‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 933 sur 1294 · II. SERMENT DE FIDELITE DES EVEQUES · texte numérisé non relu

II. SERMENT DE FIDELITE DES EVEQUES

Le serment de fidélité des évéques de France fait au roi est très-ancien , comme il parait par une lettre d'Yves de Chartres au pape Pascal II. Il nous en reste néanmoins peu de chose sous les rois de la première race. Les évéques prêtaient d'abord ce serment avant qu'ils fussent sacrés ; mais, depuis les remontrances du clergé au roi Louis XIII , ils ne le prêtèrent plus qu'après leur sacre. Aujourd'hui , en France , le serment se fait d'après la formule tixée par le sénatus-consulte du 23 décembre 1852. Le ministre des cultes ou le premier aumônier donne lecture de la formule du serment, réglée par l'art. G du concordat. Le prélat met sa main dans celles de l'empereur, et dit : Je le jure ainsi, et le promets à Dieu et à l'empereur. Ensuite il signe avec le ministre des cultes le procès- verbal de la prestation du serment. Voy. les Mémoires du clergé, tom. II, p. 538. 1237. Richard et Giraud. Le Diction. ecclés. et canon, portatif. L'abbé André, art. Serment, § II.

SERM0L0GE, livre contenant des sermons.

On appelait autrefois sermologes les livres qui contenaient des discours ou des sermons des Papes et des autres personnages considérables par leur sainteté ; et on lisait ces serinons aux fêtes des confesseurs, tous les jours, depuis Noël jusqu'à l'octave de l'Épiplianic, à la Purification, à la Toussaint, et a quelques autres fêtes.

SERMON, discours chrétien prononcé dans une église aux fidèles assemblés, pour les instruire des vérités de la religion , et les rappeler à la pratique des vertus chrétiennes ; car c'est surtout daus les sermons que sont exposés les dogmes chrétiens et les grands préceptes de la morale évangélique. VoyAc Diction, ecclés. et canon, portatif.

I. SERNIN (Saint), premier évéque de Toulouse. Voy. Saturnin, n° I.

II. SERNIN (SAINT-), en latin Sanctus Saturninus, ancienne abbaye régulière de l'Ordre de Saint-Augustin, située à l'extrémité de la ville de Toulouse. Elle fut commencée, vers la fin du iv« siècle, par saint Sylvius, et achevée

Sar saint Exupére, successeur de saint Sernin ans l'épiscopat. Cette église ayant été rebâtie , vers le xn' siècle , par saint Raymond, chanoine régulier du monastère qui lui était uni, le pape Urbain II, qui passa à Toulouse en revenant de tenir un concile à Clermont , la consacra en 101J7 , et la déclara soumise immédiatement au Saint-Siège, aussi bien que son chapitre. Le chapitre, qui professait la règle de Saint -Au-

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gustin , fut sécularisé , eu 1526, par le pape Clrment VII. Voy. Moréri, édit. de 1753 , art. Toulouse. Richard et Giraud.

SÉRON , général de l'armée d'Antiochus Epiphane, attaqua Judas Machabée dans l'espérance de l'accabler par le grand nombre de ses troupes ; mais cette multitude fut, au contraire, taillée en pièces parle petit nombre de gens d'un homme qui mettait toute sa confiance dans le nom du Seigneur. Voy. IMachab., m, 13, etc.

SÉROR, fils de Bécorath, bisaïeul de Saûl. Voy. I Rois, IX, t.

