II. QUENTIN ou QUINTIN, hérétique. Voy
Ql'INTIMKNS.
III. QUENTIN ou QUANTIN (M. G.), prêtre de Tours , a laissé : Nouveau Traité pour servir à finslruction des nouveaux convertis , e*A la conversion de ceux qui sont encore dans t égarement ; in-12. Voy. le Jour», des Savants, 1686, p. 48, 1<« édit., et p. 40, 2* édit.
IV. QUENTIN -EN -L'ISLE f SAINT-), en latin S'inclus Qumtinus in Insula , abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît, située en Picardie, au diocèse de Noyon , et près de l'ancienne ville de Vermandois. appelée aujourd'hui Saint -Quentin. Cette abbaye ayant été détruite par les Normands en 882, fut rétablie pour des moines, vers l'an 970, par un chanoine nommé Anselme. Elle fut encore ravagée et brûlée en 1557, époque à laquelle les Espagnols se rendirent maîtres de la ville ; en dernier lieu , ce monastère fut occupé par les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur.
V. QUENTIN- LEZ -BEAUVAIS (SAINT-), en latin Sonctus Quintinus Bellovacensis , abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin , située près de Beauvais en Picardie. Gui, doyen de Saint- Quentin-de- Vermandois, ayant été élevé sur le siège de Beauvais, voulut faire fleurir dans cette ville le culte de saint Quentin, et dans ce but il fit bâtir, prés de Beauvais , une église sous l'invocation de ce saint martyr. II en fit la dédicace en 1069, et v mit des chanoines aux-
quels Yves, premier abbé de ce monastère, puis évêque de Chartres, fit embrasser la règle de Saint-Augustin en 1078. Cette abbaye devint si florissante, qu'elle donna naissance à plusieurs autres maisons religieuses, et que plusieurs de celles qui subsistaient déjà en adoptèrent les règlements et l'observance. Voy. la Gallia Christ., tom. IX, col. 818. Morêri, Diction, histor. Richard et Giraud.
QUERAS (Mathurin), docteur en théologie, né a Sens l'an 1614, mort à Troyes en 1695 , se montra fort attaché au jansénisme, et aima mieux être exclu des assemblées de la faculté que de souscrire à la censure prononcée en 1056 contre Antoine Arnaud. L'archevêque de Sens le choisit pour son grand vicaire, et, après la mort de ce prélat, Que ras se retira à Troyes, où il possédait le prieuré de Saint-Quentin. On a de lui : 1» Éclaircissement de cette célèbre et importante question : Si le concile de Trente a décidé ou déclaré que tattrition conçue par la seule crainte des peines de l'enfer, et sans aucun amour de Dieu, soit une disposition suffisante pour recevoir la rémission des péchés, et la grâce de la justification au sacrement de pénitence; Paris , 1683 , in-8° ; — 3» Recueil sommaire des principales preuves de la thèse de Sens sur la dépendance des réguliers: — 3» Conférences ecclésiastiques de Sens} 1658 et 1659. Il a dirigé en outre son disciple, M. Bau-rand, prêtre de Troyes, dans l'ouvrage intitulé : S. Augustin/
; doctrinœ christianat Praxis catechistica ; Troyes,
1 1678, in-8".
I QUERBEUF ( Yves-Mathurin -Marie de ) , jésuite, né à Landemau en 1726, mort en Allemagne vers l'an 1799, professa la rhétorique ! dans sa compagnie. Parmi ses principaux ou- ! vrages nous citerons : !• Histoire des intrusions les plus mémorables , tirées des Livres saints; Pans, 1792, in-8»; — 2» une édition des Sermons du P. Charles Frey de Neuville; 1776,
8 vol. in-12; et ceux du P. Claude Frey de Neuville; 1778, 2 vol. in-12; — 3* te* Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères ; 1780-1 783 , 26 vol . in-12 ; — 4» Les Psaumes, trad. par le P. Berthier, avec la biographie de l'auteur; 1785, 5 vol. in-12; — 5» Les Œuvres de Fénelon , avec la Vie de ce prélat 1787-1792,
9 vol. in -4°. Voy, Quérard. La France littéraire. Feller. Mirhaud. La Nouv. Biogr. génér.
ÎUERCETUH. Voy. AisctiSTADT.
