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hiv-ev, et cela est ind fièrent pour d'autres, même en été. Les femmes poussent ordinaiiement la sensibilité jusq^u'à la volupté, mais ce mnment de sensation ne dure guère; tout est chez elles aussi rapide que ravissant.
Tout ce que je viens de dire ne regarde ces mots que dans le sens où ils marquent un sentiment ou une situation gracieuse de l'âme. Mais ils ont encore , surtout au pluriel , un autre sens , selon lequel ils expiiment l'objet, ou la cause de ce sentiment, comme quand on dit d'une personne qu'elle se livre entièrement aux plaisirs , qu'elle jouit des délices de la campagne, qu'elle se plonge dr.ns les voluptés. Pris dans ce dernier sens , ils ont également , comme dans l'autre , leurs diife'rences et leurs délicatesses particulières. Alors le mot de plaisirs a plus de rapport amx pratiques perëonnelles , aux usages et au passe-temps ; tels que la table , le jeu , les spectacles et les galanteries. C«lui de déliées en a davantage aux agréments qui la nature ^ l'art et l'opulence fournissent: telles quecle belles Labitations , des commodités recherchées et des compagnies choisies» Celui de voluptés désigne proprement des excès qui tiennent de la mollesse, de la débauche 8t du libertinage, recherchés par un gq«t outré , assaisonnés par l'oisiveté , et préparés par la dépense, tels qu'on dit avoir été ceux où Tibère sabaadonnoit dans lile de Caprée. (G.)
gOO. PLEI»^ REMPLI.
Il n'en peiit plus tenir dans ce qui est plein. On n'en peut pa» metti-e davantage dans ce qui est rempli. Le premier a un rapport particulier à la capacité du vaisseau, et le second, à ce qui doit être reçu dans cette capacité.
Aux i>oces de Cana , les yases furent remplis d'eau, ft, par miracle,- ils se trooivèrent pleins de vin. (G.)