I. LEU (Saint), évèque de Bayeux. Voy. Loup, n» III
II. LEU ou LOUP (Saint), en latin Lupus, évèque de Sens, né dans le diocèse d'Orléans, mort le 1" septembre 623, était fils de Betton, allié à la famille royale et neveu de saint Aunaire, évèque d'Auxerre, et d'Austrein, évèque d'Orléans. Non moins distingué par sa science
Sue par ses vertus chrétiennes, il tut appelé, l'an 59, à succéder à l'évèque saint Arthéme. 11 s'appliqua surtout à guérir les maux spirituels de son peuple, rétablit la pureté des mœurs, maintint l'intégrité de la foi, et déploya en toute occasion une admirable charité. Ses ennemis tentèrent de le perdre dans l'esprit de Clotairc II, qui le relégua dans le pays de Vimcu, en Neustrie, sous la garde d'un païen, qui, touché des exhortations et des miracles du saint évèque, reçut le baptême. Tous les habitants du pays suivirent bientôt cet exemple. Cependant l'abbé Winebaud, ayant prouvé au roi l'innocence de saint Leu , obtint sa grâce, et Clotaire se prosterna aux pieds du saint évèque, dont il sollicita la bénédiction. Rendu à son troupeau, saint Leu travailla à le sanctifier avec un zèle
Sui ne se ralentit pas un seul instant. On céibre sa féte le 1" septembre. Voy. Surius. Le P. Le Cointe, Annales. Richard et Giraud.
I. LEUCA, ancienne ville épisc. située dans la terre d'Otrante, au royaume de Naples. On n'en connaît qu'un évèque, Godefroy, qui y siégeait en 1282. Cet évéché a été transféré à Alessano. Voy. Ughelli, Uni. Suer., tom. X, p. 121.
II. LEUCA, siège épisc. de l'Ile de Cypre sous la métropole de Candie, comme le dit Le Mire. Baudran dit aussi que Leuca fut une ville
Sise, dans l'île de Cypre, et il rapporte ce vers Lucain : Antiquusque Taras secretuque littora Leuca fPhars., 1. V). Mais De Commanville et Terzi n en font pas mention. Aujourd'hui Leuca est un évéché in partibu* suffragant de l'archevêché de Candie , titre également in partibus. Voy. Le Mire, Sotitia episcopatuwu, p. 182. Bau-
dran , Novum Lexicon geographicum. Gaet. Moroni, vol. XXXVIII, p. 162.
III. LEUCA ou LEUCÊ, siège épisc. de h province de Thrace, au diocèse de Thrace, sous la métropole de Philîppopolis. On n'en connaît qu'un évèque, Siméon. qui assista au concile de Photius sous le pape Jean VIII. Voy. Lequien, Oriens Christ., torn. I, p. 1167.
IV. LEUCA ou LEUCAS, LEUCADIA, autrefois Néiute, péninsule dont les habitants firent une lie d'Épire en la séparant du continent. Il y a dans cette île une ville appelée aussi Nérite, et qui est un siège épisc. de la province de l'ancienne Êpire , au diocèse de l'Ill yrie orientale, sous la métropole de Nicopolis. On en connaît sept évéques. dont le premier, Jean, assista en 997 au concile du patriarche Sisinnius. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II , p. 152. Richar d et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVHI, n. 163.
LEUCE ou LUCE (Saint), martyr, né a Césarée, en Bythinie, mort vers l'an 250, souffrit pendant la persécution de l'empereur Dèce,avec saint Thyrse et saint Callinique. Les Grecs honorent leur mémoire le 15 décembre, et les Latins le 18 janvier. Voy. Bollandus. Surius. LEUCE, siège épisc Voy. Leuca, n° III.
LEUCORUM TULLUM. Voy.TovL. LEUCOTETIA. Voy. Paris.
LEUDUGER (Jean), missionnaire, né à Plérin, rès de Saint-Brieuc, en 1649, mort à Saint- 3rieuc en 1722, fit le catéchisme dans sa paroisse natale, tint de petites écoles, et se livra à la prédication. Il fut successivement curé à Plouguenast, puis à Saint-Mathurin de Moncontour, scolastique et chanoine de la cathédrale deSaint- Brieuc; il s'était fait recevoir docteur en théologie à Nantes. Il donna une vie nouvelle à une congrégation religieuse établie à Moncontour par le P. Maunoir, institua en Bretagne des conférences pour les prêtres, organisa des missions pour les fidèles, fonda la congrégation hospitalière des Filles du Saint-Esprit, et engagea cinq personnes pieuses, dont une était sa parente, a se réunir en communauté pour instruire les jeunes filles; telle est l'origine des Sœurs Blanches ou S<eurs de Plérin , qui visitent aussi les malades et servent les hôpitaux. Leuduger a laissé : Bou/fuet de la mission , composé en faveur des peuples de la campagne: Rennes , 1710, in-8«; Saint-Malo, 1825, in-18. Il avait rédigé le Catéchisme de Saint-Brieuc, qui pendant longtemps fut en usage dans ce diocèse. Voy. la Souv. Btoar. génér.
LEULIER (Jacques), docteur en théologie de la faculté de Pans . maison et société de Sorbonne , né en Picardie, vivait au xvne siècle, et était curé de Saint-Louis à Paris. Il a donné : Observations sur le traité de Jean de Launoy, intitulé : Puissance royale sur le mariage; Louvain,
LEUNCLAVIUS ou LEUNCLAJUS, LEWEN- CLAVIUS (Jean), érudit, né à Amelbrun en Westphalie, mort à Vienne en Autriche l'an 1593, a laissé, outre plusieurs ouvrages sur l'histoire : 1° une édition du Droit grec-romain canonique et civil, avec des notes; Francfort, 1596 ; — 2° Edition et versions des œuvres de saint Grégoire de Nazianze, de saint Grégoire de Nysse et de saint Césaire , avec des notes ; — 3° Version et notes de l'Abrégé des basiliques; Baie, 1575; — 5" Notes sur les Parât itles , ou CoUection de constitutions ecclésiastiques; — 5° douze Questions du cardinal de Guise , avec les réponses des Grecs; Francfort, 1593; Paris, 1661 . Il faut remarquer que Leunclavius figure dans Y Index de Clément VIII.