‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 805 sur 1294 · I. RUF ou RUFUS. Voy. Ri. fi s , n" I et IL · texte numérisé non relu

I. RUF ou RUFUS. Voy. Ri. fi s , n" I et IL

II. RUF (Saint), martyr à Philippes en Macédoine , souffrit la mort sous Trajan , après avoir partagé pendant des années les chaînes et la captivité de saint Ignace d'Antioche. Il est honoré le 18 décembre. Compar. Ignace, n° I.

III. RUF (ORDRE DE SAINT- ). Ordre qui était par son ancienneté le premier des chanoines réguliers en corps de congrégation. Son établissement remonte aux premières années du xie siècle. Les chanoines de l'église cathédrale d'Avignon ayant abandonné la règle de Sainl- Chodegrand de Metz, suivie alors dans presque toutes les églises des Gaules, quatre d'entre eux , voulant continuer la vie commune , demandèrent à leurs confrères la portion des biens qui leur revenait, et à Benoit, leur évéque , la

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permission de se retirer dans la petite église de Saint-Just, sous les murs d'Avignon , où étaient conservées les reliques de saint Ruf, premier évéque de cette ville, ce qui leur fut accordé L'acte de cette concession est daté du 1" jan-

Tan 1092 . qu'il avait déjà été confirmé par d'autres papes, ses prédécesseurs, et soumis à la juridiction immédiate du Saint -Siège. Deux chanoines de cet Ordre, Êtienne du Bourg Saint -Andéol et Êtienne de Die, furent du nombre des six premiers compagnons de saint Bruno , fondateur des chartreux. Vny. le Mire , Orig. «><</., ch. xi. Sammath, Gall. Christ., t. X. Colombi, De Erisc. Valent, et Dien., et De Orig. Ordin. S. Ruffi., Chorier . Hist. du Dauphin* , tom. II, I. II. État politique du Dauphmé. De Catelan, Antiquité de l'église de Valence, p. 209 et suiv. Richard et Giraud.

RUFE ou ROFUS. Vug. Rufus, n« I et II.

RUFFACUM. Voy. l'art, suiv.

RDFFEC ( Kofliacum , Ruffacum ou Ruffiacum), bourg ou petite ville de France . située dans le diocèse de Poitiers, à cinq ou six lieues d'Angouléme , vers le nord. De l'an 1-258 à l'an 1327, trois conciles ont été tenus à Rufl'ec. Voy. Labbe, tom. XI. Hartlouin, tom. VU, VIII. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LIX , p. 213.

RDFFELET (Christophe -Michel), historien, né en 1725 à Saint - Brieuc, où il est mort l'an 1806 , embrassa l'état ecclésiastique . et fut pourvu d'un canonicat d'abord à l'église de Saint- Guillaume , puis , en 1789, à la cathédrale de sa ville natale. Ses principaux ouvrages sont : 1» Annales Briochines, ou Abrégé de Hiistoire ecclésiastique, civile et littéraire du diocèse de Saint-Brieuc; Saint- Brieuc, 1771 , in-24; avec un Supplément de M. Habasque; 1850: — 2* un Propre du diocèse de Saint-Brieuc ; in-8°. Voy. la Notai. Biogr. génér.

RUFFI ou RUFFT (Louis-Antoine de), historien, né à Marseille en 1657, mort l'an 1721, se livra spécialement à l'étude de l'histoire et des antiquités. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° Dissertation historique, chronologique et critique sur les évéques de Marseille; Marseille, 1716, in-8»; — 2° Histoire de saint Louis , évéque de Toulouse , et de son culte; Avignon, 1714. Voy. le P. Bougerel , de l'Oratoire , Mémoires de littéral, et cfhist., tom. I. Le P. le Long, Biblioth. hist. de la France. Nicéron, Mémoires, tom. I. Achard, Diction, hist. de la Provence. Richard et Giraud. La Nom?. Biogr. génér., au mot Ruffy.

RDFFIACUM. Voy. Ruffec.

RUFFT. Voy. Ruffi.

I. RUFIH (Saint), martyr dans la Gaule Belgique, mort vers l'an 287, vivait à la campagne, sur le territoire de Soissons, où il avait soin des granges du domaine impérial, avec un autre chrétien nommé Valère. Rictiovare, préfet du prétoire, les lit arrêter, et, après qu'ils eurent subi divers tourments, on les condamna à avoir la téte tranchée. Tous les Martyrologes marquent leur féte au 14 juin, que l'on regarde comme le jour de leur mort. Voy. Tillemont , Mémoires, tom. IV.

