‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 814 sur 1294 · SAB · texte numérisé non relu

SAB

Moroni, vol.LX, p. 93. Artaud de Montor, Histdes souverains Pontifes, tom. I , p. 314-318. La Noua. Bioor. génir. Le Diction, de la théol. catholiqjte.

I. SABINUS, intendant d'Auguste en Syrie, voulut, après la mort d'Hérode le Grand et le départ d'Archélaûs pour Rome, se saisir de la forteresse de Jérusalem et des trésors qu'Hérode avait laissés en mourant. 11 enleva donc du trésor sacré 400 talents pour sa part; les officiers et les soldats se partagèrent le reste. Ce qui indigna tellement le peuple, qu'il assiégea Sabinus dans le palais royal; de sorte que si Varus, gouverneur de Syrie, ne lui eût, à sa demande, porté promptenient secours, il serait tombé sous les coups des Juifs avec toutes ses troupes. Cependant Sabinus, qui se sentait coupable, n'osa pas se montrer en présence de Varus, et il se retira du côté de la mer pour éviter le châtiment qu'il avait mérité. Ceci arriva environ un an avant l'ère vulgaire. Voy. Joseph, Antiq., 1. XVII, c. xu. D. Calmet, Dktion. de la Bible.

IL SABINUS (Saint). Voy. Abrb, n* IL

SABISME. Voy. Sabéens, n» IL

SABLE. On se sert de la similitude tirée du sable de la mer pour marquer une très-grande multitude, un très-grand poids, une chose vile, soit en elle-même, soit en comparaison d'uno autre. Les prophètes relèvent la toute-puissance de Dieu , qui a donné pour bornes à la mer le sable qui est sur ses bords; et le Sauveur dit

3ue l'insensé fonde sa maison sur le sable, tanis que le sage la fonde sur le rocher. Voy. Genèse, xxii, 17. Job, vi, 3. Sagesse, vu, 9. Jérém., v, «22. MaUh., VII, 26. D. Calmet, Diction, de la Bible.

SABL0NCEAUX (Sabloncellœ), abbaye de chanoines réguliers de l'Ordre de Saint-Augustin, de la congrégation de Chancellade, située au diocèse et a quatre lieues de Saintes. Elle reconnaissait pour fondateur Guillaume , duc d'Aquitaine, et pour principal bienfaiteur Othon, qui fut également duc d'Aquitaine. Voy. la Gaina Christ., tom. II, col. 1132. Richard et Giraud.

SAB0CH0ST ou S ABU R . SAP0R . siège épisc. de la province de Perse, au diocèse des Chaldéens. On n'en connaît qu'un évéque , Gabriel, qui devint métropolitain de Perse et qui assista à l'élection du catholique Ebedjesu II , en 963. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II. d. 1256.

S ABONDE ou SEB0NDE. SEBUNDE (Raymond de ), né i Barcelone , en Espagne , mort l'an 1432, professait la médecine à Toulouse en 1430. On a de lui, outre plusieurs ouvrages restés manuscrits : 1* Theoloyia nuturatis, stve liber creaturarum , specialiter de homine et de naturu ejus in quantum homo , et de hit qua sunt ei necessaria ad cognoscendum seipsum et Deum, et omne débit um ad quod homo tenetur et oldigatur tam Deo quam proximo ; ce titre, qui est le commencement du Prologue, ne se trouve que dans les éditions postérieures; car le livre était primitivement intitulé Liber rreaturarum, sive de homine; ce livre, qui a eu plus de douze éditions en divers formats, et qui se compose de 330 chapitres, présente une dogmatique catholique complète, déduite de l'étude de la nature, sans le secours de l'Ecriture ni de la tradition. 11 faut remarquer que le Pndogue est à V Index du concile de Trente. Montaigne a traduit l'ouvrage en français; Paris, 156t< et 1581, in-8»; — 2° Viola animai, sive de natura hominis ; c'est un abrégé du précédent qui a eu encore plusieurs éditions, et qui a été traduit en différentes langues, et notamment en français; Arras, 1600,

SACC

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in-16; Paru, 1586, in-8»; Amor Commenius a aussi abrégé le livre de Sabonde , et l'a publié sous le titre de Ocuhts fidei , Theologia naturahs; Amsterdam, 1661, in-8», en y introduisant des changements afin d'en rendre la lecture accessible, surtout aux protestants, que l'original condamnait. Voy. \aSouv. Biogr. génér. et le Diction, de la théol. cathol., qui donne une connaissance suffisante de la Theologia naturnlis pour qu'on puisse s'en faire une juste idée.

SABOUREUI DE LA BONNETERIE (Charles-François ou Charles-Louis), littérateur, né ▼ers l'an 1728, mort à Paris en 1781, fut avocat au parlement de Paris et agrégé à la faculté de droit. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : la Traduction des Constitutions des Jésuites: Paris , 1762, 3 vol. in-8», et in-12. Voy. la Biblioth. histor. de la France. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

SABDR. Vot/. Sabochost.

I. SAC , terme hébreu qui a passé dans beaucoup de langues. Outre sa signification ordinaire , il se prend pour un habit de deuil dont on se revêtait à la mort de ses proches. Dans les grandes calamités, dans la pénitence et dans l'affliction , on portait le sac sur les reins. Dans la joie , au contraire, on déchirait le sac, et on l'était si on en était alors revêtu. Les prophètes étaient ordinairement revêtus de tacs- et Baruch insinue que le sac était un habit dont les gens de bien se revêtaient dans leurs prières. Voy. II Rois, m, 31 ; III Rois, xx, 31 ; xxi, 27. Esth., îv, 1, 3. Ps. xxjx, 12. Isaïe, xxii, 12. Baruch, iv, 20.

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