‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 715 sur 1294 · I. QUIN TIN. hérétique. Voy. QuiNTINlENS · texte numérisé non relu

I. QUIN TIN. hérétique. Voy. QuiNTINlENS

IL QUINTIN (Jean), canomste, né à Autun en 1500, mort à Paris l'an 1561, voyagea dans le Levant, fut chevalier servant dans l'Ordre de Malte, étudia la théologie à Paris, reçut les ont ies sacrés, et devint, en 1536, professeur de droit canon. On a de lui un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1» Exegesu concilii cujusdam generalis in uno fjeneficiorum mullitudinem vêtant is, tert. lib. décrétai. Greg., c. xxvjii, lit. V: Paris, 1539, iii-4"; — 2« DeJuris canoniei Lauaibus: ecclesiasticorum canonum defensio breviter et rimpXiciter duobus conciunculis, uutoritus , theorta si mal et praxis ad ecclesiasfieee œconomiœ, ordinismie tabernaculi consecratimem; ibid., 1544 et 1601 , in-4°; Nuremberg, 1671 ; — 3" De Juris canmiei Laudtbus; Paris, 1549 et 1550, in-4»; — 4» Sjteculum sacerdolii apostoli de*mbentis episcoporum, presbyterorum et diaconum mores; Paris, 1559, in-4°; — 5» Joannis Zonane Commentant in m* nones eonciliorum tam œcumenicorum quant provincialium; ibid., 1558, in-4°; Milan, 1613; — 6* Octoginta quinque Régula, seu canones aposto~ torum,cum velustis Joannis Monachi Zonara* xcholiis. latine modo versis: Paris, 1558, in-4»; — 7° Synodtts Gangretisis ei^angeticat promulgation

nù explicata commeniariolit ; Paris, 1560,

in-4»; — 8» Htrrtticurum Catalogus et hutoria; ibid., 1500 et156l, in-4». Voy. Papillon, Bibtioth. des Au), de Bourgogne.

111. QUINTIN (Jean), docteur de Paris, vivait au commencement du xvu* siècle. Il a publié: Sermons moraux sur 1rs Évangiles des dimanches de toute l'année : Cologne, 1608 et 1630.

QUINTINIEN. Voy. Quintilien.

QUINTINIENS et QUINTINISTES, sectateurs de Quentin ou Quintin, tailleur d'habits, né en Picardie, et qui parut vers l'an 1525 à la tète d'une secte composée de toutes sortes d'hérétiques qui furent nommés Itlxrtins, parce qu'ils s'abandonnaient aux vices les plus honteux. Voy.

LlUEl'.TINS.

QUINTODECIMUM, ancien siège épisc. d'Italie. Voy. .I,i:itam «, QUINTUS MEMMIUS. Voy. Memnius, n» III.

QUIRIN (Saint), martyr et évéque de Siscie ou Sisseg, dans la haute Pannonie, aujourd'hui Sisseg, dans la Croatie impériale, vivait au IT* siècle. L'an 309, il fut arrêté et présenté à Maxime, lieutenant du gouverneur de la Pannonie, qui le fit fustiger et jeter en prison. Quirin ayant prié Dieu de se faire connaître de ceux qui étaient dans la prison, on vit, vers minuit, une grande lumière, qui fut suivie de | la conversion du geèlier, nommé Marcel, que lé ' saint baptisa. Trois jours après, Quirin fut pré- | cipité dans la rivière de Sabarie. Les martyro- I loges latins ont marqué sa tète au 4 juin , jour ! de sa mort. Voy. Rolland., au 4 juin. D. Thierry'. | Ruinart.

QUIRINI. Voy. QUERINI. I QUIRINIUS ou QUIRINUS. Voy. Cyrinus.

RABA

RABA

QUIRION. Voy. CvtUEN.

I. QUIROS (Antoine -Bernard de), jésuite espagnol, mort en 1608, a laissé : 1° Traité de Dieu; 1654; — 2» Traité des anges; 1G58; — 3° un Court de philosophie; 165C.

II. QUIROS (Augustin de), jésuite, né à Andujar en 1566, mort à Mexico l'an 1022, fut employé dans les missions du Mexique. Il a donné des Commentaires latins sur quelques livres de la Bible; Se ville, 1622, in-fol.; Lyon, 1033, in-fol. Voy. Alegambe, Scriptor. Societ.

