PLUS
Tout le monde sait , dit YaiiîTf las , que pUer veut dire faire des plis ou mettre par plis , comme plier du papier, du linge ; et rloijer signifie céder, obéir, et, en quelque façon, succomber, comme ployer sous te faix j une planche qui ploie à force d'être chargée. Mais comme on a dit aussi plier pour céder ou obéir, ployer 3i paru dès-lors inutile.
Plier, c'est mettre en double ou par plis, de manière qu'une partie de la chose se rabatte sur l'autre : ployer, c'est mettre en forme de boule ou d'arc, de manière que les deux bouts de la chose se rapprochent plus ou moins. On plie a plat; on p/o/een rond. Personne ne contestera qu'on ne plieàe la sorte: la preuve que c'est ainsi qu'on ploie, est dans l'usage général et constant d'expliquer ce mot par ceux de courber et fléchir. Plier et ployer diffèrent donc comme la courbure du pli. Le papier que vous plissez, vous le pliez; le papier que vous rou'lcz , vous le ployez. Cette distinction fort claire démontre l utilité des deux mots.
On avoit plié ce que vous dépliez : on avoit ployé ce que vous d 'ployez. Déployer est -il un mot inutile, et le confondez-vous avec déplier? Pourquoi donc abandonner ployer ou le confondre avec plier? ^ ous ne pliez ni ne dépliez l'étendard que vous roulez ou déroute:,; vous le ployez et déployez.
Plier se dit particulièrement des corps miaces et flasques, ou du moins fort souples , qui se plissent facilement et gardent leur pli : ployer se dit particulièrement des corps roides et élastiques qui fléchissent sous l'effort et tendent à se rétablir dans leur premier état. On plie de la mousseline , et on ploie une branche d'ai'bre. Quand je dis particulièrement, je ne dis pas exclusivement et sans exception. (K.)
f 907. PLUS, DAVANTAGE.
Ces mots sont également comparatifs , et marquent dans tous les deux la supériorité; c'est en quoi ils sont synonymes: voici en quoi ils diffèrent.
Plus s'emploie pour établir explicitement et directement une comparaison; davanlag'e en rappelle implicitement l'idée, et la renverse : après plus, on met ordinairement un ffue, qui amène le second terme , ou le terme conséquent du rapport énoncé dans la phiase comparative ; après davantage, on ne