II. RDFIN (Toranus ou Toranius, Tyramui Bufiftus), célèbre prêtre d'Aquilée, né à Concordia , dans la Vénétie, vers l'an 316, mort à Messine vers l'an 410, accompagna saint Jérôme en Orient , et vit à Alexandrie sainte Mélanie l'ancienne, qui lui donna sa conliance, et se retira avec lui en Palestine , après l'avoir

racheté et fait revenir de l'exil, où les ariens l'avaient envoyé par l'ordre de l'empereur Valens. 11 bâtit sur le mont des Oliviers un monastère , où il rassembla en peu de temps un grand nombre de solitaires qu'il forma à la perfection, et il convertit aussi beaucoup de pécheurs , d'hérétiques et de schismatiques. Il s'appliqua en même temps à traduire en latin divers écrits des auteurs grecs, et surtout ceux d'Origène; et ce fut la traduction du livre des Prinnpes , de ce Père , qui causa une rupture éclatante entre saint Jérôme et Butin. \v pape Anastase cita Rufin à Rome, et condamna la traduction du livre des Principes. Ruiin protesta de son innocence, et déclara qu'il n'était que le simple interprète . et non le défenseur des écrits d'Origène. Ruiin a été regardé comme un des hommes les plus distingués de son siècle, et profondément versé dans les lettres divines et humaines. On a de lui : 1» De Adulteralione Ubrorum Origenit, dans le tom. IV de l'édition d'Origène , par le P. de la Rue ; — 2° De Henedictitmihus XII Patriarcharum ; Venise, 1516, infol., et dans Hérold , Orthodoxographi ; mais cet ouvrage de Hérold, ainsi que ses autres écrits, sout dans Ylndex de Clément VIII ; — 3" Apologia seu Invectivarum in Hieronymum, lib. II, dans l'édit. de saint Jérôme des Bénédictins; — \" Apologia pro flde sua ad Anastasium papam ;

— 5° Historta eremitica seu vitrr Patrum ; Ulm ; Nuremberg , 1478, in-fol.; Anvers , 1615 , 1628 . in-fol.; trad. dans presque toutes les langues de l'Europe; en français par Arnauld d'Andillv; 1G08, 3 vol. in -8°; — 6° Expnsitio Symltofi;

— 7* Historim ecclesiasticœ , lib. Il ; cette continuation d'Eusèbe . depuis le commencement de l'hérésie arienne jusqu'en 316, se trouve à la suite des diverses éditions de la traduction d'Eusèbe, due à Ruiin, et dont la meilleure édition est celle de Rome , 1740 , 2 vol. hi-4* , — 7° une version latine de Bnsitii magni Régula, insérée dans le Codex regularum de Holstenius; — S" une version de Basitii magni Homilin Vlll , dans l'édit. de saint Basile; Paris, 1722; — 9° une traduction de Gregorii Nazianzeni Opuscula X; Strasbourg, 1508, in-4°, et dans la version latine des Of>era de saint Grégoire; Leipzig, 1522. Les travaux originaux de Rufin ont été publiés sous ce titre : Opéra Rufini; Vérone, 1715, in-fol. Vny. August.. Euist. XCIll. Hieronym., Epist. XLI, etc. Paliade. Hist. Luus., c. cxviu. Cassien, De Incam., I. VII, c. xxvn. Gennade, De Scriptar. eccl., c. xvii. S. Sidonius, 1. IV, Eoist. III, p. 90. Sixte de Sienne. Trithème. Baronius. Tillemont, Mémoires , t. XII. I<e card. de Noris, Hist. pélag. D. Gervaise, Vie de Rufin. Fontanini , Hist. d'Aquilée. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XII, p. 1 et suiv. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Nom». Biogr. génér. Le Diction, de la thébl. cathol.

I. RUFINE ( Sainte), vierge romaine et martyre, était fille d'Astére et d'Aurélie, et avait une sœur nommée Seconde. Elle furent fiancées toutes les deux : Ruline à Armentaire , et Seconde a Vérin , qui faisaient profession de christianisme. La persécution de l'emporeur Va Irrien étant survenue l'an 257, Armentaire et Vérin abandonnèrent la foi , et voulurent persuader à leurs fiancées de les imiter; mais n'ayant pu y réussir, ils les dénoncèrent euxmêmes au préfet de Rome, qui, après avoir éprouvé leur constance par diverses tortures, leur fit trancher la téte. On célèbre leur fête le 10 juillet. Voy. Surius. Tillemont, Mémoires,

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