III. QUIROS (Hyacinthe-Bernard de), historien espagnol, mort à Lausanne en 1758, fut agrégé i l'Ordre des Dominicains sous les prénoms d'Augustin -Thomas, et professa à Home la théologie, puis le droit canon. Plus tard il apostasia et obtint une chaire d'histoire ecclésiastique a l'académie de Lausanne. 11 a laissé : 1" De Malts ex Ecclesia romance dogmatibus , disciplina et praxi diatrilne XII; 1752, in-48; — 2° histoire de l'Eglise , en allemand -, Lausanne, 1756, 3 vol.; — 3° l)e Mysterio Trinitatis révéla to; Berne, 1757, in -4°. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

IV. QUIROS (Louis- Bertrand de), religieux de l'Ordre de Clteaui, né en Espagne, vivait au xvu« siècle, et professait à Salamannue. Parmi ses principaux ouvrages on cite : 1° hespublica mmattica, ou commentaires sur la Règle de Saint- Benoit; — 2° Commentaires sur les petits Prophètes , tes Épttres de saint Paul, etc. Voy. Ch. de Visch, Biblioth. Cisterc. Nicolas- Antonio, Biblioth. Hisp.

V. QUIROS (Théodore de), dominicain, né à Vivero, dans la Galice, en 1599, mort à Manille l'an 1662, fut chargé en 1637 de professer la philosophie à Manille. Plus tard il se rendit dans l'ile Formose, où il prêcha l'Évangile pendant dix ans. 11 a rédige, dans l'idiome des Indiens tagals, plusieurs ouvrages, parmi les-

Ïuels on cite : 1° un Catéchisme; — 2° un Traité e la dévotion au Romirc, etc. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Pradic, tom. II, p. 604.

QU ISARD ou GUISARD (Sigismond), bnrnabite, né à Genève, mort en 1731, a publié en italien : 1" des Sermons sur les Évangiles du Carême; Annecy, 1720, 2 vol. in- 8°; — 2» des Panégynques et autres Sermont; ibid., 1727 , 2 volumes in-8*.

QUISTELLIUS (Ambroise), vicaire général de l'Ordre des Augustins, né à Padoue, mort en 1519, a laissé : Traité contre ceux qui prétendent qu'on ne peut entendre l'Écriture sans la philosophie d'Aristote et des autres philosophes; Venise, 1537.

I. QUISTORP (Jeanï, luthérien, né à Rostock en 1581, mort en 1648, professa la théologie dans sa ville natale, où il fut aussi pasteur de l'église Sainte-Marie. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Articuli formait* concordiœ illustr., Mnnutluctio ad shtdium theologicum ; —2e Annota tiones in omnes libros biblicos; — 8° Commentant in Epistol. S. Pauli. Voy. Witte, Memor. thenlog.. dec. I et IV.

IL QUISTORP (Jean), luthérien , fils du précédent, né en 1624, mort Tan 1669, suivit la mémo carrière que 6on père. Il obtint une chaire de théologie à Hostock, et en même temps une place de pasteur. On a de lui : 1° Catechesit antipapisttca ; il y attaque le Pape et l'Église romaine ; — 2* Pia Desi'feria ; — 3° Repetitiones decnlugi antijxipiiticep ; — 4° Le Trésor datis le champ; — o° Disputationes théologien*. Dans tous ses écrits, surtout dans ceux contre le Pape, Quistorp mêle le llel à l'érudition. Voy. Feller, Biogr. univers.

III. QUISTORP (Jean-Nicolas), luthérien, né à Rostock en 1051, mort l'an 1715, professa la théologie dans sa ville natale, où il devint pasteur et surintendant. On a de lui : 1* Explications ou considérations sur les Épttres de saint Jean; in-4a ; — 2° De Sanctisxima el omni tempore suffieientissima Christi Satisfactione; 1682; — 3e De Bellnrmini in Ecc/esiam Notis non notïs; Rostock. 1682; — 4* De Piincipio theologice cogiiascenda unico; ibid., 1683; — 5e De Privata Confessione ; ibid., 1681; — 6» De Pœnitentia ; — 7* De Quastione, an peccatum originis formaliter sit mere privativum, an posUivum si mal? Rostock, 1685.

QUITO (Quitum), ville épisc. de l'Amérique, dans le Pérou, située sur le penchant de la montagne de Pichincha. Ce fut le pape Paul III qui l'érigea en évèché , le 8 janvier 15tô ou 1516, aux instances du roi Charles V, et fit ce nouvel évèché suffragant de la métropole de Lima. Le premier évéque de Quito fut Garcidias , qui eut pour successeur Pierre de la Pegna, dominicain, sacré en 1568, et mort l'an 1583. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni.vol. LVI, p. 115-147.

