III. SERF. Voy. Esclavage. Ohi.at. n° II
IV. SERF DE LA SAINTE MÈRE DE JÉSUS- CHRIST, nom d'un Ordre religieux qui prit naissance à Marseille en 1257, sans qu'on en connaisse le fondateur, et nui fut conlirmé par Alexandre IV, le 26 septembre de la même année. Ce pape lui donna la règle de Saint- Augustin. Voy. le P. Hélyot , Hist. des Ordres monastiques , religieux et militaires , etc. , t. III . ch. XXV,
SERGARDI (Lodovico), poète, né a Sienne en 1660, mort a Spolète l'an 1730, avait acquis une grande réputation par ses poésies. Alexandre Mil lui confia une partie de la correspondance latine avec l'Église de France, et, vers la fin de sa vie, il reçut, avec le titre de Monseigneur, la charge élective de préfet de la basilique vaticane. Nous citerons de lui : Oratio pro eligendo summo P'-ntifice paît obitum Innorentii XI; Rome, 1689, in-4°. Voy Fabroni, Vitœ Itatorum, tom. X. Tipaldo, Biogr. deglt Itaiiani illustri , tom. X. La Souv. Binyr. génér.
I. SERGE ln (Sergius) (Saint), pape, né à Païenne vers l'an 635, mort à Rome le 8 septembre 701 , fut admis dans le clergé de Rome par le pape Adéodat , vers l'an 672. Le pape Léon II l'ordonna prêtre en 683 , et lui donna le
titre ou la paroisse de Sainte -Susanne à gouverner. Il fut élevé sur le saint-siége le 15 décembre 687, pendant le schisme des antipapes Théodore et Pascal. Ce dernier s'efforça de le détrôner, et lui fit souffrir une longue persécution par le moyen de Jean, exarque de H avenue, qui 1 obligea de demeurer pendant près de sept ans absent de son Église, ba sépulture se fit à Saint -Pierre du Vatican le 9 septembre, jour marqué pour son culte dans le Martyrologe romain. Jean VI lui succéda. Nous avons de lui : 1° une Lettre à Céoffride, abbé anglais; — 2° quelques Dénets. Voy., sur ce Pape et les suivants , Anastase , Libet pontificalis. Baronius , /'■■ Annal. Platina, In Vitas Summorum Ponltftcum Ojms. Artaud de Montor, Histoire des souverains Pontifes.
IL SERGE II, pape, né à Rome, mort en 817, succéda à (irégoire IV en 844, malgré un diacre, appelé Jean, qui, à la tète de quelques mutins, s'était emparé du palais de Latran. Sergius donna à l'évèque de Drogon, fils de Charlemagne, des lettres de vicaire apostolique dans toutes les provinces au delà des Alpes. Léon IV lui succéda.
III. SERGE III, pape, né à Rome, mort en 911 ou 912, monta sur le saint -siège en 905. Il fit tous ses efforts pour détruire les doctrines de Photius, qui comptaient en Orient un grand nombre de partisans. Anastase III lui succéda. Voy. Sigebert, In Chronic. Baronius, In Annal., etc.
IV. SERGE IV, pape , dit auparavant Pietro Bocca di porco, né a Rome, mort en 1012, était évéque a'Albano depuis cinq ans lorsqu'il fut élu, en 1009. après Jean XVIII ou XIX, qui avait abdiqué le pontificat. Son règne ne fut signalé par aucun événement important. Benoit VIII lui succéda. \'<>y. Baronius, lu Armai.
V. SERGE ( Saint ) , martyr de Syrie , vivait dans le m* ou le îv* siècle. Lui et saint Bacque étaient les premiers d'une compagnie d'officiers qui suivaient l'armée de Syrie, sous l'empereur Maximien. Ce prince, n'ayant pu les forcer à se trouver avec lui à un sacrifice qu'il faisait faire à Jupiter, les fit conduire enchaînés au préfet d'Orient ou gouverneur de Syrie , qui les fit mettre à mort après leur avoir fait éprouver les plus cruels tourments. On célèbre leur féte le 7 octobre. Voy. Tillemont, Mémoires, tom. V, p. 491.
VI. SERGE (Saint), un des patrons de la Russie, né à Rostof en 1314, mort à T roi lia le 25 septembre 1392, était fils d'un boyard. A vingt-deux ans il résolut d'embrasser la' vie cénobitique , et se construisit une cellule dans une épaisse forêt, à soixante verstes de Moscou. La réputation de ses vertus se répandit promptement dans toute la Russie. Le métropolitain de Moscou voulut en vain l'avoir pour successeur, et le prince Dmitri Donskoi l'employa utilement à la pacification de ses peuples. Les Grecs unis et non unis célèbrent sa féte le 25 septembre. Voy. Karanuin et Solovief, Histoire de Bussie. Bantich-Kamcn»ki, Diction, biogr. Kulezynski, Spécimen Ecclesiœ Buthenicar. La Souv. Biogr. génér.
