ROUS
l/iomaoensis proviticùe. Haï louin , tom. VI, VII, X. UBbe, t IX, X, XI, XV. La ftegia,t. XXV. Le P. Mansi, Sacrorum conciliorwn nova et am~ plitsima CoJiectto. tom. IV, col. 537. De Commanville, /" Table atphabët., p. 202. Richard et Giraud, tom. XXIX, p. 127 et suiv. Gaet. Moroni. vol. LIX,p. 180-401.
ROUGE (Jean-Baptiste-Noël LE), docteur de Sorbonne, mort en 1753, a donné un Traité dogmatique sur les faux miracles du temps ; 1737, in-4°.
ROUILLÉ (Pierre-Julien), jésuite, né à Tours en 1681 , mort a Paris en 1740, fut associé au P. Catrou pour l'aider dans la composition de l'Histoire romaine, et a travaillé aux Mémoires de Trévoux depuis 1733 iusqu'en 1737. 11 est auteur de la II' Lettre de l'examen du poème de Racine sur la grâce; 1723, in-8*. Voy. son Éloge dans les Mémoires de Trévoux, mois de février
ROUIN (Saint), premier abbé de Reaulieu, en Argonne, entre la Champagne et la Lorraine, né en Irlande, mort le 17 septembre, vers l'an 680, fit dans son pays les premières épreuves de la vie monastique, vers l'an 594, et vint en France afin de s'y perfectionner dans l'exercice des vertus religieuses. Après avoir voyagé pendant quelques années, il se retira, Tau 628, dans le monastère de Tholey, au diocèse de Trêves, et, l'an 640, il quitta ce monastère pour venir trouver saint Paul , évèque de Verdun , qui le reçut avec joie et le retint au-
Srés de lui. Il se retira eusuite dans la forêt 'Argonne, et bâtit dans un lieu écarté, nommé Vafloge ou W'atxlew ,vm monastère qui fut depuis appelé Heaulieu. Il le gouverna pendant plus de trente ans, et termina ses jours dans une solitude située à 500 pas de là. On célèbre sa fête le 17 septembre. Voy. D. Mabillon, Ad fit I. au IV* Siècle bènMict.
ROUJOUX (Paul -Valeutin du), prêtre de Reims, docteur de Sorbonne et chanoine théologal de l'église de la Rochelle , a laissé : Traetatus de religione m génère et specie considernta, supptenimturn Tometii; 1759, 2 vol. in-8°.
ROULLIARD (Sébastien), littérateur, né à Melun, mort à Paris en 1639, embrassa la carrière du barreau. Il a laissé sur divers sujets un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons: i°Job, irad. de la Bible, suivi de Météorique, ou Relief de discours sur Job ; Paris, 1599, in-8»; — 2° Traité de t 'antiquité et privilèges delà Sainte-Chapelle de Paris; ibid., 16<)6, in-8»; — 3° Parthénie, ou Histoire de T église de Chartres; ibid. ,1609, in-8», — 4» Vie de sainte Isabelle de France} ibid., 1619, in-8». Voy. le Long, Riblioth. histor. Liron, Biha'oth. Uutrtraine. Nicér on, Mémoires, tom. XXVIl.La Nouv. Biogr. génér.
ROUS (Francis), député anglais, né à Halton, dans les Cornouailles, en 15/9, mort à Acton, près de Londres, en 1659, était très-versé dans la discussion des matières religieuses , sur lesquelles il a beaucoup écrit. Nous citerons de lui, outre une version des Psaumes en vers anglais:!* Mellu Patrum; ibid., 1650, in- 4"; — 2e Interiora regni Dei; ibid., 1665, in -12. Ses principaux ouvrages ont été réunis sous ce titre : The Works of F. Rous, or T réalises and Méditation* dedicated to the saints; ibid., 1657, in-fol. Voy. Wood, Athena Oxonienses, tom. II. La Nouv. Riogr. génér.
