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tend pas, comme d'autres écrivains, en tirer la conséquence que le roi était favorable aux principes de la prétendue réforme , puisque les médailles sont antérieures à cette prétendue réforme , préchée par Luther; — 2° Biographies des principaux théologiens qui ont assiste, en 1531), à la diète (TAugsbourg , en allemand ; Gotha, 1730, in -4*. Voy. Feller, Biogr. univers. M i chaud .Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.
LIEBER (Thomas), né à Auggenen (Bade- Durlach ) en 1523, mort à Bàle Pan 1583, où il enseignait la médecine, et où il échangea son nom contre celui d'Éraste, sous lequel il resta plus connu, et qui forma plus tard celui de sa secte. 11 a fait des fondations considérables à Bâle pour la propagation des études, surtout en faveur des étudiants pauvres. Ces fondations ont longtemps conservé le nom de Fondations érastiennes. Au point de vue de la science, Lieber était grand ennemi de l'astrologie et de la médecine suivant la méthode de Paracclse. Il s'attachait d'autant plus à la chimie, qu'il croyait qu'elle contribuerait un jour à expliquer l'énigme de la création. En religion, il soutenait que l'Église n'a point d'autorité quant à la discipline, et que par conséquent elle n'a aucun pouvoir de faire des lois ni des décrets ; encore moins d'infliger des peines , de porter des censures et d'en absoudre, d'excommunier, etc. Cette doctrine trouva en Angleterre de nombreux partisans, qui prirent le nom d' Érastiens. Ils se tirent surtout remarquer dans les troubles qui agitèrent ce pays en 1647. Lieber, dont le nom ligure dans l'Index de Clément VIII, a composé un grand nombre d'ouvrages ; les principaux sont : cent thèses contre l'excommunication et l'autorité des consistoires; thèses que ses propres coreligionnaires attaquèrent avec beaucoup de zèle et d'ardeur. Voy. Salmonet , Histoire des troublet de la Grande-Bretagne. Bergier, Diction, de tliéologie, art. Erastiens. Jean-Antoine Van der Linden, De Scriptis Medicis. Jean - Jacques Manget , Biblioth. Scriptorum Medicorum veterum et recentium. Ces deux derniers écrivains donnent le catalogue des ouvrages de Lieber. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
LIEBER M AN (Francois-Léopold-Bruno), vicaire général de Strasbourg, né à Molsheim, près de Strasbourg, en 1759, mort l'an 1839 dans cette dernière ville, fut un prêtre aussi pieux que savant. Il fit ses premières éludes au collège des Jésuites de Molsheim avec la plus grande distinction ; puis il suppléa pendant quelques années le professeur de rhétorique; après quoi il fut nommé directeur au séminaire de Strasbourg, et l'année suivante , prédicateur de la cathédrale. En 1787 il fut chargé de la cure d'Ernolsheim , près de Molsheim. Quand la révolution éclata , il la combattit par ses actes et par ses écrits. Ayant refusé le serment à la constitution civile du clergé, il fut condamné à la prison, qu'il évita par sa fuite en Allemagne. 11 parvint en 1795 à rentrer en Alsace, et à se rendre dans sa paroisse , où il continua ses fonctions avec un dévouement qu'aucun danger ne put vaincre. Six ans après il était appelé à Strasbourg en qualité de prédicateur de la cathédrale et de secrétaire de l'évéché. Mais en 1803 le nouvel évéque, M<r Saurine, lui ayant été le secrétariat , il revint pour la troisième fois dans sa paroisse d'Ernolsheim , où il joignit aux fonctions du ministère pastoral l'éducation de quelques jeunes gens qu'il préparait à l'état ecclésiastique. En 1801, le 12 mars , le lendemain même du jour où on avait arrêté le duc d'Enghien à Ettenheim , Lieber-
man fut enfermé dans la citadelle de Stras» bourg, et au bout de huit jours envoyé à Paris et emprisonné à Sainte - Pélagie sous prétexte qu'il avait des relations avec la famille de Bourbon. Mais M. Colmar, son ami, ayant été élu évèque de Mayence en 1805, obtint son élargissement , et le nomma supérieur du séminaire qu'il venait de fonder dans sa ville épiscopale , et, l'année suivante, il le lit membre du conseil épiscopal et chanoine de la cathédrale. On a de Licbei man , outre plusieurs brochures politiques et une Oraison funèbre de M«r Colmar : 1° Institut lones Juris canonici u/nversalis , manuscrit; — 2° Béponse à A/sr Saurine; brochure anonyme publiée a l'occasion de la première lettre pastorale de cet évéque assermenté, qui avait aflligé tous les prêtres fidèles; — 3° sept Sermons sur les sept dons du Saint-Esprit ; Mayence ; — 4U Institutions theoloqia dogmatica; ibid. . 1819, 5 vol.; ouvrage excellent qui est devenu classique dans beaucoup de séminaires de France, de Belgique, d'Allemagne, d'Amérique , et qui a été traduit en français l'an 1850; — 5° Dévotion en l'honneur de saint Louis de Gonzague pour ta congrégation de ce nom: ibid.; — 6* des Sermons; ibid.. 1851, 3 vol, Voy. le Diction, de la théol. cathol.