VIL SERGE (SAINT-), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, de la congrégation de Saint-Maur, était située dans la ville d'Angers. Elle fut quelquefois appelée, dans les anciens titres, l'abbaye de Suint-Baril et de Saint- Médard , et elle a été fondée par le roi Childebert ou, selon d'autres, par Noménoé, prince des Bretons.
1. SERGEANT (John), prêtre catholique , ne en 1621 à Barrow, dans le comté de Lincoln,
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mort l'an 1707 , appartenait à une famille protestante ; il fit ses études à l'université de Cambridge. Thomas Morton , évéque de Durham, le prit pour son secrétaire , et le chargea de faire des extraits des saints Pères. Sergeant, ayant appris, dans ce travail, à reconnaitre les erreurs des nouveaux réformés, embrassa la religion catholique. En 1612 il alla faire sa théologie à Lisbonne , et il y fut ordonné prêtre. Dix ans après il revint en Angleterre , où il exerça le saint ministère en qualité de missionnaire, mais sous divers noms. 11 a composé un grand nombre d'ouvrages polémiques contre le protestantisme , et dirigés spécialement contre les théologiens anglicans les plus renommés. L'histoire de ses controverses , écrites par lui-même, n'a été publiée qu'en 1816, dans le recueil intitulé : Catholicos. Voy. Feller. Michaud, Biogr.
II. SERGEANT (John), anglican, né en 1720 dansle New-Jersey, mort à Stockbridge l'an 1749, se livra dès sa jeunesse à la prédication de l'Évangile chex les Indiens du Massachussets , et traduisit dans leur langue tout le Nouveau Testament et une partie de l'Ancien. Il a publié : 1° Lettre sur Céducation des enfants indiens ; — 2« Sermons sur te danger des illusions en marna tière de religion ,1743. Voy. Michaud, Biogr. tmiver*.
SERGENT (Dominique), de l'Ordre des Frères Prêcheurs, naquit à Laval. Il se distingua par ses talents pour la théologie et Dour la chaire. Il fut prédicateur ordinaire d'Elisabeth d'Autriche, femme de Charles IX, prieur du collège de Saint-Jacques à Paris, et provincial de la province de France. Il combattit avec beaucoup de zèle, de vive voix et par écrit, les erreurs de Luther et de Calvin. On a de lui : Traité du baptême des hérétiques, montrant si on doit le réitérer, pourquoi et comment; avec un indice des questions de Pierre Viret résolués, et un Traité des cérémonies du baptême; Avignon, 1566, in-8». Le P. Échard, Scriptor. Ord. Prœ~ dic.jXom. Il, p. 269.
SERSENTZA, ancien siège épisc. de la province d'Europe, sous la métropole d'Héraclée, uni à celui de Tzurol/oès ou Turulus. Il y a eu pour évéques Jean, qui assista au concile de Photius, sous le pape Jean VIII, et un autre prélat dont on ignore le nom, mais qui fut chargé de l'administration de l'Église de Sergentta, étant déjà évéque d'Athyre, sous le patriarche Michel Anchiali. Voy. Lequicn, Onms Christ., tom. I, p. 1132. Compar. TzmtOLLOÊS.
SERGE-PAUL. Voy. Serons, n» IV.
SERGI0P0LIS ou'BARSALIUM, ville épisc.
de l'Euphrate, sous la métropole d'Hiérapolis, au diocèse d'Antioche , appelée autrefois par les Syriens Hosapha on Bosiphta. On la nomma ensuite Sergiopotis, à cause d'une église bâtie dans le même endroit en l'honneur de saint Serge martyr, qui était en grande vénération dans le pays. Il y a eu trois évéques : le premier, N..., fut consacré quelque temps après la tenue du concile d'Êphese; le second, nommé Candide, régnait du temps de Chosroès, roi de Perse, et le troisième, Abraainius, assista et souscrivit au cinquième concile général. Il est qualifié de métropolitain de Sergiopolis; ce qui tait croire
?ue cette église était érigée alors en métropole, ergiopolis est aujourd'hui un archevêché in partibus sans suffragants. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. II, p. 951. De Commanville , Table alphabét., p. 214. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXIV, p. 181-182.