QUOD-VULT-DEUS ou QUE-VEUT-DIEU (Saint), évéque de Carthage. L'an 43», il fut mis sur un vaisseau à demi-brisé avec un grand nombre d'ecclésiastiques, par l'ordre de Genséric, roi des Vandales. Ils arrivèrent heureusement i Naples, où le saint évéque acheva de se sanctifier, dans la retraite et la pénitence, jusqu'à sa mort , arrivée le 26 octobre , jour auquel sa féte est marquée dans le Martyrologe romain. Voy. Saint-Victor de Vite , Hist. dp lu persécution de l'Église en Afrique sous les Vandates , L L

RAAÏA , un des Juifs dont les fils ou descen- J grégation de Saint-Guillaume de Bourges, né à dants retournèrent de Babvlone avec Zoroba- Vauves, dans le diocèse de Chartres, en l5r>6, bel. Vou. I Esdras, u , 47. II Esdras, vu, 50. mort au couvent d'Angers l'an 1616, était doc- RAAMIAS, nn des chefs des familles qui re- | teur de Paris. Il flt profession dans le monastère d'Orléans eu 1570, s'y distingua par sou habileté dans les sciences, ainsi que par son talent pour la prédication; aussi ne tarda-t-il pas â être nommé prieur. S'étant rendu à

vinrent de Babylone avec Zorobabel. Voy. Il Esdras, vu, 7.

RABACHE (Etienne), réformateur des augustins en France, el premier religieux do la con-

RABA

RABlî

Bourges, il \ commença la réforme de son Ordre, et rétablissement de sa congrégation en 1594. Il s'appliqua aussi avec un zele ardent à la conversion des pécheurs et des hérétiques. Il mourut de la mort des justes. Voy. D. Liron, Bihlinth. Chartraine, édit. in-4», p. 339 et 340.

RABAN MÂUR (Habanus Maurus Magnentius), archevêque de Mayence, né à Mayence ou à Fulde vers l'an 786, mort à Winfel , dans le diocèse de Mayence , en 836, fit ses études dans le monastère de Fulde, et y prit l'habit religieux. Ordonné diacre en 801 , il prit soin de 1 école de son monastère, et la mit en réputation par le grand nombre de savants qui en sortirent. Haistulphe, archevêque de Mayence, l'ordonna prêtre en 814, puis il entreprit un voyage en Terre-Sainte, fut nommé en 822 abbé de Fulde, et succéda en 847 à Otgaire, archevêque de Mayence. La même année il tint un concile dans le monastère de Saint-Alban, en assembla un autre l'année suivante à Mayence , au sujet du moine Gothescalc, qu'il renvoya à Hincmar ; et, pendant la famine qui désola l'Allemagne en 850, il témoigna la plus grande charité envers les pauvres. Son nom se trouve dans quelques ouvrages monastiques et dans un calendrier d'Allemagne ; mais jusqu'ici l'Église ne lui a point décerné de culte public, quoique plusieurs écrivains lui aient donné le titre de saint. Raban Maur a composé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° De r Univers; traité qui ne renferme que des délinitions de noms et de termes qui ont rapport à l'Écriture ;

— S* des Comme» t aires sur plusieurs livres de la Bible; — 3" Recueil d'homélies; — 4° Traité des allégories de t Écriture; — 5* Traité de f institution des clercs et des cérémonies de F Église ;

— 6* Traité des ordres sacrés , des sacrements et des habits sacerdotaux ; — 7° Traité de la vision de Dieu , de lu pureté du catur, et de la manière de faire pénitence; — 8° un Pénitentiel , composé des canons des conciles et des décrets des Pères ; — 9° un Traité de Tdme ; — 10° un Commentaire sur Josue, etc. Ses OEunvs complètes ont paru à Cologne, 1532 et 1626. V'>y. Trithemius, Scriptor. ecclet. Loup de Ferrières, Episl. XL. Sixte de Sienne. Baronius. Bellarmin. D. Mabillon, Annales de l'Ordre de Saint- Benoit. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés.f tom. XVIII, p. 736 et suiv. D. Rivet, Hist. littér. de la France , tom. V. La Gnllia Christ., tom. III. Richard et Giraud. Feller. Michaud. B. Hauréau, Phil. scolust., tom. I. Le Diction, de ta theol. eathol.

