LETTRE DOMINICALE. Voy. Dominicale, n» III
I. LETTRES APOSTOLIQUES {Utterœ apastolica?), lettres des papes, appelées plus commn nément, depuis plusieurs siècles, rescrits, bulle», brefs. Autrelois les papes écrivaient trois sortes de lettres au sujet des bénéfices dont ils se réservaient la collation : les premières étaient des lettres monitoires de ne pas conférer ces bénéfices; les secondes des lettres préceplorùtlef . pour obliger les ordinaires, sous quelque peine, a ne pas conférer ces bénéfices ; les troisième» des lettres exécutoires, pour punir la contumace des ordinaires qui avaient conféré et annulé leor collation. Voy. Gaet. Moroni, vol. XXXVIII, p. 131 et suiv.
II. LETTRES D'ATTACHE. C'étaient des lettres des cours, nécessaires autrefois dans certaines provinces du royaume pour l'exécution des bulles, brefs et provisions de Home. On donnait aussi ce nom a des lettres de la grande chancellerie que le roi donnait sur des bulles du pape ou sur des ordonnances des chefs d'ordre du royaume pour les mettre â exécution; mais on appelait ces lettres plus communément, dans l'usage, lettres patentes. Enfin on donne encore aujourd'hui le nom de lettres d'attache à l'autorisation du gouvernement ; ainsi l'article 18 de la loi du 18 germinal an X dit en ce sens que le prêtre nommé à un siège épiscopal ne
Eourra exercer aucune fonction avant que la ulle portant son institution ait reçu l'attache du gouvernement. Voy. l'abbé André, Cours elphabét. tir droit canon.
III. LETTRES DE LA PÊNITENCERIE. Ce sont les lettres qu'on obtient de la pénitencerie de Rome, dans les cas où il faut s'adresser à ce tribunal pour les absolutions de censures ou pour les dispenses sur les empêchements de mariage.