pacage,,'paturage, patis, patuhe
Le pacage est un lieu propre pour nourrir et engraisser du bétail. Le pâturage est un champ où le bétail pâture et se repaît. Le pâtis est une terre où l'on met paitre le bétail. La pâture est un terrain inculte où le bétail trouve quelque chose à paître.
On dit de bons pacages ^ de gras pâturages , un simple pâtis , une vaine pâture.
Pacage désigne la qualité de la terre et la production propre dont elle se couvre. Pâturage marque la propriété de la terre et l'abondance de la production propre au bétail, et l'usage qu'on en fait. Pâtis rappelle seulement l'action simple de pattre; le bétail y trouve à paître; c'est-à-dire, de l'herbe à brouter ou à manger sur pied. Pdtwe ne se prend, dans l'acception présente, que pour un lieu vain et entièrement négligé , qui ne peut donner qu'une herbe rare, courte et pauvre. (R.)
Pacage est un terme de coutume ; il désigne plutôt le droit de faire paître que la dépaissance elle-même. Ce droit s'exerçoit pendant un certain temps de l'année, soit dans les chaumes, soit dans les prés, après la fauchaison. Le mot pâturage étant générique , ne suffisoit pas pour exprimer une action limitée; on fit pacage. On a dit ensuite, par extension, pacages gras et pacager ^ mais l'Académie observe que c'est un terme de coutume.
Pâturage est d'un usage générai ; il désigne un lieu couvert d'herbes, où les troupeaux paissent habituellement. On dit aussi droit de pâturage, mais dans un autre sens , comme dans les communaux, les marais et les landes , où l'on peut mener paître dans toutes les saisons de l'année. Ainsi l'un désigne une faculté Jimitée , et l'autie un droit habituel.
Les pâtis sont des espèces de landes ou de friches , où l'herbe est rare et ne se fauche pas : on sait que la nature , dans les lieux arides et secs , compense , par l'excellence et la salubrité des sucs , l'abondance qu'on n'y trouve pas.
Pâture est un mot générique , employé au propre et au figuré ; c'est la nourriture qu'on trouve dans les pâturages , Us