‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 940 sur 1294 · III. SÉVÈRE, hérétique du h* siècle. Voy. SÊ · texte numérisé non relu

III. SÉVÈRE, hérétique du h* siècle. Voy. SÊ

VÊRIENS.

IV. SÉVÈRE , évêque de M inorque , dans le v« siècle, écrivit : 1» une Ijettre circulaire sur la conversion des Juifs de cette lie ; — 2° une Relation des miracles opérés par les reliques de saint Étienne, qu'Orose y avait laissées. Voy. Gennad.. I)e Viris illustr.

V. SÉVÈRE, chef d'une des sectes sévériennes, au vi* siècle. Voy. Sèvkriens.

VI. SÉVÈRE, évêque de Malaga, en Espagne, vivait vers l'an 500. Il a écrit : 1° Correctortum, livre dirigé contre Vincent de Saragosse, arien; — 2° un Traité de la Virginité; — 3° quelques Êpitrfs. Voy. Isidor. , De Scripior. eccles.

SEVÉRIEN, évoque de Cabale, en Syrie, vivait du iv au v* siècle. 11 fut invité par saint Jean Chrvsostome à prêcher dans l'église de Constantinople; et, lorsque ce saint fut obligé de làire un vovage en Asie, Sévérien eut soin de son troupeau. Mais sa conduite lui ayant attiré des reproches de saint Chrysostome, il se rangea parmi ses persécuteurs. On a de Sévérien : |« six Homélies grecques sur l'œuvre des six Jours; cet ouvrage a paru en Angleterre, 1612; — 2* plusieurs Sermons qui se trouvent parmi ceux de saint Jean Chrysostome ; — 3» deux Fragments rapportés par Gélase , et quelques autres , tirés des Chaînes sur f Ecriture. Voy. Gennad., J> Vir. illustrée. XXI. Socrate. 1. XVI. Sozoméne, 1. IX. Nicéphore, I. XIII. Pallau.. In Dmfog. vit. sancti Chrysostomi.

I. SEVÉRIEN (Saint), évêque de Scythopolis, en Palestine, mort l'an 452 ou 453, gouvernait paisiblement son troupeau, lorsque des moines turbulents de Palestine , qui étaient infectés de l'hérésie d'Eutychès. excitèrent de grands troubles dans tout le pays pour empêcher qu'on ne reçut le concile de Chalcédoine. Ils vinrent à Scythopolis, et ayant trouvé dans la personne de Sévérien un zélé défenseur de la foi catholique, ils le massacrèrent inhumainement. Le Martyrologe romain en fait mention au 21 février.

SEVÉRIENS, hérétiques du n« siècle, qui eurent pour chef Sévère, qui vécut un peu après Tatien. Ils admettaient deux principes , l'un bon et l'autre mauvais , et disaient que le vin et les femmes étaient deux productions du mauvais principe. Les encratites et les tatianistes, qui trouvèrent les principes de Sévère favorables à leur sentiment, s'attachèrent à lui et prirent le nom de Sévénens. 11 y a eu aussi des Sévériens, partisans de Sévère, patriarche d'Antioche, qui forma au vi* siècle un parti considérable, parmi les Eutychiens ou monophysites. Voy. Euseb. , Hist. eclfs., 1. IV, c. xxix. Epiphau., livres., xuv. Pluquet.Z^cfion. dfs hérésies. Bergier, Diction, de théologie.

I. SÉVERIN (Shwmmu), pape, né a Rome, mort en 640, selon les uns, et 642. selon les autres, était l'ami d'Honorius I", qui l'employa dans plusieurs négociations. Il lui succéda, en 610, après un interrègne de dix-huit mois. Ce pape ayant refusé de signer la profession de foi qu'Heraclius avait publiée, au sujet du mono- I

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, w |hihw) ordonna à l'exarque venne et au gouverneur de Rome, de s'emf des trésors de l'Eglise et du palais de Latran. Séverin mourut sur ces entrefaites, et Jean IV lui succéda. Voy. Platina, In Vitas Summorum Pontificum Opus. Artaud de Montor. Histoire des Souverains Pontife*. Gaet. Moroni. vol. LXV. p. 10-11

IL SÉVERIN (Saint), évêque de Cologne, vivait du iv« au v* siècle. Saint Grégoire de Tours dit qu'il mena une vie digne 'les louanges de tout le monde, et qu'il connut, par révélation, la mort de saint Martin de Tours, à l'heure même qu'elle arriva. Usuard marque sa fête au 23 octobre. Voy. Saint Grégoire de Tours, Miracles de saint Martin, 1. I, ch. IV.

III. SÉVERIN ( Saint ) , évêque de Bordeaux . vivait du iv» au v» siècle. Saint Grégoire de Tours dit qu'il était venu de l'Orient, et que saint Amand, qui était évêque de Bordeaux lorsque saint Séverin y arriva, lui céda sou siège , qu'il ne reprit qu'après la mort de saint Séverin, plus connu sous le nom de Seurin. Le Martyrologe romain confond saint Séverin de Bordeaux avec saint Séverin de Cologne. Fortunat de Poitiers avait écrit la vie de saint Séverin de Bordeaux, mais cet ouvrage a été perdu. Voy. Saint Grégoire de Tours, De ht Gloire dfs Confesseurs, ch. XLV.

