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Voy. le P. Nicéion, Mémoires, tom. XVIII. Chauffcpié, iïouv. Diction. Saxius, Onomasticon, t. V, p. 61. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.

PDGILLARIS. Voy. Chalumeau.

PUGLA, ville épisc. de la deuxième Pamphylie, sous la métropole de Perge, au diocèse d'Asie. On en connaît deux évêques, dont le premier, Paul, souscrivit au concile de Chalcédoine et à la lettre du concile de Pamphylie à l'empereur Léon, et le second, Nicéphore, souscrivit au vu* concile général. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 10518.

PUISSANCE. On distingue deux sortes de puissances, la puissance temporelle et la puissance spirituelle. Tout ce que nous pourrions dire ici de ces deux puissances a déjà été dit aux articles Indépendance de l'Eglise et Législation. Nous ajouterons seulement un mot sur la nécessité de se soumettre aux puissances temporelles. L'Églistî a prêché dans tous les temps la soumission aux puissances temporelles, quelles qu'elles soient, puisque l'apôtre saint Paul, divinement inspiré, dit expressément : «Que toute âme soit soumise aux puissances supérieures, car il n'y a point de puissance qui ne vienne de Dieu, et celles qui sont ont été établies de Dieu. C'est pourquoi qui résiste à la puissance résiste à Tordre de Dieu. » Il va sans dire que si la puissance tem})orelle commandait des choses contraires à la loi de Dieu, non-seulement elle

f perdrait tout droit à cette soumission si formelement recommandée par saint Paul , mais elle devrait s'attendre à une résistance invincible, puisque l'autorité qui commande cette résistance n'est pas inférieure à celle de saint Paul ; car c'est l'apôtre saint Pierre et ses frères dans l'apostolat qui ont dit en présence des outrages, des tourments et des menaces d'une mort violente : « Il faut plutôt obéir à Dieu qu'aux hommes.» Voy. Romains, xm, 1-2. Actes, v, 29. L'abbé André, Cours atpfuibét. de droit canon.

H. PUISSANCE DE DÏEU ou PUISSANCE DIVINE. C'est un attribut de la Divinité que l'on exprime par toute-puissance, afin de donner à entendre que Dieu peut non-seulement tout ce qu'il veut, mais tout ce qui est possible, tout ce qui ne renferme point de contradiction, et que sa puissance n'a point de bornes. Cette vérité peut se démontrer par la notion même de Dieu : il est 1 Être nécessaire existant de soimême; il n'a point de cause, et il est lui-même la cause de tous les êtres ; comment donc l'Être divin serait- il borné ? Rien n'est borné sans cause. Les êtres contingents et créés sont bornés, parce qu'ils ont une cause; Dieu, en les créant , leur a donné tel degré d'être et de facultés qu'il lui a plu; mais Dieu, qui n'a point de cause, ne peut être borné par aucune raison. 8a nécessité d'être est absolue : or une nécessité absolue et une nécessité bornée seraient une contradiction. Puisque l'Être divin n'est pas borné, aucune des facultés, aucun des attributs qui lui conviennent n'est borné; tous ces attributs tiennent à son essence; ils sont infinis comme cette essence même ; ainsi la puissance divine est infinie comme toutes les autres perfections de Dieu. Quoique cette vérité soit démontrable, il faut convenir qu'elle n'a été bien connue que par la Révélation ; car les anciens philosophes, qui ont attribué la toute-puissance a Dieu, n'ont pas compris toute l'énergie de ce terme; ils l'ont restreinte, au contraire, en niant, par exemple, la possibilité de la création. Y a-t-il un pouvoir plus grand que celui de créer, de produire des êtres par le seul vouloir? — l'idée de la création reçue par révé-

lation qui nous a donné la notion la plus claire de la toute -puissance divine; et alors ce n'est pas sans raison que notre symbole réunit ces deux idées: Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre. Suivant l'opinion des anciens philosophes, comme on sait, Dieu, pour produire le monde, a eu besoin d'une matière préexistante et éternelle comme lui ; et parce qu'il ne lui a pas été possible d'en corriger les défauts, de là sont venues les imperfections de son ouvrage : voilà donc en Dieu une double impuissance. Mais, malgré leur grand génie, ces philosophes n'ont pas compris que si la matière est éternelle , nécessaire , incréée, l'état dans lequel elle était avant la formation du monde était aussi éternel et nécessaire, par conséquent essentiel et immuable : Dieu n'aurait donc pas pu le changer, et il n'aurait donc eu aucun pouvoir sur la matière. C'est l'argument que les Pères de l'Église ont opposé aux philosophes, et par lequel ils ont démontré que la toute-puissance divine emporte nécessairement le pouvoir de créer la matière. Autrement il faudrait retrancher du nombre des attributs divins non-seulement la toute-puissance, mais encore l'infinité. Or que reste-t-il i une divinité qu'on a dépouillée de sa toute-puissance et de son infinité? Voy., outre le Traité de Dieu et de ses attributs, dans les théologiens, saint Justin, Cohort. ad génies, n. 23. Saint Théophile, ad Autolic, 1. fi, n. 4, etc. Bergier, qui ajoute d'autres considérations sur la puis-

I. PUISSANCES CÉLESTES. On appelle ainsi les anges , en général , mais plus particulièrement ceux qui forment le troisième ordre de la seconde hiérarchie, c'est-à-dire ceux d'entre les esprits bienheureux desquels Dieu se sert pour faire éclater sa puissance sur la terre, pour faire des miracles, soit afin de récompenser les justes , soit afin de punir les méchants. Compar. A ngr, n° I.

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