‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 727 sur 1294 · III. RAM IREZ (Louis -Antoine). Voy. Moncada · texte numérisé non relu

III. RAM IREZ (Louis -Antoine). Voy. Moncada

IV. RAMIREZ (Vincent), jésuite, né a Madrid, vivait au xviu» siècle; fi était docteur en théologie, et professeur à l'université d'Alcala. U a, laissé : 1 Traité de la prédestination des saints et de la réprobation des impies , en latin ; Alcalu, 47(1*2 ; — 2° Tractatus de scieutta îkti; Madrid, 1708. Vou. le Joum. des Savants , 1710, p. 60, 1» édit., et p. 55. 2» édit.

RAMOLA. Voy. Kama, n» II.

I. RAMON ou RAIMON (Alfonse), religieux de l'Ordre de la Merci , né à Vara de Rey, mort vers l'an 1633, était docteur en théologie. Il se distingua dans les sciences et dans la prédication. On a de lui un assex grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : i* La | Espada sagrada y urte para los nuevos predicadores ; Madrid , 1616 . in-8° ; — 2° PsaUerio vir-

Ïimd, trad. du latin de saint Bonaventure; ibid., 616, in-16: — 3» Interpretatio nominum uua in Bibliis hebraice et graxe leguntur; ibid., 1617, in -4*; — 4° Historm gênerai de la Ordett de Nuestra Senora de lu Merced ; ibid., 1618-1633, 2 vol. in-fol.; l'ouvrage n'a pas été achevé; — — 5» Proveibtas de Salomon, con comeutos y paruphrases Caste/ lanas ; ibid., 1625, in-8'; — 6» Bpikmie theologia Sacra Scripturee ; — 7» Resoluttones cmciliorum, etc. Voy. Nicolas-Antonio, Btblv.th Hi*p.

11 RAMON (Thomas), dominicain, né dans l' Aragon, vivait au xvu* siècle. Ses principaux ouvrages sont : !• un recueil de sermons inti-

tulé : Vergel de plantas divinas; 1611-1612, 2 vol. in-4* ; — De Primatu summortun Pontificum romanorum ; Toulouse , 1617 , in -4°; — 3° Ntteva Pramatica de refbrmacion ; Saragosse , 1635, in-8». Voy. le P. Échard, Scnptor. Ordin. Prœdic. tom. II, p. 480.

I. RAMOTH, ville célèbre, située dans les montagnes de Galaad. On l'appelle souvent Ramoth de Galaad, et quelquefois Ramoth de Maspha ou de la Sentinelle. Elle appartenait à ta tribu de Gad assignée aux Lévites , et elle était aussi une ville de refuge de delà le Jourdain. Elle devint célèbre du temps des derniers rois d'Israël. Vou. Deutér., iv, 43. Josué, xui, 26; xx, 8; xxi, 37. III Rois, xxu, 8, 4, etc. IV Rois, vin, 28, 20; ix, 1,2,3, etc. Il Paralip., xvui, 3, 4, 5, etc.; xxu. 5.

II. RAMOTH , fils de Boni , et un des Israélites qui avaient épousé des femmes étrangères pendant la captivité de Babylone. Voy. I Esdr.,

RAMOTHA. Voy. Rama, n« II.

I. RAMPALLE (Jean-Antoine). Voy. Pierre de Saint- André, ne LI.

II. RAMPALLE (Jeanne), fondatrice d'Ordre , née à Saint- Hemi en Provence l'an 1583, morte en odeur de sainteté à Avignon l'an 1636, fut admise , fort jeune encore , chez les Ursnlines d'Avignon, communauté dont sa mère, sa sa*ur et ses deux cousines faisaient partie. Secondée par son frère, Antoine Bampalle, docteur en théologie et chanoine de l'église d'Apt , elle parvint, eu 1624, à engager par des vœux solennels les filles de sa congrégation, oui vécurent depuis cloîtrées sous la règle de Saint- Augustin. Elle prit à cette occasion le nom de Jeanne de Jésus. Elle a écrit plusieurs ouvrages, narrai lesquels on cite : 1° des Constitutions ; — 2° une Retraite spirituelle; — 3° Pratiques de dévotion , etc. Voy. la Vie de la Mère Jeanne de Jésus; Avignon ,1751 , in-12. Bariavel, Histoire de Vaucluse. La Nouv. Bioyr. gêner.