ROUSSEAU (Jean-Baptiste), dominicain, né à Poitiers, mort en 1756, professa successiveît à Toulouse la philosophie, la théologie et - sainte, devint un directeur éclairé
et remplit aussi la charge de père maître des novices avec une distinction particulière. On a de lui : l'dea Lettres de spiritualité; — 2« Avis importants sur les différents états de C oraison; Paris, 1710, in-42; — 8» Dissertations sur l Écriturc sainte. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Prœdir., tom. H, p. 806. Richard et Giraud.
II. ROUSSEAU (Jean-Jacques), célèbre philosophe, né à Genève en 1712, mort a Ermenonville, près Paris, l'an 1778, est trop connu pour que nous soyons obligé de lui consacrer un article dans notre Dictionnaire. Nous dirons seulement que de la plupart des notices qui ont passé sous nos yeux, il n'en est presque point qui ne soient exagérées à l'endroit de sa mauvaise foi, que l'on croit généralement être suffisamment prouvée par ses nombreuses contradictions. Pour nous, ou nous sommes le jouet d'une illusion très-étrange, ou ce reproche n'est pas bien fondé. L'étude approfondie que nous avons faite du caractère tout à fait à part de ce philosophe, nous a convaincu que cette contradiction, d'ailleurs incontestable, venait uniquement de ce que se laissant toujours aller aveuglément à l'impression du moment, il en était séduit, et, sans réfléchir, sans examiner aucunement-si l'idée actuelle était conforme ou non à une idée précédente, il s'empressait de l'exprimer telle qu'il la concevait, persuadé, au moins pour le moment, qu'elle était vraie. D'ailleurs, si le reproche de mauvaise foi telle qu'on la suppose assez souvent était réellement fondé, il faudrait supposer Rousseau non - seulement destitué de tout génie, mais encore privé du bon sens même le plus commun et le plu? vulgaire. Mais tout en cherchant i expliquer les contradictions du philosophe de Genève, sans recourir à une mauvaise foi calculée de sa part, nous n'avons nullement l'intention de justifier ses torts graves et nombreux vis-à-vis de la morale et de la religion. Quant à ses ouvrages, nous citerons seulement ceux qui ont été condamnés, en rapportant les propres mots de la sacrée Congrégation de l'Index. Ainsi à l'art. Rousseau , on lit : t Rousseau (Jean-Jacques), citoyen de Genève. Emile ou de i'Educatwn. (Decr. 6 sept. 1762.) — Du Contrat social, ou Principes du droit politique. — Lettre à Christophe de Beaumont, archevêque de Paris, etc. A Amsterdam , aux dépens de la compagnie. (Decr. 16 junii 1766.) — Lettres écrites de la montagne... Vitam impendere vero. (Decr. 29 julii 1767.)— Vie de la Nouvelle Hélcise. » Or à cet art. on lit : c Nouvelle (La) HUoiee, ou Lettres de deux amante habitants d'une petite ville au med des Alpes, recueillies et publiées par J.-J. Rousseau, citoyen de Genève. Nouvelle édition, augmentée des Amours et Aventures d" Edouard Romston. A Paris, chez les Libr. Associés, 1793. (Decr. 0 doc. 1806.) »
I. ROUSSEL (Adrien), de l'Ordre des Minimes, né à Ornans, mort à Thonon, en Savoie, 1 an 1695, fut appelé à Munich par le Père Lallemandet son confrère. I) professa dans cette ville la théologie et les mathématiques , et , en quittant l'Allemagne, il fut nomme provincial de son Ordre en Savoie. Il a laissé, entre autres : 1° Optica christiana , sive Verbi mcarnati oculus m obscuriortbus fidei divinat mysteriis; Munich, 1646, in -4»; c'est une explication de différents passages de la vie de Jésus-Christ par les règles de l'optique ; — 2° Tfiéoloqic mystique de saint François de Paule; ibid., 1663, in-16: — 3» Musurgta sacra f sive ad cohtmnas Ferainandi III, Aug. Ccesans , immaculatat Virginia concept km erectas applicala; 2 vol. in-4»; c est une défense