L SERPENT. La ruse , la prudence et la finesse du serpent sont désignées dans l'Écriture sainte comme des qualités qui le distinguent des autres animaux. Son culte est connu dans toute l'antiquité païenne; et le démon semble avoir pris plaisir à diviniser cet animal comme un trophée de sa victoire sur les hommes. Il y a eu aussi des hérétiques , nommés ophites (voy. ce, mot ) , qui adoraient le serpent séducteur d' Eve, et lui attribuaient toutes sortes de sciences. L'Écriture parle de différentes espèces de serpents; on peut les voir exposées dans D. Calmet , Diction, de la Bible, et dans J.-B. Glaire , i«truduction,e\c.% tom. II , p. 83-86. Nousavons cru cependant devoir consacrer ici quelques lignes non-seulement au serpent d'airain et au serpent de la création ou de la tentation, à cause des questions importantes qui s'y rattachent, mais encore à un troisième, sur la nature duquel on est loin de s'accorder. Ce dernier se trouve dans Job (xxvi, 13) et dans Isaïe (xxvu, 1 ). Le terme hébreu qui le désigne est Mriah (avec un Heth à la fin). Ce terme vient d'un verbe qui signifie passer d'un endroit dans un autre, traverser, fuir; et il se dit également des personnes et des choses. De ce même verbe hébreu dérive 6erlah, c'est-à-dire levier, barre transversale t qui s'étend d'un côté de la porte à l'autre. Or les Septante ont traduit dans Job : dragon qui s'éloigne, transfuge {drakonta apostatén), et daus Isaïe : serpent fuyant (ophin pheugonta). La Vulgâte a rendu dans le premier passage : serpent tortueux ('•oluber tortuosu*)* et dans le second : serpent levier {serpentem oectem). Cette différence de traduction dans la Vulgate vient sans doute de ce que , dans Isaïe , l'hébreu , immédiatement après nâhàscJi bâriah, porte ndhdsrh haqallàihôn, c'est-à-dire serpent tortueux. Quant à 1 expression serpent levier de la Vulgate, les uns l'entendent d'un serpent droit et long comme la barre transversale d'une porte; les autres, d'un serpent fbrt, robuste comme un levier; d'autres, d'un serpent qui ferme, parce que. dans la prison de l'enfer, il fermera les damnés comme la barre ferme la porte; enfin, d'autres autrement. Pour nous, nous pensons, avec les meilleurs hébraïsants. que la signification de fugitif, fw/ard ( fugax), est celle qui convient le mieux dans les deux passages du texte sacré. Nous pensons aussi que , dans Job . il s'agit du draaon , constellation de l'hémisphère boréal.

II. SERPENT D'AIRAIN. Nous lisons dans le livre des Nombres ( xxi , 6 -9 ) que , pour punir les murmures des Israélites dans le désert, Dieu leur envoya des serpents dont les morsures en firent mourir un grand nombre ; que , pour guérir ceux qui étaient blessés , Moïse , par l'ordre de Dieu , fit faire un serpent d'airain . et gue tous ceux qui le regardaient étaient guéris. Les incrédules ont tiré de ce récit la matière de plusieurs objections; ainsi ils ont dit : 1» que cette guérison a pu se faire par la force de l'imagination des malades; que l'espérance d'être guéri en regardant ce serpent était de la super-

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«ttition et de l'idolâtrie toute pure ; 3» que le roi Ézéchias en jugea ainsi, puisqu'en faisant détruire tous les objets d'idolâtrie, il fit briser i aussi cette figure , qu'on avait conservée jus- / qu'alors. Mais d'abord les voyageurs qui ont pu visiter le désert dans lequel se trouvaient les Israélites disent, d'un commun accord, que ce désert est rempli de ces reptiles , surtout pendant les grandes chaleurs; que non -seulement il est impossible d'en guérir par la force de l'imagination , mais qu'on ne connaît encore point de remède naturel capable de soulager ceux qui en sont atteints. Ainsi la guérison des Israélites, opérée par des regards jetés sur le serpent d'airain , était évidemment surnaturelle et miraculeuse. En second lieu, il est faux de dire que l'action de le regarder avec confiance fût de la superstition et de l'idolâtrie; car les Israélites avaient appris de Moïse que cette figure d'airain n'avait la vertu de guérir de la morsure des serpents que par une volonté particulière à Dieu. De la vient que l'auteur du livre de la Sagesse, rapportant ce lait, dit : « Celui qui regardait ce serpent était guéri, non par ce serpent qu'il voyait, mais par vousmême, Seigneur, qui êtes le Sauveur de tous les hommes (xvi, 7). » Or il n'y a ni superstition, ni idolâtrie à faire ce que Dieu a ordonné. Troisièmement enfin , ce qu'on objecte du roi Ezéchias ne prouve rien contre le récit des Nombres. En effet, et il faut bien le remarquer, il n'en était pas sous le règne d'Éxéchias, près de 800 ans après Moïse, comme du temps de ce législateur. Le serpent d'airain ne pouvait plus servir que de monument du miracle opéré dans le désert. Alors les Israélites , qui étaient tombés plus d'une fois dans l'idolâtrie, étaient accoutumés à honorer comme des dieux des idoles de toute espèce ; ils ne pouvaient attribuer au serpent d'airain aucune vertu, ni aucune puissance , à moins de supposer qu'il était le séjour ou l'instrument d'un dieu prétendu, d'un esprit invisible et puissant qui voulait y recevoir des hommages : idée fausse, mais qui a été celle de tous les idolâtres. Il était donc naturel que le pieux Éxéchias, «'apercevant de l'abus que faisaient des hommes superstitieux de ce monument respectable des miracles du Tout-Puissant, le fît détruire pour empêcher le faux culte qu'ils voulaient lui rendre. Voy. Bergier, Vienon, de théot. Burckard, Travels , p. 149. Léon de Laborde , Commentaire géographique sur i' Exode et les Nombre», p. 133. J.-B. Glaire, Les Livres saints vengé* , tom. 1 , p. 467 et suiv.