RA BARDE AU (Michel), jésuite, né à Orléans en 1572, mort à Paris l'an 1619, professa la philosophie et la théologie morale, et devint recteur du collège de Bourges, puis de celui d'Amiens. On a de lui : Optatus Gallut, benignn manu sectus ; Paris, 16M), in -4°; c'est une réponse à l'ouvrage de Claude Hersent, intitulé : Optât i Galli de cavendo schismute Liber parœneticus. L'ouvrage de Rabardeau fut condamné par un décret de la S. Congrégation de l'Index (18 mars 1643). L'assemblée du clergé de France reçut ce décret le 19 septembre 1615, et le fit enregistrer dans son procès- verbal. Le P. Rabardeau soutenait, dans son ouvrage, que la création d'un patriarche en France n'avait rien de schismatique , et que le consentement de Rome n'était pas plus nécessaire pour cela qu'il ne l'avait été pour établir les patriarches de Jérusalem et de Constantinople. Il y soutenait encore que les princes ont droit de faire des lois irritantes, et de mettre des empêchements au mariage. Voy. le Journ. de* Savants, 1691 ,

p. 65, 1" édit., et p. 50, 2» édit. Richard et Giraud. SoiweW, BibtioÛi. Scriptor. Soc. Jetu. Us Hommes illustres de TOr léonais, tom. IL D'Avrigny, Mémoires, chronol. et dogm., ann. 16 W. relier, Biogr. uniters. \j& .Voit. Biogr. génér.

RABAUDI ou RABAUDY (Bernard de), dominicain, né i Toulouse en 1631, mort l'an 1731, professa la théologie à Limoges et à l'université de Toulouse, fut nommé en 1706 définiteur de la province de Bologne, et revint en 1716 prendre possession de la chaire créée à Toulouse par Antoine Cloche, général de l'Ordre. Il a laisse : 1° Exerntationes theologicœ; Toulouse, 1714, 2 vol. in-8»; — 2« Queestiones de Deo uno; ibid., 1718, in-8». Voy. le P. Échard, Script. Ordin. Prcedic, tom. L Supplementi novi**tmi , p. 4.

RABAÙT (Paul), pasteur protestant, né à Bédarieux, dans le département de l'Hérault, en 1718, mort à Nîmes l'an 1791, remplit les fonctions de pasteur dans cette dernière ville, et présida tous les synodes du bas Languedoc. On a de lui quelques opuscules , entre autres : 1° Précis du Catéchisme cTOslerwald , qui a eu un grand nombre d'éditions ; — 2° Exhortation à la repen tance et à la profession de la vérité; Genève , 1761 ; — 3° La Livrée de l'Église chrétienne,?*™, 1829, in-12. Voy. la Souv. Biogr. génér.

RABAUTDUPUIS (Pierre-Antoine), protestant, fils du précédent, né à Nîmes en 1746, mort l'an 1804, fut nommé en 1804 conseiller de préfecture du Gard. On a de lui : 1° Détails historiques , et recueil de pièces sur les divers projets gui ont été conçus depuis la ré/brmaHon pour la réunion de toutes les communions chrétiennes; Paris, 1806, in -8»; — 2» Annuaire, ou Répertoire ecclésiastique à l'usage des Églises réformées; ibid., 1807 in -8°. Voy. Michel Nicolas, Biogr. du Gard. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.

I. RABBA, ville située vis-à-vis d'Aroêr. Voy. Josué, xiii, 25.

IL RABBA , ville des Ammonites , assiégée ar Joab, et prise par David. Voy. II Rois, xi, et suiv. I Paralip., xx, 1. Elle est aussi nommée Rabbath. II Bois, xu, 26.

RABBATH ou RABBATH - AMMON . RAB- BATH-AMMAN A ou RABBATH FILIOROM AMMON , nommée depuis Philadelphie , capitale des Ammonites , située au delà du Jourdain , et fameuse dès le temps de Moïse. Urie y fut tué d'après l'ordre secret de David , et, lorsque la ville fut réduite à l'extrémité, ce prince y alla lui-même pour avoir l'honneur de la reddition. Depuis ce temps elle fut soumise aux rois de Juda , puis les rois d'Israël s'en rendirent maîtres, ainsi que du reste des tribus qui habitaient au delà du Jourdain. Sur la fin du royaume d'Israël, Tèglath - Phalasar ayant enlevé une grande partie des Israélites de ces cantons-là, les Ammonites exercèrent diverses cruautés contre ceux qui restaient : de là les prophéties de Jérémie et d'Ézéchiel contre Rabbath. capitale des Ammonites. On croit que c'est de cette ville , nommée dans la suite Philadelphie , que saint Ignace écrivit peu de temps avant son martyre. Voy. Deut., m, 11. II Rois, xi, 1, 15, etc.; xu, 28, 29. Jérémie, xlix, 1, 2, 3. Éiéch., xxi, 20; xxv, 5. D. Calmet, Diction, de ta Bible.