IV. SÉVERIN (Saint), abbé, apôtre de Bavière et d'Autriche . mort le 8 janvier 482, était Romain, à ce que l'on croit, ou du moins d'un

Says où l'on parlait encore bon latin. Le désir e se perfectionner dans la vertu lui ût quitter son pays, pour se retirer dans une des solitudes de l'Orient ; et , de là . il se sentit intérieurement pressé d'aller annoncer l'Évangile aux peuples barbares du Septentrion. Il s'arrêta dans un village nommé Apures, et situé entre la Pannonie et la Norique. L'an 45-4, après la mort d'Attila, il prédit aux peuples tous les malheur; qui devaient arriver; et, comme un autre Jonas, il leur prêcha la pénitence. Il ne tarda cependant pas à quitter ce lieu, dont il prédit la ruine. Appelé à Favianes, il bâtit un monastère non loin de cette ville. Les princes de delà le Danube, qui étaient infidèles ou ariens , voulurent se servir de ses avis pour le gouvernement de leurs États, et il prédit à Odoacre qu'il deviendrait roi d'Italie. On célèbre sa féte le 8 janvier.

V. SÉVERIN (Saint), dit de Chdteau-Lnn&m, en Gàtinais, abbé d'Agaune ou de Saint-Maurice, en Valais, né en Bourgogne, mort le 11 février 507, se retira de bonne heure dans le monastère d'Agaune , où il surpassa bientôt tou* les autres religieux en humilité, en austérité et en charité. Il fut choisi pour supérieur de ce monastère . qu'il gouvernait avec la plus grande sagesse, lorsque Clovis, gravement malade, le fit venir à Pans, en 504. Saint Séverin lui rendit la santé par ses prières; puis, ayant quitté Paris , il s'arrêta sur la montagne de Cliàteau- Landon , au diocèse de Sens , avec deux saints prêtres, Paschase et Ursicin, qui s'y étaient retirés pour servir Dieu dans la solitude. C'est li que saint Séverin termina ses jours. Il est le patron titulaire d'une paroisse de Paris qui porte son nom. On célèbre sa fête le 24 novembre.

VI. SÉVERIN (SAINT-), en laUn Sanctus Seuerinui, abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin , était située dans le Poitou , au diocèse de Poitiers, à trois lieues de Saint-Jean-d'Angély. Elle avait embrassé la réforme des chanoines réguliers de la congrégation de France. On croit

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que cette abbaye est celle dont parle Besly, dans son Histoire des comtes de Poitiers, e"t qu'il assure avoir été fondée, vers l'an 1(168, par Geoflroi-Guillaume VIII, duc d'Aquitaine. Voy. Moréri. La Martinière.

VII. SÉVERIN DE CHÂTEAU - LANDON ( SAINT-) . en latin Sanctus Severinus de Castro Nantonis. abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin , dans le Gàtinais, au diocèse de Sens. C'était autrefois une communauté de chanoines séculiers qui avait embrassé la règle de Saint- Augustin, puis la réforme de la congrégation de France. Elle reconnaissait Childebert l" pour son fondateur. Voy. Moréri, Diction, hutor. La Martinière, Diction, de géographie.

SEVERT (Jacques), docteur en théologie de la Faculté de Paris, né à Beaujeu, reçu de la Société de Navarre, en 1588, a publié : 1° Un Traité des différentes sortes aanathèmes et d'excommunications ; Paris, 1602; — 8° Chronologie des archevêques de Lyon et des évéaues, leurs suffragants ; Lyon, 1608 et 1627; — 3» De t Athéisme et des nouvelles hérésies controversées, avec un Traité de la nature et de la grâce; ibid., 1621; ces ouvrages sont écrits en latin: — 4» L ' Anti'martyroloye , ou Vérité manifeste contre les histoires des supposés martyrs de la religion prétendue réformée; ibid., 1622; — 5* ÛAnacrise des Bibles pour distinguer les orthodoxes des hérétiques ; ibid., 1623; — 6* Aqiologie, ou Recueil des Vies des sainte ; ibid., 1628; ces derniers ouvrages sont en français.

SÉV1LLE (Hispalù). ville archiépisc. d'Espagne , et capitale de l'Andalousie , est située sur la rive gauche du Guadalquivir. Son premier évêque , saint Pie , martyr et disciple de l'apôtre saint Jacques, siégeait l'an 60. De Tan 590 à l'an 15P2 , quatre conciles ont été tenus à Séville. Voy. La Regia, t. XIV. Labbe, t. V. Hardouin , t. III. Aguirre , t. III et IV. Richard et Giraud.

SÉVOT (François -Hyacinthe), prêtre de la congrégation des Eudistes, et un des directeurs du séminaire de Rennes, naquit a Jugon, en Bretagne, l'an 1707, et mourut à Rennes en 1765.11 a donné un excellent ouvrage sur les Devoirs ecclésiastiques ; Paris, 1760-1765, quatre vol. in-12. Voy. Richard et Giraud.Feller, Biogr. univers.

