous les dimanches par l'archidiacre ou le prévôt de l'église pour connaître leurs besoins et leur fournir la nourriture et les choses nécessaires aux dépens de l'Église. » Voy. Antoine Bombardini, De Contre et antiquo ejus usu; pars I; Padoue, 1713, m -12. Le P. Mabillon, Œuvres posthumes, torn. IL D.Thierry Ruinait. Les Capitulnires de Charletnayne , tom. II, édit. de Baluze. Les Mém. du clergé, tom. VU, p. 473, et p. 1291 et suiv. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon.
I. PRISQUE (Saint), martyr deCésarée, en Palestine, mort l'an 200, demeurait à la campagne avec Match et Alexandre pendant la persécution de l'empereur Valérien. Us se présentèrent d'eux-mêmes au juge de Césarée, qui les fit déchirer par les bêtes. Le Martyrologe romain a placé leur féte au 28 mars. Voy. Eusèbe, Hist., 1. VII.
II. PRISQUE (Saint), martyr de l'Auxerrois, fot décapité pour la foi dans le village de Coucy ou Toussy, en 273 ou 274, sous le règne d'Aurélien. Un chrétien nommé Cot s'étaut enfui avec ta téte du saint, fut atteint par les soldats 4 cinq quarts de lieues de là, et martyrisé sur la place. On honore le 2b mai la mémoire de