I. RABBI, mot hébreu qui signifie littéralement mon maître, mais qu'on traduit simplement par moiti é. Quand Jésus-Christ reproche aux pharisiens d'aimer à être appelés Rabbi, il blâmer la vanité avec laquelle ils

RABD

KACA

chaient les titres. Voy. Matthieu, xxm , 7. Marc, IX , 4, etc. Jean, I, 38, etc. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, p. 184, où l'on trouve les analogues de Babbi.

II. RABBI (Charles-Constance), savant religieux de l'Ordre de Saint -Augustin , né à Bologne en 1678, mort à Rome l'an 1746, cultiva

{n esouo toutes les sciences. Il professa la phiosophie et la théologie à Bologne, à Rome, et dans plusieurs couvents de son Ordre. 11 mérita la bienveillance de Benoit XI V, et son extrême modestie le tint toujours écarté des dignités ecclésiastiques. Il a laissé, entre autres ouvrages : De Mathematicarum disciplinarum ad theologiam Vtilitate. ipsarumque in en usu dissertatio; Venise, 1745. Voy. Feller. Biogr. univers.

RABBIN est un pluriel du mot hébreu Rnb, qui- signifie maître, docteur. Chez les Juifs, c'est aux rabbins qu'il appartient de décider en matière de religion, de prêcher dans les synagogues , de faire la prière publique , et d'interpréter la loi. Il y a plusieurs degrés pour arriver à la qualité de rabbin . comme parmi nous pour parvenir au doctorat. On appelle hâcàm ou sage le chef de l'école ; bàhovr ou élu celui qui aspire au doctorat; habar de rab, ou compagnon de maître, celui qui est le plus versé dans les sciences de la loi et de la tradition. Parmi les Juifs , on regarde comme une vanité de rechercher le doctorat: aussi ne les examine-t-on pas; mais la voix publique donne le titre de htlcam ou sage à ceux qui ont spécialement et assidûment étudié la loi. C'est au moins l'usage dans le Levant; taudis qu'en Allemagne, c'est le plus ancien rabbin qui donne le titre de habar de rab, c'est-à-dire compagnon de maître, ou rab, ou morena , notre maître. Le hâcâm rab, ou maître rabbin, prononce sur toutes sortes de diirérends, et est chef des académies. Il occupe la première place dans les synagogues, et peut même excommunier les désobéissants. Dans les écoles, les rabbins étaient assis dans des chaires élevées, et leurs écoliers étaient assis à leurs pieds , comme il est dit de saint Paul par rapport à Gamaliel. Le Sauveur leur reproche leur vanité et leur empressement pour les préséances. Les études des rabbins ont pour objet ou le texte simple de la loi, ou les traditions, ou la cabbale, c'est-à-dire la théologie mystérieuse de l'Écriture: ce oui forme autant d'espèces de rabbins, dont les uns sont appelés enraïtes ou littéraux, c'est-à-dire attachés à la lettre du texte sacré; les autres rnbbanittes , et les derniers, cabbalistes. Voy. IV Rois, xxv, 8. 30, etc. Jérémie, xxxix, 9, 10, etc. Daniel, 1. 3, 11, 48; v, 11. Actes, xxii, 3. Matth., xxm, 6. J.Buxtorf., Lexicon chuldaicum , talmudicum et rnbltinicum , et De Abbreviaturis hebraicis. Dom Calmet , Diction, de la Bible. J.-B. Glaire , Introduction, etc., tom. I , p. 332 , 316.

RABBONI, termo hébreu qui a la même si-

Juitication que Habbi, n° I. Voy. Marc, x, 51. ean , xx , 16.

I. RABBOTH , mot qui signifie choses excellentes. Les Juifs donnent ce nom à d'anciens commentaires sur le Pentateuque et sur quelques autres livres de la Rible. Ce sont des recueils des explications allégoriques des docteurs juifs.