III. SERPENT DE LA CRÉATION ou DE LA TENTATION. On appelle ainsi le serpent dont il est fait mention dans le m* chapitre de la Genèse , parce qu'il remonte jusqu'à la création du monde, et qu'il a été l'instrument dont le démon s'est servi pour tenter nos premiers parents. Les incrédules , auxquels se sont joints les partisans de la nouvelle exégèse, considèrent comme une pure fiction , comme un vrai mythe, le récit de la tentation d'Adam et d'Eve par le serpent. Dun autre côté, sans attaquer te fond de l'histoire ? et en admettant le fait lui-même, plusieurs interprètes, tant Juifs que chrétiens, ont prétendu qu'il était impossible de l'expliquer a la lettre, et qu'il fallait nécessairement l'expliquer dans un sens allégorique . L'opinion des premiers porte manifestement atteinte à la véracité du texte sacré ; le sentiment de ces derniers a au moins le défaut de ne pa* reposer sur un fondement solide; il peut même favoriser des inductions erronées. 1° 11 n'est pas difficile de justifier la vérité historique

de la tentation et de la chute de nos premiers parents. D'abord , les critiques qui l'attaquent ne le font qu'en s'appuyant sur des préjugés il lunatiques qu'ils ne devraient jamais admettre, d'après leurs propres principes, puisqu'ils repoussent tous ceux que les interprètes supernaturalistes peuvent leur opposer dans la discussion. En second lieu, une preuve non équivoque de la réalité historique de la tentation, c'est ue tous les peuples en ont conservé la notion 'une manière plus ou moins fidèle. « Presque tous les peuples de l'Asie, dit Bohlen le mythologue, regardent le serpent comme un être mauvais oui a porté le mal dans le monde. » Voy. Bohlen, Dos alte Indien mit besondrrr Rûcksicht auf /Egypten , Th. II, seit. 248. J.-H. Pareau, Diiputatro de mythica Codicis interpretatione, p. 84-85, edit. altéra, an. 1824. — Expliquer ce fait dans un sens allégorique , n'est-ce pas donner lieu à chercher de l'allégorie dans tous les autres , et par conséqueut favoriser le système erroné des allégoristes? Ajoutons que le sentiment le plus généralement reçu parmi les interprètes catholiques est qu'il s'agit d'un véritable serpent. Ce sentiment est fondé sur ce que l'Écriture sainte emploie le mot même serpent ; qu'elle le compare aux autres bétes de la terre, et qu'elle le maudit par-dessus tous les autres animaux. Or, s'il ne s'agissait que du démon, pourrait -elle l'appeler ainsi, et le comparer aux bétes et aux animaux avec les-

3uels le démon n'a aucun rapport ? Nous voyons e plus que cet objet des malédictions de Dieu doit ramper sur son ventre, manger la poussière, et chercher à mordre le talon de l'homme, tandis que l'homme s'efforcera de lui écraser la téte. Or rien de cela ne peut convenir au démon , et tout se rapporte parfaitement au serpent. On objecte, u est vrai, que tous les traits sous lesquels l' Écriture nous dépeint le serpent de la tentation ne peuvent convenir à un véritable serpent; car il s'agit d'un serpent qui est le plus rusé de tous les animaux ; d'un serpent «qui parle , qui raisonne , qui parvient à séduire Eve dans l'état même d'innocence ; d'un serpent capable de faire le mal , susceptible de châtiment, condamné à ramper sur son ventre et a manger la poussière, condition naturelle du serpent terrestre, et qui par conséquent ne peut lui avoir été imposée comme châtiment: d'un serpent enfin qui doit vivre en inimitié continuelle avec le genre humain, et dont un rejeton de la femme doit écraser la tête. On ajoute encore à cela que partout ailleurs où il est question de ce serpent, l'Écriture dit formellement que c'est du démon qu'il faut l'entendre. Mais ces raisons ne nous paraissent pas assez fortes pour nous faire abandonner notre opinion. Premièrement il n'est pas exact d'avancer que . partout où il est question de ce serpent , l'Écriture dise formellement que c'est du démon qu'il faut l'entendre; car saint Paul, par exemple, parlant de la tentation d'Ève dans sa II* Êpitre aux Corinthiens (xi , 3), dit tout simplement que c'est le serpent qui l'a séduite, sans faire mention aucune du démon : Sicut serpens Hevam seduxit astutia sua. Secondement, rien n'empêche qu'on ne puisse appliquer à un serpent véritable tous les traits sous lesquels la Genèse nous dépeint celui de la tentation. Car en admettant, ce qu'on ne saurait légitimement révoquer en doute , que l'agent principal de la séduction fut le démon, et que le démon, pour tenter la femme , se servit d'un serpent, comme Moïse le suppose évidemment , quoiqu'il ne le dise pas d'une manière bien eipresse, il résulte