SEVRIN (Vincent), moine de Clairvaux dans le xviie siècle , a publié un ouvrage intitulé : Dispute ^catholique de f Église de ce temps;

SEXAGESIME, dimanche qui suit immédiatement celui de la Septuagésime et qui précède celui de la Quinquagésime. L'institution de la Sexagésime est de même antiquité mie celle de la Septuagésime , au moins dans l'Eglise de Rome. Quelques auteurs nous font regarder le temps de la Sexagésime comme la fête particulière des saints patriarches du second âge du monde qui ont vécu depuis le déluge jusqu'à Abraham. On considère aussi le dimanche de la Sexagésime comme un jour consacré en partie à la mémoire de l'apôtre saint Paul. La collecte de la messe est sous son invocation particulière, et l'épitre n'est que l'histoire de ses travaux évangéliques. sans doute parce que la station des fidèles à Rome était assignée a l'église Saint- Paul pour l'office de ce jour. Les fériés de la Sexagésime n'ont rien qui leur soit particulier dans I Église romaine. Cmnpar. Septuagésime.

SEXANTAPRISTE , siège épisc. de la n« Mésic, sous la métropole de Marcianopolis. Socrate et Nicéphore Calliste nous apprennent qu'un de

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ses évéques, Polycarpe, fut transféré à Nicopolis de Thrace. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. I, p. 1221.

I. SEXTE, la troisi ème des petites heures canoniales , Prime , Tierce , Sexte, et None. On divisait anciennement le jour artificiel en quatre parties dont la troisième, appelée Sexte, allait de midi à trois heures. Sexte se chante communément après la grand'messe dans les églises ; et ceux qui disent leur bréviaire en particulier, le disent dans la matinée ; mais il n'y a point d'heure déterminée. Voy. N.-L. Pissot, Manuel catholique pour l'intelligence de l'office divin.

IL SEXTE, en termes de droit canon, est la collection de Décrétâtes ajoutées par le pape Boniface VIII aux cinq livres de Décrétales de Grégoire IX. Cette addition ou ce supplément est nommé pour cette raison Sexte. H contient quelques Décrétâtes de Grégoire IX, de ses successeurs et celles de Boniface VIII. Il suit le même ordre que les Décrétales, et il est de même divisé en cinq livres. Voy. le Diction, ecclés. et canon .jtortatif.

SEXTTJS nu SIXTUS, XTSTUS, philosophe qui semble avoir vécu dans le IIe ou le m* siècle, n'est connu que par ses Sentences, que nous n'avons qu'en latin ( hors quelques fragments grecs que Stobée nous a conservés). Ruffin d'Aquilée, qui en est le traducteur, les attribuait au pape saint Sixte IL Saint Jérôme l'a repris de cette attribution, dans Comment, in Jeremiam , c. un ; in Ezech., c. xviu, et Epist. ad Ctesiphontem. Saint Augustin avait d'abord adopté le sentiment de Rufhn , mais il le regrette dans ses Rétractations. Beatus Rhenanus publia la version de Ruffin sur un ancien exemplaire qu'il trouva à Schelestadt, Apud divam Fidem, sous ce titre : Xisti philosophi Enchiridion, seu sententiœ pite et christianœ cum prcefatione B. Rhenani ; Baie 1516, in-V; on les a souvent réimprimées depuis. Si effectivement toutes ces sentences sont de Xystus , on ne peut guère douter qu'il n'ait été chrétien, à moins que, comme d'autres philosophes, il ne se soit paré des maximes et du langage de l'Evangile sans en prendre l'esprit. M. biéber en a donné une édition à Leipzig . en 1725, sous le nom de Sixte II , pape et martyr, et il soutient, comme Rufhn, que ce pape en est le véritable auteur. Voy. Feller, biogr. univers.

SEYDE. Voy. SlOON, n» II.

SE7NE (Henri de), capucin de la province de Saint-Louis en France, et prédicateur, vivait dans le xvn* siècle. On a de lui : 1° Prarialut religiosus romitiorum regularium conventuum prafsidem agens, et in visitatione spiritum et vttam subditis suis administrons; Paris, 1672, in-12; — 2* Annus ecclesiasticus concionatonbus quadripartite, seu Conciones pradicabiles in dominiros et festa per totius anni decursum, et ab Adi entu ad Adventum pradicari solitat; Cologne et Paris . 1677, 4 vol. in-fol. et in-4°; — 3* Spécimen perf'ectionis chnstianae in triplici statu seculari et ecclesiastico , in quo sermones varii morales stylo moderno , cum suis reftexionibus continentur : Paris , 1680 et 1683, in-8°. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. II , p. 63.

SETSSEL ou SEISSEL (Claude de), archevêque de Turin , né à Aix en Savoie , ou , selon d'autres , à Seyssel , petite ville du Bugey, mort en 1520, professa le droit à Turin avec une grande réputation, et devint maitre des requêtes et conseiller de Louis XII, roi de France. Il assista au nom de ce prince au concile de La- Uan, sous Léon X, fut nommé en 1 510 évèque

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