II. RABBOTH, ville de la tribu d Issachar. Voy. Josué. xix , 20.

RABDOMANCE, divination qui se fait par le moyen des baguettes. Saint Jérôme en parle dans son Commentaire sur Osée et sur Ezéchiel, et il prétend que c'est la divination que les Grecs appellent rabdomancie. Voy. Osée, iv, 12. Ézéch., xxi, 21 et 22. Voy. Bélomance.

RABESANO (Livio), né en 1605 près de Vienne, où il est mort vers 1680, fut un des hommes les plus éclairés de son siècle. Il entra dans l'Ordre des Frères Mineurs de l'Observance, y remplit plusieurs emplois importants, et fut pendant plusieurs années professeur de philosophie. On a de lui : !• Cursus philosophicus ad mentem Doctori* tubtilis pro tyronibus teotiscis , Venise , 1665, in-4° ; — 2* Cursus philosophicus, etc., continens très libros Aristoteli de anima: ibid., 1665; — 3» De Cœlo et ibid., 1672; — 4° Dr Generatione et cort ibid., 1674. Voy. Feller, Biogr. univers.

RABSACÈS, en hébreu RABSCHÀQÊ, c'està-dire grand (chanson. C'est un terme de dignité, et non pas un nom propre. L'insolence de Rabsacès à Pégard d'Ézéchias, et la défaite de Sennachérib, dont il vantait le pouvoir avec tant d'excès, sont rapportés au long dans IV Rois, xvmi , 17, 18, etc.; xix , 4, 8, et dans Isaïe, xxxvi, 2;xxxvn,4, 8.

RABSARÊS , c'est-à-dire chef d'eunuques , nom de dignité donné au prince des eunuques de Nabuchodonosor, roi de Babylone. Voy. Jérém , xxxix, 3, 13. Compar. l'art, suiv.

RABSARIS, c'est-à-dire chef d'eunuque s, nom de dignité donné au prince des eunuques de Sennachérib, qui fut envoyé avec Rabsacès pour sommer Ézéehias de se rendre. Voy. IV Rois, xvni , 17. Compar. l'art, préoéd.

RABUS (Jacques), jésuite, né à Cracovie , (mort dans cette ville en 1612, était 61s d'un ' ministre protestant. 11 étudia a - Wittemberg, à Leipzig, à Strasbourg et à Dantzig. Attiré à Paris par la réputation de Maldonat, il abjura ses erreurs, et entra chez les jésuites. Il servit très -utilement l'Église en Allemagne, en Pologne et en Suède. Outre plusieurs ouvrages contre les hérétiques, il a donné une traduction de la Bible en polonais. Voy. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu.

RABDSSON (Paul), religieux de l'Ordre de Cluny, né à Gannat en 1634, mort à Paris l'an 1717, professa la théologie dans les abbayes de Saint-Martial à Avignon, et de Saint-Marlindes- Champs à Paris ; il remplit deux fois la charge de supérieur général, il a laissé : 1° Du Droit d élection de l'abbé de Cluny; — 2° Breviarium Cluniucense ; Paris, 1686, in-8°. Ce Bréviaire a servi de modèle à un grand nombre d'ouvrages de ce genre. Voy. les Mémoires de | Trévoux , févr. 1718. Nicéron , Mémoires, tom. I.

RABUTIN ( Roger de), comte de Bussy, né à Ëpiry, dans le Nivernais, en 1618, mort à AutunYan 1603, fut reçu à l'Académie française en 1665. Il a laissé plusieurs ouvrages , parmi lesquels : 1° Instruction sage et pieuse pour se conduire dans le monde ; — 2* Abrégé de la vie de de Chantai, Paris, 4697; — 3" Abréqé de la vie de saint François de Sales ; ibid., 1699. Ces deux derniers ouvrages sont de Louise -Françoise de Bussy Rabutin, qui pria son père de les adopter. Voy. Richard et Giraud. Compar. Bussy, n» II.

RACA est un terme de mépris, quelque étymologie qu'on lui donne. 11 faut qu'au temps de Jésus-Christ ce mot fût bien injurieux chez les Juifs, puisque ce divin Sauveur assure que « celui qui dira à son frère : Raca, sera soumis au consetl. » Or le conseil était le tribunal souverain , composé de soixante-douze membres , et qui jugeait en dernier ressort les crimes contre la religion et l'État. Ainsi le sens des 'paroles de Jésus-Christ est que, dire à son

RACI

Page 1