de là qu'il y avait dans cet animal deux êtres bien distincts, le démon et le serpent; il résulte de là encore que ce serpent, quoique véritable, n'était pourtant pas un serpent ordinaire, puisqu'il était mù par un agent surnaturel. Or, d'après cette supposition on lui appliquera, sans difficulté aucune , tout ce que 1 Écriture dit du serpent tentateur. En effet, le démon ne pouvant tenter l'homme que sous une forme visible , il ne pouvait prendre une forme humaine avec le moindre succès , puisqu'il n'y avait alors qu'un homme et qu une femme dans le monde. Pourquoi donc n'aurait -il pas pris le serpent, aussi bien que tout autre animal, pour lui servir d'instrument, dans le dessein qu'il avait formé de séduire nos premiers parents? Est-il certain que le serpent fût un objet d'horreur comme à présent? Le malin esprit ne pouvait-il pas, d'ailleurs, l'embellir par ses prestiges, et lui communiquer des qualités qu'il n'a pas naturellement? Eve put donc croire qu'en mangeant du fruit défendu il avait acquis la science du bien et du mal , et n'être pas surprise de l'entendre parler. Ainsi, enhardie par son exemple, elle hasarda d'en manger elle-même. On explique aussi facilement les malédictions que le Seigneur lance contre le serpent, et les châtiments qu'il lui inflige, si on considère, ce que nous avons déjà observé, savoir qu'il y avait dans le séducteur deux êtres bien distincts, le démon, et le serpent, dont il avait pris la figure. Au reste , quoique nous admettions un serpent naturel dans la tentation, parce que cette opinion est plus commune et plus conforme au texte de 1 Écriture , nous ne condamnons pas cependant l'interprétation allégorique, puisquelle n'est point contraire à la foi. En elîet, la foi nous oblige simplement à croire que l'homme a été séduit par le démon. Or l'interprétation allégorique conserve ce dogme, et même toute la vérité substantielle de l'histoire de la tentation. 11 faut ajouter qu'elle a été donnée par Origène, Clément d'Alexandrie, Eusébe , etc., et qu'elle a été soutenue dans ces derniers temps par le cardinal Cajetan , sans encourir la censure. Voy. les Lettres de quelques Juifs, tom. I, p. 447; Paris, 1805. Bullet, Héponses critiques. Pentateuque, art. Punition du serpent. L'abbé du Clot, bible vengée , Note XXI. L. Weith, Schpturn Sacra propugnata, sect. n, § 2; Queer. 12 et 13. J.-B. Glaire, Les Livres saints vengés, tom. I, p. 98 et sur... où nous citons les diverses interprétations de Maimonides, d'Isaac Abarbanel , de Jahn, etc., et où nous traitons avec plus de développements que nous n'avons pu le faire ici la question de la tentation de nos premiers parents.

SERPENTINS. Voy. Ohhites. SERPI (Dimas), de l'Ordre des Frères Mineurs, né à Cagliari en Sardaigne, vivait au commencement du xvii* siècle. Il se distingua pr sa science et par sa vertu. Nous avons de lui : 1° Chronica Sanctorum Sardinue; Barcelone, 1600, in- 4<>; — 2» Vita B. Sa/vatoris ah Orta; cette Vie se trouve dans les Bollandistes au 18 mars; — 3° Apodixis sanctitatis S. Gregorii Soutenus episcopi; Rome , 1009 et 1619, in-4°; — 4° Purgatorium et colloquia Jobi patriarche ; Barcelone. 1609 et 1611 , in-4°; cet ouvrage est écrit en espagnol ; — 5° De lgne purgatorio, ermtra Lutherum et alios sectanos; Lisbonne, 1617, 4» édit. Voy. le P. Jean de Saint -Antoine, Iiiblioth. univ. Francise, tom. 1, p. 309. Richard et Giraud , qui donnent les titres de deux ouvrages inédits du P. Serpi.