UERCULUS. V«y. Ciieskeau. n» IL UERINI nu QUIRINI (Girolamo, en religion Augelo-Maha), bénédictin, né à Venise en 1080, mort à Brescia l'an 17**9, prit l'habit religieux a Florence en 1698. Il fut chargé d'expliquer l'Écriture sainte aux novices, et il leur donna en même temps des leçons de langue hébraïque. L'an 1710, voulant étendre le domaine de ses connaissances, il parcourut l'Allemagne, la Hollande, l'Angletere et la France, visita les bibliothèques de ces divers pays, et lia des relations avec tous les savants de l'Europe. Sacré archevêque de Corfou par Innocent XIII en 1723, il gagna par sa douceur et sa tolérance la vénération des Grecs schismatiques; Benoit XIII le nomma en 1727 évéque de Brescia et cardinal, et Clément XII le choisit pour bibliothécaire du Vatican. Querim était membre de l'Académie française des inscriptions, ainsi que des Académies de Berlin, de Saint-Pétersbourg, de Vienne et de Bologne. Ce savant prélat a laissé un grand nombre d ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1» De Monastica Italiat Historia conscribenda ; Rome , 1717, in-4-»; - 2« Officium -
QUKS — 1895 - QUEU
corvm; ibid., 1721, in-4»; — 3» une édition de la Vie de satnt Benoit, attribuée à Grégoire le Grand; Venise, 1728, in-4°: — 4» Enchiridion Greecorum; Bénévent, 1725, in-4°; — 5° Pauli II Vita; Rome, 1740, in- 4°; — 6° Imago optimi pontifiais expressa in gestis Pauli III , quatiter exhibentur tn Beginaldi Poli epislolis ; Brescia, 1745, in-4°; — 7* une édition des Œluvres des anciens évéques de Brescia; 1738, in -fol.; — 8° une édition des Œuvres de saint Epitrem; 1736-1746, 6 vol. in-fol. Voy. Le Beau, Éloge, dans les Mémoires de l'Acad. des Inscriptions , tom. XXVII. Tipaldo, Biogr. degli Italiani ilhistri.i. VIII. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. gén.
QUESNEL (Pasquier), prêtre de l'Oratoire, né à Taris en 1631, mort à Amsterdam en 1719, entra dans la congrégation de l'Oratoire en 1657, après avoir fait son cours de théologie à la Sorbonne. Son attachement au P. de Sainte- Marthe, général de sa congrégation, que l'archevêque de Paris avait fait exiler, fut cause qu'on l'envoya à Orléans en 1681. N'ayant pas voulu, quatre ans après, signer un formulaire de doctrine dont l'assemblée générale de l'Oratoire avait ordonné la signature, le P. Quesnel se rendit à Bruxelles, auprès d'Arnaud, et demeura avec lui jusqu'à sa mort. L'archevêque de Malines fit ariéter et mettre en prison le P. Quesnel ; mais celui-ci parvint à s'enfuir, et se fixa a Amsterdam. On a de lui un très-grand nombre d'ouvrages, entre autres : 1° Lettres contre tes nudités , adressées aux religieuses qui ont soin de l'éducation des filles; 1686, in-12; — 2* L'Idée du sacerdoce et au sacrifice de Jésus- Christ; 16K8, in-12, plusieurs fois réimprimée; — 3* Béflexwns morales sur le Nouveau Testament; 1699, 1708, 4 vol. in-8°: cent une propositions de cet ouvrage ont été condamnées par la bulle Unigenitus, donnée en 1713 par Clément XI ; — 4» Tradition de l'Église romaine sur la prédestination des suints et sur la grâce efficace; Cologne, 1687, 4 vol. in-12; — 5» Histoire abrégée des congrégations De Auxiliis; 1686; — 6* La Discipline de l'Église tirée du Nouveau Testament et de quelques anciens conciles; Lyon, 1089, 2 vol. in-4»; — 7» une édition de l'ouvrage du P. Darcis, de l'Oratoire, intitulé Bégles de ta discipline ecclésiastique, recueillies des concile*, des synodes de France et des SS. Pères de t É-
Î lise y touchant fêtât et les mœurs du clergé; 679; — 8» Les trois Consécrations : la baptismale, la sacerdotule et la religieuse; in -18; — 9° une édition des Œuvres du pape saint Léon; Paris, 1675, 2 vol. in-4°; elle fut mise à Ylndex le 22 juin 1676. Voy. Moréri, qui donne la liste complète de ses écrits. Richard et Gtraud, qui donnent les titres de 67 ouvrages. Feller. Michaud. Picot, Mémoires pour servir à l'Histoire ecctés. fondant le xvm« siècle , tom. IV. La Nom. Biogr. nénér.
I. QUESTION, dispute. Saint Paul veut que l'on évite les vaines questions ou les vaines dis-
Çutes, plus propres a scandaliser qu'à édilier. oy. II Timoth., n, 23. Tite, DI, 9. Compar.