RAMPELOGO ou RAMPELOCO , RAMPE- GOLO, RAMPIGOLI, AMPELOGO (Antonio), de l Ordre de Saint- Augustin , né à Gènes, vivait au xv* siècle, et passait pour un des eontroversistes les plus instruits de son temps. D'après quelques écrivains modernes, il fut appelé au concile de Constance pour y disputer contre les hussites. U a composé un recueil qui a obtenu un grand succès, et qui a paru sous ces titres divers : Aurca Biblta, Figurât Ribiiorum. ou Répertoriant biblicum, dont il se fit au xv* et au xvi* siècles plusieurs éditions, toutefois avec des corrections; car l'ouvrage en avait grand besoin. En le composant, l'auteur voulait faciliter aux prédicateurs de son temps leur travail, en réunissant et leur mettant, poulains! dire , sous les yeux un grand nombre de textes de l'Ecriture dont il indiquait le sens moral. Malheureusement son livre manquait d'exactitude; il s'y glissa beaucoup de fautes, et même des erreur» graves, de sorte que Clément VIII le mit à {'Index avec la clause donec corrigantur. Or cette clause ne fut exécutée qu'eu 1628, c'est-a-dire vingt-trois ans après la mort de ce pape. Voy. Possevin, Apparatus sacer, tom. I, p. 104. Feller, Btoyr. univers. Michaud, au Supplém. La Nouv. Btpgr. génér.

RAM PEN ( Henri ) , théologien belge , né à Hui en 1572, mort à Louv.nn l'an 1641, étudia à Cologne , a Mayence et à Louvain , où il professa le grec et la philosophie au collège du Lys ; de 1620 à 1637 il enseigna l'Ecriture sainte a l'université , dont il fut nommé recteur; peu

RAMLÏ

RANÇ

après il eut un canonicat à Breda , devint président du collège Sainte-Anne , d'où il passa au grand collège, qu'il administra jusqu'à sa mort. Il a laissé : Commentarius in quatuor Evangelia ; Louvain, 1631 -1634- , 3 vol. in-4». Ce Commentaire contient d'excellentes remarques. Voy. Feller, Biogr. univers. Paquot, Mémoires pour servir à tliist. des Pays 'Bas , tom. IX. La Nouv. Biogr. génér.

RAMPERT , évéque de Brescia, lit l'an 838 la cérémonie de la translation du corps de saint Philastre. 11 a écrit l'histoire de cette translation, et des miracles que Dieu opéra à cette occasion. On y trouve les noms et la succession de plus de trente évéques qui, depuis saint Philastre jusqu'à l'auteur, avaient gouverné l'Église de Breseia. Baronius et le P. Papebroch se sont servis utilement de ce catalogue, qui se trouve dans les Vies des Saints de Lipoman, tom. IV, au 18 janvier, de Surius, et dans le Recueil des ouvrages de saint Philastre et de saint Gaudence, par Paul Galeardi; Brescia, 4738. Cette dernière édition est la seule qui soit exacte et correcte.

RAMSAY (André-Michel , chevalier de), littérateur, né à Ayr, en Êcosse, l'an 1686, mort à Saint-Germain-en-Laye l'an 1743, était docteur de l'université d'Oxford. Après avoir passé de la religion anglicane au socinianisme, puis au tolcraiitisme et au pyrrhonisme, il se fixa définitivement à la religion catholique par les soins de l'illustre Fénelon. Bamsay a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Histoire de ta vie et des ourrages de Fenelan ; La Baye , 1723, in-12; — 2° Phiiosophical Principlex of naturat and revealed religion, expia ined and unfalded in a geometrieal order ; Glascow, 1749, £ vol. in*4°. t On trouve dans cet ouvrage, dit Feller, et Weiss après lui, des opinions pour le moins très-singulières, telles que la métempsycose , l'animation des brutes par les démons, la fin des peines de l'enfer, etc.; ce qu'il y a de plus singulier encore, c'est que Bamsay prétend qu'en tout cela il est parfaitement cVaccord avec la croyance de Fénelon , et même avec les décisions de t Eglise... Ou reste, il n'est pas inutile d'observer que quelques critiques regardent cet ouvrage comme faussement attribué a Bamsay, ou du moins comme essentiellement altéré. La qualité de posthume autorise ce sentiment. Ou sait que ces ouvrages servent souvent à déchirer la mémoire des gens de bien, qui n'ont plus de voix pour réclamer contre l'imposture. » Voy. Bichard et Giraud. Baussel, Uist. de Fénelon. Feller. Michaud, fitogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

RAMTA. Voy. Bama, n» II.

RAM U LA. Voy. Bama, n" II et IV.

