‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 880 sur 1294 · IV. SAUVE DE VALENCIENNES ( SAINT · texte numérisé non relu

IV. SAUVE DE VALENCIENNES ( SAINT

abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît, située près de Valenciennes, dans le Hainaut français, au diocèse de Cambrai. Les uns attribuent la fondation de ce monastère a Charles -Martel, et d'autres à Charlemagne. 11 y eut d'abord des chanoines séculiers auxquels succédèrent ensuite les moines de Citeaux.

V. SAUVE (Siflivn), abbaye de bénédictins non réformés, était située dans une ville du même nom, autrefois au diocèse de Nîmes, et depuis dans celui d'Alais en Languedoc. Elle fut fondée en 1029, sous l'invocation de saint Pierre, par Garsinde, veuve de Bernard, seigneur d'Anduse et de Sauve . et par ses deux tils. Ce ne fut d'abord qu'un simple prieuré dépendant de l'abbaye de Saint -Guillem- du -Désert; mais le pape Clément IV le décora du titre d'abbaye en 1267, et Urbain IV le soumit ensuite au monastère de Saint-Victor de Marseille. Vnu. la Gallia Christ., tom. VI, col. 521.

VI. SAUVE-MAJEURE (LA), en latin Sylva Major, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans la Guyenne, entre la Dordogne et la Garonne, à égale distance de Bordeaux et de la Réole. Elle fut fondée par le bienheureux Géraud de Corbie en 1080, et réunie à la congré-

fation de Saint - Maur en 1660. Vot/. la Gallia hrist., tom. II.

SAUVELAOE (Sylva Lata), abbaye d'abord de l'Ordre de Saint -Benoit, puis de celui de Citeaux, située dans le Béarn, au diocèse de Lescar. Elle fut fondée par Gaston, vicomte de Béarn. en 1127.

SAUVER se prend ordinairement pour garantir du péril ou conserver ceux qui s'en sont échappés (Genèse, xix, 17, 19. Juges, vi, 14. II Rois, xix, 9). Sauver son âme se met, en plusieurs endroits, pour sauver sa vie, se délivrer de ses ennemis, et éviter ainsi la mort. Voy. Genèse, xxix, 17. Prov., xi, 21. Ps. xxix, 4 ; lviii, 3.

I. SAUVEUR. Quoique ce nom soit donné dans l'Écriture à plusieurs hommes suscités pour délivrer le peuple de Dieu , il est spécialement affecté à Jésus-Christ. Les prophètes l'avaient aussi désigné sous ce nom ( Isaie, xii , 3; xix, 20; xuu, 3) : et l'ange Gabriel, annonçant sa naissance, dit qu'il s'appellera Jésus, c'est-à-dire Sauveur (Matth., i, 21 ). Enfin les apôtres donnent à Jésus-Christ le nom de Sauveur par excellence (Jean, iv, 42. Actes, xili, 23. Philipp., m, 20, etc.). Le nom Tsaphenath Phahanéach, que Pharaon donna à Joseph, a été justement rendu dans la Vulgatc par Sauveur du monde; et le Psontfumipfianech des Septante est, selon les plus habiles étymologucs, un terme copte qui signifie également le Sauveur ou le

salut du siècle, du monde ( Gen., XLI, 45). prend souvent le nom de Sauveur d'Israël, et avec raison, puisque c'est toujours par lui qu'agissent ceux qu'il suscite à cet effet. Voy. 1 Rois, xiv, 39 II Rois, xxii, 2. Osée, xni, 4. Isaie, xvii, 10. Juges, m, 9, 15. Abdias, v, 21. Dora Calmet, Diction, de la Bible. Bernard., ad Joseph., Antiq., 1. II, c. vi. Jablonskii Opuscul., part. 1, p. 207-216.

II. SAUVEUR (ORDRE DE SAINT-), nom donné à l'Ordre des Birgittains ou Brigitina, fondé par l'ordre de sainte Brigitte, parce qu'on prétend que Jésus -Christ lui -mémo prescrivit les règlements de cet Ordre. Voy. Beryier, Die» /ton. de t/téol. Compar. notre article Baitiluc, no III.

III. SAUVEUR DE BLATE ( SAINT-), en latin Sanctus Saivator de blavia , abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit, située dans la ville de Blaye en Guyenne, au diocèse et à sept lieues de Bordeaux. On ignore l'époque de sa fondation.

IV. SAUVEUR DE LODÉVE (SAINT-), en latin Sanctus Saivator Leutevensis , abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit , située dans la ville de Lodève en Languedoc. Elle fut fondée , vers la fin du x» siècle , par saint Fulcran , évéque de la même ville.

V. SAUVEUR DE MONTESA (SAINT-), Ordre militaire qui fut institué dans le royaume de Valence, en 1317, par Alphonse, roi d'Aragon. On donna à cet Oi-dre les bien» des Templiers, et on l'unit à celui de Calatrava, de sorte qu'on lui conserva son grand maitre particulier. Vou. Mariana , Hidoria de rébus ItwpQniœ , 1. XV , c. XVI. Richard et Giraud.

VI. SAUVEUR DE VERTUS (SAINT-), en latin Sanctus Saivator Virtudensis , abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans la ville de Vertus, au diocèse et à six lieues de Clialonssur- Marne. On ignore dans quel temps et par qui elle a été fouuée; mais on sait qu'elle existait dès le xi* siècle. Cette abbaye fut entièrement ruinée d'abord par les Anglais, puis par les calvinistes. Elle avait été rebâtie depuis, et unie en 1676 à la congrégation de Saint-Vannes. Vot/. la Gallia Christ., tom. IX , col. 939.

VU. SAUVEUR-LE- VICOMTE (SAINT-), en latin Sanctus Saivator Vicecomes, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit , située près de la ville du même nom, en Normandie, au diocèse de Coutances, et fondée par Roger, vicomte de Saint-Sauveur, du temps de Richard le VieU, duc de Normandie. Elle fut occupée d'abord par des chanoines, à la place desquels Nigel, vicomte de Coutances, mit des moines qu'il fit venir de Jumiéges, vers l'an 1080.

VIII. SAUVEUR, ecclésiastique, a donné : Le Calendrier perpétuel, contenant les années grégoriennes et juliennes, dont celles-ci commencent à la naissance de Jésus -Christ, et celles-là au mois d'octobre 1582. Voy. le Joum. des Savants, 1736. Richard et Giraud.

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