INFÉRER
brûlée, qui sont salutaires dans certains accidents; mais des vapeurs infectes sont toujours fimestes ou malfaisantes.
On dit que la peste infecte une ville , ce n'est pas à dire qu'elle Vempuaiitisie : ce n'est pas la mauvaise odeur, c'est un air malsain qu'elle répand. On dit proverbialement que les paroles ne puent point , attendu qu'il y a des paroles sales et deshonnêtes, et que la saleté produit la mauvaise odeur; tant il est vrai que lidéc propre de puer et de sa famille est celle de sentir mauvais par saleté.
Les mots de cette dernière famille ne sont employés qu'au propre ou dans des façons de parler populaires ou familières. Il n'en est pas de même de l'autre famille; infecter est trèscommunément employé au moral et dans tous les genres de stjle : on dit infecter les esprits, les moeurs, l'enfance, un peuple , etc. , d'hérésie et d.C SuperStiÙOûS^ (R.)
66i. iNiÉREn, iNDtriuE, conclure.
Ces termes de philosophie indiquent l'action de tirer des conséquences de quelques propositions qu'on a établies.
L'idée propre d inférer est de passer à quelque autre proposition , en vertu des rapports qu'elle a ou qu'on lui suppose avec les propositions précédentes. L'idée propre d'induire est de conduire a une autre idée ou au but , par les rapports et la vertu des propositions déduites qui y mènent : l'idée propre de conclure est déterminer son raisonnement ou sa preuve,' en vertu des rapports nécessaires ou démontrés des prémisses avec la conséquence.
Par exemple, de ce qu'un homme est libre de droit, j'j/i- ^ere^par des raisonnements suivis et d'une conséquence à Tant e , qu'il faut laisser l'ouvrier convenir du salaire avec qui veut l'employer : par exemple , la nécessité de renouveler tous les ans les dépenses de la cultivatîon vous induit à celle de prélever ces avances sur les produits de la culture, pour la maintenir dans le même état : vous concluez donc par la conséquence que vous tirez de l'argument , comme une vérité prouvée qui met fin au raisonnement. Par exemple , vous dites : un être essentiellement bon est un être essentiellement juste; Dieu est l'être essentiellement bon , donc il est esseo-