SAUS
SAUY
vante puisse trouver grâce aux yeux de ta morale : « Ses ennemis se prévalurent de quelques intrigues galantes où sa vertu s'était démentie; mais ces taches furent effacées par de vrais talents et par de grandes qualités. »
SAURINE (Jean-Pierre), évéque constitutionnel des Landes , puis de Strasbourg , né à Saint- Pierre d'Eysus. dans les Basses-Pyrénées, en 1733, mort l'an 1813, fut d'abord vicaire à Sainte- Marie d'Oleron; il occupait encore cette place lorsqu'il fut élu, en 1789, député aux états généraux par le clergé de Béam. Il fit partie de la coalition des curés qui se réunirent au tiersétat, applaudit à la vente des biens ecclésiastiques, prêta serment à la constitution civile du clergé, et peu de temps après fut élu évéque des Landes. Dès le commencement de 1795, quelques prélats constitutionnels s'étant décidés à s'occuper de l'organisation de leur Église, Saurine et trois d'entre eux formèrent à Paris un comité sous le titre d'évêques réunis. Il s'agissait de rassembler les membres dispersés (membra dvtjectn) du clergé constitutionnel. Ils adressèrent deux lettres encycliques aux autres évéques leurs collègues. Saurine prit part à l'une et à l'autre. 11 coopéra aux Annales de la Religion de Desbois , où il y a sous son nom des articles assez violents contre les Papes. Deux conciles des constitutionnels s'étant ouverts, le 15 août 1797 et le 29 juin 1801, il y assista, mais sans s'y faire remarquer. Il faut dire à sa louange qu'il se prononça contre la translation du dimanche au décadi , mesure alors sollicitée par les agents du Directoire , et qu'il blâma aussi l'adoption de la langue française dans l'administration des sacrements. On trouve sur ces deux points quelques bons écrits qu'il a insérés dans lesdites Annales. Après le concordat, Saurine , qui avait donné sa démission d'évéque des Landes, fut nommé par la protection de Fouché à l'évéché de Strasbourg. Les Mémoires historiques sur les affaires ecclésiastiques de France disent que cette nomination excita bien des plaintes. En arrivant dans son nouveau diocèse, il adressa des instructions menaçantes à son clergé. Sans parler des décisions d'une morale très - relâchée , et des taxes arbitraires de son secrétariat, il appela de tous côtés les prêtres assermentés, et força plusieurs ecclésiastiques respectables à quitter le diocèse, en voulant leur faire violer les lois les plus sacrées de la discipline. Saurine mourut subitement à Soultz , étant en tournée de visite. C'était d'ailleurs un homme régulier, et qui ne manquait pas de connaissances ; mais il s'était aliène les esprits par son attachement persévérant à l'Eglise constitutionnelle, par ses déclamations contre le Saint-Siège , par ses brusqueries et sa partialité. On a de lui quelques Opuscules dans les Annales de la Religion, tom. V, VU et IX. Voy. VAmi de la Religion, tom. XXX1U, p. 91, où l'on trouve une excellente Notire sur cet évéque. Feller. Michaud. Biogr. univers.
I. SAUSSAT (André du), évéque de Toul, né à Paris en 1589, mort à Toul l'an 16*75, était docteur en droit et en théologie. Il fut successivement curé de Saint-Leu à Paris , officiai et grand vicaire dans la même ville , puis évéque en 1649. Il gouverna son diocèse avec beaucoup de zèle et de sagesse. Parmi ses écrits nous citerons : 1» Généalogie des hérétiques sacramentaires, ou Catalogue des secte* qui ont oppugné le sacrement de TEucharixtie ; Paris . 1614, m-8°; réimprimé sous le titre d'Histoire chmnologique du tombât Eucharistique; ibid., 1017, in-8°; — — 2° Le Métropole parisien , ou Traité des muses
légitimes de f érection de févédié de Paris en archevêché; ibid., 1625, in-8»; trad. en latin par l'auteur; — 3° De Sacro Ritu praferendi crucem majoribus prœlatis Ecclesiœ hbeliusj ibid., 1628, in-4°; — &Notœ in Breviariwm Pansiense; ibid., 1631, in-4°; — 5° De Episcopali Monogamin et uni ta te ecclesiastica ; ibid., 1632, in-4° ; — 6» Nullité de la religion réformée; ibid., 1633, in-8°; — 7° Martyrotogium Gallicanum; ibid., 1638, 2 vol. in -fol.; — 8° De Mysticis Gallia Scriploribus; ibid., 1639, in- 4*. On s'accorde généralement à dire qu'il y a une certaine érudition dans les ouvrages de ce prélat , mais peu de critique et de goût. Voy. le P. Benoit de Toul , Hist. ecclés. et politique de Toul. Nicéron, Mémoires, tom. XL, p. 36 et suiv. D. Cal met , Biblioth. Lorraine. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. univers.
IL SÀUSSAYE (Charles de la). Voy. La Saussaye.
SAUSSOIS (DU) ou DUSAUSSOIS, DUSAUS- SOIR, curé de*Hautcourt, diocèse de Rouen, né vers 1687, mort dans sa paroisse l'an 1727, n'est connu que par un ouvrage intitulé : La Vérité rendue sensible à tout le monde, ou Entret retien familier d'un curé avec un marchand sur les contestations dont t Eglise est agitée, et en particulier sur la constitution Unigenitus; 1719, in-12. Ce livre, en faveur de l'appel, eut plusieurs éditions. La 5« est de 1724, avec une seconde partie qui commence à l'art. 6. Il y en eut une autre en 1743, donnée par Jean-Joseph Grillot, chanoine de Chablis en 1743, 2 vol. in -12. Voy. Feller, Biogr. univers., où on trouve quelques détails assez curieux sur la personne de ce derni» ! éditeur. Cowinur. notre art. Giullot.
SAUTERELLES. Moïse déclare impurs tous les animaux qui volent et marchent à quativ pattes; mais il excepte ceux qui , ayant les pieds de derrière plus grands , sautent et ne rampent pas sur la terre. Ensuite il désigne comme étant pures, quatre sortes de sauterelles, nommées en hébreu arbé, solhAm, hargôl et hdgd/,, mots que saint Jérôme a rendus p&rbruchus,attacii*,ophi(>macus et heusta. Dieu frappa l'Egypte de la plaie des sauterelles , qui ravagèrent tout ce qui était resté dans les champs. Isaie remarque que, lorsque les sauterelles sontemportées parle veut dans la mer, et rejetées par monceaux sur le sable, on fait de grands trous pour les enterrer, ou on les brûle pourempêcher l'infection qu'elles pourraient produire dans l'air. Moïse ayant déclaré pures ces sauterelles, on ne peut douter que l'on n'en mangeât communément dans la Palestine : ainsi il n y a nulle difficulté d'admettre que le terme acriaes, dont se sert saint Matthieu pour exprimer la nourriture de saint Jean-Baptiste , puisse signifier des sauterelles. Quant aux sauterelles dont il est parlé dans le prophète Joël , nous pensons qu'elles ne sont qu un symbole des ennemis du peuple juif, et nous croyons avoir assez bien prouvé notre sentiment dans notre Introduction, etc. Voy. Lévit., xi, 20-23. Exode, x, 4. 12, etc. Joël, I, 4, 6, 7, etc. Isaïe, xxxm, 4. Matth.. in, 4. D. Calmet, Ihction. d* la Bible. J.-B. Glaire, Introd., etc., tom. II, p. 86-88, et t. IV, 20-29, où l'on trouve prouvé, par les témoignages des voyageurs modernes les plus autorisés, tout ce que nous disons ici des sauterelles.