ECCI.ÊSIASTE, VII, 30.
II. QUESTION, supplice qui était en usage chet les Romains, et qui consistait dans un certain nombre de coups de fouet ou d'escourgées que l'on appliquait aux criminels. Saint Paul eût subi ce supplice par l'ordre du tribun Lysias, s'il ne se lut fait connaitre comme citoyen romain. Voy. Act., xxu, 24 et 25.
III. QUESTION , torture qu'on donne aux criminels pour savoir la vérité au sujet de quelque crime. Il est clairement décidé par le droit canon que le juge d'Église peut faire donner
la question aux clercs par le ministère d'autres clercs. Quelques auteurs ont avancé que cette peine était autrefois en usage dans les officialilés de France, et que cet usage avait commencé dès le xv* siècle. Brodeau assure qu'il a été jugé par plusieurs arrêts du parlement de Paris que les ju^es d'Église peuvent condamner à la question, et qu'il a vu dans la chapelle de l'oflicialité de Paris les boucles et les anneaux de fer dont on se servait pour cela ; mais quelle qu'ait été la discipline de Franc* sur ce point, il est constant que cet usage était entièrement abrogé longtemps même avant la révolution de 1789. Voy., pour le droit canon, c. Gravis, de Deposit.; c. Si res, 14, qu. 6; c. Fraternitas, 12 ; c. 1, 23, qu. 1; c. llli qui 5, qu. 5. Les Mémoires du clergé, tom. VII, p. 126k et suiv. La Combe, Recueil de jurisprud. canoniq., au mot Question.
IV. QUESTION. On entend aussi par ce mot une des divisions du décret de Gratien.
QUETE, QUÊTEUR. Après que le pape Urbain II eut établi la guerre sainte vers la fin du xi* siècle, il y eut un grand nombre de quêteurs établis en titre d'office, et envoyés par les papes et par les évéques pour prêcher partout les indulgences et recueillir les aumônes des fidèles qui voulaient contribuer à la guerre ou à quelques autres bonnes œuvres, telles que la réparation des églises ou des hôpitaux. Ces quêteurs commirent bientôt des excès qui les firent abolir par le concile de Trente. Les évé-
3ues ont seuls le droit de permettre des quêtes ans leurs diocèses, et aucun religieux ne peut quêter dans les diocèses sans la permission de révéque diocésain. Le concile de Latran veut que les personnes autorisées à quêter dans les églises soient irréprochables, de bonne réputation , et qu'elles édifient par leur modestie et leur discrétion. Voy. le conc. de Trente, sess. XXI, de Beform., c. v. Les Mém. du clergé, tom. VI, p. 1549 et suiv. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours alfihaliêt. de droit canon.
I. QUÉTIF (Jacques), dominicain, né à Paris en 1618, mort l'an 1698, était très-versé dans le droit canon et avait des connaissances bibliographiques très -étendues. Après avoir rempli diverses fonctions dans des maisons de son Ordre à Amiens, à Caen et à Tulle, il revint à Paris en 1652, et fut chargé du soin de la bibliothèque du couvent de Saint- Honoré. Il a laissé : 1° Hieronymi de Medicis formalis Explicatio Summa theologicas D. Thomœ Aquinatis; Paris, 1657, in-fol.; — 2° Concilii Tridentini Canones;\b\à., 1666, in-12; — 3* Vita Hieronymi Savonarolat Ferrariensis, Ord. Prœdicat., auctore Pico Mirandulœ Concordiœque principe; ibid., 1674, 3 vol. in-12; — 4» Pétri Morim Opuseuta et epi*tolee; ibid., 1675, in-12; — 5° Scriptnres Orvinis Prtedicalorum recensiti ; ibid., 1719-1721, 2 vol. in-îol.; — 6» Abrégé de la Vie du P. Jean de Saint- Thomas, dominicain portugais, inséré à la tête du VHP vol. de sa Théologie; Paris, 1667, in-fol. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. FF. Prœdicat. Nicéron, Mémoires, tom. XXIV. Richard et Giraud. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. nénér.
II. QUETIF (Jacques), bourgeois de Paris, était probablement de la même famille que le précédent. 11 est auteur d'un ouvrage intitulé La Vie et tes miracles de sainte Aure, abbesse de l'Ordre de Saint-Benoit ; Paris, 1623, et avec des additions; Paris, 1625, in-8*. Voy. Michaud, Biogr. univers.
fjUEUE DE VICTIMES. Moïse avait ordonné que I on mit sur le feu de l'autel la queue et