1. RAMUS , nom latin de TAGK ( Jean ), jurisc. hollandais, né à Ter-Goes, en Zélande, l'an 1535, mort à Ddle en 1578, professa la rhétorique et le grec à Vienne en Autriche, se fit recevoir docteur en droit à Louvain en 1559, y obtint l'année suivante la chaire des hutitutes, professa pendant trois ans à Douai , et fut rappelé a Louvain par les États de Brabant, qui le chargèrent d'expliquer le Digeste. Il venait d'être nommé professeur à Dole lorsqu'il mourut. Lu désapprouvant l'érection des nouveaux évéchés aux Pays-Bas, comme le remarque Feller, et en parlant avantageusement de la Pacification de Oand, il a fait naître des soupçons sur sa religion. Outre plusieurs autres écrits de littérature et de jurisprudence, on « de Hamas : OLconomiu, seu dispositio regularum utrius-

que juris ; Louvain , 1557, in-12. Voy. André- Valère, Biblioth. Belgica. Paquot, Mémoires pour servir à l'histoire des Pays-Bas, tom. VI. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

II. RAMUS (Pierre), nom latinisé de La Bam&e , savant philosophe , né en 1515 dans un village du Vermandois qu'on croit être Cuth oti Cuthe, massacré à Paris le 26 août 1572, une des iournées de la Saint -Barthélémy. II visita l'Allemagne en 1568; il refusa une chaire qu'on lui offrit; il consentit seulement à donner quelques leçons de mathématiques à l'université de Heidclberg. Ce fut pendant son séjour dans cette ville qu'il fit profession publique de la religion réformée: mais il ne partageait pas toutes les opinions des disciples de Calvin , et il proposait, dans le mode d'administration dos églises, différents changements que Théodore de Bèxe fit rejeter par le synode de Ni mes comme trop favorables à la démocratie. Parmi ses nombreux écrits nous citerons seulement : Commentarius de religione Christiana, libri IV; Francfort, 1576,in-8°. Cet ouvrage est précédé de la Vie de l'auteur, par Th. Banosius : le premier livre traite de la foi ; le deuxième , de la loi ; le troisième, de la prière ; et le quatrième, des sacrements, c'est-à-dire du baptême et de l'eucharistie selon le rite des réformés. Voy. Nicéron , Mémoires, tom. XIII et XX , où l'on trouve les titres de tous les écrits de Kamus. L'abbé Goujet , Histoire du collège de France. Michaud, Biogr. univers. Là Nouv. Biogr. génér.

RANAT (Jean de). Voy. Lavardin.

RANGE (Armand: -Jean le Bouthillier de), abbé et réformateur de la Trappe. Voy. Bouthillier.

I. RANCHIN (Êtienne), professeur de droit à l'université de Montpellier, et conseiller à la cour des aides , mort en 1583, a laissé quelques ouvrages , dont le principal est intitulé : Mi < < llanea decuionum juris tam civilis quam canonici, ex magis approbatis et receptis autoribus ; 1580, in-foh; trad. en français; Genève, 1709. Voy. Moréri , édit. de 1759. Bichard et Giraud.

II. RANCHIN (Guillaume), jurisc, parent du précédent, né à Montpellier en 1560, mort dans la même ville, professa le droit, et remplit en 1605 les fonctions d'avocat général à la cour des aides de Montpellier. Outre plusieurs ouvrages sur le droit civil , on a de lui : Bévision au concile de Trente, contenant les nullités idcelui , les griefs du roi de France et autres princes chrétiens de l'Église gallicane, et autres catholiques; Genève, in-8°. t Ce livre, imprimé en 1600, dit Feller, a inspiré des soupçons sur la catholicité de son auteur : plusieurs ont même assuré que Ranchin était réellement protestant. U est certain qu'il a donné lieu dans son ouvrage à cette assertion , et que , dans les prétendues nullités qu'il trouve dans ce concile œcuménique, il a employé le langage des novateurs de ce temps -là. » Voy. Prosper Marchand, Diction, histor., tom. 11, p. 155 et suiv. Richard et Giraud. Feller, Bwgv. univers.

RANÇ0NNIER (Jacques ou Jean), jésuite, né en Bourgogne l'an IbOO, mort vers l'an 1640, partit en 1625 pour le Paraguay, et alla, sept ans plus tard, prêcher La foi chez les Indiens, qu'il convertit au catholicisme. Il termina ses

cwtatu Jesu; Anvers , 1636, in-8" , trad. en français sous ce titre : Relation des progris de la religion chrétienne faits au Paraguay ; 1656 et

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