' JUS (Georges), protestant, biblio-

graphe , né en 1668 à Sopron , en latin Sempty nium, en allemand Œdenburg, dans la Hongrie, mort surintendant ecclésiastique à Ratisbonne l'an 1723, fit ses premières études à Ratisbonne, et ses cours de philosophie et de théologie, tant à Leipzig que dans d'autres académies allemandes et étrangères. Outre un grand nombre de Programmes , de Thèses, de Dissertations exégétiques, ainsi que des vers en latin et en allemand , des Sernmn , des Ouvrages polémiques, historiques, ascétiques, etc., en allemand et en latin, dont on trouvera les titres dans Czwittinger, Spécimen Hungar. littérat., 342-346, on a de Serpilius : 1° Personalia Mosis, Josue , Samuetùi, Esrcr, Sehemiee, Mardoches et Ettherœ; Leipzig, 1708. in-8°; — 2° Personalia Jobi, non supplemento Spanhetmii et Chemnicii ; Ratisbonne , 1709, in-8° ; — 3° Harmonia evangeUca; Leipzig, 1711, in-4». Voy. Feller. Michaud, Biogr. univers.

SERRA, ville épisc de la première Macédoine, sous la métropole de Tnessalonique, au diocèse de l'IUyrie orientale , située entre Philippe et Thessalonique. Elle tient le cinquanteneuvième rang parmi les métropoles dans la Notice de l'empereur Léon. De Commanville la met dans la deuxième Macédoine, et croit qu'elle fut érigée au v* siècle sous la métropole de Philippes (Phiiippi), et en archevêché honoraire au ixe. On en connaît quatorze évèques, dont le premier, Maximien, assista au brigandage d'Epbèse ou conciliabule de l'an 44*1, et souscrivit à ses décrets ; ce qu'il rétracta deux ans après dans le concile de Chalcédoine. Cette Église ayant embrassé la communion de l'Église romaine sous le pontificat d'Innocent III , ce (tape la prit sous la protection du Saint -Siège, et y établit un archevêque latin. Arnuluhe, archevêque de Termophile, y fut transléré, comme il parait par la lettre d'Innocent III au même prélat, en date du 25 mai 1211. Aujourd'hui Serra est un simple évéché inpartibu* sous le patriarcat de Constantinople. Voy. Epist. LVU, lib. XV, édit. Baluz., tom. II, p. 621. Lequien. Oriens Christ., t. II , p. 87, et t. III , p. 1074. De Commanville, table alphabét., p. 215. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXIV, p. 187.

I. SERRAN0 (Joseph-Franco), juif, professeur de langue hébraïque dans la synagogue portugaise d Amsterdam, a donné une Traduction espagnole des livres de Moue , accompagnée de notes marginales tirées du Talmud et des principaux rabbins qui l'ont commenté; Amsterdam, 1695, in-4». Ce rabbin, dit Feller. a beau protester, dans sa préface, qu'il a rendu le texte avec toute la fidélité possible , sa mauvaise foi et son ignorance, qui se font sentir en plusieurs endroits, déposent contre la sincérité de cette protestation. Voy. Feller, Biogr. univers.

IL SERRAN0 (Pierre), chanoine d'Ascala, né à Cordoue, vivait au xvi« siècle. Il a publié : des Commentaires sur le Lévitiqtte , sur Èzéchtel et sur f Apocalypse ; Anvers, lo72.

III. SERRAN0 (Thomas), savant jésuite espagnol , né en 1715 à Castalla. dans le royaume de Valence, mort à Foligno Van 1784, se distingua dans la prédication. Il occupa ensuite la chaire de belles-lettres à Valence , puis celle de philosophie à Madrid. A la suppression de son Ordre il se retira en Italie , et se fixa a Ferrare. Nous citerons parmi ses écrits : 1° De Fœdere eloqiientiat et sapientiat ; — 2» De Fœdere 1 tite et sacrât et profana; — & De Perfect siiani doctoris Forma incl. viro Ma

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