‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 96 sur 1294 · LIS · texte numérisé non relu

LIS

LISI

même pour s'écouler, se fondre et s'abîmer heti- ; reusement en Dieu, cet océan de tout bien. Voy. Cant., v,6. S. Bonaventure, Traité des dons du Saint- Esprit, c. vi. Ce terme se trouve dans le Cantique des cantiques (v, 6), dans l'explication qu'ont donnée de ce passage biblique saint Dernard et saint Thomas, dans saint Bonaventure. Tmité des dons du Saint-Esprit, c. vi, elc.

LIQUES (Liskaf). abbaye de l'Ordre de Prémontré située au diocèse et à cinq lieues de Boulogne-sur-Mer. Robert de Liques fonda ce monastère pour des chanoines séculiers; mais, l'an 1132, Milon, évéque de Térouane, y mit des chanoines réguliers de Prémontré, qu il tira du monastère de Saint- Martin de Laon. L'abbaye de Liques devint très-célèbre, et fut la mère de toutes les abbayes de Prémontré en Angleterre. Mais les guerres entre l'Espagne et la France y ont causé souvent de grands dommages. Elle fut brûlée en 1074, et rebâtie en 1702. Voy. la Gal/in Christ., tom. X, col. 1617.

LIRE (Ltro), abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit située en Normandie, au diocèse et à neuf lieues d'Évreux. Elle fut fondée par Guillaume, fils d'Osberne, parent de Guillaume II, duc de Normandie, et par Alix, sa femme, vers le milieu du xi* siècle; et, vers le milieu du xir, l'abbé Raoul y introduisit les règlements de l'abbaye du Bec et l'habit blanc qu on y a porté vers la tin du xiv» siècle. Mais, en 1392, l abbé Astorge lit reprendre l'habit noir que les premiers religieux portaient. L'an 1604, cette abbaye fut unie à la congrégation des exempts, et, quarante-deux ans après, on y appela les religieux de Saint-Maux, qui y rétablirent l'observance régulière. Voy. la Gullin Chnst., t. XI, col. f>44. édit. nov. Richard et Giraud.

LIRON (D. Jean), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Chartres en 1665, mort au Mans l'an 1749, fut bibliothécaire de l'abbaye de Saint-Vincent du Mans. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1° Dissertation sur un passage du J7* livre de S. Jérôme, contre jovimen; Paris, 1706, in-12, et 1707; — 2° Apologie pour les Armoricains et pour les églises des Gaules, et particulièrement de la province de Tours; ibid., 1708, in-8*, — 3* Dissertation sur Victor de Vite, avec une nouvelle Vie de cet évéque ; ibid., 1708, in-12; — 4° Les Aménités de la critique, ou dissertations et remarques nouvelles sur divers points de f antiquité ecclésiastique et profane; ibid., 1717, 2 vol. in-12; — 5° Bibliothèque chartraine, etc.; ibid., 1719, in-4». 11 a travaillé en outre, avec D. Lenourry. à YApparatus ad Bibliothecam SS. Patrum; ibid., 1703-1715, 2 vol. in-fol. Voy. D. Lecerf, Biblioth. des Ecriv. de la Congr. de Saint- Mmir. L'abbé Goujet, Biblioth. franç. Le Long, Biblioth. histor de la France. Le Journ. des Savants, 1708, 1709, 1720, 1738. Richard et Giraud.

I. LIS (Li'/i'um), en hébreu Schouschan, fleur qui était fort commune dans la Judée, et qui venait en pleine campagne. Le P. Souciet, jésuite, prouve très- bien que le lis dont il est question dans l'Écriture est la couronne impériale, c'est-à-dire cette sorte de plante dont les fleurs sont disposées comme en couronne, surmontée d'un bouquet de feuilles; c'est le lis persique, le lis royal des Grecs, et non le lis d Europe. D'après le Cantique des cantiques, il parait que le lis dont parle Salomon était rouge , et qu il distillait une liqueur. Judith parle dYun ornement de femmes qui s'appelait lis. mais on ignore ce que c'était. Voy. Malth., vi, 28. Cant. des cant , v, 13. Judith, x, 3. Dioscoride. 1. III, c. cxvi. l'linius, Hist. natur., 1. XXI, c. v. Celsius, Hierobot., tom. I, p. 383 et seqq. Clusius

(Charl.de Lécluse ou Lescluse), Rararut» pkm tarum Historia, 1. II, c. i. Le P. Souciet, Recueil de dissertations critiques sur les endroits difficiles de l'Ecriture sainte et sur des matières qui ont rapporta l'Écriture, p. 158 et suiv. D. Calmet, thetion. de la Bible. Ern. Fred. Char. Rosenmûller, qui , dans son lUtndbuch der biblischen Alterthumskunde, t. IV, soutient l'opinion du P. Souciet. W. Gesenius, Tltesaurus lingua hebr.

III. LIS (CHEVALIERS DU), Ordre créé en 1548 par Paul III ; ces chevaliers , d'abord au nombre de cinquante , devaient défendre le patrimoine de Saint-Pierre contre les Turcs , plus tard leur nombre fut porté à trois cent cin-

Suante. Voy. le P. Hélyot, tom. VIII, p. 368. ichard et Giraud.

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